Vie professionnelle

Promotion du 14 juillet

Ordre du Mérite agricole

Publié le 14/09/2017

OFFICIERS Monsieur Julien Ast, Ancien membre du conseil d’administration d’une mutualité sociale agricole, Masevaux Monsieur Bernard Ull, Vice-président d’une union d’associations d’animaux de basse cour, Kembs CHEVALIERS Monsieur Michel Baguet, Président d’une association d’arboriculteurs, Kingersheim Madame Marie-Jeanne Baradel, Secrétaire d’une société viticole, Bennwihr Madame Chantal Bourbon, Chef de bureau des aides conjoncturelles et des contrôles en agriculture, Colmar Madame Danielle Bras, Exploitante agricole, Roggenhouse Madame Suzanne Graetz, Ancienne exploitante agricole, Colmar Monsieur Jean-Marie Horber, Membre du comité de l’union des associations d’éleveurs sélectionneurs d’animaux de basse cour, Westhalten Monsieur Yves Jecker, Juge volaille sur le plan national et international, Balgau Monsieur Jean Mangue, Ancien exploitant agricole, Eteimbes Monsieur Joseph Meyer, Président d'une association avicole, Romagny Madame Marie-Jeanne Perih, Membre d‘une société avicole, Bollwiller Monsieur Martin Joseph Walter, Ancien exploitant agricole, Cernay Monsieur Albert Wuest, Ancien maraîcher, Colmar

FDSEA, ses actions

Rougir

Publié le 14/09/2017

L’émotion est vraisemblablement une particularité qui prend des dimensions plus ou moins folles en fonction du caractère des uns et des autres. Entre les rustres et les émotifs, il y a l’embarras du choix. Ces jours-ci, nous avons tous au fond de nous, ressenti un mal-être face à ces ouragans qui détruisent tout. Dans cet enchevêtrement de nouvelles qui mériteraient retenue et sagesse, nous avons à nouveau découvert que notre beau pays abrite une somme non négligeable d’idiots qui osent la polémique en revêtant l’uniforme des sachants. Face à cette déferlante de propos, il y a de quoi rougir de colère tellement ce monde est déconnecté de la réalité. Fallait-il envoyer du monde avant l’arrivée de l’ouragan, fallait-il faire des tonnes de provisions face à un événement d’une ampleur jamais connue ? Fallait-il prendre le risque de tout perdre ? Qui peut se rendre compte de ce que représentent des vents de plus de 300 km/h ? (En 1999, nous avions des rafales comprises entre 150 et 180 km/h). J’adorerais un jour que ces prêcheurs prennent leur courage à deux mains, sortent de leurs bureaux feutrés et aillent en amont sur le terrain ! Cela supposerait une bonne dose de courage, encore faut-il en avoir ! Cette rentrée politique rime avec un amateurisme certain et cela tout bord confondu… Car face aux vrais enjeux, l’indiscipline et l’accusation permettent de noyer le poisson. Franchement, un peu de retenue serait la bienvenue surtout face au désarroi des gens. Osons aussi rêver en cette rentrée, rêver d’entendre enfin des porte-parole être un peu plus sérieux ! Que penser de ce Monsieur Castaner qui semaine après semaine se prend les pieds dans le tapis ? Entre les agriculteurs qui appartiennent au RSI et l’augmentation de la feuille d’impôt au 1er janvier 2018, il y a de quoi s’interroger sur la pertinence des représentants ! Rêvons qu’un jour le bon sens paysan contamine ces sphères de décisions pour que le rouge de la colère laisse la place au rouge du plaisir.

Groupe jeunes du Synvira

Soirée ciné-débat sur la transmission

Publié le 10/09/2017

Une soirée ciné-débat sur le thème de la transmission et la taxation des successions, au cinéma Rex de Benfeld, était proposée par le groupe jeunes du Synvira. Avec en projection, le film « Ce qui nous lie » de Cédric Klapisch.

L’idée émane d’une rencontre entre Yann Durrmann, vigneron à Andlau, et l’équipe associative de La toile du Ried, présidée par Jacky de Montigny, qui gère le ciné Rex de Benfeld. Le groupe jeunes du Synvira a organisé une soirée ciné-débat-dégustation avec la projection du dernier film du réalisateur Cédric Klapisch, Ce qui nous lie. Le scénario se déroule dans un domaine viticole bourguignon et retrace toutes les difficultés qu’éprouvent deux frères et une sœur à réussir la transmission du domaine et la transition de génération, suite au décès inopiné du père. Le trio doit faire face à une taxation de succession causant beaucoup d’incertitudes sur le devenir du domaine familial. Les jeunes représentants de six domaines viticoles ont répondu présent à cette soirée qui a fait salle comble (170 places) : Jean Huttard à Zellenberg, Roth à Soultz, Hubert Metz à Blienschwiller, Marcel Deiss à Bergheim, André Durrmann à Andlau et Beck-Hartweg à Dambach-la-Ville. Question évidente posée par les spectateurs aux jeunes vignerons : le film reflète-t-il bien la réalité sous différents aspects, l’entente entre les frères et sœurs et intergénérationnelle, les difficultés d’assumer le coût de la succession d’un domaine viticole, les relations de voisinage entre viticulteurs ? Pour Florian Beck-Hartweg, « l’intrigue principale autour de la succession, les relations dans l’entreprise, avec les employés, les parents, le voisinage » permet de montrer que « derrière un domaine, il n’y a pas que des choix techniques et financiers, mais il y a un aspect humain et relationnel très fort. Une facette du métier que l’on vit souvent dans notre intimité mais qui a une influence énorme sur le domaine et ses vins ». Même propos pour Céline Metz, jeune viticultrice à Blienschwiller, qui s’est identifiée au cas de Jean, le personnage principal, joué par Pio Marmaï, et de Juliette, joué par Ana Girardot. « Ayant fait des études en Australie et étant revenue sur le tard au domaine, je me suis retrouvée dans les personnages sous différents aspects, confrontée à des gros challenges. C’est une fiction très réaliste sur les difficultés de poursuivre face aux accidents de la vie. » Le coût de la succession a en particulier interpellé Mathieu Deiss et Victor Roth : « Au-delà de notre attachement à la terre, il faut être à la hauteur de ce que l’on nous transmet. Ça s’organise. Et ce sont des questions de budget. » Et un problème crucial se pose à la viticulture, ont expliqué Victor Roth et Yann Durrmann : celui de la taxation des successions. « Nos terres sont taxées comme une richesse, or c’est un bien de production. »

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