Pendant que les uns planchent sur la réforme des enseignements pour nos bambins, d’autres se délectent à promouvoir l’école du rire tellement leurs propos manquent de consistance ! Mais en France, nous adorons cela.
Sans en faire de trop, car franchement je ne suis en rien un adepte d’une utilisation à tout va des produits pour la santé végétale, il me semble néanmoins qu’il a lieu d’analyser de façon circonstanciée l’épisode médiatique du glyphosate.
Je suis étonné du silence de nos élus de la République qui, devant ce tapage médiatique, n’osent prendre le taureau par les cornes pour expertiser avec justesse cet emblématique feuilleton français. Ont-ils peur de la vérité ou ont-ils définitivement délaissé les bans du savoir pour s’adonner désormais au jeu du buzz sur les réseaux sociaux ? Va donc savoir !
Franchement de qui se moque-t-on quand on expertise un peu ce dossier ? En premier lieu des scientifiques mais aussi et surtout du monde des paysans en laissant planer la suspicion sur leurs pratiques !
Extraordinaires associations d’écolos et autres vendeurs de la peur qui mélangent les genres pour user de ce dossier afin de taper sur l’agriculture moderne.
Pour faire simple, le dossier du glyphosate… C’est 40 ans d’utilisation sans signalement sanitaire, mais c’est aussi Monsanto. Une molécule largement analysée par l’ensemble des agences d’évaluation sanitaire de notre planète et un dernier avis rendu en date du 14 mars par l’agence européenne des produits chimiques avec pour conclusions communes : le glyphosate n’est ni cancérogène, ni mutagène et n’a aucun effet toxique sur la reproduction.
En fait cela s’explique aisément. Ce produit bloque la photosynthèse des plantes en agissant sur une enzyme exclusivement présente au sein du règne végétal !
Pour autant, la messe médiatique n’est pas dite car le fameux CIRC a émis, un jour, une autre hypothèse en affirmant le caractère probablement cancérogène du produit. Nous y voilà…
Pour les plus téméraires, il y a lieu d’approfondir cela contrairement au Hulot des temps modernes qui, par le verbe et l’émotion, prend le contre-courant de la science. Et pour cause…
Après audition dans le cadre d’une procédure judiciaire, le président du fameux CIRC a clairement admis que son institution a omis d’intégrer pour son analyse une étude que l’on peut qualifier de primordiale car portant sur un échantillon de près de 89 000 personnes.
Juste extraordinaire… Les ONG pavoisent, la cacophonie gouvernementale est laborieuse et le cher vendeur de produits Ushuaïa a la capacité enfin d’endosser sa cape du Zorro des temps modernes.
Il est évident que désormais le CICR ne peut pas modifier son avis car il y va de sa crédibilité. Dommage pour sa rigueur scientifique… Un joli cirque en perspective.
Ce qui est le plus frappant dans cette histoire, c’est ce tsunami orchestré par les journalistes qui débattent sur un sujet à l’image des adhérents d’un groupuscule qui suivent le prédicateur sans comprendre, ni analyser.
Franchement, quand je lis l’édito des DNA de ce 26 septembre, je me demande si le plaisir d’exister ne prend pas le dessus sur le plaisir d’informer.
Ce qui m’exaspère le plus, c’est cette mode à démultiplier la pensée unique pour une fois de plus taper sur le monde agricole. Et pourtant, mais cela doit être mon côté naïf des choses, je croyais que les bases de l’éducation et de l’enseignement avaient pour objectifs de faire penser les gens par eux-mêmes. Un merveilleux objectif qui n’est désormais plus qu’un mirage !
Alors dans ce dédale de la connerie, je rêve que nos élus de la République reprennent l’initiative, qu’ils redeviennent curieux, qu’ils travaillent et expertisent les dossiers pour que le dogme cesse de guider nos pas… Je rêve que l’on arrête d’ouvrir les chapitres de l’ignorance car franchement le monde ne tourne pas autour du fameux « moi – la France et les autres ». Je sais bien que la mode est à l’autoformation des incompétents, mais à force de les laisser affirmer le tout et son contraire, on risque de se taper le mur d’une vraie crise sanitaire qui malheureusement touchera en premier les plus démunis mais aussi les plus crédules.
Au fait… que penser de la signature de l’accord sur le CETA par notre pays. Va quand même falloir qu’on m’explique un jour la cohérence de tout cela d’un point de vue environnemental… À moins que la course à la connerie soit désormais le sport plébiscité chez nous… Enfin un podium qui se dessine, JO de 2024 oblige.
Tiens pour finir, oui je sais, c’est un peu longuet cette semaine, mais comment ne pas me délecter quelque peu à la lecture des demandes de ce fameux groupe des cent, si silencieux hier lors du référendum mais désormais présent pour rendre l’Alsace à l’Alsace… Est-ce un réveil pour exister ou encore une connerie du jour… Comme qui dirait… Ne soyez pas offusqués, c’est juste mon avis.