Vie professionnelle

Saveurs et soleil d’automne à Sélestat

Plein les mirettes !

Publié le 29/09/2017

Seize ans déjà que les producteurs de fruits et légumes alsaciens nous régalent d’un grandiose spectacle. Le week-end dernier à Sélestat, ils ont interprété une véritable symphonie de couleurs et de saveurs en hommage aux fruits de la terre.

Dès l’entrée sur le parking, une agréable surprise attend les visiteurs. Le chemin piétonnier qui mène aux Tanzmatten serpente entre des jardins ouvriers regorgeant de trésors : piments, tomates, poireaux, choux, courges, potirons, etc. Une sympathique mise en jambes ! Une fois passés la caisse et le service de sécurité, tous les sens sont en éveil. Les parterres de légumes invitent à la gourmandise, les décorations spectaculaires en mettent plein les yeux… On se promène dans les allées du salon comme dans un jardin extraordinaire. Extraordinaire, il l’est, avec sa pyramide de légumes d’automne, ses immenses dinosaures… Le public ne boude pas son plaisir ! Il découvre avec délice les animations organisées durant les trois jours, stands de dégustation et de découverte, cours de cuisine, démonstrations de sculptures de légumes. Les enfants aussi sont gâtés, avec des spectacles et des ateliers spécialement conçus pour eux. Les organisateurs ont profité de cet événement culturel pour sensibiliser le public à la biodiversité, au développement de la production locale, à l’équilibre alimentaire à travers des conférences et des démonstrations culinaires orchestrées par des chefs cuisiniers hors pair. Et pour la première fois de son histoire, le salon a accueilli les épreuves qualificatives du concours du Meilleur ouvrier de France, dans la catégorie primeur. L’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, association unique en son genre en France, a montré une fois de plus qu’elle savait rassembler tous les acteurs de la filière pour nous concocter un show éblouissant !

Publié le 28/09/2017

Pendant que les uns planchent sur la réforme des enseignements pour nos bambins, d’autres se délectent à promouvoir l’école du rire tellement leurs propos manquent de consistance ! Mais en France, nous adorons cela. Sans en faire de trop, car franchement je ne suis en rien un adepte d’une utilisation à tout va des produits pour la santé végétale, il me semble néanmoins qu’il a lieu d’analyser de façon circonstanciée l’épisode médiatique du glyphosate. Je suis étonné du silence de nos élus de la République qui, devant ce tapage médiatique, n’osent prendre le taureau par les cornes pour expertiser avec justesse cet emblématique feuilleton français. Ont-ils peur de la vérité ou ont-ils définitivement délaissé les bans du savoir pour s’adonner désormais au jeu du buzz sur les réseaux sociaux ? Va donc savoir ! Franchement de qui se moque-t-on quand on expertise un peu ce dossier ? En premier lieu des scientifiques mais aussi et surtout du monde des paysans en laissant planer la suspicion sur leurs pratiques ! Extraordinaires associations d’écolos et autres vendeurs de la peur qui mélangent les genres pour user de ce dossier afin de taper sur l’agriculture moderne. Pour faire simple, le dossier du glyphosate… C’est 40 ans d’utilisation sans signalement sanitaire, mais c’est aussi Monsanto. Une molécule largement analysée par l’ensemble des agences d’évaluation sanitaire de notre planète et un dernier avis rendu en date du 14 mars par l’agence européenne des produits chimiques avec pour conclusions communes : le glyphosate n’est ni cancérogène, ni mutagène et n’a aucun effet toxique sur la reproduction. En fait cela s’explique aisément. Ce produit bloque la photosynthèse des plantes en agissant sur une enzyme exclusivement présente au sein du règne végétal ! Pour autant, la messe médiatique n’est pas dite car le fameux CIRC a émis, un jour, une autre hypothèse en affirmant le caractère probablement cancérogène du produit. Nous y voilà… Pour les plus téméraires, il y a lieu d’approfondir cela contrairement au Hulot des temps modernes qui, par le verbe et l’émotion, prend le contre-courant de la science. Et pour cause… Après audition dans le cadre d’une procédure judiciaire, le président du fameux CIRC a clairement admis que son institution a omis d’intégrer pour son analyse une étude que l’on peut qualifier de primordiale car portant sur un échantillon de près de 89 000 personnes. Juste extraordinaire… Les ONG pavoisent, la cacophonie gouvernementale est laborieuse et le cher vendeur de produits Ushuaïa a la capacité enfin d’endosser sa cape du Zorro des temps modernes. Il est évident que désormais le CICR ne peut pas modifier son avis car il y va de sa crédibilité. Dommage pour sa rigueur scientifique… Un joli cirque en perspective. Ce qui est le plus frappant dans cette histoire, c’est ce tsunami orchestré par les journalistes qui débattent sur un sujet à l’image des adhérents d’un groupuscule qui suivent le prédicateur sans comprendre, ni analyser. Franchement, quand je lis l’édito des DNA de ce 26 septembre, je me demande si le plaisir d’exister ne prend pas le dessus sur le plaisir d’informer. Ce qui m’exaspère le plus, c’est cette mode à démultiplier la pensée unique pour une fois de plus taper sur le monde agricole. Et pourtant, mais cela doit être mon côté naïf des choses, je croyais que les bases de l’éducation et de l’enseignement avaient pour objectifs de faire penser les gens par eux-mêmes. Un merveilleux objectif qui n’est désormais plus qu’un mirage ! Alors dans ce dédale de la connerie, je rêve que nos élus de la République reprennent l’initiative, qu’ils redeviennent curieux, qu’ils travaillent et expertisent les dossiers pour que le dogme cesse de guider nos pas… Je rêve que l’on arrête d’ouvrir les chapitres de l’ignorance car franchement le monde ne tourne pas autour du fameux « moi – la France et les autres ». Je sais bien que la mode est à l’autoformation des incompétents, mais à force de les laisser affirmer le tout et son contraire, on risque de se taper le mur d’une vraie crise sanitaire qui malheureusement touchera en premier les plus démunis mais aussi les plus crédules. Au fait… que penser de la signature de l’accord sur le CETA par notre pays. Va quand même falloir qu’on m’explique un jour la cohérence de tout cela d’un point de vue environnemental… À moins que la course à la connerie soit désormais le sport plébiscité chez nous… Enfin un podium qui se dessine, JO de 2024 oblige. Tiens pour finir, oui je sais, c’est un peu longuet cette semaine, mais comment ne pas me délecter quelque peu à la lecture des demandes de ce fameux groupe des cent, si silencieux hier lors du référendum mais désormais présent pour rendre l’Alsace à l’Alsace… Est-ce un réveil pour exister ou encore une connerie du jour… Comme qui dirait… Ne soyez pas offusqués, c’est juste mon avis.

Publié le 28/09/2017

En ce début de quinquennat, l’Association Générale des Producteurs de Maïs reste fortement mobilisée auprès des nouveaux décideurs, sur des sujets majeurs pour l’avenir des producteurs de maïs français. Retour sur ces actions avec Jean-Marc Schwartz administrateur haut-rhinois de l’AGPM.

L’AGPM a rencontré Stéphane Travers cet été, quels ont été vos principaux messages ? « Notre Président, Daniel Peyraube, l’a effectivement rencontré cet été et il ressort de ce premier rendez-vous une volonté affichée de travailler avec nous. Il lui a rappelé la situation économique particulièrement difficile rencontrée par les producteurs de maïs confrontés à des prix en deçà des coûts de production depuis plusieurs années, et rappeler qu’il nous fallait retrouver des marges de compétitivité pour dégager du revenu sur les exploitations. C’est par ailleurs le sens des propositions que nous avons portées tout au long de la campagne électorale et que nous déclinons aujourd’hui avec les nouveaux dirigeants. Épargne de précaution, assurance récolte, protection des cultures, stockage de l’eau ou bioéconomie : voilà les sujets sur lesquels nous voulons avancer rapidement ». Justement, sur le stockage de l’eau, comment jugez-vous le plan eau présenté au mois d’août ? « Nous saluons la volonté d’avancer sur la gestion de l’eau en vue d’anticiper le changement climatique. Cela doit passer par de nouvelles capacités de stockage de la ressource. Cela fait 15 ans que nous portons ce message avec Irrigants de France auprès des gouvernements successifs, lors des missions parlementaires ou ministérielles… C’est un travail de longue haleine, et nous avons senti que l’écoute était plus attentive ces derniers mois. Mais maintenant nous attendons du concret, avec la levée des verrous administratifs sur le sujet, et un accompagnement budgétaire pour la création de la ressource sur les territoires. Le stockage de l’eau doit figurer dans le plan d’investissement de 5 milliards d’euros, annoncé par le Président Macron. Nous y reviendrons également dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation ». Comment l’AGPM aborde les États Généraux de l’Agriculture ? « De façon positive. Nous entendons porter nos propositions dans les ateliers. L’AGPM est impliquée dans divers ateliers et notre Président participe à l’atelier « Quels investissements, quel accompagnement technique, quelle recherche pour une plus grande performance environnementale, sanitaire, sociale et économique ? ». Nous y porterons bien sûr nos propositions sur le stockage de la ressource en eau. Reste que nous devons aussi rester très vigilants sur les travaux relatifs à la transformation de notre agriculture. Cela ne doit pas se solder par des orientations qui grèveraient la compétitivité de nos productions ». Vous pensez à la protection des cultures ? « Oui très clairement. On le vit aujourd’hui sur les néonicotinoïdes ou le glyphosate. Interdire une molécule quand sa dangerosité n’est pas prouvée et qu’il n’y a pas de solution alternative, est-ce bien raisonnable ? Pour nous adapter nous avons besoin de deux choses : de l’innovation et du temps. Tant qu’une solution de remplacement n’existe pas il faut maintenir un système dérogatoire pour les néonicotinoïdes. Pour le glyphosate, nous ne sommes pas prêts : il faut ré-autoriser la molécule pour 10 ans au niveau européen et il n’est plus acceptable de subir des interdictions franco-françaises ! Et en parallèle, il faut enfin encourager les biotechnologies végétales : les progrès dans ce domaine sont immenses et largement adoptés par nos compétiteurs mondiaux ».

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