Vie professionnelle

Domaine Henri Martin et fils à Husseren-les-Châteaux

Des vendanges solidaires

Publié le 14/10/2017

Président de l’association de la Table ronde de Colmar, Grégory Martin, viticulteur à Husseren-les-Châteaux, a vendangé une parcelle de gewurztraminer de son domaine pour la bonne cause et en remettant un chèque de 1 200 € à l’association régionale d’action médicale et sociale pour les enfants atteints d’affections malignes (Arame).

La Table ronde de Colmar est une association de jeunes hommes responsables d’activités professionnelles diverses, âgés de 18 à 40 ans. L’appartenance à cette association nationale implique chaque année une obligation d’action qui peut être humanitaire, culturelle ou sociale, participant à l’amélioration de la société. Ses objectifs sont de favoriser le rapprochement entre ses membres exerçant des professions différentes et de les amener à assurer le « prestige » de leur profession, occupation ou fonction, et à en faire connaître aux autres la valeur propre. C’est bien dans cette démarche que Gregory Martin a invité les membres de l’association colmarienne à ces vendanges solidaires. « C’était une belle expérience. Nous étions une bonne vingtaine. Tous les corps de métiers sont représentés dans notre association. Certains n’avaient jamais vendangé. Nous leur avons expliqué comment faire, les spécificités des vendanges. Une belle découverte et un grand moment passé ensemble », se félicite Grégory Martin, président de la Table ronde de Colmar depuis deux mois et membre depuis douze ans. Des vendanges qui ont conclu la récolte 2017. « Qualitativement, c’est propre. C’est même un superbe millésime. En revanche, au niveau de la quantité, c’est plus compliqué. Ici, nous constatons une baisse de 60 % des rendements pour le gewurztraminer. Elle est moins importante pour les autres cépages », indique Grégory Martin. À noter que la parcelle de 35 ares vendangée a permis de récolter un gewurztraminer d’une très belle qualité avec une température de 15 °C. Les membres de l’association ont ensuite offert un chèque de 1 200 € à l’Arame, pour les enfants atteints de leucémie.

René Trompeter, chevalier du Mérite agricole

Le forgeron a bien forgé

Publié le 12/10/2017

Le 6 octobre, René Trompeter a reçu le mérite agricole cinquante ans après avoir fait de l’entreprise familiale de maréchal-ferrant une société de vente de matériel agricole unanimement reconnue en Alsace pour la qualité de son service.

« Partout où je vais, on me parle de l’entreprise Trompeter. » L’anecdote, glissée par le maire d’Artzenheim Claude Gebhard, fait sourire. Dans quelques minutes, l’édile de la commune va remettre à René Trompeter les insignes de chevalier de l’ordre du mérite agricole, cinquante ans après que ce dernier a révolutionné l’entreprise familiale créée au XIXe siècle. Les cinq générations avant lui s’étaient dévouées corps et âme à l’activité de maréchal-ferrant. Lorsqu’il s’installe dans la forge familiale en 1967, René Trompeter sent le vent tourner : « La mécanisation de l’agriculture étant en plein essor. J’ai commencé à transformer les outils traînés par les chevaux pour les adapter aux tracteurs. » Avec son brevet de compagnon de forgeron en poche, le jeune entrepreneur disposait des compétences nécessaires pour entamer cette « révolution » des établissements Trompeter. La suite se construit progressivement, pragmatiquement et toujours très sérieusement. Pour développer son entreprise, René Trompeter se fixe un credo essentiel : être toujours à l’écoute du monde agricole. Il construit alors des remorques à quatre roues, des vibroculteurs, un outil de travail du sol, et se diversifie en faisant aussi de la serrurerie et du sanitaire, de l’installation d’étables et de machines à traire, et de la revente d’une marque de charpente métallique. Toujours à l’affût des bons coups, René Trompeter observe et anticipe le marché autour de lui, faisant de la diversité un élément fondamental de l’ADN de l’entreprise. C’est grâce à cet état d’esprit de veille et d’ouverture qu’il accompagne l’évolution des agriculteurs alsaciens vers la culture maïsicole. Il se lance alors dans le pneumatique pour en devenir le leader en Alsace. Aujourd’hui, la SARL Trompeter et Fils écoule environ 1 300 pneumatiques par an. « C’est ce qui nous a permis de maintenir le chiffre d’affaires », souligne-t-il avec du recul. Pendant toute cette aventure, René Trompeter a pu s’appuyer sur le soutien sans faille de son épouse « toujours là dans les moments difficiles ». « Nous sommes vraiment reconnaissants pour tout ce qu’elle a fait », complète son fils Pascal. Avec son frère Yannick, ils assurent aujourd’hui la continuité de l’héritage que leur a laissé leur père. « C’est certainement le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire », explique Pascal Trompeter. Mais René Trompeter n’est jamais très loin. À 70 ans, il demeure un retraité très actif. L’entreprise familiale, qu’il a su moderniser pour en faire un acteur majeur du machinisme agricole en Alsace, est une évidente fierté pour lui. Il continue à participer aux foires, à accueillir ses clients, et tout simplement faire vivre cette SARL en donnant avis et conseils. Le plus important à ses yeux se résume en un mot : le service. « Il faut être correct et ponctuel. Si on fait un bon travail avec un bon service après-vente ça marche. C’est le service qui fait la vente, il ne faut pas se moquer des gens. » Un état d’esprit empreint de respect et d’humanité qui a été salué longuement par les députés Jacques Cattin, Antoine Herth et Eric Straumann lors de ce demi-siècle pas comme les autres. « Qualité, efficacité et rapidité de service ; heureusement qu’on a des entreprises familiales comme la SARL Trompeter et Fils pour véhiculer ces valeurs dans le paysage alsacien », estime Jacques Cattin. Des valeurs que les sept employés de l’entreprise s’efforcent de véhiculer et concrétiser au quotidien. Le travail ne manque pas, en effet, et devrait encore croître dans les années à venir. En 2018, un cinquième bâtiment, qui accueillera un local technique et les services administratifs, viendra compléter les bâtiments existants (hall d’exposition, ateliers, stockage, siège). L’entreprise Trompeter n’a pas fini de faire parler d’elle.

Jusqu’à ce dimanche 15 octobre au parc-expo de Mulhouse

Des fleurs et des jardins

Publié le 12/10/2017

Les Journées d’octobre, associées à Folie’Flore, se poursuivent jusqu’à ce dimanche soir 15 octobre au parc-expo de Mulhouse. L’occasion de parler fleurs et jardins, mais également de valoriser l’économie régionale.

L’inauguration de la manifestation, jeudi 5 octobre, a permis à la présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, de s’enthousiasmer devant la créativité des organisateurs. « C’est une formidable vitrine des talents de notre région, un concentré de notre potentiel économique et créatif, un endroit qui permet de diffuser l’incroyable capacité d’évolution de nos entreprises. » La créativité des fleuristes s’exprime au gré des allées de cette nouvelle édition de Folie’Flore. Pour cette 17e édition, la fleur coupée est l’invitée d’honneur et se donne en spectacle à travers des mises en lumière et en musique féeriques. Le show floral occupe 10 000 m² sur les extérieurs du Parc des expositions, dix communes alsaciennes présentent leurs créations végétales, entourées des univers colorés d’autres jardiniers et fleuristes débordant de créativité. Les « Fleuristes en Folie » présentent leur espace « Flower Power Land Art » pour lequel ils ont laissé libre cours à leur imagination à travers dix créations florales. Au total, ce sont près de 18 000 fleurs coupées piquées dans 2 000 pains de mousse Oasis que les douze artistes du collectif ont façonnées pour donner vie à leurs œuvres. Leurs structures prennent forme sur une toile de 2 000 m² de gazon et 1 400 m³ de sable, bordée de 12 000 vivaces. La visite inaugurale du show floral s’est conclue avec la « Piste aux fleurs » située dans l’amphithéâtre du parc-expo, aménagé comme un véritable cirque. Là, une magnifique colonne florale aérienne occupe le centre de la scène. Réalisée avec 450 000 m de fil de nylon, 3 000 pipettes, 6 000 colliers Rilsan et autant de fleurs coupées, cette composition suspendue aux teintes blanches parsemée d’orange laisse entrevoir un élégant jeu d’eau et de lumière. C’est le meilleur ouvrier de France, Frédéric Dupré, qui signe ce bouquet final avec l’aide de dix anciens champions de France. S’adapter aux enjeux de demain Le monde agricole est évidemment bien présent lors de ces Journées d’octobre. L’occasion pour le président de la Chambre d'agriculture Alsace, Laurent Wendlinger, de rappeler que le contexte économique est toujours aussi complexe et difficile pour les professionnels. « L’avenir se prépare à travers la réflexion sur l’évolution de nos systèmes d’exploitation, mais surtout l’adaptation de nos filières aux enjeux de demain. Si la prudence et le réalisme économique guident notre action, l’agriculture alsacienne offre des perspectives diverses et variées. Nous disposons de réelles opportunités de développement et notre positionnement géographique, associé au potentiel de consommateurs de proximité, nous ouvre des perspectives pour les années à venir. Les projets de conversion à l’agriculture biologique se poursuivent à un rythme soutenu, portés par une demande qui ne faiblit pas. La vente directe ne cesse de se dynamiser. Sur l’ensemble du territoire, des agriculteurs se regroupent et commercialisent au sein de leur exploitation, sur les marchés existants ou qui viennent de se créer, ouvrent collectivement des magasins fermiers, avec l’objectif de répondre aux attentes de nos concitoyens, de nos consommateurs. Mais notre ambition est également de développer la part des produits locaux dans la restauration hors domicile. Manger local, c’est génial ! » La Chambre d’agriculture d’Alsace se retrouve naturellement dans le slogan du Conseil départemental du Haut-Rhin explique Laurent Wendlinger. Les horticulteurs et leurs fleurs sont à l’honneur à ces Journées d’octobre et à Folie’Flore. Une mise en lumière assurée par la Chambre et Flhoreal, en lien avec une mutualisation au niveau de la région Grand Est. « Je suis confiant, car l’expérience de mutualisation des moyens de nos chambres d’agriculture haut-rhinoise et bas-rhinoise nous démontre qu’une unité alsacienne est une véritable force. Représenter, porter la vision et le projet agricole régional donne du sens, donne un poids considérable. Porter la parole de l’agriculture de notre Alsace au sein du Grand Est nous a permis d’être écoutés et reconnus. Notre filière horticole souhaite maintenir et renforcer ses collaborations tout en préservant ses marques territoriales, ainsi que son savoir-faire alsacien. Ce savoir-faire est à découvrir aux JO. Nos fleuristes dévoilent leurs talents pour le plus grand plaisir des visiteurs », conclut Laurent Wendlinger.

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