Association forestière Piémont et Plaine d’Alsace
« Noyers des forêts et noyers des champs »
Association forestière Piémont et Plaine d’Alsace
Publié le 12/07/2017
Vendredi 30 juin, plus de 40 propriétaires forestiers ont répondu à l’invitation de l’Association forestière Piémont et Plaine d’Alsace à une journée d’étude sur une approche agroforestière de plantation de noyers, en forêt ou en champ.
Les participants à la journée organisée par l’Association forestière Piémont et Plaine d’Alsace (AFPPA), en partenariat avec la Chambre d'agriculture d’Alsace, venaient des deux départements alsaciens, de Lorraine et aussi de la Nièvre, du Loiret et du Pays de Bade. Tous étaient convaincus de la valeur ajoutée d’une plantation de noyers, un bois noble ayant des débouchés dans l’ébénisterie par exemple. Cette journée d’étude s’est déroulée en deux temps : dans la forêt de Jebsheim sur une parcelle de M. Essner qui, il y a 30 ans déjà, avait fait le choix de planter des noyers, puis à Artolsheim, en plein champ, où M. Schultz a eu l’initiative de planter des noyers hybrides. Après l’accueil par Jean Landmann, président de l’AFPPA, Claude Hoh et Daniel Wohlhuter ont présenté la conduite d’une plantation de noyers, répondu aux nombreuses questions qui leur ont été posées et invité les participants à présenter leur expérience personnelle. Dans la parcelle forestière, ils ont commencé par présenter les différents types de noyers - commun, noir et hybride - et leurs écologies respectives. Ils ont rappelé que les arbres sont des êtres vivants qui ne peuvent croître dans n’importe quel sol, et que le noyer constitue une alternative aux essences traditionnelles touchées par la sécheresse, des bactéries ou champignons en raison d’aléas climatiques. Claude Hoh et Daniel Wohlhuter ont ensuite insisté sur les intervalles de plantation, l’importance des essences associées, poussant parfois spontanément, pour développer un équilibre des sols tout en permettant aux noyers de trouver la lumière sans prendre de coups de soleil. Ils ont expliqué comment sont désignés les arbres d’avenir que l’on peut valoriser, et l’intérêt d’une éclaircie pour permettre leur plein épanouissement. Après avoir donné quelques conseils d’élagage des branches basses, en insistant sur la propreté pour éviter les risques sanitaires, les intervenants ont évoqué la récolte et la dure décision à prendre pour considérer que le noyer est arrivé à maturité. Le bois de noyer, une matière noble Daniel Wohlhuter a présenté des tranches de noyers aux originaux dessins, entre cœur et aubier, qui pourront se valoriser en ébénisterie, apportant valeur ajoutée et authenticité dans la création de meubles uniques. Un débat s’est installé sur la vente des fûts de noyers, et les prix pratiqués par les acheteurs, soumis aux règles de l’offre et de la demande. Le bois de noyer est une matière noble qui ne supporte aucune imperfection, incitant le producteur forestier à choyer ses noyers, « ses protégés ». Au cours de la visite de la plantation en plein champ à Artolsheim, les différences entre les deux formes de conduite de plantation ont été développées. Les atouts de la plantation de noyers, en des sites qui ne leur sont pas hostiles, ont été présentés dans le cadre d’une amélioration et une régénération du patrimoine forestier. Cette rencontre dédiée au noyer s’est terminée par une démonstration de taille de formation, en cette période idéale d’entre deux sèves, entre mi-juin et mi-juillet.












