Vie professionnelle

Publié le 01/01/2017

À vous tous qui lirez ces lignes, j’aurais une question à poser, une seule : pensez-vous qu’un jour, vous ne vivrez pas dans le monde qui vous a été donné, mais dans le monde dont vous rêvez ? L’année 2016 n’a certes pas été rose pour tous, elle n’a pas su éviter les conflits politico-administratifs, ni les aléas climatiques, ni les trésoreries à bout de souffle ! Mais l’année 2016 fait-elle exception à la règle ? J’ai envie, moi, de vous répondre que non ! Ce que je vois par contre, c’est que chaque jour le soleil a continué à se lever, quand bien même il fut par moment têtu en révélant son gilet gris et pluvieux. À vrai dire, j’ai pris le parti cette année de ne pas retracer l’ensemble des tempêtes que nous avons dû collectivement affronter, ni de référencer toutes les aberrations administratives auxquelles nous avons fait face. Je fais le choix, aujourd’hui, de souligner qu’ensemble on a su les affronter. À l’aube de cette année 2017, c’est ensemble que nous avancerons en coordonnant nos savoir-faire aux évolutions sociétales. Ces évolutions qui peuvent effrayer sont des sources de jouvence car elles obligent réflexions et accompagnement. Ces évolutions devront aussi initier de nouvelles expertises engageantes et professionnelles pour que chaque entreprise puisse avancer sereinement dans l’air de la nouveauté. Mais seul rien ne se fera. Chacun d’entre vous est un expert et nous avons besoin de votre aide pour adapter l’agriculture au contexte du monde actuel. Depuis la loi NOTRE, les lieux de décisions ou de contraintes ont changé. Prenez l’exemple des communautés de communes qui désormais embrassent une compétence économique ; là aussi, il nous faut devenir des interlocuteurs privilégiés, ce qui sous-entend de trouver des référents disponibles afin que l’agriculture reste solidaire sur tous nos terroirs. Et que penser des enjeux futurs liés aux nouvelles technologies, aux énergies renouvelables, à la gestion de la biomasse, autant de vecteurs de diversification mais aussi d’outils capables de fédérer le grand public autour de nos métiers. Continuons notre combat lié à l’identification des produits vendus, réfléchissons autrement le marketing pour construire une réelle valeur ajoutée. Osons appréhender la Pac au travers d’un prisme intégrant au mieux les aléas climatiques et les marchés afin d’asseoir durablement une vision de nos équilibres économiques. La porte des challenges est entrouverte, poussons-la ! Allez à la rencontre de vos semblables, mais aussi de ceux qui vous semblent différents, partagez vos savoirs, vos points de vue, vos idées, vos pratiques. Supprimons le mot silence, bannissons le « repli sur soi » car sans nous, le monde continuera. Mettons ensemble un terme aux sirènes de la décroissance, à ceux qui souhaitent une sorte d’ubérisation de l’agriculture mettant dos à dos les différents modes d’agriculture. Osons l’engagement pour éviter que l’on gaspille n’importe comment notre terre nourricière, demandons des actes à ceux qui aiment dessiner des traits, des virgules justes pour être. Rentrons dans les débats environnementaux car nous seuls connaissons nos terroirs, nos plantes, nos insectes… C’est ainsi la meilleure chance que nous ayons de faire connaître notre métier, mais aussi de transformer nos expériences en une chance pour l’avenir. Partagez, produisez des idées, soyez actif et surtout réactif. L’année 2017 sera peut-être cette année où chacun se décidera à se battre pour son rêve, (notre rêve), pour sa passion, pour son métier ! Je sais bien que l’engagement que je vous demande suppose des sacrifices mais notre agriculture a besoin de vos savoir-faire. Alors construisons, ensemble, le monde dont nous avons rêvé. D’ici-là, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année et surtout n’oubliez pas de déguster sans modération nos extraordinaires mets et vins alsaciens.

Publié le 31/12/2016

Après quelques années déjà difficiles pour l’agriculture alsacienne, l’année 2016 n’aura épargné quasiment aucun secteur. Dans ce contexte particulièrement délicat, nous devons tout faire pour passer le cap et soutenir les exploitations en grande fragilité. Une action concertée entre la Chambre d’agriculture, la MSA, les organisations professionnelles et économiques, les centres de comptabilité et les banques, a permis, avec le soutien de la Région, de mettre en place des cellules départementales d’accompagnement « REAGIR ». L’objectif est d’agir de façon coordonnée pour essayer de redresser l’équilibre des exploitations menacées,  et éviter l’isolement des agriculteurs. Dans les temps difficiles, il faut aussi préparer l’avenir : réfléchir à l’évolution de nos systèmes d’exploitation et de nos filières, aux enjeux de nos territoires, et soutenir les projets. En 2016, nous avions interrogé les agriculteurs alsaciens sur leur vision de l’avenir. 60% de ceux qui ont répondu à cette enquête ont déclaré avoir des projets pour leur exploitation au cours des 5 prochaines années. Plus significatif encore, un tiers des porteurs de projet le feront dans l’idée d’installer un jeune ou de conforter son installation. Les agriculteurs alsaciens  doivent être accompagnés, et ils font confiance à la Chambre d’agriculture, pour du conseil technique et technico-économique, dans le montage de leur projet ou l’installation d’un jeune. Nous avons également interrogé les communes et communautés de communes sur leur perception de l’agriculture et leurs attentes envers les agriculteurs de leur territoire. Elles ont été très nombreuses à nous répondre. Leurs réponses traduisent une relation des élus locaux à l’agriculture à la fois exigeante et très favorable : les préoccupations environnementales sont dites et se retrouvent dans les projets des communes, mais les communes d’Alsace se perçoivent aussi comme rurales. A ce titre, elles considèrent les agriculteurs comme des acteurs essentiels dans leur territoire et tiennent à préserver l’agriculture. Pour tout cela, la Chambre d’agriculture est considérée par la très grande majorité de ces communes comme un interlocuteur et un partenaire potentiel pour agir sur le territoire. Par ailleurs, l’agriculture alsacienne propose de réelles opportunités de développement et de nombreuses filières cherchent de nouveaux producteurs. La betterave sucrière, le tabac, le houblon, les fruits et légumes, les volailles se développent et des perspectives s’affirment en porc. Un signe qui ne trompe pas sur le dynamisme des éleveurs alsaciens : 84 dossiers Plan bâtiment ont été déposés et agréés en 2016, un niveau record depuis bien longtemps et ceci dans toutes les filières éligibles. Les viticulteurs ne sont pas en reste avec le succès du programme d’investissement dans le cadre du FEAGA : jamais la viticulture alsacienne n’a autant investi dans ses caves et ses outils de vinification. Les projets autour des circuits courts sont nombreux, dans un cadre individuel, ou collectif, tandis que les projets de conversion à l’agriculture biologique se poursuivent à un rythme soutenu, portés par une demande qui ne faiblit pas. Si la prudence et le réalisme économique doivent toujours guider notre action, souvenons-nous aussi que l’agriculture alsacienne est riche d’opportunités. Je sais que notre agriculture souffre, mais j’ai confiance dans  nos potentialités, et notre capacité à nous adapter, à rebondir après les difficultés. J’ai tout simplement foi en l’avenir de l’agriculture alsacienne et la Chambre d’agriculture sera à vos côtés pour vous accompagner dans votre fonctionnement quotidien et dans vos projets. Que l’année agricole 2017 soit porteuse d’espoir et de réussite pour chacun et chacune d’entre vous. Tous mes meilleurs vœux pour 2017.

Publié le 17/12/2016

Chaque année le Crédit Mutuel a organisé une tombola lors de la foire Sainte Catherine à Altkirch. La remise des lots aux six gagnants s’est déroulée samedi 10 décembre à la caisse de Dannemarie.  

Le directeur de la caisse du Crédit Mutuel de la Porte d’Alsace à Dannemarie Bernard Robert a accueilli les gagnants entourés des responsables du marché de l’agriculture du groupe bancaire. L’occasion de rappeler que le Crédit Mutuel est « un acteur important dans le monde agricole. C’est même, ici dans le Sundgau, l’acteur économique principal avec de belles exploitations. Continuez d’investir, d’être innovants », a souligné Bernard Robert. Le tirage au sort des lots a ensuite eu lieu. Il a récompensé l’EARL Brunner à Muespach d’un vélo d’une valeur de 300 €, Claude Schmidlin de Grandvillard d’un bon d’achat Tertio de 250 €, l’EARL des Trois Maisons à Helfrantzkirch d’un bon d’achat à l’Auberge Sundgovienne d’une valeur de 150 €, André Haebig d’un bon d’achat de 100 € aux Champs de l’Ill à Spechbach-le-Bas, Daniel Rungette d’un bon d’achat de 100 € à la ferme Hell à Schwoben, et José Ditner d’un bon d’achat de 100 € à « l’étable gourmande » à Fislis.

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