Vie professionnelle

Publié le 25/11/2016

Dans une société où la précarité peut s'abattre brutalement sur tout un chacun, l'aide alimentaire aux plus démunis constitue bien souvent le premier pas vers une réinsertion sociale réussie. La banque alimentaire compte sur l'esprit de solidarité et de cohésion sociale pour collecter un maximum de denrées alimentaires nécessaires à son action, lors de sa grande collecte annuelle.

En deux jours, ce vendredi 25 et ce samedi 26 novembre, la banque alimentaire du Bas-Rhin espère collecter 350 t de produits alimentaires, soit 16 % des 2 200 t de denrées qui représentent l'équivalent de quelque 6 millions de repas distribués annuellement par 90 partenaires associatifs à 45 000 bénéficiaires. «Il y a huit ans, nous touchions 9 000 personnes par jour, aujourd'hui elles sont 24 000 à bénéficier chaque jour de notre action», indique Freddy Sarg, président de la banque alimentaire du Bas-Rhin. Soit un triplement de la précarité en une dizaine d'années que Freddy Sarg explique par l'accélération des mutations de notre société : «C'est comme si on la compare à une roue qui tourne très vite. Et plus elle tourne vite, plus les personnes qui sont situées en périphérie de la roue en sont  rapidement éjectées.» Ces personnes, c'est un peu tout le monde : «Des étudiants, des familles monoparentales, des travailleurs pauvres, des retraités, des agriculteurs... Ce n'est pas parce qu'ils produisent de la nourriture qu'ils sont à l'abri. J'en ai rencontré un qui doit vivre avec un budget de 400 € par mois. Sans aide, c'est impossible.» Collecte solidaire Concrètement, les vendredi 25 et samedi 26 novembre, 4 000 bénévoles vont s'affairer dans les 150 magasins participant à l'opération. Ils récupéreront les denrées alimentaires achetées par les clients après les caisses. Et, après un premier tri sur place, ces denrées seront expédiées dans les locaux de la Banque alimentaire du Bas-Rhin où elles seront retriées et redispatchées aux partenaires associatifs. Suivez la collecte nationale sur les réseaux sociaux avec le #jefaismaba

Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne

Au cœur du nouveau quartier d’affaire de Mulhouse

Publié le 24/11/2016

Un nouvel immeuble de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne est en cours de construction actuellement à Mulhouse. Il est situé à proximité immédiate de la gare TGV, des transports en commun et du centre-ville. 

Commencé en août dernier, le chantier du futur siège régional de la Banque populaire d’Alsace-Lorraine-Champagne bat son plein entre le Chrome - son « bâtiment cousin » - et la gare SNCF de Mulhouse. La livraison prévue du bâtiment est programmée pour décembre 2017. Ces travaux se font dans le cadre d’un spectaculaire processus de mue urbaine du quartier de la gare SNCF de Mulhouse. Un véritable quartier d’affaire « premium » est en passe de voir le jour. Œuvre du cabinet d’architecture mulhousien DeA, le bâtiment Chrome, qui accueille désormais le siège régional de la Macif, a été inauguré en février 2015. Depuis août dernier, le chantier d’édification d’un immeuble jumeau (provisoirement baptisé « Chrome 2 »), a débuté juste à côté, le long du même parvis Adrien Zeller. Le coût de ce nouveau chantier est de près de 11 millions d’euros hors taxes. Voilà qui valait bien une visite de chantier, telle que celle organisée récemment, en présence des dirigeants régionaux de la banque et des principaux élus de l’agglomération mulhousienne. Le futur édifice, vaste de quelque 3 500 m², accueillera le nouveau siège régional de la Banque populaire d’Alsace-Lorraine-Champagne. 150 salariés intégreront ce bâtiment : le rez-de-chaussée accueillera une agence bancaire classique, tandis que les étages seront dédiés aux activités de conseil en gestion de patrimoine, d’assurance et d’administration interne. « Dans le prolongement du projet de fusion», la Banque Populaire a souhaité maintenir les bassins d’emploi historiques de ses services centraux, avec notamment des équipes à Strasbourg, des équipes à Troyes et des équipes sur le bassin d’emploi de Mulhouse, à Sausheim. Le site de Sausheim cherche un acquéreur Concernant le bâtiment à Sausheim, cet immeuble de 12 000 m² sur 50 000 m² de terrain est actuellement vide aux deux tiers. Il cherche un acquéreur. Le choix du site de la gare a été dicté par plusieurs facteurs. Le premier étant bien entendu le dimensionnement nécessaire et juste pour accueillir l’ensemble des collaborateurs actuellement installés à Sausheim. Il y a également une forte volonté de revenir au cœur de la cité mulhousienne, à proximité d’infrastructures. « L’ensemble du personnel va intégrer le nouveau bâtiment sur le site gare dès qu’il sera achevé. », explique Dominique Wein, directeur général de la BPALC. C’est à cette date seulement qu’on connaîtra le nom de baptême définitif de ce nouvel édifice. « Chrome 2 » une fois livré, les mutations urbaines du quartier de la gare SNCF ne seront pas achevées pour autant. Un centre de conférence, équipé d’un amphithéâtre d’une jauge de 200 places, est prévu à moyen terme au sein du bâtiment de la Société industrielle de Mulhouse (Sim) avec une livraison projetée à l’automne 2018. Plus près encore de la gare, la ville de Mulhouse réfléchit au devenir de l’actuel conservatoire de musique et de ses abords directs, le long du boulevard Wallach. Pour l’heure, la piste d’un savant mélange de logements, de places de parking et d’activités tertiaires tient la corde. Enfin, le vaste îlot de la Poste centrale est également voué à une future requalification.

515e foire Sainte Catherine à Altkirch

Une tradition qui marque la fin des travaux de récolte

Publié le 18/11/2016

Pour la 515e fois, Altkirch accueille la foire Sainte Catherine ce jeudi 24 novembre. Plusieurs centaines de marchands seront présents dans les rues de la capitale du Sundgau, tout comme les concessionnaires agricoles place Xavier Jourdain.

Les concessionnaires, entreprises, organismes et institutions agricoles seront nombreux à se rendre à Altkirch ce jeudi 24 novembre pour la foire Sainte Catherine. Une présence nécessaire à leurs yeux, même dans un contexte économique toujours difficile. Pour les Ets Feuerstein de Durmenach « c’est une évidence d’être présent à cette manifestation. C’est historique. Nous avons notre stand avenue Clémenceau depuis plus de 30 ans. C’est l’occasion de rencontrer, en toute convivialité, nos clients qui viennent de partout. Du département évidemment, mais également du territoire de Belfort et de Suisse. Il est important d’être présent pour répondre aux questions de nos clients. Toute l’équipe de Feuerstein sera là avec des fournisseurs qui pourront leur parler dans un langage technique. Pour le reste, nous aurons notre vin chaud qui est le meilleur, ce jour-là, de toute la foire », explique l’un des dirigeants de l’entreprise, Alexis Feuerstein. La philosophie est la même du côté des établissements Walch dont le siège n’est pas loin, à Burnhaupt-le-Bas. « Nous n’abordons pas cette journée à Altkirch comme une foire commerciale, mais comme un moment de communication. Nous nous devons d’être présents à Altkirch. C’est la vitrine de notre entreprise que nous mettons en valeur toute la journée. Nous en profitons pour discuter avec nos clients. Personnellement, je viens à Altkirch depuis plus de quinze années », explique Jean-Luc Walch, responsable de l’entreprise. Il ajoute néanmoins que le contexte économique actuel ne facilite pas les choses. « Les agriculteurs sont très inquiets. L’ambiance est à la morosité. Les récoltes n’ont pas été extraordinaires et les prix sont à la baisse. Il y a un manque de lisibilité sur l’avenir de leur métier, de leur exploitation. On sent que les gens sont saturés. Ils nous en parlent. L’inquiétude est grande dans la campagne ». Pour autant, Jean-Luc Walch ne veut pas manquer ce rendez-vous traditionnel. « Nous serons comme chaque année avenue Clémenceau. Nous allons présenter toutes les activités de la société avec des flyers. Nous allons également montrer nos produits et des nouveautés. Mais, la foire reste avant tout un moment d’échanges et non de vente. Ce n’est pas notre premier objectif ce jour-là », conclut Jean-Luc Walch. Pour une foire de deux journées Jean-François Gross, responsable de l’entreprise JF Agri à Schlierbach vient, lui aussi, à la foire Sainte Catherine à Altkirch depuis quelques années. « C’est même une nécessité. Si nous ne venons pas, les gens sont capables de s’interroger sur une telle absence. Mais, de toute façon, la question ne se pose pas. C’est la foire de fin d’année. Les travaux agricoles sont terminés. Les gens prennent le temps pour venir à Altkirch et échanger avec nous. Je pense même que cette foire devrait durer deux journées comme à Habsheim. C’est difficile sur une seule journée de parler avec tout le monde », observe le concessionnaire. Il présentera, avec son équipe, une partie du matériel Claas, et notamment les tracteurs 400, 500, 600 et 800, mais également les moissonneuses-batteuses, les nouveaux épandeurs Amazone et des pulvérisateurs. « Nous essayons de montrer un peu de tout. Certes, à Altkirch, ce sont surtout des rencontres et des échanges. Mais, nous avons déjà réalisé des ventes à ce moment-là ou pris des rendez-vous en situation de finalisation des ventes. La manifestation demande une longue préparation car toute la semaine qui précède la foire, il faut préparer le matériel, l’acheminer à Altkirch et enfin le faire revenir le lendemain à Schlierbach », conclut Jean-François Gross. Pas question non plus de manquer la manifestation pour Nicolas Soehnlen, inspecteur commercial chez Lemken. « Nous serons présents toute la journée pour exposer quelques machines qui ont été présentées sur les salons ces deux dernières années. Il y aura une charrue, un combiné de semis et le combiné de lit de semences Korund de Lemken avec de nouvelles options. Un matériel distribué en Alsace par le groupe Haag. Localement, cette foire reste très importante. Tous les agriculteurs du département viennent même si la conjoncture reste difficile. Pour nous, c’est une foire incontournable. Elle nous permet d’effectuer un travail sur le terrain, d’échanger avec nos clients. Il y a à Altkirch beaucoup de prises de contacts, mais également des gens qui attendent la foire pour se laisser définitivement convaincre par l’achat de matériel », explique Nicolas Soehnlen. Le PHR, la Chambre d'agriculture d’Alsace, les organisations professionnelles La plus ancienne manifestation agricole d’Alsace demeure, malgré le poids des ans, une institution, même si son caractère rural n’a plus aujourd’hui la même force que dans le passé. On retrouvera, avenue Clémenceau, quelques professionnels qui viennent avec leurs lapins, poules, et autres animaux de basse-cour. Sur cette même artère, le chaland croisera les stands des organisations professionnelles agricoles, les laiteries, les organismes stockeurs ou encore différents entrepreneurs et partenaires du monde agricole. Le Paysan du Haut-Rhin sera évidemment présent en tenant un stand commun avec Isagri, place Xavier Jourdain. L’occasion de présenter le journal, mais également ses nouveaux produits comme le site internet, les comptes Facebook et Twitter, la chaîne You Tube EAV PHR et ses reportages vidéos. La Chambre d'agriculture d’Alsace sera elle aussi fidèle au rendez-vous. « Les conseillers de l’antenne d’Altkirch seront présents pour rappeler nos missions et proposer aux agriculteurs nos services. Il y aura également du vin chaud et du jus de pomme de chaud. Enfin, nous proposerons un jeu concours par le biais d’un questionnaire avec trois questions. Parmi les bonnes réponses, un bulletin sera tiré au sort pour gagner un abonnement d’un an à notre outil internet « Mes P@rcelles ». La Chambre se doit d’être présente pour être, comme tout le reste de l’année, aux côtés des agriculteurs quelles que soient les circonstances, afin de les accompagner économiquement et techniquement », rappelle Jean-François Strehler, responsable de l’antenne d’Altkirch et conseiller grande cultures à la Caa. Les autres rues sont prises d’assaut par les marchands de la région, mais aussi de tout l’Est de la France, avec des produits insolites qui font le charme des foires commerciales. Les locaux profitent également de l’événement : les associations sportives et culturelles locales, les commerçants de la capitale du Sundgau, les bars et les restaurants avec leur menu « foire » seront sur le pied de guerre ce jeudi. Rappelons enfin que de nombreuses administrations, établissements publics et écoles seront fermés pour cette journée exceptionnelle dans la capitale sundgauvienne et que la tradition impose aux jeunes filles de 25 ans de porter le chapeau…  

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