Vie professionnelle

Planète Légumes

« Les Jeunes pousses »

Publié le 25/09/2016

Afin de créer une dynamique auprès des jeunes maraîchers et producteurs de légumes, un groupe qui leur est entièrement dédié vient d’être créé à l’initiative d’une poignée d’entre eux, membres de Planète Légumes.

« Nous en parlions depuis deux ans environ au sein de Planète Légumes. Mais le projet ne s’était pas concrétisé », rappelle Emmanuel Dollinger, vice-président de la structure, jeune maraîcher à Hœrdt. Avec Geoffrey Andna, maraîcher à l’Îlot de la Meinau, il relance en début d’année cette idée de créer un groupe de jeunes producteurs spécialisés en maraîchage, avec la ferme volonté d’aboutir. « Ce groupe s’est imposé comme une nécessité. » Une douzaine de jeunes ont participé à la première journée de rencontre, organisée en juin dernier sur l’exploitation de Geoffrey Andna, en présence de Pierre Lammert et Fabien Digel, respectivement président et directeur de Planète Légumes, de Julien Koegler, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs, et de l’ensemble des conseillers de Planète Légumes. Une journée constructive et positive : après la visite des serres, des cultures de plein champ et du parc matériels, les échanges se sont poursuivis autour d’un repas convivial qui a permis de constituer le groupe et d’acter son nom « Les Jeunes pousses de Planète Légumes ». « La vocation des Jeunes pousses est de partager tout ce qui peut nous permettre de progresser et d’améliorer nos techniques de production, d’accompagner les jeunes qui veulent se lancer dans la production et de les aider à avancer plus vite, indique Emmanuel Dollinger. Toutes les idées sont bonnes à prendre. » Pour lui, l’information technique est indispensable lorsque l’on démarre dans le métier. « La difficulté est qu’il faut la trouver et bien souvent aller la chercher. Avec ce groupe, l’idée est de l’offrir aux jeunes, en proposant régulièrement des réunions sur le terrain, en salle, en invitant des spécialistes, allant voir ce que font nos collègues dans d’autres régions de France ou à l’étranger. » Les thématiques des rencontres seront établies en fonction des besoins exprimés par le groupe. Ce groupe est ouvert à tous les jeunes dès la sortie du lycée, spécialisés en maraîchage, producteur sous serres, de plein champ, en conventionnel ou en bio. « Nous sommes un petit noyau très soudé de quatre à cinq jeunes producteurs, autour duquel se sont greffés d’autres jeunes, motivés. » Et Emmanuel Dollinger est convaincu qu’à force d’action, le cercle va s’étendre, le réseau se former. « Entre jeunes, on est tous au même niveau, on se sent plus libres pour s’exprimer, parler sans tabou. » Les Jeunes pousses de Planète Légumes se réuniront le 12 octobre chez Thibaut Diemer à Kolbsheim. Au programme, visite de l’exploitation, échanges et construction claire des objectifs et orientations du groupe. Deux intervenants extérieurs présenteront entre autres des sondes pour mesurer l’humidité. Tous les jeunes producteurs intéressés sont cordialement invités.

Jeu PHR-EAV-Groupama Grand Est-Chambre d’agriculture Alsace

L’heure des récompenses

Publié le 16/09/2016

Les gagnants du concours enfants et adultes du PHR-EAV, de Groupama et de la Chambre d’agriculture Alsace se sont retrouvés à la Maison de l’agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine pour recevoir leurs cadeaux.

Au programme cadeaux et barbapapa, grâce au partenarait d'Erstein. Les vainqueurs du concours de dessin de la Foire aux vins de Colmar, ont reçu leurs prix à la Maison de l’agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine. Ils ont été accueillis par Sophie Schwendenmann, directrice du PHR et de l’EAV, entourée par Libertad Galli, Charlène Jouan et Stéphanie Rosenfelder du service commercial, Nicole Dutreix et Stéphane Schneider de Groupama Grand Est, Angélique Amm de Colmar Expo, Danielle Bras, élue de la Chambre d’agriculture d’Alsace et Marie-Noëlle Behra de LK Tours. Le concours destiné aux enfants jusqu’à 12 ans, organisé pour la première fois en 1998 et qui a vu la participation en 18 ans de plus de 6 000 dessins, a connu une nouvelle fois un joli succès avec 181 dessins en lice. Cette année, le thème « Dessine-moi l’Alsace dans ton assiette » a donné lieu, malgré une trame un peu difficile, a de très belles réalisations. Soulignant la richesse de la gastronomie alsacienne exprimée dans tous ces dessins, Danielle Bras a rappelé que « derrière ces plats se cachent tout un savoir-faire, beaucoup de travail et de rigueur, de la passion et de l’excellence de la part de nos agriculteurs et producteurs ». 60 dessins ont été déposés dans la catégorie des moins de 6 ans, 73 dans la catégorie des 7 à 9 ans et 48 dans la catégorie des 10 à 12 ans. Les trente meilleurs ont été retenus et ont été récompensés par tous les partenaires mercredi avec pour tous les participants un set de pâtisserie et quelques lots Groupama. Les premiers de chaque catégorie (Manoa Eliezer dans la catégorie des moins de 6 ans, Elena Bernhard dans la catégorie 7 à 9 ans et Élise Haag dans la catégorie 10 à 12 ans) sont repartis avec en plus un vélo et les deuxièmes et troisièmes ont, pour leur part, été récompensés par un bon d’achat. À noter qu’à l’instar des années passées, les filles ont été les plus inspirées, avec 24 lauréates sur les 30 gagnants. Du côté du jeu-concours proposé aux adultes pour la seconde année consécutive, les participants ont validé leur participation sur l’ordinateur mis à leur disposition sur le stand. Au final, trois d’entre eux ont été tirés au sort. Il s’agit de Philippe Bunner de Bennwihr, Dominique Schermesser de Gundolsheim et Bertrand Utard d’Heidolsheim qui remportent chacun un séjour pour deux personnes de trois jours et deux nuits en demi-pension à l’hôtel Rita à Langenfeld en Autriche.

Publié le 16/09/2016

Face à la crise agricole sans précédent, les représentants des OPA se sont réunis pour s’organiser et définir des modalités d’accompagnement des exploitations pour passer le cap.

Devant les difficultés rencontrées par les exploitants, des responsables des OPA se sont réunis le lundi 5 septembre. « Des crises, l’agriculture en a connu beaucoup, mais cette dernière inquiète par son ampleur, sa durée et aussi par le fait qu’elle touche l’ensemble des productions », a souligné Laurent Wendlinger, président de la Chambre d’agriculture d’Alsace. Une situation sans précédent Le bilan est accablant, la baisse des prix se mêle aux difficultés climatiques. « En deux mois, nous sommes passés des trombes d’eau à la canicule. Les produits céréales, lait et viande ne permettent pas de couvrir les charges. Il y a urgence », a insisté Denis Nass, président de la FDSEA du Haut-Rhin. « Face à la crise sans précédent que nous traversons, les réponses à apporter viennent avant tout des niveaux européens et nationaux, mais il nous appartient localement d’organiser une réponse structurée pour soutenir du mieux que nous pouvons les exploitations », a ajouté Franck Sander, son homologue bas-rhinois. Thomas Thuet, président de la CAC, s’est dit inquiet : « La commercialisation des blés est délicate, ce qui aura forcément des conséquences pour les agriculteurs. Dans les exploitations, on arrive dans une situation où même les meilleures éprouvent des difficultés financières, c’est dire l’ampleur du problème. » La situation pour les jeunes agriculteurs est particulièrement tendue, a souligné Pierre Meyer, secrétaire général des JA du Haut-Rhin. Contrairement aux autres exploitations, les nouveaux installés ne disposent pas de réserves pour passer cette période difficile et ils ont souvent consenti des efforts financiers importants pour s’installer. Thomas Gillig, président des JA du Bas-Rhin, constate que malgré la crise, les jeunes restent motivés pour l’installation : « C’est une bonne chose mais la réalité rattrape parfois les jeunes avec des prévisions de salaire en dessous du Smic ». La viticulture n’échappe pas à la crise, a rappelé Jérôme Bauer, président de l’Association des viticulteurs d’Alsace : « Nous sortons de plusieurs années avec des volumes de production faibles ». Une embellie était prévue cette année, mais la chaleur de ces derniers jours pourrait avoir des conséquences sur les rendements. La gestion du mildiou a également causé des pertes dans certaines parcelles et occasionné d’importants surcoûts pour les viticulteurs. David Herrscher, président de la MSA d’Alsace, a rappelé les actions engagées. Les sept points de baisse des charges obtenus suite aux actions de la FNSEA et des JA en septembre 2015 ont d’ores et déjà été retirés des appels de mai. « Nous avons procédé à des échelonnements et reports dans la limite des crédits qui nous ont été affectés. Ces actions ne sont pas une fin en soi et nous aimerions faire plus », a-t-il concédé. À court terme, la MSA réclame des enveloppes nationales pour aider les exploitants et sur le long terme des réponses plus structurelles doivent être apportées. Le déplafonnement des points retraite serait une des mesures à promouvoir, selon lui. Jean-Paul Bastian, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, a rappelé qu’il faut distinguer les problèmes conjoncturels et structurels. « J’entends dire en ce moment qu’il faut tout changer, revoir le modèle, réformer la Pac en 2020. Attention à ceux qui promettent le grand soir. Basculer l’argent des aides directes vers des mesures de marché peut paraître une bonne idée mais, dans beaucoup d’exploitations, les aides directes constituent le peu de salaire qui reste. » La succession d’épisodes climatiques exceptionnels renforce le besoin d’un système assurantiel, a noté Rémy Losser, président de la Fédération Alsace de Groupama Grand Est. En Alsace, plus de 60 000 hectares ont été déclarés au niveau de l’assurance climat auprès de Groupama. « Nous avons tenté d’être le plus efficaces possible pour accélérer les paiements. Toutefois, sous sa forme actuelle la pérennité du modèle assurantiel est clairement menacée, car ce dernier affiche des déficits trop importants. » L’État devra s’engager financièrement sous peine d’une augmentation importante des cotisations qui diminueront les souscriptions. Passer le cap Les représentants des différents centres de comptabilité et de gestion ont insisté sur le besoin de travailler de concert avec les organismes bancaires et les organisations économiques. Il s’agit de définir la meilleure stratégie pour pérenniser l’exploitation. Le président du Crédit Agricole Alsace Vosges, Henri Buecher, a indiqué que les banques sont pleinement mobilisées pour accompagner les agriculteurs dans ces périodes difficiles. Si les différents établissements bancaires ont déjà identifié les situations fragiles, voire critiques, leurs représentants ont rappelé que l’appui ne doit pas simplement être financier, il doit être dans certains cas technique et social, d’où l’importance d’un constat partagé. Jean-Paul Bastian a insisté sur la nécessité impérieuse d’obtenir de la part des pouvoirs publics des mesures d’accompagnement à la hauteur des difficultés actuelles, notamment une année blanche pour assurer une trésorerie suffisante aux agriculteurs. Il a également indiqué que le Conseil régional s’était engagé à compléter ce dispositif avec des mesures spécifiques et complémentaires. Laurent Wendlinger a proposé de s’organiser pour mettre en place des cellules d’accompagnement au niveau de chaque département afin d’identifier et traiter les cas les plus difficiles. Il a insisté sur la nécessité de travailler de concert entre toutes les organisations pour permettre aux agriculteurs de passer le cap.

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