Cultures

Publié le 29/03/2021

Avec 5 300 hectares en 2021, la sucrerie d’Erstein va tourner à bas régime. Les dirigeants de Cristal Union mettent donc en place d’importants moyens pour conquérir de nouveaux planteurs afin de ne pas avoir à se priver du bassin de production alsacien, alors que ses atouts sont nombreux, et que les voyants sont au vert sur le marché du sucre.

Depuis 2017 et la fin des quotas sucriers, la filière betteravière traverse des années difficiles, affectée par des marchés longtemps atones, des problèmes sanitaires… Résultat, la surface betteravière a baissé en Alsace. Et, alors que la sucrerie a besoin d’au moins 7 000 ha de betteraves pour tourner à plein régime et donc être pleinement rentable, la surface s’est encore réduite cette année passant de 6 000 à… 5 300 ha. Le compte n’y est pas. « Cette situation n’est pas viable pour la sucrerie d’Erstein », explique Olivier de Bohan, président de Cristal Union. L’Alsace est donc confrontée à un véritable enjeu : il faut augmenter la sole betteravière pour pérenniser la filière. « Nous avons pu constater la capacité d’adaptation des planteurs historiques par le passé, mais aussi leur limite. C’est pourquoi nous devons aller chercher au moins 2 000 ha de betteraves supplémentaires auprès de nouveaux producteurs pour 2022. C’est un point majeur car de ces 2 000 hectares supplémentaires se décidera l’avenir du site », annonce Olivier de Bohan. Gérard Lorber, président de la section d'Erstein, est optimiste car la région a la capacité de répondre à cet objectif d’augmentation de 2 000 ha. Pour y parvenir, une équipe de techniciens va être déployée dès ce printemps pour démarcher des agriculteurs sur le terrain et démontrer les forts atouts de la culture de la betterave. L’associée idéale du maïs Car la filière betteravière ne manque pas d’atouts. Il y a tout d’abord la sucrerie d’Erstein, dans laquelle Cristal Union a régulièrement investi. Elle traite actuellement quelque 6 500 t de betteraves/j pour produire 1000 t de sucre/j, grâce à une capacité de cristallisation qui a été doublée. Mais elle a les capacités de traiter beaucoup plus. Le site pourrait aller jusqu’à 9 000 hectares ! Si cet outil industriel performant devait être fermé, il serait définitivement perdu et cela signifierait la fin de la culture de la betterave en Alsace. Or la betterave constitue une partenaire idéale du maïs dans les successions culturales. « La diversité des assolements n’est pas seulement rendue obligatoire par la Pac, elle est aussi de plus en plus souvent exigée par nos clients car les consommateurs eux-mêmes sont de plus en plus soucieux des conditions de production de leur alimentation. Pour conserver nos débouchés, nous devons désormais garantir certaines conditions de production. C’est une question de commerce », pointe Olivier de Bohan. En outre, pour contenir la population de chrysomèles des racines du maïs à un niveau acceptable pour la culture phare de la plaine d’Alsace, la rotation culturale constitue la mesure la plus efficace et la plus économique à mettre en œuvre. Se priver de la betterave, c’est donc se priver d’une arme mais aussi d’une source de revenu car la betterave est une culture économiquement très intéressante à produire en Alsace. « En 2020, le bassin d’Erstein affiche le deuxième rendement agricole du groupe », souligne Bruno Labilloy, directeur agricole du groupe, qui avance encore « le potentiel d’irrigation de la plaine d’Alsace confère de la résilience aux cultures ». Gérard Lorber, président de la section d’Erstein, met quant à lui en avant la capacité de la betterave à valoriser les précipitations automnales, surtout après un été sec. Enfin, pour les éleveurs, les pulpes de betterave surpressées représentent un ingrédient riche en énergie, bienvenu dans les rations des vaches laitières. Une filière sécurisante La betterave est l'une des seules cultures qui peut être valorisée de trois façons différentes : en sucre, en alcool et en éthanol. Un atout majeur, qui permet à l’industrie betteravière de s’adapter avec agilité, en fonction des besoins du marché, et tout cela au plus proche des consommateurs. Au-delà des atouts agronomiques de la betterave, Olivier de Bohan avance des arguments socio-économiques : « Grâce à l’organisation des producteurs en coopérative, ils sont aussi fournisseurs d’alcool et de sucre, commercialisés en direct par Cristalco, la filiale commerciale du groupe Cristal Union. Un très bon exemple de circuits court », pointe Olivier de Bohan. Il ajoute : « Lorsque l’épidémie de coronavirus a démarré en France, nous avons manqué de masques, nous avons manqué de tests, mais jamais de gel hydro-alcoolique car nous le produisions en direct sur nos territoires avec nos betteraves ! ». L’organisation collective de la filière permet aussi de mutualiser les chantiers, du semis à la récolte, en lien avec un service technique bien rodé, « les nouveaux planteurs n’auront donc pas d’investissements spécifiques à prévoir pour se lancer dans la culture », indique Bruno Labilloy. Enfin, l’Alsace bénéficie d’une position géographique stratégique, et de la marque « Erstein », appréciée par les consommateurs locaux, et qui a « toute sa place dans notre politique d’élargissement de notre gamme », assure Olivier de Bohan. « La jaunisse est derrière nous » Tous ces atouts n’ont pas empêché la surface accordée à la betterave dans les assolements de baisser. Plusieurs raisons viennent expliquer ce revers. Tout d’abord l’épisode de jaunisse en 2020, lié à la fois à une forte pression en pucerons, et au retrait des néonicotinoïdes, qui a rendu la maîtrise du ravageur plus difficile, donc la propagation du virus plus aisée. « Ça a été une descente aux enfers avec, au final, une baisse des rendements de 30 %, au niveau national », concède Olivier de Bohan. Mais il préfère regarder l’avenir : « Cette crise sanitaire de la jaunisse est derrière nous. Elle a démontré notre capacité à réagir et celle de notre ministre de l'Agriculture à prendre les décisions qui s’imposaient, en permettant le retour dérogatoire pour trois ans des néonicotinoïdes en enrobage de semences, pour la culture de la betterave, le temps de trouver des alternatives efficaces. » Certes, quelques points restent à éclaircir sur les conditions d’emploi des semences traitées, mais l’Anses devrait apporter des réponses « d’ici septembre ». Au-delà, « il faudra tirer les enseignements de cette crise », analyse Olivier de Bohan. Le principal, c’est qu’il faut intensifier les travaux de recherche, que ce soit en génétique ou en biocontrôle. Mais, plutôt que de se focaliser sur une année 2020 qui a été « exceptionnelle », il appelle à prendre du recul. « Nous avons tous les ingrédients pour produire de la betterave de manière durable. D’autant plus en Alsace, où elles ont été relativement épargnées par l’épidémie de jaunisse. Et puis, aucune production n’est à l’abri d’une crise sanitaire mais je reste confiant car la recherche progresse extrêmement vite… », dit-il. Vers une meilleure rémunération de la betterave Un optimisme qui vaut aussi en ce qui concerne les marchés « qui repartent à la hausse, souligne Olivier de Bohan. Il développe : « Nous bénéficions, bien sûr, de l’amélioration progressive des marchés. Mais, surtout, nous avons su prendre les décisions qui s’imposaient, en restructurant notre outil industriel, quand il en était encore temps. Nous savions que nous ne pouvions maintenir tous nos sites de production, sous peine de fragiliser l’ensemble du groupe. Nous avons la preuve, aujourd’hui, de la pertinence de cette stratégie car, alors que certains acteurs ont été très affaiblis par la jaunisse de la betterave, nous allons être en mesure, malgré cette crise, d’afficher de bons résultats et une situation financière totalement saine cette année ». Ce qui permet d’envisager une meilleure rémunération de la betterave. La coopérative a donc de bonnes nouvelles à annoncer à ses planteurs, lors des prochaines assemblées de section, qui auront lieu mi-mai, sous format distanciel. Malgré les épidémies - de coronavirus et de jaunisse - qui ont perturbé 2020, annus horribilis de la filière betteravière, « nous avons su résister, grâce aux décisions qui ont été prises. Notre restructuration nous confère davantage de flexibilité. Elle nous permet de résister, lorsque les cours sont bas, et d’être performants, lorsqu’ils repartent à la hausse, comme c’est le cas actuellement ». Les marchés se portent mieux, les solutions agronomiques aux problèmes sanitaires arrivent. Il faut aller de l’avant. Le moment est donc essentiel pour l’Alsace : augmenter significativement les surfaces emblavées de 2 000 ha pour ne pas laisser s’éteindre la sucrerie

Publié le 28/03/2021

Cinq agriculteurs bas-rhinois se lancent cette année dans la culture des légumes secs. 38 ha seront semés prochainement après une phase d’expérimentation menée en 2020 avec Planète Légumes et un test de mise en marché réalisé par l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla).

Alors que la production de légumineuses pour l’alimentation du bétail est entrée dans les mœurs, celle de légumes secs destinés à l’alimentation humaine est encore anecdotique en Alsace. Peut-être plus pour très longtemps. Cinq agriculteurs bas-rhinois se lancent cette année dans la culture des lentilles vertes, lentilles corail, pois chiches, quinoa et haricots rouges. 38 ha vont être semés prochainement, l’objectif étant de récolter 80 tonnes de légumes secs à l’issue d’un cycle de 90 à 120 jours. Cédric Steinlé, agriculteur à Plobsheim, a eu l’idée de se lancer dans cette production l’an dernier, suite à une récolte de maïs 2019 catastrophique dans des terres non irriguées. Il a implanté 1 ha de lentilles, 1 ha de pois chiches et 1 ha de quinoa en 2020 et s’apprête à passer à 8 ha au total cette année. Il voit dans ces cultures de nombreux avantages. Les légumineuses (famille dont seul le quinoa ne fait pas partie) ne nécessitent presque pas d’intrants, en particulier pas d’engrais azotés, très peu de potasse et de phosphore, et peu voire pas de produits phytosanitaires. De plus, elles améliorent les rotations et sont peu gourmandes en eau, ce qui en fait des cultures tout à fait dans l’air du temps. Sur le plan nutritionnel, les légumineuses sont à la fois source de protéines, de fibres, de minéraux et de vitamines B et ne contiennent pas de gluten. Leur faible teneur en graisses et leur indice glycémique bas en font des alliés pour la santé.   Les légumes secs d'Alsace font leur bout de chemin ??. Vous en pensez quoi d'une filière cultivée en Alsace? ? Publiée par Fruits et légumes d'Alsace sur Mercredi 24 mars 2021   Olivier Hiss, agriculteur à Eschau, s’est lui aussi laissé tenter par la culture des légumes secs. Il sèmera pois chiches, lentilles et quinoa ce printemps dans l’objectif de diversifier son assolement, constitué essentiellement de maïs, blé et betteraves sur 65 ha. S’il peut compter sur le retour d’expérience de son collègue et sur les informations glanées ici et là, il est conscient que cette année sera « une année de découverte ». Il ne choisira pas des terres trop lourdes, utilisera son semoir à céréales pour semer les graines et pense se limiter à un désherbage après semis, éventuellement complété par un binage. Avec les autres agriculteurs impliqués dans cette micro-filière (trois sont en conventionnel, deux en bio), il envisage d’investir dans une faucheuse-andaineuse pour couper les tiges, avant de les faire sécher et de récolter les graines à la moissonneuse-batteuse. Il restera alors à les trier et à les ensacher pour pouvoir les commercialiser. Un marché à prendre Pierre Lammert, président de l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla), croit au développement de ces cultures. « Les Français consomment 1 kg de légumineuses par an, c’est deux fois moins que les Européens et quatre fois moins que la consommation mondiale », dit-il. Planète Légumes, la station de recherche du Grand Est, mène des essais depuis deux ans pour trouver les variétés adaptées au contexte pédoclimatique alsacien. L’Ifla, de son côté, a conçu des emballages mettant en avant l’origine alsacienne et mené des enquêtes en magasin pour savoir quel prix les consommateurs alsaciens étaient prêts à payer pour des lentilles ou des pois chiches produits localement. Résultat : 5 à 20 % plus cher que pour des produits importés. « Il y a un marché à prendre », affirme Pierre Lammert en rappelant qu’en France, 50 % des légumineuses destinées à la consommation humaine sont importés. « Quand une idée germe, il faut l’accompagner », fait valoir de son côté Paul Schiellein, au nom de la Chambre d’agriculture Alsace (CAA). C’est précisément ce que fait la CAA, qui est aux côtés des agriculteurs pour leur permettre de s’adapter et d’évoluer vers des productions de qualité. La diversification va de pair avec la souveraineté alimentaire, ajoute l’élu. La collectivité européenne d’Alsace (CEA) est sensible à cette dimension, rappelle son président, Frédéric Bierry. Elle œuvre depuis plusieurs années à la promotion d’une alimentation saine et équilibrée dans les cantines scolaires des collèges et d’un approvisionnement en produits de qualité d’origine locale. Différentes actions sont menées dans ce sens en partenariat avec la CAA et l’Ifla. La formation des chefs des restaurants scolaires de collège, dans le cadre des dispositifs « Mangeons sain, jetons moins » et « Plaisir à la cantine », en est une illustration. La sensibilisation aux vertus des légumineuses a trouvé un écho très favorable auprès des cantines scolaires : dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, qui avait lieu du 22 au 26 mars, 29 collèges alsaciens ont ainsi décidé de les mettre au menu. Ils ont passé commande de 550 kg de lentilles et 320 kg de pois chiches à la plateforme Appro Alsace. En parallèle, des volontaires en service civique de la CEA ont proposé aux collégiens des animations sur le thème des pesticides, de l’autonomie alimentaire et des légumineuses.

Sève de bouleau

Une production qui monte

Publié le 24/03/2021

C’est le printemps ! La sève monte. Les arbres bourgeonnent. Les bouleaux, pas encore. Avant que leur suc ne s’épaississe, Sève’up le récolte et le conditionne. Eau végétale, la sève fraîche de bouleau aurait des vertus détoxifiantes. Sève’up est précurseure en Alsace.

Une petite cure de sève fraîche de bouleau permettrait de nettoyer l’organisme. Forts de leurs connaissances, Myriam Raoux et Christian Mallo ont commencé, il y a dix ans, en Alsace, à récolter le précieux suc. « 100 % locale, 100 % naturelle, 100 % fraîche », affiche le site internet de leur entreprise Sève’up. La sève est labellisée bio, précise Myriam. Elle est pure. Les trois litres sont vendus entre 25 et 35 euros, environ, selon qu’ils sont destinés à des magasins ou à des particuliers… et sur réservation uniquement ! « Nous n’avons pas de stock. La sève fraîche a une DLC de six semaines. Elle se conserve au frais, entre 2 et 4 °C », explique Myriam. Le printemps est donc une grosse période pour Sève’up, qui travaille en flux tendu. C’est Christian qui est à la manœuvre, en forêt. Myriam, à la logistique commerciale, raconte leur histoire et la récolte, pas à pas. « Quand j’étais petite, nous allions en vacances, en Ariège. Le paysan voisin récoltait de la sève de bouleau, au printemps, pour sa consommation personnelle. Nous avions goûté », se souvient, depuis son bureau à Wilshausen, Myriam. Christian, lui, a découvert cette production saisonnière en Ukraine, lors d’un voyage. Depuis 2012, ils récoltent et vendent de la sève fraîche de bouleau en Alsace. Aujourd’hui, une centaine de magasins spécialisés et bio de la région commercialisent leurs poches, aux alentours de 39 euros : une réelle success story. C’est du boulot ! Avant tout, il faut demander aux autorités la permission d’exploiter les bouleaux en forêt. « On verse une redevance », relève Myriam. En 2019, la sève de 1 500 arbres était prélevée. Depuis 2020, 3 000 arbres sont « troués ». Myriam et Christian souhaitent garder l’emplacement de « leurs » sites secrets. « Ils sont au cœur des forêts d’Alsace », lâche juste Myriam. Au début de l’aventure, Sève’up avait organisé une visite. S’en était suivi le vol de leur matériel de récupération, beaucoup de seaux : « une grosse déception » et une perte pour les acolytes qui avaient à cœur de partager leur savoir-faire. La récolte de la sève de bouleau est journalière. Elle démarre en février ou en mars, selon la météo. Mi-mars est la période normale, d’après Myriam. Cette année, la récolte a débuté le 10 mars. Elle dure entre quatre à six semaines, tant que la sève n’a pas atteint le sommet de l’arbre, qu’il ne bourgeonne pas. Après, la sève s’épaissit et arrête de couler. « C’est la nature qui décide, souligne Myriam Raoux. On ne force pas l’arbre. On ne le brusque pas. Il va donner ce qu’il n’utilise pas pour sa propre consommation, son développement. » Les récoltants percent un petit trou, d’un centimètre de diamètre, environ, dans l’écorce du bouleau. Y est inséré un tube alimentaire, qui permet à la sève de se déverser dans un seau hermétique. Tout est réalisé en circuit fermé : aussi pour le filtrage et le conditionnement. « On vide les seaux tous les jours. Parfois, on récolte un verre, un fond de seau ; d’autres matins, jusqu’à deux litres ! », confie Myriam. Volume et surveillance Le procédé est très simple, admet-elle. « Plein de personnes récoltent dans leur jardin, ajoute Myriam. Mais il faut tenir compte de la qualité des sols aussi, si on veut une sève vertueuse. » Celle de Sève’up est analysée en laboratoires, puisque c’est un produit alimentaire ; non pasteurisé, de plus. « On ne récolte qu’un an sur deux », insiste la quinquagénaire. Le repos de l’arbre est primordial pour Christian et elle. En 2020, stoppée par la crise sanitaire, la récolte n’a donné que 6 000 litres. En 2019, alors que moitié moins d’arbres étaient prélevés, 16 000 litres de sève avaient coulé. Quand la source se tarit, « on enlève le tube et on ferme le trou. On le bouche avec une petite branche de l’arbre pour qu’il n’y ait pas de rejet. On réalise le pansement avec un mélange de sève, de terre et d’argile verte, pour qu’il n’y ait aucun interstice par lequel des parasites pourraient passer », développe Myriam. L’opercule va sécher puis se désintégrer. Christian reste vigilant pendant plusieurs semaines après. Ils ne sont pas reconnus agriculteurs. Et pour cause, si deux tiers de leurs revenus proviennent de Sève’up, un tiers résulte des formations en géobiologie (ou sourcellerie) qu’ils dispensent. Christian est aussi magnétiseur. Sève’up finance d’ailleurs l’association géobiologie environnement habitat santé (AGEHS), fondée par Christian, qui vient en aide aux personnes électro-hypersensibles, puisque cette nouvelle pathologie, reconnue par l’OMS, n’est pas prise en charge en France par la Sécurité sociale. Un peu plus d’un dixième du chiffre d’affaires de l’entreprise (15 000 euros sur 120 000) a été reversé à l’association en 2019. « Le risque zéro n'existe pas » « La sève de bouleau s’acidule lorsqu’elle entre dans sa phase de fermentation, ce qui n’empêche pas sa consommation. Elle est drainante car diurétique, reminéralisante, et c’est un salicylé, c’est-à-dire qu’elle aurait les mêmes propriétés que l’aspirine, anti-inflammatoires et antalgiques. Elle pourrait donc être préconisée contre les rhumatismes. Mais on la déconseille aux personnes allergiques à l’aspirine et, bien sûr, au bouleau, même si ce sont les graminées de l’arbre qui provoquent les allergies. Le risque zéro n’existe pas. Il faut être vigilant. Et, dans tous les cas, consulter son médecin, si on a le moindre doute », conseille Myriam Raoux. Une cure dure en général trois semaines. Six litres sont alors nécessaires. Certains adeptes appliquent aussi la sève de bouleau sur leur peau - L’Oréal en utiliserait pour composer une crème de jour - ou leurs cheveux - elle favoriserait la pousse. « Mieux vaut la boire quand même, préconise Myriam. C’est un produit à la mode, qui a tendance à se développer. Il est important de bien vérifier l’origine de la sève de bouleau. » Rares sont les producteurs qui la proposent en frais, d’autant plus si elle vient des pays de l’est de l’Europe.       Comme à chaque printemps la société sève’up commercialise la sève de bouleau fraiche bio d’Alsace . La saison s’étale... Publiée par Christian Mallo sur Lundi 22 février 2021        

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