Cultures

Publié le 10/03/2020

Expérimentation, conseil, accompagnement des filières : Planète Légumes est présent sur tous les fronts. La station, qui cherche à réduire sa dépendance aux subventions, a lancé une enquête de satisfaction auprès de ses adhérents.

Les adhérents de Planète Légumes sont satisfaits de leur station et de ses actions : c’est ce qui ressort d’une enquête menée du 26 décembre au 28 janvier dernier auprès des 485 adhérents de la station (lire l'encadré). « Nous voulions savoir si nous étions dans le vrai par rapport à nos orientations », a expliqué Pierre Lammert, son président, lors de l’assemblée générale qui a eu lieu le 13 février à la Maison de l’agriculture à Schiltigheim. Planète Légumes entame donc l’année 2020 avec la satisfaction de voir reconnu son travail d’expérimentation, de conseil et d’accompagnement des filières. La station a connu un renouvellement assez important de son équipe en 2019, a informé Pierre Lammert. Fabien Digel, son directeur, ayant pris des responsabilités supplémentaires à la Chambre d’agriculture Alsace, il est désormais épaulé par Yannick Wir, qui consacre une partie de son temps à encadrer l’équipe technique composée de dix conseillers. La station a également embauché un salarié chargé des appels à projets, Wilfried Paget. Ceux-ci constituent, en effet, une nouvelle source de financement, à l’heure où les subventions publiques se réduisent. Grâce à cette embauche, Planète Légumes a répondu à quatre appels à projets dont les résultats seront connus en mars. À ce jour, indique Pierre Lammert, le financement de Planète Légumes est assuré à 50 % par les subventions (contre 70 %, il y a encore quelques années), le reste provenant à parts égales des cotisations des adhérents et des prestations. Cette évolution est inévitable dans un contexte de réduction des moyens, note Denis Ramspacher, président de la Chambre d'agriculture Alsace. La diversification des sources de financement lui permet d’assurer ses missions quand d’autres stations d’expérimentation, trop dépendantes des subsides publics, ont dû fermer leurs portes. Planète Légumes perçoit ainsi 100 000 € de subventions de la Crage (Chambre régionale d’agriculture Grand Est), et autant de la Région Grand Est au titre du contrat de filière. Les autres contributeurs sont l’Agence de l’eau, l’Ademe et dans une moindre mesure, le Casdar. FranceAgriMer n’accorde des financements que dans le cadre d’appels à projets, précise Pierre Lammert. La Chambre d’agriculture Alsace met également deux de ses conseillers à disposition de Planète Légumes. Certification HVE : une demande croissante La séparation de la vente de produits phytosanitaires et du conseil, qui interviendra au 1er janvier 2021, va renforcer les missions de conseil de Planète Légumes. La station accompagne déjà les producteurs dans les certifications notamment la certification haute valeur environnementale (HVE2/HVE3). Cette certification est demandée par les restaurants scolaires, qui doivent se conformer à l’obligation d’utiliser 50 % de produits sous signe de qualité ou 20 % de produits biologiques à partir de 2022. Or, en fruits et légumes, il n’y a pas de signe de qualité en dehors du bio. « Il y a une réflexion à avoir d’ici au 1er janvier 2022 », souligne Pierre Lammert, qui fait état de la demande croissante pour un approvisionnement provenant d’exploitations certifiées HVE. En 2019, Planète Légumes comptait 485 adhérents, contre 40 en 1997, constate Fabien Digel. Les deux-tiers d’entre eux sont installés en Alsace mais la station compte aussi 60 adhérents en Lorraine, une petite centaine en Champagne-Ardenne et 41 ailleurs en France. Ils ont accès à huit « menus » différents, dont le menu maraîchage, le plus plébiscité. 90 % des adhérents sont en agriculture conventionnelle mais les producteurs biologiques sont plus nombreux chaque année et cela va probablement continuer, estime Fabien Digel. Soixante expérimentations conduites en 2019 Soixante expérimentations ont été conduites en 2019. Les conseillers de Planète Légumes les ont passées en revue : essais de désherbage en oignons jaunes et en oignons de printemps, lutte alternative contre l’altise et essai variétés en choux, gestion des adventices en maraîchage bio, désherbage des céleris et des carottes, désherbage de l’interrang en culture de fraise, irrigation par goutte à goutte en raifort, résistance à l’alternaria en pommes de terre… En adhérant à Planète Légumes, et en fonction du menu qu’ils ont choisi, les producteurs ont accès aux résultats de ces essais, mais aussi à des réunions techniques, des démonstrations, des avertissements et bulletins techniques. Une partie des essais seront reconduits en 2020, d’autres seront nouvellement lancés cette année. La station poursuivra également les essais d’homologation de produits phytosanitaires qu’elle réalise à la demande des firmes. L’opération Légumes Mieux, destinée aux producteurs qui souhaitent se convertir au bio, se poursuit en 2020. Elle a concerné 50 producteurs la première année. La station anime également un réseau Dephy légumes, avec pour objectif de tester et valider des solutions alternatives aux traitements chimiques.

Association des planteurs de houblon d’Alsace (APHA)

Emploi, pérennisation de la filière, les enjeux du futur

Publié le 25/02/2020

Bilan 2019, pistes d’action pour l’avenir de la production, l’assemblée générale de l’association des planteurs de houblon d’Alsace (APHA) du 31 janvier a réuni une trentaine de participants à Truchtersheim, en présence de nombreuses personnalités dont le président de la FDSEA, Franck Sander.

C’est au Trèfle à Truchtersheim que le président de l’APHA, Jean-Paul Ulrich, a accueilli les participants à leur assemblée générale statutaire. Il a remercié de leur présence Franck Sander, président de la FDSEA, Bernard Ingwiller, président de l’Association générale des producteurs de houblon de France (AGPH), Éric Trossat, président des Brasseurs d’Alsace et Marc Moser, président du Comptoir agricole. Désarmés face au mildiou Le président est revenu sur l’année écoulée, qualifiée « d’atypique ». La météo a été particulièrement instable, « très humide en avril ». Ces pluies ont fait surgir des attaques importantes de mildiou, touchant toutes les parcelles et laissant les planteurs démunis face « au manque de produits phytosanitaires efficaces ». Ce sont les fortes chaleurs qui ont arrêté la propagation de la maladie. Les nuits fraîches ont limité les dégâts liés à la sécheresse, qui a poussé les producteurs à « reculer au maximum la date de récolte ». Au final, le rendement moyen de cette année reste néanmoins « honorable », a indiqué le président. Confrontée au manque de main-d’œuvre, la filière cherche des solutions et expérimente. Autre facteur limitant pour la production évoquée par le président, celui du renouvellement des générations, sur fond de prix rémunérateur. Les planteurs, avec les 12 à 15 variétés actuellement plantées, sont en mesure de répondre aux demandes et aux besoins aromatiques des brasseurs, « il s’agit de jouer la carte locale du houblon », a conclu le président. Si la profession a frôlé « les incidents sanitaires l’année dernière », Bernard Ingwiller a précisé que l’Europe a également subi ces maladies, en Slovénie, 200 ha ont été touchés par le charançon, qui a aussi sévi en Allemagne. « C’est un défi technique qui impacte le choix des futures variétés ». La filière ne pourra pas supporter le coût financier, en gardant les surfaces, « les collectivités doivent donc intervenir de façon colossale » a affirmé Bernard Ingwiller. Face au changement climatique, l’Allemagne irrigue désormais 27 % de ses surfaces en houblon. Le lycée agricole d’Obernai a également pris cette initiative. Bernard Ingwiller a souligné l’importance d’un engagement commun dans l’avenir pour stabiliser et développer la filière. « On n’imagine pas l’Alsace sans houblon », a conclu le président. Francis Woehl a présenté le rapport d’activité en soulignant l’importance de la qualité du houblon, « indispensable pour cette production de niche ». Face aux problèmes d’installation, il a évoqué un modèle économique différent, avec des surfaces « plus restreintes », qui pourrait représenter une source de diversification pour certains agriculteurs, à condition d’un engagement préalable réciproque sur les prix avec le Comptoir agricole. « Restons unis et groupés », a-t-il conclu. Terrajob, une plateforme pour l’emploi L’accès à la main-d’œuvre est une problématique récurrente en houblon. Joseph Schneider a présenté le bilan de l’expérience menée avec la Région, qui a concerné cinq personnes bénéficiaires du RSA, qui pouvaient le conserver en travaillant sur les exploitations. « Des jeunes dynamiques et volontaires », a-t-il décrit. Mais l’expérience s’est tout de même soldée par le désistement de ces personnes. Sans regret, Joseph Schneider s’est dit prêt à « renouveler cette expérience avec des propositions mieux étudiées ». Joseph Lechner, le responsable du dossier emploi à la FDSEA, et membre de la commission nationale emploi, a souligné que « le marché du travail se tend ». Il est « plus difficile d’embaucher actuellement, et ceux qui restent sur le front de l’emploi sont les moins employables, très éloignés du monde du travail ». Il a présenté la plateforme Terrajob, créée fin 2019. C’est un groupement d’employeurs, au nombre de sept, « obligatoire dans le droit local », d’où l’appel à des institutions, comme la FDSEA, la MSA, Alsace Agriservices… Cette plateforme complète l’ensemble des initiatives sur le secteur de l’emploi. Les solutions sont multiples, notamment la possibilité de faire appel aux migrants, qui sont « prêts à travailler, s’ils y sont autorisés », une question à travailler avec les collectivités locales et départementales. Marc Moser a souligné l’importance de l’emploi, « un enjeu majeur » pour accompagner la filière houblon et les autres : « C’est la survie du modèle agricole départemental qui est en jeu », a déclaré le président du Comptoir agricole, qui fait « au mieux » pour que le houblon reste une culture rémunératrice. Planteurs et brasseurs, œuvrer pour un partenariat gagnant-gagnant Éric Trossat a évoqué l’évolution du monde brassicole, marqué par l’émergence des microbrasseries, qui sont désormais plus de 2 000 en France. Ces brasseurs ramènent sur le marché de nouveaux clients, « un élan qui profite aux producteurs de houblon ». « La France est devenue le premier pays européen en matière de brasseries », dépassant l’Allemagne et la Belgique. Il a évoqué les changements dans les grandes brasseries, un nouveau PDG pour Kronenbourg, un changement d’actionnaire pour Saverne. « Il y a davantage de brasseurs artisans, à vous de positionner le houblon d’Alsace », a déclaré le président des Brasseurs d’Alsace, confiant dans l’avenir de la production. Franck Sander s’est quant à lui interrogé sur l’ambiance particulière de cette année : « Tous les voyants sont au vert, avec 500 ha de houblon, un nombre de brasseries en hausse, et pourtant il n’y a pas de commercialisation correcte ». Il a donc adressé au représentant des Brasseurs d’Alsace un appel du pied « pour un partenariat gagnant-gagnant, basé sur la contractualisation » ainsi que pour l’incitation à l’achat de houblon d’Alsace. Une manière de répondre à une demande de la société « pour plus de local ». Face au risque de diminution du nombre de planteurs, il lui paraît important de mobiliser la Région pour développer de nouvelles surfaces en houblon. Autre piste évoquée par le président de la FDSEA, les jeunes exploitants pourraient « greffer 10 ha sur un atelier de récolte ». Sur la question du bio, le challenge est à relever, « s’il y a un marché, il faut pouvoir le prendre », a noté Franck Sander, qui a salué le projet de la plateforme Terrajob, pour trouver une main-d’œuvre sans formations, localement. L’autre possibilité, « en lien avec les collectivités », concernerait l’embauche de migrants. Sur la réforme de la Pac, Franck Sander a précisé que « pour l’instant rien n’est gagné sur le couplage ». La Fédération a posé des pions et déposé une demande à Bruxelles. En outre, la gestion des risques évolue aussi dans le houblon. « Il s’agit de ne pas abandonner trop vite une culture à valeur ajoutée », a donc exhorté Jean-Paul Ulrich.   A lire aussi : « Bonne qualité, mais rendement en berne »

Publié le 18/02/2020

Malgré un contexte pas toujours évident, l’Union des pépiniéristes et des horticulteurs de la région Alsace (Uphoral) veut rester confiante pour l’avenir de sa profession. Les raisons d’être « enthousiastes » sont bel et bien là. À condition de regarder « collectivement » vers les nombreux atouts qu’elle a en sa possession.

Peut-on encore être horticulteur et conserver un réel enthousiasme pour son avenir ? Dans un contexte difficile, et face à un manque de visibilité malheureusement trop présent, la question peut en effet se poser. La réponse, elle, est une affaire de choix. Se laisser aller à un pessimisme destructeur ou faire preuve d’un optimisme réaliste et constructif ? Le président de l’Union des pépiniéristes et des horticulteurs de la région Alsace (Uphoral), Paul-André Keller, préfère se focaliser sur la seconde option. Lors de la dernière assemblée générale de l’association, il a dressé les « raisons d’y croire » malgré le marasme qui frappe à la porte. « Oui, c’est vrai, dans nos entreprises, nous avons la tête dans le guidon. Nous gérons chaque jour des multitudes de problèmes et de situations. C’est pour cela que nous avons du mal à nous extraire de ce champ de vision négatif. Pourtant, il est essentiel de relever la tête, de regarder autour de nous pour regarder plus loin. Des solutions existent pour faire perdurer nos métiers, mais il faut être prêt à changer, à s’adapter. » Créer des synergies syndicales Face aux nouveaux modes de consommation, et aux nouvelles tendances du marché des végétaux et fleurs, tout horticulteur qui se respecte n’a d’autre choix que de faire évoluer ses gammes, ses modes de production. En clair, apprendre à voir sur le long terme tout en y intégrant davantage de proximité avec sa clientèle. Dans une ère marquée par le fort développement des circuits courts, la carte à jouer est belle pour la profession horticole. À condition de la jouer collectif, comme tient à le rappeler Paul-André Keller : « Ce projet doit être un projet commun de filière entre la FNPHP, Val'hor, Astredhor, HPF et toutes les autres organisations qui gravitent autour de nos métiers. Ceci est un tout dont l’efficacité dépend de la capacité du collectif à tirer dans le même sens. » Un message d’union, mais surtout un vœu qu’il souhaiterait voir se concrétiser en 2020 entre Uphoral et Est Horticole. « Il y a encore des progrès à faire dans les relations entre nos deux entités. Nous pourrions gagner en efficacité dans l’intérêt de l’horticulture alsacienne. » Une « meilleure » synergie qu’il faudrait aussi consolider du côté d’organisations comme les FDSEA et FRSEA. Un syndicalisme « responsable » pour Paul-André Keller, indispensable pour apporter des solutions aux nouvelles problématiques qui touchent l’horticulture comme la nouvelle réglementation sur le passeport phytosanitaire européen. Ce dispositif, obligeant d’apposer le passeport sur chacun des végétaux en phase d’être mis en vente, est entré en vigueur le 14 décembre avec quelques points d’interrogations. En effet, à l’automne dernier, le dernier CNOPSAV végétal (instance d’orientation de la politique sanitaire du ministère de l’Agriculture) n’a pas permis de cadrer définitivement les méthodes d’étiquetage des passeports, ni les points liés aux contrôles. Face à cette situation « ubuesque », la FNPHP a interpellé le ministre de l'Agriculture le 28 novembre afin de le rendre attentif sur cette situation « insatisfaisante », tant pour les producteurs que pour les clients. « La traçabilité, oui. Mais encore faut-il avoir des règles claires et applicables sans que cela ne devienne une usine à gaz, ou remette en cause les marges liées aux coûts de productions », souligne Paul-André Keller. Heureusement pour les professionnels de l’horticulture, 2020 devrait être une année « test » pour l’application du dispositif. Les contrôles qui seront effectués par la Fredon ou le Service régional de l’alimentation (SRAL) seront avant tout « pédagogiques ». « Il est prévu de faire un bilan général du nouveau dispositif en cours d’année avec les différents services concernés », complète le président de l’Uphoral. Dans l’actualité « chaude », il y a aussi les zones de non-traitement (ZNT). Un dossier largement médiatisé, qui enflamme les professions agricole et viticole depuis des mois. Et si l’horticulture semble moins concernée, il convient néanmoins de « rester vigilant » par rapport à cette nouvelle réglementation prévient Paul-André Keller : « Elle risque tout de même de pénaliser certaines exploitations horticoles ou des pépinières de production de plein champ dans les zones périurbaines. » En toile de fond, il y a la nécessité, pour la profession horticole alsacienne, de créer une « nouvelle dynamique » autour de la marque Fleurs et plantes d’Alsace et, surtout, de garder une vision « prospective » dans le domaine du fleurissement. « C’est, quelque part, l’ADN de nos métiers. Même si nous entretenons un excellent partenariat avec Alsace destination tourisme, nous avons une dynamique à entretenir. Cette approche est nécessaire car rien n’est jamais acquis », considère-t-il. Tant le négatif que le positif. « L’entreprise du futur » est dans la serre « Tout est une question de regard », explique Mirjana Stanojevic. Cette conférencière, coach et formatrice, accompagne des entreprises au quotidien pour leur apporter davantage de « bienveillance » et de « sérénité ». Deux ingrédients indispensables qui finalement permettent d’envisager le futur avec enthousiasme et optimisme qu’on soit responsable d’une start-up, d’une multinationale… ou horticulteur. Son intervention à la fin de l’AG de l’Uphoral l’a bien rappelé. « L’avenir sourit à l’horticulteur. Vous avez toutes les caractéristiques de l’entreprise du futur : vous avez la proximité, le contact et le conseil. Aujourd’hui, le consommateur ne veut pas juste une belle plante, il veut le rapport humain qui va avec. C’est un réel atout que vous avez. » Autre paramètre qui joue en faveur de l’horticulteur qui a pignon sur rue : sa proximité géographique avec ses clients. « C’est du local, avec une empreinte carbone très faible. D’un point de vue environnemental, cela a beaucoup de sens. » Enfin, le dernier paramètre à prendre en compte pour entrapercevoir cet avenir avec un réel enthousiasme est d’entrer de plain-pied dans le monde du digital. Un atout marketing « indéniable » selon elle, capable d’être réellement complémentaire avec l’aspect « humain » de cette entreprise du futur. « Aujourd’hui, les nouvelles générations de consommateur fonctionnent avec le numérique. On ne peut plus faire sans. Maintenant, les clients veulent pouvoir donner un avis sur un prestataire, le trouver sur les réseaux sociaux, et le recommander le cas échéant. En France, beaucoup pensent encore qu’on n’a pas besoin d’être dans le numérique. C’est faux. Aux Pays-Bas par exemple, on parle d’horticulture 4.0 avec des pépinières interconnectées. Du coup, on diminue la pénibilité sans nuire à la productivité. Si on utilise la technologie de manière consciente, en appliquant ses valeurs personnelles, c’est un pas de plus vers un futur serein et enthousiaste. »   A lire aussi : « Ils ne feront pas fi de leurs rêves de fleurs »

Pages

Les vidéos