Cultures

Fertilisation et désherbage du maïs

Quoi de neuf pour 2019 ?

Publié le 17/01/2019

Certaines spécialités disparaissent, d’autres arrivent sur le marché, avec des atouts, des points faibles et leur lot de contraintes réglementaires. Les conseillers agricoles de la Chambre d'agriculture d’Alsace ont fait le point lors d’une série de réunions techniques dédiées au maïs.

La campagne 2018 signe l’arrêt de production pour l’Adengo, remplacé par l’Adengo Xtra, plus concentré. L’obligation de présence d’un dispositif végétalisé permanent (DVP) à proximité des points d’eau passe de 20 à 5 m. La restriction d’usage consistant à ne pouvoir l’utiliser qu’un an sur deux persiste. La Chambre d'agriculture a étudié diverses solutions alternatives au S-métolachlore dans le cadre de la gestion des graminées. Premier constat : « Une base racinaire reste nécessaire, à base d’Isard, Adengo, Atic aqua, Dakota P… » Parmi les différents programmes testés en pré-levée, ceux donnant les meilleurs résultats sont les combinaisons Atic aqua avec Adengo, ou Isard avec Adengo. En stratégie de pré-levée réduite puis de post-levée, il est possible d’appliquer du Dakota, puis d’effectuer un rattrapage adapté à la flore ou d’utiliser une combinaison d’Isard et d’Elumis, ou Callisto, ou Mondine. « En post-levée, la combinaison Elumis avec Isard fonctionne bien », poursuit Pierre Geist. La spécialité Calaris combine les matières actives terbuthylazine et mésotrion. Elle est homologuée à la dose de 1 l/ha, sous réserve de respecter un DVP à proximité des points d’eau de 5 m, et de ne pas dépasser une application tous les deux ans. « Son efficacité est limite sur sétaires, digitaires et panic, il convient donc de la mélanger à une autre spécialité », prévient Pierre Geist. La spécialité Capreno contient de la tembotrione et du thiencarbazone. L’obligation de respecter un DVP à proximité des points d’eau est de 20 m. Le point faible du Capreno : les véroniques et les mercuriales. Il convient donc également de le mélanger avec une autre spécialité au spectre d’action complémentaire. « Ce produit étant peu rémanent, il peut y avoir des relevées », prévient Pierre Geist. Les adjuvants sont des substances souvent déjà intégrées dans les formulations des spécialités phytosanitaires, dans l’objectif principal de renforcer l’action de (s) la matière (s) active (s), de différentes manières. « Par exemple, les huiles, qui accélèrent sa pénétration dans la feuille, sont préconisées avec les désherbants anti-graminées », illustre Pierre Geist. Les mouillants, qui ont pour effet d’étaler le produit, peuvent s’avérer utiles dans la gestion des graminées et/ou en traitement bas volume. Les sels corrigent les eaux dures et évitent une évaporation trop rapide du produit. Ils sont donc préconisés pour les applications en conditions séchantes, avec le glyphosate ou encore les sulfonylurées. Conclusion de Pierre Geist : « Les adjuvants peuvent être utiles en désherbage, mais s’avérer dangereux avec les anti-dicotylédones car ils peuvent engendrer un risque de phytotoxicité. Par contre, ils sont inutiles avec les fongicides. » Fertilisation azotée : des spécialités qui n’amènent pas toujours de gain d’efficacité Pour être valorisable par les cultures, l’azote contenu dans l’urée doit dans un premier temps subir une hydrolyse qui le transforme en ion ammonium, puis une nitrification qui le transforme en nitrate. Un processus qui peut se traduire par des pertes d’azote à différents niveaux, principalement la volatilisation de l’ammonium et la lixiviation des nitrates. « La volatilisation est favorisée par un pH basique et l’absence de couverts. La lixiviation a surtout lieu au printemps, elle est dépendante du type de sol », précise Claire Buy. Pour limiter ces pertes d’azote, les industriels ont mis au point certaines spécialités. C’est le cas de l’Alzon, qui doit freiner le processus de nitrification, donc étaler la production de nitrate. Il est alors conseillé d’apporter la dose totale au premier apport et de l’enfouir. L’Utec, une autre spécialité, agit en freinant l’hydrolyse ce qui doit avoir pour effet de réduire les pertes par volatilisation. Enfin, la spécialité Apex retarde toute la chaîne de réaction grâce à sa formulation. Les performances induites par ces spécialités ont été comparées à celles obtenues grâce à l’urée ou à l’ammonitrate seul (e) s, sans mettre en évidence de différence significative, « sachant que l’utilisation de ces spécialités entraîne un surcoût », note Claire Buy. Un autre essai mené sur l’effet du fractionnement de la fertilisation azotée a mis en évidence que le fait que l’urée soit apportée en deux fois ou tout au semis, n’entraîne pas de différence de rendement significative. « Par contre, il y a plus d’azote absorbé par la culture lorsque l’apport est fractionné, sans que cela se répercute sur le rendement. Il s’agit donc d’une consommation de luxe en conditions non limitantes », rapporte Claire Buy. Au final, la meilleure absorption de l’azote est obtenue en apportant la dose totale à 6-7 feuilles, ce qui représente toutefois un risque de brûlure, et requiert un enfouissement par binage s’il n’y a pas de précipitation annoncée dans les jours qui suivent, au risque de voir l’azote se volatiliser.

Publié le 09/01/2019

Il n’y avait que le maïs pour réussir un tel exploit : malgré quasiment deux mois sans précipitations et des températures estivales largement supérieures à la moyenne, le rendement départemental moyen, à 98 q/ha, n’est en baisse que de 7 % par rapport à la moyenne des 11 dernières années. Évidemment, cette moyenne cache des disparités. Et évidemment les meilleurs rendements ont été obtenus en situation irriguée.

Le début de la campagne 2018 laissait préfigurer de sa fin : « Les semis ont été effectués à des dates classiques et de manière très groupée, du 10 au 20 avril, dans de bonnes conditions », rappelle Pierre Geist, conseiller agricole à la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA). Ils ont été suivis par des levées homogènes. Les désherbages ont été plus ou moins efficaces en fonction de l’occurrence de précipitations. La floraison a été précoce et les maïs ont localement souffert du manque d’eau. Les chantiers d’ensilage ont débuté mi-août, suite à une dessiccation rapide et précoce. De même, la récolte du maïs grain a été très précoce et effectuée dans des conditions optimales. La campagne se solde par un rendement bas-rhinois de 98 q/ha, en baisse de 7 % par rapport à la moyenne des 11 dernières années. Il a été de 117 q/ha dans le Haut-Rhin, ce qui conduit à un rendement alsacien moyen de 113 q/ha : « 2018 reste donc une bonne année avec des disparités », commente Pierre Geist. Didier Lasserre, ingénieur à Arvalis-Institut du végétal, complète : « 2018 a été l’année des extrêmes, avec du 0 q/ha comme du 180 q/ha. Le maïs est une plante tropicale qui aime avoir la tête au soleil et les pieds dans l’eau. Ce qui a été le cas en situation irriguée. » Autre particularité de l’année, les maïs ont été rentrés particulièrement secs, d’où une baisse des frais de séchage. Or, « à 15 à 20 €/t, le séchage représente le poste de charges le plus important de la production de maïs, indique Didier Lasserre. Il y a donc intérêt à faire du maïs le plus sec possible, ce qui va à l’encontre de la tardification des variétés. Par contre, il existe du maïs dry, qui affiche un rendement moindre, mais qui nécessite moins de séchage. » En lien avec la dessiccation rapide des grains, un certain nombre d’agriculteurs ont pu constater un égrainage important lors de la récolte. Mais pour les conseillers agricoles, ce phénomène est à relativiser : « Mieux vaut peut-être perdre de 1 à 3 q/ha que de récolter humide et avoir des frais de séchage conséquents », estime Pierre Geist. Et Claire Buy, conseillère agricole à la CAA, note : « De l’égrainage il y en a toujours, mais cette année il s’est vu car les conditions ont permis aux graines de germer. » Pyrale : pression en hausse « La pression en pyrales augmente depuis ces trois dernières années, constate Pierre Geist, qui rappelle que le seuil de traitement est fixé à 0,3 - 0,4 larve par pied. » La campagne écoulée a été marquée par la précocité du vol des pyrales. Les agriculteurs ont parfois dû faire des impasses sur le traitement lorsque les maïs étaient trop hauts pour intervenir, d’où des pontes et des dégâts. Pierre Geist préconise donc de prévoir une protection dans les parcelles à risque par des trichogrammes ou des produits chimiques lors de la prochaine campagne. Chrysomèle : elle est partout L’insecte ravageur est désormais présent partout, « pas forcément beaucoup, mais partout », précise Didier Lasserre. En 2018, la population a encore progressé de manière généralisée sur le territoire, même si la plupart des captures se font le long du Rhin. Arvalis-Institut du végétal a élaboré une grille de décision, qui se fonde sur la densité de population du ravageur et l’intensité du stress hydrique car, si les conditions sont sèches, le maïs est davantage exposé au risque de stress hydrique si son système racinaire a été affaibli par le ravageur. « La chrysomèle ne sera plus éradiquée du territoire, note Didier Lasserre, par contre il est possible de freiner sa progression. Et le moyen de lutte le plus efficace reste la rotation, qui revient à couper les vivres du ravageur. » Pour la prochaine campagne, les agriculteurs volontaires vont être équipés de pièges afin de mieux appréhender la dissémination de l’insecte sur le territoire. Autant de soja que de betterave Comme pour le maïs, le rendement en soja a été intimement lié à l’irrigation ou à son absence : de 15 à 30 q/ha en moyenne en situation non irriguée, il passe à 35 à 45 q/ha en moyenne en situation irriguée. Les surfaces continuent de progresser : le soja couvre désormais 6 000 ha en Alsace, soit autant que la betterave. « Cette année le soja a permis de dégager une marge brute de 730 €/ha pour un rendement de 30 q/ha », indique Pierre Geist.

Publié le 09/01/2019

Les producteurs de pommes de terre ont récemment participé à une réunion technique organisée par Planète Légumes, très dense en actualités techniques et réglementaires.

La campagne 2018 a été marquée par des coulées de boue localisées au printemps, des températures élevées et un déficit hydrique prononcé durant l’été, ayant entraîné la succession des tours d’eau à un rythme soutenu. Conséquences de ces conditions météorologiques : un risque mildiou limité, une réduction du calibre, davantage de maladies de présentation et une recrudescence des dégâts de taupins. Le rhizoctone était présent sur les tiges, entraînant des fissures et des pustules en cas de protection insuffisante. L’alternariose s’est déclarée assez tardivement, mi-juillet. Les pucerons n’ont pas été très problématiques en Alsace, contrairement aux doryphores, dont les auxiliaires ont pâti des conditions climatiques de l’hiver, ce qui a permis une émergence et un enchaînement des générations rapides. « Si le gel et l’humidité ne font pas leur effet cet hiver, il y aura une réserve à surveiller pour la prochaine campagne », prévient Denis Jung, conseiller à Planète Légumes. Mais le fait le plus marquant de la campagne a sans doute été la forte pression en taupins. « Les conditions chaudes et sèches ont sans doute poussé les larves à piquer les tubercules pour y trouver de l’eau », avance le conseiller. Au final, le rendement alsacien est en baisse de 20 %. Il l’est aussi dans le Grand Est et au niveau national. Malgré une hausse des surfaces, la production est donc en baisse. Ce qui a entraîné une augmentation des prix, les usines de transformation cherchant à sécuriser leur approvisionnement en matière première. La production de plants étant également en baisse, il faut s’attendre à un manque de plants pour la prochaine campagne et de plus petits calibres, prévient Denis Jung. Fertilisation et biostimulants Planète Légumes a réalisé un essai portant sur l’effet de l’apport de différentes formes d’engrais phospho-potassiques sur une parcelle menée en bio à Obernai. Cet essai n’a permis de mettre en évidence aucune différence de rendement significative en dehors des hors calibres ou déchets. Mais, note Denis Jung, l’objectif de ces engrais est surtout d’enrichir le sol. Donc, sachant que la pomme de terre est une culture exigeante en potasse, il ne faut pas négliger leurs arrière-effets. « Réaliser un apport foliaire ne présente d’intérêt que si le sol est sec, ce qui empêche la mobilisation de l’engrais. Il faut alors choisi un produit soluble, comme du nitrate de potasse, dont l’azote peut d’ailleurs s’avérer bénéfique en cas d’alternariose », complète le conseiller. Sur le marché des intrants, plusieurs nouveautés sont à signaler. Goactiv, un additif agronomique à base de filtrat d’algues, a obtenu une Autorisation de mise en marché (AMM). Il peut donc être ajouté à d’autres engrais et leur apporter un plus. Ce serait le cas de Tuber Max, un engrais contenant de la potasse, du phosphore et Goactiv, et qui aurait pour effet d’activer la tubérisation, la photosynthèse, donc d’augmenter le rendement, le calibre. Pulvérisée avant la tubérisation, Go Up, spécialité utilisable en bio et contenant des acides aminés, dont de la glycine, augmenterait le nombre et le calibre des tubercules. Denis Jung cite aussi les produits à base de nitrate de potassium qui, appliqués en phase de grossissement, permettraient d’augmenter le calibre, la résistance au choc, au stockage. Transformer est un additif du sol qui permettrait de mieux retenir et restituer l’eau aux cultures. À la clé, une meilleure résistance au stress hydrique donc plus de tubercules et de calibre. Enfin, Rhiz P Dual Tech est une spécialité à base de bactéries qui couvrent les tubercules et les protègent, améliorant leur résistance à la gale commune, au rhizoctone, et favorisant la croissance des racines, ce qui aurait un impact sur le nombre de tubercules. Désherbage Depuis plusieurs années, Planète Légumes mène des essais sur le mulching des parcelles de pommes de terre avec de la luzerne broyée. « Le mulch a été épandu le 22 mai, en plein ou uniquement entre les buttes », indique Denis Jung. Les diverses notations effectuées en cours de campagne mettent en évidence l’efficacité du mulch, qui agit par couverture du sol et épuisement des adventices. Par contre, pour être efficace, la technique requiert une couche de 15-20 cm de mulch au départ, ce qui correspond à la récolte de 3 ha de luzernière pour couvrir 1 ha de pommes de terre. Du côté des herbicides conventionnels, Denis Jung prévient d’une possible perte d’usage sur pomme de terre des produits à base de cléthodime (Centurion). «Il s’agit donc de les utiliser en priorité. » De même, l’herbicide Citation, à base de métribuzine est à utiliser avant 2020. Le Centium étant très volatil, des formes encapsulées, moins volatiles, ont été développées. Afin de limiter la dérive, la spécialité Défi doit désormais être appliquée avec des buses à injection, « avec un volume d’eau suffisant », préconise Denis Jung. Les spécialités à base de métribuzine sont soumises à des restrictions d’usage en fonction de la présence d’un point d’eau au voisinage de la parcelle, du type de sol, de la présence d’une pente… Et il s’avère parfois nécessaire de mettre en place des barrages entre les buttes afin de limiter l’érosion. À noter, une nouveauté, Tavas, à base de métribuzine et diflufenicanil, une matière active déjà homologuée sur céréales et désormais aussi sur pomme de terre. Maladies « Des variétés résistantes à l’alternariose, au mildiou vont être homologuées prochainement », annonce Denis Jung. En attendant, les producteurs peuvent ajouter quelques nouveautés au panel de solutions chimiques existantes. Plexus, à base de fluazinam et cymoxanil, est équivalente au Kunshi, en formulation liquide. Elle est homologuée à 0,6 l/ha et son effet étant curatif, elle doit être positionnée en phase de croissance active. Vendetta, à base de fluazinam et azoxystrobine, est efficace contre le mildiou et l’alternariose, mais il existe des souches de champignons résistantes à chacune de ces matières actives. La spécialité Sanblight, à base de mancozèbe, est formulée pour résister au lessivage. Produit translaminaire diffusant, Zorvec Enicade est également assez résistante au lessivage, ce qui devrait permettre un espacement plus large des interventions, moyennant un prix assez élevé, avec une efficacité jamais observée. Enfin, Vitelice est un engrais foliaire qui doit apporter un gain d’efficacité dans le cadre de la lutte contre les maladies cryptogamiques en agissant sur le métabolisme des défenses naturelles de la plante. À partir du 1er février 2019, l’usage du cuivre, seul fongicide autorisé sur pommes de terre en agriculture biologique est limité à 4 kg/ha/an sur 7 ans, « ce qui pourrait s’avérer pénalisant en cas de forte attaque et si beaucoup de cuivre a déjà été utilisé dans la rotation », analyse Denis Jung. Ravageurs Les dégâts de taupin constituent un problème grandissant du fait de l’émergence d’une souche vorace qui se reproduit rapidement. Les essais menés par Arvalis révèlent que les produits chimiques ont leurs limites : moins la pression du ravageur est intense, plus ils sont efficaces. La spécialité Mocap, toxique mais performante, est utilisable en dérogation depuis deux ans. Parmi les autres solutions, Denis Jung cite Naturalis, un produit à base de bactéries, peu efficace. Le Spinosad est en cours d’évaluation, mais « on sait déjà qu’il décroche en cas de forte attaque ». Biofence, à base de glucosinolates en pellets, est assez efficace mais requiert un dosage très élevé, ce qui engendre un coût important. Enfin, l’engrais organique Tapis vers, qui contient de la capsaicine et du glucosinolate, présente un effet répulsif, plus ou moins efficace en fonction de la pression. Pour la réduire, il est possible de mettre en place des pièges et de travailler la rotation : « Il faut éviter les précédents prairie, luzerne, privilégier les céréales, avec un travail du sol qui expose les œufs à l’air, choisir les variétés les moins appétentes et récolter le plus tôt possible », complète Denis Jung. Pour lutter contre les pucerons et les doryphores suite au retrait des néonicotinoïdes, la principale alternative demeure les pyréthrinoïdes, avec une efficacité limitée. En floraison, il reste la spécialité Coragen à 0,06 l avec une rémanence de 21-28 jours. « Et, pour une première application avant floraison, à part les pyréthrinoïdes sur très jeunes larves et faible infestation, il reste le Success 4 à 0,05 l, avec une rémanence de 8-10 jours, et les produits à base d’organophosphorés (Daskor 440) mais qui ont un impact sur les auxiliaires », indique Denis Jung. Pour lutter contre les pucerons, le Plenum va être interdit. Il reste donc le Teppeki en première intention. À noter la prochaine mise en service de l’application pour smartphone DiagPOt, un outil de diagnostic et d’information sur les bioagresseurs. Maladies de présentation La spécialité Sercadis, à base de fluxapyroxad, est un nouveau fongicide efficace contre le rhizoctone, la gale argentée et la dartrose. Elle affiche une bonne sélectivité et une bonne efficacité, variable cependant selon la souche, notamment pour la dartrose. Rhapsody est un produit de biocontrôle du rhizoctone brun à l’efficacité limitée. Prestop contient un champignon du sol, Gliocladium catenulatum, qui devrait permettre d’obtenir un contrôle partiel de Rhizoctonia solani et une diminution des symptômes de gale argentée. Défanage Suite à l’interdiction du Basta, bientôt suivie par celle du Réglone, il n’y aura quasiment plus de solution chimique pour effectuer le défanage des pommes de terre. Dès lors, le broyage à l’aide d’un broyeur spécifique s’impose, combiné ou non avec un traitement sur le rang en un passage à dose de 80 % de dessiccant, ou à pleine dose d’un dessiccant 2-3 jours après, la carfentrazone ayant un léger avantage par rapport au pyraflufen. « Ce changement de stratégie nécessite par ailleurs de revoir la fertilisation azotée et la gestion de la fin de cycle », note Denis Jung.

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