Cultures

Publié le 12/12/2018

Plus d’une centaine de personnes se sont déplacées aux trois rendez-vous du groupe Armbruster pour découvrir les résultats d’essais, les perspectives et assister aux présentations d’agronutrition à l’occasion du traditionnel Agritour.

Les rendez-vous de l’Agritour étaient fixés à Bernolsheim, Niederentzen et Ebersheim. Ces réunions techniques permettent aux techniciens du groupe Armbruster de rappeler les évolutions de la réglementation concernant les produits phytosanitaires, leur application, les résultats obtenus lors de la campagne 2017-2018 pour le maïs et le blé. Une large place a également été consacrée à l’agronutrition et aux Outils d’aide à la décision (OAD) pour la fertilisation du troisième apport sur blé. Différentes variétés de blés ont été analysées du point de vue du risque mycotoxines, risque limité lorsqu’un traitement est pratiqué. Le « biosoufre » (liquide) à la dose de 3 l/ha, proposé par Armbruster, présente plusieurs avantages pour les céréales. Utilisable en agriculture biologique, il permet une diminution des Indicateurs de fréquence de traitements (IFT) et une flexibilité dans le choix du ou des partenaire(s) de synthèse associé(s). Par ailleurs, il améliore la qualité de pulvérisation. Ce qui sécurise les rendements tout en apportant une réponse technique et sociétale fiable. Parmi les solutions apportées suite à l’évolution de la réglementation concernant les fongicides, Elatus™ Plus, une nouvelle spécialité à base de Solatenol™, qui permet de lutter efficacement contre les maladies foliaires majeures des céréales. Son efficacité combinée à une distribution uniforme et à une très forte affinité pour les tissus des feuilles lui donnent une longue durée d’action, pour des feuilles vertes plus longtemps et plus de rendement. Cette spécialité peut être considérée comme le nouveau standard technique, avec un spectre d’efficacité complet sur les maladies foliaires majeures des principales céréales, blé, orge, seigle, triticale notamment. Évolution de la réglementation Le groupe Armbruster a présenté ses services en matière de fertilisation azotée, en mettant en valeur trois d’entre eux. Le premier, Jubil, mesure la teneur en nitrate du jus de base de tige. N-Pilot, quant à lui, est un réflectomètre portable qui évalue l’état de nutrition azotée des cultures : teneur en chlorophylle du feuillage et quantité de biomasse. Il donne immédiatement un conseil de complément de dose pour le troisième apport. Enfin, le troisième, Cerealia, est une solution innovante pilotant la fertilisation par télédétection. Elle présente de nombreux atouts : une carte d’application à chaque épandage, des résultats techniques optimums, des délais de réponses rapides (deux jours maximum), une compatibilité à toutes les marques de matériels. L’Agritour a aussi été l’occasion de faire un point sur le maïs. La réglementation évolue, avec l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018 et l’arrêt du thirame en 2019. Les agriculteurs ont été rendus attentifs à plusieurs produits : Force 1,5 G avec une utilisation des kits diffuseurs interdit un an sur trois, les restrictions un an sur deux pour Juan, ​​​ Adengo, Xtra et Apicale, et des prospectives avec une réduction des molécules S-métolachlore, TBA, ou encore nicosulfuron. En ce qui concerne les traitements de semences, Premium de Pioneer est un biostimulant qui permet une sélection des meilleurs lots de semences. Resid de Symborg est, lui, un inoculant biologique développé sur des substrats solides pour le recouvrement de graines, qui contient le champignon formateur de mycorhizes Glomus. Il s’applique dans le recouvrement de graines, favorisant une colonisation mycorhizienne intense du système racinaire des plantes, une plus grande croissance radicale, une meilleure absorption de l’eau et des nutriments de la solution du sol. Il accroît la vigueur et le rendement des cultures. Enfin, Acceleron de Dekalb propose trois produits : Maxim Quattro (fongicides), Force 20 CS (insecticide) et B-360 LCO (biostimulant). Les résultats de trois parcelles d’essais situées à Folgensbourg, Uffheim et Wahlenheim ont été présentés, ainsi que les résultats sur les microparcelles situées à Duntzenheim (non irrigué, de la série précoce à demi-précoce) et à Logelheim (irrigué, de la série demi-précoce à tardive). 16 essais en grandes bandes ont également été effectués.

Publié le 12/12/2018

Après les salariés, le président de la CAC, Jean-Michel Habig, a pris la parole pour évoquer les perspectives de la coopérative et les nécessaires mutations qu’elle va devoir entreprendre.

Pour les années à venir, le credo de la CAC est simple : « imaginer de nouvelles solutions pour amener plus de valeur aux adhérents ». Mais avant d’imaginer demain, il faut déjà porter un regard objectif sur le présent. Un exercice qui a été mené tout au long de l’année et qui a débouché sur plusieurs constats. Le président, Jean-Michel Habig, en a fait l’écho dans son allocution lors de l’assemblée générale de la CAC. « Tout d’abord, on constate une fracture grandissante entre une frange de la population sur représentée médiatiquement et le monde agricole et agroalimentaire. Il ne se passe pas une journée sans une manifestation médiatisée de désamour vis-à-vis de l’agriculture, de la viticulture ou de l’élevage. Cela nous interroge sur la place que nous devons occuper dans notre pays et dans nos territoires. » Ensuite, il met en exergue les modifications qui surviennent dans l’environnement, et notamment le problème des basses eaux du Rhin qui suscite de plus en plus d’inquiétudes dans la filière. « Avant ces basses eaux, cela nous coûtait neuf euros pour affréter de la marchandise d’Ottmarsheim à Rotterdam. Quand les eaux sont basses, cela revient à quarante euros. Le surcoût est énorme. Aussi, je ne peux que louer l’intelligence collective des acteurs concernés pour se réunir, et alerter les gouvernements des pays concernés pour qu’une solution soit trouvée et mise en place. Encore une fois, ce n’est qu’ensemble que nous pourrons espérer aboutir. » Ensuite, c’est la réduction - ou la suppression - des produits de protection des plantes qui suscite beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes dans la profession. « Évidemment, nous ne sommes pas là pour nous opposer au législateur. Mais les adaptations qu’on demande à notre profession demandent du temps et des moyens qui ne sont pas appréhendés, et dont les effets affecteront le compte d’exploitation de nos associés coopérateurs. » Enfin, il constate avec grande satisfaction que des jeunes agriculteurs continuent de s’installer « malgré l’absence de considération dont souffrent leurs activités ». « Je veux leur dire que la coopérative les accompagnera dans leur réalisation, leurs questionnements, et les accueillera pour se nourrir de leur énergie créatrice et de leurs idées. Notre outil est le leur. Notre présent est leur avenir. » Ces constats établis ont permis au conseil d’administration d’établir les grandes lignes des actions à mener dans les années à venir : peser sur les marchés et sécuriser les débouchés, repenser le modèle proposé par la coopérative afin d’impacter le revenu des exploitations, innover dans tous les domaines, accompagner l’avantage des centres de profit existants de la CAC, et analyser les diverses possibilités de développement dans une logique de filière. Pour atteindre ces objectifs, un seul mot d’ordre : le collectif ! « C’est l’ADN de notre coopérative. Il n’y a qu’ensemble que nous pourrons aller plus loin », estime Jean-Michel Habig.

Salon de l’artisanat et des métiers à Fessenheim

Le maïs à l’honneur

Publié le 11/12/2018

Le monde agricole, et tout particulièrement la filière « maïs », a été mis à l’honneur lors du dernier Salon de l’artisanat et des métiers à Fessenheim. Les bénévoles se sont retrouvés récemment autour de Thomas Thuet pour faire le bilan de cette action de communication.

Lors de cette manifestation ouverte au grand public, un espace agricole a été spécialement aménagé. Il a été animé pendant trois jours par les professionnels de la filière « maïs » en lien avec la Chambre d'agriculture Alsace, la FDSEA 68 et les organismes stockeurs (CAC, Armbruster). Plusieurs animations ont permis au public de découvrir la plante à travers sa production, ses lieux de stockage, sa transformation, son utilisation, ses débouchés et l’innovation qu’elle génère. Un circuit ludique a été mis en place pour les enfants tout comme de nombreuses actions permettant une meilleure connaissance du maïs. « Nous ne savions pas où nous allions en acceptant de participer à ce salon. Nous avons proposé cet espace agricole en le réalisant tous ensemble et en s’assurant un minimum de financement. La seule crainte était la date de la manifestation qui coïncidait avec celle des récoltes. Finalement, tout s’est très bien déroulé. Le public a répondu présent tout comme les bénévoles que je tiens une nouvelle fois à remercier », se félicite Thomas Thuet, qui avait la responsabilité de ce groupe de travail. Devant ses amis rassemblés dans une salle à Blodelsheim pour un repas convivial, il n’a pas caché sa fierté d’avoir pu organiser cette action de communication. « C’était important de bien faire et d’expliquer au public ce secteur d’activité où de nombreuses interrogations demeurent. Pendant ces trois journées, nous avons pu répondre à toutes les questions. Et, surtout, nous avons pu expliquer pourquoi nous irriguons, pourquoi nous utilisons des drones, pourquoi nous cultivons du maïs, pourquoi, parfois, nous travaillons la nuit. À partir du moment où les gens acceptent de nous écouter et d’échanger, ils comprennent davantage et les critiques se font plus rares », ajoute Thomas Thuet. « Le défi a été relevé » Un avis que partage Danielle Bras, vice-présidente de la Chambre d'agriculture Alsace. « C’était une évidence de participer à ce salon et de défendre l’agriculture de territoire. Bravo à tous les bénévoles, et notamment à Thomas Thuet, qui a imaginé l’organisation de cet espace. Il était important de défendre l’agriculture par une communication positive. Nous avons pu le faire tous ensemble ». Pour le président du canton de la Hardt de la FDSEA, Jean Goetz, le défi a été relevé. « Il a nécessité un important travail de préparation, mais également de présence sur trois journées. Ce salon est organisé tous les ans. Il fallait donc être là. Nous avons parlé aux gens. Vu tout ce qu’on entend sur le monde agricole dans les médias ou dans la société, il est nécessaire de communiquer. Car, cela devient insupportable. Là, nous avons pu échanger avec le grand public. Cela permet de donner une autre image et de redonner de la fierté aux agriculteurs ». À l’issue de ces interventions, Thomas Thuet a fait défiler quelques diapos sur ces trois journées. « Ces photos sont importantes car elles témoignent de notre belle organisation. Une heure et demie après la fin de la manifestation, nous avions tout rangé. Et, surtout, depuis, nous n’avons eu que des retours positifs. À la profession toute entière de communiquer dans le même sens tout au long de l’année », conclut Thomas Thuet.

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