Cultures

Betteraves sucrières - cercosporiose

Résister grâce à la résistance

Publié le 11/10/2018

Après la rhizomanie, le rhizoctone… la filière betteravière doit faire face à l’intensification et la propagation des épidémies de cercosporiose. La maladie était au cœur d’une réunion technique organisée par Cristal Union.

La dernière réunion technique de Cristal Union avait lieu dans un contexte marqué par deux problématiques majeures, « mais pas sans solutions », souligne René Schotter, président de la section d’Erstein de Cristal Union. La première, c’est la cercosporiose. Justement, une bonne partie de cette réunion lui était consacrée, avec la présentation des améliorations en termes de déclenchement des traitements, d’élaboration des programmes fongicides… La propagation de la maladie est telle que désormais l’Alsace n’est plus la seule région betteravière française concernée, ce qui pourrait faire bouger les lignes en matière de nouvelles homologations, espère René Schotter. L’autre volet de la lutte est génétique, avec là aussi un écueil à surmonter : certaines variétés, qui apportent un plus en matière de tolérance à la cercosporiose, ne sont pas inscrites parce qu’elles n’apportent pas de gain de rendement. Une règle d’inscription des variétés que betteraviers et sélectionneurs souhaitent donc voir évoluer. « Il est plus facile de casser que de construire » La seconde problématique, c’est le prix. « Le contexte mondial est difficile », concède René Schotter. L’Inde, la Thaïlande et le Brésil ont produit beaucoup de sucre en 2018, mais ce dernier annonce une baisse de sa production pour 2019. L’Inde, par contre, continue de soutenir la production de sucre de canne afin d’endiguer l’exode rural. Et, avec la fin des quotas betteraviers, les Européens ont cumulé une hausse des surfaces avec de bons rendements. Résultat : « Il y a eu du sucre bradé sur le marché », indique René Schotter, qui précise que Cristal Union n’a pas adopté cette stratégie. Malgré cela, le constat est là : « - 150 €/t de sucre en un an », résume René Schotter. Le prix pour la campagne 2018 sera annoncé dans quelques mois. Dans ce contexte morose, René Schotter affirme que la coopérative fera son maximum pour assurer la meilleure rémunération de la betterave à ses adhérents et milite pour le maintien de la filière en Alsace : « Il est plus facile de casser que de construire », prévient-il. Désherbage mécanique William Huet, responsable du département agronomie de Cristal Union, se veut également optimiste : « Nous avons déjà réussi à trouver des parades à d’autres maladies, nous continuons à travailler et nous enregistrons des progrès pour circonscrire la cercosporiose. ». Néanmoins, il constate que ce qui a changé c’est que « nous sommes à un tournant en matière de lutte chimique car il y a de moins en moins de spécialités mises sur le marché. » Mais la betterave présente l’avantage d’être une culture sarclée, donc adaptée aux interventions de désherbage mécanique. Une thématique que Cristal Union travaille depuis plusieurs années, dans la perspective du retrait de certaines molécules herbicides du marché. « En conventionnel, il est possible d’économiser deux passages d’herbicide en intégrant du désherbage mécanique », estime William Huet. C’est dans cette optique que la société Stecomat était invitée à présenter deux outils de désherbage mécanique. D’une part, une herse étrille Treffler, conçue pour effectuer un travail en plein quelques jours après le semis, avant la levée des betteraves. « En système bio cela ne pose pas de problème, car en raison des faux semis, les semis sont plus tardifs et sont donc effectués dans des sols réchauffés qui assurent une émergence plus rapide », commente William Huet. « À raison de deux trois passages avant l’émergence des betteraves, on arrive à extraire de nombreux filaments et à obtenir un décalage entre la culture et la flore adventice », poursuit-il. « Pour obtenir une efficacité optimale, il est possible de régler la pression des dents au sol en continu grâce à des capteurs qui tendent ou détendent des câbles reliés aux dents en fonction des caractéristiques du sol », explique Dirk Den Bakker, commercial Stecomat, devant une parcelle de betteraves atteignant le stade 4-6 feuilles. La herse y a été passée trois fois sans abîmer le feuillage des betteraves et permet d’obtenir un enherbement très limité. Le second outil présenté, une bineuse autoguidée à caméra numérique Steketee Ic Light, vient en relais de la herse étrille, pour travailler l’interrang lorsque la culture est installée. Les caméras servent d’assistance au guidage par GPS. L’objectif est d’effectuer un travail en surface, pour assainir la couche superficielle du sol en coupant les adventices, sans faire remonter en surface d’autres graines. Pour éviter d’endommager la culture, il est possible d’écarter les lames, de régler la profondeur des socs et d’adapter la vitesse d’avancement. Différents accessoires sont disponibles : « Des moulinets en caoutchouc permettent de travailler sur le rang jusqu’à un certain stade », précise Dirk Den Bakker. La variété comme premier levier de lutte Devant l’essai consacré aux fongicides, Michel Butscha, adjoint responsable betteravier à la sucrerie d’Erstein, fixe : « Le premier levier de lutte, c’est la variété, car en matière de fongicides, les produits actuellement homologués ont une efficacité limitée dans le temps ». Les dates d’intervention sont déterminantes dans la réussite de la protection. Parallèlement aux nombreuses expérimentations dans le réseau d’essais de Cristal Union, les techniciens recueillent aussi les données auprès des agriculteurs : date de semis, de traitement, note de satisfaction : « Cela nous permet de mieux comprendre la dynamique de la maladie ». Depuis cet été, un Outil d’aide à la décision « VigilanceCerco » est disponible en ligne sur le site extranet des adhérents cristalcoop.fr. « Cet outil est le fruit de six années d’observation et d’expérimentation. En fonction du risque d’infection journalier, il permet d’indiquer à nos planteurs la date propice du premier traitement et la fréquence de traitement à respecter », indique Michel Butscha. Généralement le premier traitement doit être positionné quelque 830 à 850 degrés jour base zéro après le semis. Cette année, il était important de bien suivre les avis de traitement du début de cycle. Après une fin mai humide et un mois de juin très chaud, le risque d’infection journalier était soutenu tout le mois de juin, demandant ainsi deux interventions espacées de seulement 18 jours. Du coup, dans la parcelle d’essais, cinq traitements ont été appliqués. « On aurait pu en éviter un avec une bonne variété et en affinant notre stratégie fongicide. Notre objectif est de revenir rapidement à trois traitements maximum grâce à l’amélioration variétale » précise Michel Butscha. Plusieurs programmes fongicides ont été testés et présentent une bonne efficacité en fonction de leur composition et de leur positionnement. L’association de produits à action systémique et de contact (cuivre) reste indispensable pour une meilleure efficacité. Le meilleur programme expérimental est celui qui intègre la molécule Methyl Thiophanate. L’utilisation de cuivre associé au soufre, employé en agriculture biologique, présente également un grand intérêt par son efficacité et offre la possibilité de réduire les quantités de cuivre dans les traitements. La plateforme variétale visitée, à Schœnau, présentait l’avantage de se situer au cœur du Ried, à quelques encablures du Rhin, donc dans un secteur irrigué et avec des rosées plus importantes, entraînant une forte pression cercosporiose. Aline Barbière, responsable relation culture à la sucrerie d’Erstein, constate : « Nous avons pu voir la maladie progresser depuis les bordures de forêt, en lien avec l’humidité procurée par les arbres, et depuis les zones plus arrosées par couverture intégrale ainsi que les zones d’arrivée des enrouleurs. » Découvrez cette journée en images :    

Publié le 04/10/2018

La campagne céréalière 2018 a confirmé le double défi auquel sont confrontés les agriculteurs : d’un côté un panel d’outils chimiques qui se résorbe, de l’autre des aléas climatiques qui augmentent. Des solutions alternatives existent, passant par le choix des variétés, de la date de semis… Mais, lorsque le climat devient trop extrême, les résultats escomptés ne sont pas toujours obtenus.

Les mois de décembre et janvier ont été chauds, mais le mois de février a été marqué par le gel : « Le froid s’est installé de manière progressive, sans impacter les céréales qui ont eu le temps de s’endurcir progressivement », note Pierre Geist, conseiller à la Chambre d'agriculture d’Alsace. « D’ailleurs, précise-t-il, du début à la fin du tallage, le blé résiste bien au gel. C’est moins vrai après, donc le risque augmente si le blé est plus avancé et confronté à une gelée tardive, quelle que soit la variété. » En avril et en juillet, les températures sont reparties à la hausse, et même bien au-dessus des normales saisonnières. Les précipitations ont été importantes d’octobre à décembre, sans toutefois pénaliser les semis de blé. « Ils ont été réalisés du 8 au 25 octobre, soit la même plage que les années précédentes et dans de bonnes conditions, avec une levée rapide. » Après un mois de janvier très pluvieux, « qui a pu provoquer de mauvais enracinements », février et mars ont été plutôt secs. En sortie d’hiver, les reliquats azotés se sont avérés plutôt faibles, mais le tallage a été correct et le stade épi 1 cm a été atteint normalement, début avril. Le conseiller signale quelques cas de carences en soufre lorsqu’il n’y a pas eu d’apport car l’élément a été lessivé par les précipitations importantes. « Il existe des seuils de précipitation par type de sol qui doivent déclencher un apport de soufre, à réaliser lors du premier apport d’azote », précise Pierre Geist. Lorsque les températures se sont emballées au mois d’avril, la croissance du blé a suivi : « La montaison a été très rapide et la valorisation du second apport a été compliquée, d’où une production de biomasse limitée, entraînant un nombre d’épis dans la fourchette basse dans certaines parcelles et une réduction du nombre de fleurs formées. » Au stade épiaison, les blés avaient huit jours d’avance par rapport aux deux années précédentes. La septoriose a été quasiment absente cette année puisque les premières taches ont été observées sur la F3 début mai. Par contre, la fusariose a pu être favorisée par les épisodes orageux en fonction des secteurs. À noter aussi que la variété nemo, censée être tolérante à la rouille jaune a développé la maladie, ce qui fait penser à un contournement de facteur de résistance par l’agent pathogène. « C’est à surveiller car il s’agit d’une maladie qui se propage très vite », interpelle Pierre Geist. Au final, le blé a été de bonne qualité sous tous critères, mais le rendement a été moyen, à 72 q/ha en Alsace : « Les composantes de rendement qui pêchent le plus sont le nombre de grains par épis et le poids de mille grains », conclut Pierre Geist. Septoriose : critère de choix variétal n° 1 Comme chaque année, les collecteurs, Arvalis et la Chambre d'agriculture ont mené des essais variétaux, répartis sur l’ensemble du territoire. Filon est la variété la plus performante en termes de rendement : elle sort à 106 % de la moyenne des essais, mais avec une variabilité de rendement importante selon les sites. Ses points négatifs sont sa sensibilité à la verse et à la fusariose. Par contre, c’est une variété qui peut se mettre en terres superficielles. Elle est suivie par chevignon, qui fait 104 % de la moyenne des essais, et qui est plus régulière. Sacramento, à 103,6 %, « n’a pas vraiment de tare, hormis celle d’exprimer les mycotoxines, ce qui suggère d’éviter de l’implanter après un maïs grain ». Fructidor arrive à égalité et se comporte bien quels que soient les sites. Tenor, à 102,8 %, affiche un bon PS, un bon taux de protéines, « c’est une variété précoce, peu sensible aux mycotoxines », note Pierre Geist. Suit un peloton formé des variétés nemo, diamento et absalon. « Nous n’avons pas testé les variétés solindo et advisor, mais elles l’ont été par Arvalis et semblent aussi intéressantes », précise Pierre Geist. Au final, les variétés préconisées par la Chambre d'agriculture pour la prochaine campagne sont advisor, chevignon, diamento, filon, fructidor, absalon, nemo, cesario, sacramento… Pour les conseillers agricoles, les critères de choix variétaux doivent être, et dans cet ordre : la tolérance à la septoriose car il s’agit de la maladie la plus nuisible en Alsace, la tolérance à la fusariose, la tolérance aux rouilles brunes et jaunes, qui risquent d’être de plus en plus prégnantes avec la hausse des températures estivales, et la tolérance à la verse. Maladies cryptogamiques : adapter la stratégie au contexte Pour 2019, la gamme de solutions chimiques pour lutter contre les maladies cryprogamiques du blé risque encore de s’amoindrir. D’ores et déjà, Laurent Fritzinger annonce qu’une seule application de tébuconazole (matière active contenue dans les produits Horizon, Prosaro) est autorisée par an. Et que les produits contenant de l’epoxiconazole ne seront plus mélangeables. « Ce qui revient à limiter fortement l’utilisation des produits à base d’epoxiconazole en solo, puisque pour éviter l’apparition de résistance on cherche à associer différentes matières actives », note le conseiller. Il rappelle que la lutte chimique contre la fusariose s’apparente à un jeu de roulette russe : « Il n’y a que deux jours pour intervenir au bon moment, c’est-à-dire quand les premières étamines sont visibles, car c’est à ce moment que l’épillet est ouvert et réceptif au produit. S’il pleut et qu’il faut retarder l’intervention après les contaminations, l’efficacité du traitement sera moins bonne, donc mieux vaut jouer sur la tolérance variétale. » En matière de lutte chimique, la famille des triazoles affiche la meilleure efficacité pour un coût d’environ 40 €/ha. Il existe aussi des produits de moyenne gamme qui suffisent lorsque la pression n’est pas trop élevée. Sinon « il faut les compléter avec d’autres matières actives sur les épis et alterner les familles chimiques. » Désherbage : à la carte « L’entrée de la gestion du désherbage, c’est le risque de concurrence à l’automne », rappelle Pierre Geist. Si ce dernier est important, « alors il faut miser sur un traitement d’automne. S’il est faible on peut opter pour un traitement de printemps. » Parfois même on peut ne pas désherber du tout, même si cette opportunité reste « exceptionnelle » en système conventionnel. Le choix des matières actives est ensuite à réfléchir en fonction de la flore présente qui est le plus souvent composée d’un mélange de graminées et de dicotylédones. Pour les traitements de prélevée, il ne reste plus beaucoup de familles de produits. Pierre Geist cite la spécialité Trooper (flufénacet et pendiméthaline), dont l’action est « à renforcer », par exemple avec Defi (prosulfocarbe). L’isoproturon, désormais interdit, « peut être remplacé par du chlortoluron, sauf sur les sols drainés ou saturés en eau. » Parmi les antidicotylédones, les produits type Allié (carfentrazone-éthyle et metsulfuron-méthyle) sont à positionner tôt, sur des adventices d’une à trois feuilles. « Sur les plus développées, de trois à quatre feuilles, il faut privilégier la famille des sulfonylurées. Les produits à base d’hormones peuvent être utilisés encore plus tard, mais mieux vaut éliminer les adventices le plus tôt possible », préconise Pierre Geist. Régulateurs de croissance : impasse possible En matière de régulateur de croissance, aucune nouveauté à se mettre sous la dent. Par contre, certaines spécialités ont été interdites. « L’application d’un régulateur de croissance est une intervention dont on peut se passer deux ans sur trois », rappelle Laurent Fritzinger. La première entrée pour en faire l’économie est la sensibilité variétale car avec une variété sensible, « il faut quasiment traiter à coup sûr ». Le deuxième critère, c’est la densité de pied en sortie d’hiver, elle-même conditionnée par la densité de semis, qui ne doit pas être trop importante. « C’est en avril et début mai, durant la montaison, que se joue le risque de verse. Car c’est lorsque la plante cherche le soleil que sa tige s’allonge et qu’elle devient plus sensible à la verse », poursuit Laurent Fritzinger. Le dernier critère d’évitement de la verse, c’est la gestion de la fertilisation azotée, qui doit être raisonnée, en particulier au premier apport. L’application d’un régulateur de croissance doit se faire par un temps poussant, pour que le produit migre dans la plante, « avec une bonne hygrométrie, une température moyenne de 10 °C et une amplitude thermique inférieure à 15 °C ». La Chambre d'agriculture a élaboré une grille d’évaluation du risque de verse. S’il est faible, il est possible de faire l’impasse sur les régulateurs de croissance. Sinon « une application de Cycocel bien placée à épi 1 cm suffit souvent ». Enfin, Laurent Fritzinger attire l’attention sur un point réglementaire : « Le mélange de produits qui portent la phrase de risque H301 est interdit ».

Récolte 2018 de maïs

Précoce, mais de qualité

Publié le 30/09/2018

La récolte 2018 de maïs est en cours dans le Haut-Rhin. Et notamment dans la plaine. Jeudi 20 septembre, sous le soleil et avec une température de 30 degrés, ils étaient nombreux sur leurs parcelles pour travailler dans de bonnes conditions.

François Heymann, maire de Sainte-Croix-en-Plaine et agriculteur est sur le pont. « J’ai 70 ans et j’ai commencé à l’âge de 14 ans. C’est donc ma 56e récolte. Mon fils, Marc, s’est installé sur l’exploitation familiale quand j’ai officiellement pris ma retraite. Mais, tant que j’ai la santé, je l’aide. J’aime ce métier même s’il a considérablement évolué. Nous avons des parcelles, en blé et en maïs notamment, un peu partout. » Il a débuté sa moisson 2018 aux alentours du 12 septembre. Il pense la terminer au milieu du mois d’octobre. Il constate l’évolution des dates de récolte : « Il y a 35-40 ans, on commençait la récolte pas avant la Toussaint. Chaque année, on commence le travail un peu plus tôt dans l’année. C’est évident que ce sont les conséquences du réchauffement climatique, mais également des variétés de maïs qui ont évolué au fil des années », ajoute le céréalier. L’irrigation a aussi débuté plus tôt que d’habitude, vers le milieu du mois de juin. Elle s’est terminée également plus tôt que les années précédentes, aux alentours du 15 août selon les parcelles. Pour récolter, il utilise la même moissonneuse depuis 25 ans. « Je réalise moi-même toutes les révisions avant le début de chaque récolte. Cet entretien est efficace car je me débrouille en mécanique et, surtout, je connais par cœur la machine. En acheter une nouvelle nécessiterait d’investir. Or, ce matériel représente un coût important. Dans la mesure où je l’utilise bien, il n’y a aucune utilité à changer », estime François Heymann. Attention au vent Ce jeudi 20 septembre, il récolte une parcelle située sur le ban de Sainte-Croix-en-Plaine. Il est satisfait. « Les rendements sont bons même s’il y a des endroits plus difficiles et caillouteux. Ici, nous avons pu irriguer. Cela explique la qualité du maïs. L’humidité se situe entre 18 et 22, ce qui est bien. Il y a 35 ans, quand nous récoltions à la Toussaint, nous avions une humidité située entre 31 et 34. Le travail n’est donc plus le même. Cette parcelle, il fallait là moissonner car le maïs a un peu versé suite à l’orage de mardi (le 18 septembre). Cela a un peu joué sur les rendements. De toute façon, avec cette humidité, il ne faut plus attendre ». Il ne s’inquiète pas de la baisse annoncée des températures pour les jours à venir. Il est davantage préoccupé par d’autres facteurs. « Ce qu’il ne faudrait pas, c’est du vent cumulé avec la persistance d’un temps sec. Le maïs est haut cette année dans notre secteur. Avec un vent important, la tige du maïs risquerait de casser. C’est cela qui est le plus préoccupant ». Dès le lendemain, un épisode pluvieux et venteux a traversé le département. « Pour notre part, il n’y a pas eu de dégâts conséquents. Nous avons eu 7 mm de pluie. Les vents n’ont pas fait tomber les tiges des maïs. C’est une plante qui réagit différemment par rapport au blé. Nous avons donc pu terminer le travail lundi 24 septembre avant de nous diriger sur d’autres parcelles ». Une fois récolté, le maïs est acheminé dans un premier temps sur l’exploitation puis sur le site le plus proche de la coopérative agricole de céréales à laquelle l’exploitation adhère.

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