Cultures

Publié le 29/09/2018

Dekalb organise tous les deux ans une journée thématique autour du maïs. Elle s’est déroulée vendredi 21 septembre à Ostheim. L’agriculture numérique, les traitements de semences, les cartographies des sols, les gammes variétales et les produits phytosanitaires étaient au cœur de cette plateforme.

« Cette plateforme est l’occasion de présenter nos nouveautés et celles de nos partenaires, a rappelé Jordan Noret, ingénieur technico-commercial chez Dekalb semences lors de cette après-midi qui se déroulait sur les parcelles de la ferme Guthmann à Ostheim et à laquelle étaient conviés la grande distribution, les coopérateurs et les négociants alsaciens. Nous parlons de préconisations de densité, de traitement de semences, d’agriculture digitale, des variétés de maïs. Après une présentation générale, nous proposons différents ateliers. C’est l’occasion d’expliquer et d’échanger avec nos clients. Nous sommes en période de récolte. Il est donc important de coller le plus possible à l’actualité, tout en apportant des pistes de travail pour les mois et les années à venir. » Gestion de conduite numérique Pendant une heure, les professionnels ont tourné sur les quatre ateliers de 20 minutes chacun. Sur celui consacré au digital, on évoquait un outil développé par The Climate Corporation, une filiale de Monsanto. En janvier 2018, The Climate Corporation annonçait l’extension à l’Europe de sa plateforme numérique de gestion de conduite des cultures, Climate Fieldview, pour cette saison 2018. Lancée en 2015 aux États-Unis, au Canada et au Brésil, elle est déjà déployée chez 100 000 utilisateurs et sur 48 millions d’hectares. Elle propose désormais aux agriculteurs européens de rassembler toutes les données relatives à la conduite de leurs cultures sur une seule plateforme connectée, Climate FieldView, afin d’obtenir des informations sur leurs champs et de maximiser leur productivité. « Nous proposons un logiciel qui fournit un ensemble d’outils numériques, une modélisation agronomique avancée et la surveillance de la météo locale dans des solutions web et mobile. L’outil collecte des données de façon fluide, les visualise rapidement et obtient des aperçus personnalisés pour optimiser les pratiques agronomiques et pouvoir prendre d’importantes décisions de gestion ayant un impact durable sur la production des cultures.» Depuis ce printemps 2018, les agriculteurs ont accès au Climate FieldView Drive, déjà compatible avec de nombreux équipements. À l’automne, l’imagerie satellitaire haute résolution pour l’évaluation de la santé des cultures sera également accessible. « Nous fonctionnons avec cet outil sur toutes les cultures. Cela permet également de faire un tour de plaine virtuel, de voir ce qui va et les éventuelles difficultés. Il est ainsi possible d’orienter rapidement ses cultures », indique le responsable digital de cette entreprise. Des solutions innovantes Un second atelier abordait les nouveautés concernant les traitements de semences et la méthanisation. Dans un contexte réglementaire en évolution vers une raréfaction des molécules chimiques, Dekalb a ressenti le besoin d’assurer ses semences avec des solutions de traitements innovantes. Parmi elles, le traitement de semences Acceleron® qui protège et optimise la culture dès son démarrage. Par ailleurs, Dekalb possède une base de 1 500 données sur ses différentes variétés, mais également les types de sols, les densités, les rendements. Cela lui permet de faire ses sélections, notamment concernant les hybrides pour la méthanisation. Un troisième et un quatrième ateliers s’intéressaient aux gammes variétales pour le maïs. Dekalb a ainsi fait la promotion d’une de ses nouveautés, le DKC 5182. Il s’agit d’un hybride simple denté, avec un segment G5 (indice 500-520), une excellente capacité de compensation des épis et une performance assurée en toutes situations. Trois autres variétés ont fait l’objet d’une attention particulière : DKC 4069 (segment G2, indice 300-320), DKC 4569 (segment G3, indice 350-370) et DKC 5065 (segment G4, indice 440-460).

Publié le 21/09/2018

La campagne maïsicole 2018 s’est caractérisée par des températures particulièrement élevées. Si bien que l’heure de la moisson a sonné avec quelque trois semaines d’avance, avec des résultats hétérogènes selon les - trop rares - précipitations, les types de sol et l’irrigation. Autre fait marquant de l’année : la progression significative des captures de chrysomèles. À lire dans notre dossier spécial.

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IGP choucroute d’Alsace

Le Graal après 20 ans de combat

Publié le 13/09/2018

La filière choucroute s’est rassemblée mardi 11 septembre à la Maison de la Région pour recevoir son Indication géographique protégée. Ce label doit aider la profession à protéger et valoriser la choucroute d’Alsace.

Ils attendaient ce moment depuis vingt ans. Les professionnels de la choucroute alsacienne ont reçu leur Indication géographique protégée (IGP), mardi 11 septembre, des mains du commissaire européen à l’Agriculture Phil Hogan. Ce label décerné par l’Union européenne est censé valoriser et protéger la choucroute d’Alsace. La filière espère d’abord des retombées économiques. « On veut créer un produit premium », confirme Sébastien Muller, président de l’Association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace (AVCA), à l’origine de la demande d’IGP. Car la choucroute labellisée répondra à un cahier des charges pointu. Conçues avec des choux 100 % alsaciens, les lanières devront mesurer au minimum 15 cm. Les légumes seront plantés dans des terres de haute qualité : profondes, limono-argileuses et non inondables. Les productions qui ne cochent pas toutes les cases ne pourront prétendre à l’appellation IGP. « À terme, on aura de la choucroute et de la choucroute d’Alsace IGP », précise le responsable de l’AVCA. Quelle plus-value agriculteurs et choucroutiers pourront-ils en tirer ? Pour l’instant, personne ne se hasarde à avancer de chiffre. Mais Sébastien Muller glisse un indice. « Entre la choucroute conventionnelle et la bio, on constate environ 30 % de différence de prix. » Reste à voir en fonction des récoltes, des coûts de production et des méthodes de fabrication… On en saura plus en janvier, date de la mise en rayon des premières choucroutes IGP. La filière s’attend aussi à un « effet IGP » à l’international. Car le certificat facilite la publicité autour d’un produit garanti français et de qualité. De plus, la choucroute dispose d’une grosse marge de manœuvre à l’export. Seule 5 à 10 % de la production actuelle serait vendue à l’étranger. « Champions d’Europe » Le label va aussi limiter la concurrence de pays européens comme l’Allemagne ou la Belgique. Demain, la choucroute IGP se distinguera plus facilement des répliques étrangères estampillées « à l’alsacienne ». Par ailleurs, elle intègre la caste des produits protégés lors des négociations de traités commerciaux entre l’UE et des pays tiers. Rappelez-vous du Ceta et du Mercosur. Des accords jugés laxistes en matière de défense de l’agriculture européenne. « Le respect des IGP constitue une vraie ligne rouge pour le Parlement », appuie Anne Sander, eurodéputée du Grand Est. Conséquence plus inattendue, la hausse des surfaces de culture. En effet, la choucroute IGP ne pourra plus être complétée avec des légumes étrangers en cas de mauvaise récolte. Désormais, ce sera du 100 % alsacien ou rien. Pour pallier le déficit de volumes, les paysans devront donc engager de plus grandes superficies. Une bonne nouvelle pour Laurent Heitz, président du Syndicat des producteurs de chou à choucroute. « Ce serait bien de récupérer les 100 ha de culture perdus en dix ans », explique cet infatigable défenseur du légume. La lutte pour l’obtention de l’IGP a démarré en 1998. Cette année-là, l’AVCA, qui regroupe 11 choucroutiers et 48 producteurs, demande la certification de la choucroute et de la choucroute garnie. « Une erreur », selon Sébastien Muller, car l’IGP ne prend pas en compte les plats. Résultat : la Commission européenne retoque le dossier en 2006. Un an plus tard, l’association appuyée par Alsace Qualité renouvelle sa demande pour le légume seul. Bingo. En 2012, les instances françaises valident la démarche. Le 3 juillet 2018, la Commission donne son feu vert. De quoi ravir les membres de l’AVCA et son président. « On était champions d’Europe, douze jours avant que l’équipe de France de foot ne devienne championne du monde. »

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