Association de la race bovine Vosgienne du Haut-Rhin
« Surfer » sur l’image positive de la Vosgienne
Association de la race bovine Vosgienne du Haut-Rhin
Publié le 15/02/2018
La race bovine vosgienne confirme son dynamisme dans le Haut-Rhin. Cette tendance a été confortée lors de l’assemblée générale de l’Association des éleveurs de la race bovine vosgienne du Haut-Rhin qui s’est tenue le jeudi 8 février à la ferme Deybach au Schnepfenried.
« L’année 2017 a été pour nous un véritable challenge avec l’organisation réussie de cette première fête de la transhumance à Muhlbach-sur-Munster et les animations organisées en parallèle. Nous devons continuer à « surfer » sur l’image positive de la Vosgienne », a expliqué en introduction Florent Campello, président de l’association. Après l’approbation des comptes financiers et le renouvellement du conseil d’administration, les éleveurs ont évoqué les activités de l’organisme de sélection. Depuis quatre ans, une commission « allaitante » est en place. Elle effectue les contrôles de performance et les professionnels, souvent des jeunes, participent aux différents concours. Des vaches destinées à donner naissance à des taureaux ont été sélectionnées. « Une soixantaine de vaches ont été repérées sur la base d’index. On en a retenu 22 ou 23. Cela a permis de réaliser un planning d’accouplement. On va ensuite suivre les taureaux qui vont naître. Ils seront mis en pépinière avant d’être repris à l’achat par les éleveurs, sous certaines conditions. Les éleveurs devront, par exemple axer l’insémination sur l’aspect qualitatif de la viande de Vosgienne. La Vosgienne revient dans sa mixité même si les allaitantes sont en nombre plus important dans les Vosges que dans le Haut-Rhin », explique Mélanie Gutzwiller, technicienne de l’OS. « La région porte notre massif » En 2017, les éleveurs de Vosgiennes ont participé au concours à Paris. « C’est la première fois que vingt animaux, dont quatre vaches allaitantes étaient en concours. Nous étions également à Épinal pour la dernière d’Eurogénétique, à la fête de l’Estive et la transhumance à Allanche, en qualité de race à l’honneur. Cette année à Paris, cinq vaches seront présentes dont une allaitante en présentation avec son veau », précise Mélanie Gutzwiller. Au salon de l’agriculture, les races de massif seront mises en avant. La vache Vosgienne va donc se retrouver sur un stand commun aux côtés, notamment de l’Aubrac, la vache à l’honneur cette année. Les éleveurs seront également présents sur le stand de la région Grand Est avec un espace privé de 72 m2. « La région porte notre massif et notre race. Nous allons pouvoir communiquer », se félicite le président. Pour la manifestation « Cœur d’Elevage » à Colmar, les éleveurs de Vosgiennes regrettent les dates retenues du 21 au 23 juin : « il est difficile de mobiliser les éleveurs de Vosgiennes qui, le plus souvent, sont à cette époque de l’année dans leurs fermes-auberges. Nous allons pourtant tout faire pour présenter une quinzaine d’animaux car c’est évidemment important que la race soit présente à Colmar ». Le concours se déroulera le vendredi 22 juin ; les animaux arriveront le mercredi pour repartir le dimanche matin. Dématérialisation A propos du logiciel Est Elevage, Mélanie Gutzwiller a précisé que : « D’ici quelque temps, les passeports de vos animaux seront dématérialisés. Pour anticiper cette dématérialisation, nous présentons ce logiciel développé par les éleveurs du Grand Est. Ce dernier doit permettre de procéder à toutes les identifications d’animaux nécessaires, noter tous les traitements sanitaires, suivre la reproduction de l’élevage, piloter son contrôle laitier et consulter toutes les données de son élevage ». A l’issue de la réunion, les éleveurs ont déjeuné à la ferme-auberge du Schnepfenried avant de découvrir les installations de la ferme Deybach.












