Élevage

Marc Schneider, président du comité d'organisation

« On sent un renouveau ! »

Publié le 09/05/2018

Le festival de l'élevage se déroulera ce week-end au plan d'eau de Brumath. Place aux jeunes le samedi soir, avec le concours de pointage, le concours de présentation et la soirée jeunes. Le dimanche sera plus professionnel, avec le concours des génisses prim'holstein, le concours montbéliardes, la présentation des veaux par les enfants, sans oublier l'exposition de matériel agricole.

Marc Schneider, éleveur à Wangen, succède à Jean Bernhard à la tête du comité d’organisation du festival de l’élevage de Brumath. C’est la première année qu’il est aux manettes. D’emblée, il précise : « Il n’y aura pas de gros changements… » La grande nouveauté a été introduite il y a trois ans, avec le concours de génisses prim’holstein, rappelle-t-il. Cette innovation avait pour but de motiver davantage de jeunes éleveurs à participer, car les génisses sont plus faciles à manipuler. Et cela a marché ! « Il y a constamment de nouveaux éleveurs qui viennent à Brumath. » L’école des jeunes présentateurs, organisée tous les deux ans dans le département, n’est pas étrangère à ce regain d’intérêt pour le concours. « Nous formons les jeunes à partir de 13-14 ans à la préparation et à la présentation des animaux. » Souvent, les fils d’éleveur entraînent leurs camarades de lycée à se joindre à eux, souligne le président qui se réjouit de cet engouement. Le nombre d’animaux inscrits au catalogue est lui aussi en augmentation : il se monte à 170, toutes races confondues. Il y aura bien sûr des génisses et des vaches prim’holstein, mais aussi des montbéliardes et des simmental, et même une jersiaise. On trouvera également des charolaises et des limousines, des chevaux et des moutons. Pour abriter tout ce beau monde, « il faudra sans doute installer un chapiteau supplémentaire ». Un formule qui marche Le festival de l’élevage, c’est « une formule qui marche ». Les rouages sont bien huilés, et tout le monde met la main à la pâte. « Depuis jeudi, une cinquantaine d’éleveurs sont présents en permanence sur le site. » Les éleveurs des différents syndicats de race ont répondu présent, souligne le président. Cette année, par contre, les étudiants en BTS du lycée agricole d’Obernai n’ont pas pu leur prêter main-forte, et ce sont les Jeunes Agriculteurs du canton de Soultz-sous-Forêts qui ont pris le relais. Ce sont eux qui ont monté les chapiteaux d’élevage, tandis que leurs collègues du canton de Truchtersheim se sont chargés du montage du grand chapiteau qui abrite le ring et le restaurant, en compagnie des éleveurs. « Vendredi, nous montons les tables, les bancs et la cuisine », indique Marc Schneider. Les Jeunes Agriculteurs du canton de Saverne sont eux aussi de la partie : samedi et dimanche soir, ils assureront la préparation des tartes flambées.  Plusieurs milliers de visiteurs viennent chaque année au festival de l’élevage. C’est une journée conviviale qui permet aux éleveurs, et plus largement aux agriculteurs, de se retrouver dans une ambiance festive. « Par la suite, nous organisons une journée de détente pour remercier tous les bénévoles qui s’investissent et pour créer des liens entre les éleveurs des différents syndicats. » L’inauguration officielle de la manifestation aura lieu vers midi, en présence d’Anne Sander, députée européenne, et de nombreuses personnalités politiques.

Syndicat des éleveurs de la race salers d’Alsace

Promouvoir la salers à Habsheim

Publié le 26/04/2018

La race salers se développe en Alsace. Le syndicat, qui regroupe les éleveurs les plus motivés, soit une quarantaine de membres, ne manque pas d’ambitions pour promouvoir les vaches salers. À commencer par le prochain concours d’Habsheim qui se prépare.

Le jeune syndicat, présidé par Nicolas Fady, éleveur à Reiningue, poursuit son développement. Et ce dernier passe, notamment, par une présence au concours d’Habsheim. C’est ce qui a été rappelé lors de l’assemblée générale du syndicat qui s’est tenue récemment à Munster. « C’est une chance d’avoir pu participer à Habsheim l’an passé. Nous remercions les organisateurs et autres professionnels de nous avoir acceptés. Nous sommes complémentaires », précise Nicolas Fady. Il est particulièrement satisfait des discussions que les éleveurs ont pu avoir lors de cette manifestation avec les visiteurs. Ils étaient nombreux à découvrir une autre facette de l’élevage et notamment les vaches allaitantes comme les salers. Il faut désormais pérenniser dans le temps la présence de la salers à Habsheim. Nicolas Fady a donc lancé un appel pour motiver les éleveurs et les inciter à participer. « On nous a fait une place dans le grand chapiteau. On était un petit noyau. Il faut maintenant de nouvelles têtes, de nouveaux éleveurs, de nouvelles salers. Motivons-nous », insiste Nicolas Fady. Pour rassurer les plus hésitants, il précise qu’un minimum d’entraînement est nécessaire pour apprendre à faire marcher une vache. « Au final, vous aurez la satisfaction de pouvoir la valoriser devant du monde. Et Habsheim reste un moment d’échanges entre les éleveurs. C’est une manifestation qui nous permet de sortir et voir autre chose », ajoute-t-il. Les éleveurs de vaches allaitantes salers ont les mêmes difficultés que les autres : ils produisent une viande de qualité qu’il est essentiel de valoriser. Il faut donc - bien - communiquer. Et pour y parvenir, le syndicat ne peut pas se rendre à Habsheim avec quinze vaches issues de trois élevages. Motivés et ambitieux L’idée est donc de convaincre chaque éleveur de salers d’amener une ou deux vaches. Cela permettrait de valoriser idéalement une race bien présente sur l’ensemble du territoire alsacien et d’organiser un concours sympa, varié, et disputé en différentes catégories. « Depuis la création du syndicat, nous avons bien travaillé ensemble. Il y a une bonne ambiance entre nous et entre tous les éleveurs. Il faut maintenant relancer tout le monde, solidifier tout cela. C’est la vie de tout syndicat, de toute association », conclut Nicolas Fady. Le syndicat des éleveurs de salers d’Alsace compte entrer en contact avec l’école des jeunes présentateurs pour être en mesure, à terme, de l’intégrer. Car, « nous avons des jeunes motivés et ambitieux ». Au cours du débat qui a suivi, certains éleveurs se sont engagés à venir à Habsheim. D’autres ne pourront pas le faire. Néanmoins, si les personnes qui se sont engagées lors de cette réunion participent effectivement, Nicolas Fady et les responsables du syndicat pourront se satisfaire de cette première victoire. Une participation d’autant plus contraignante qu’un nouveau règlement zootechnique européen a été mis en place. Il fixe de nouvelles règles d’organisation de la génétique animale pour les reproducteurs bovins, caprins, ovins, porcins et équidés. L’assemblée générale s’est terminée par un bilan des résultats de production obtenus par les éleveurs membres du syndicat, le bilan financier, excédentaire d’environ 800 €, et un point sur la qualité sanitaire du cheptel alsacien.

Du 21 au 23 juin au Parc des expositions de Colmar

Le salon Cœur d’Élevage annulé

Publié le 13/04/2018

Malgré un lancement prometteur, une forte implication d’éleveurs, d’associations et de syndicats qui annonçaient la présence de 300 animaux, la société Colmar Expo SA s’est vue dans l’obligation d’annuler le salon Cœur d’Élevage prévu les 21, 22 et 23 juin prochains, en raison de soutiens matériels, logistiques et financiers insuffisants.

Le 19 octobre 2017, Colmar Expo SA annonçait le lancement du salon professionnel Cœur d’Élevage au Parc des expositions de Colmar avec une première édition les 21, 22 et 23 juin 2018. L’objectif était d’apporter à l’ensemble de la profession un nouveau temps fort articulé autour d’une exposition agricole et d’un concours bovins réunissant cinq races laitières. Cœur d’Élevage a reçu un bel accueil de la profession et, selon l’avis de tous, ce type d’événement avait sa place à Colmar, position stratégique aux frontières de grands pays laitiers, comme l’Allemagne et la Suisse. Des professionnels pas assez nombreux La volonté de Colmar Expo SA était de créer une manifestation de dimension européenne, un événement fort et de référence pour la profession dans le Grand Est. Unique porteur financier, Colmar Expo SA avait bâti un modèle économique s’assurant de recettes de location de stands, d’entrée de visiteurs, de sponsoring privé et de potentiels soutiens de la part des collectivités locales. Malgré quelques soutiens matériels et logistiques annoncés, les professionnels du secteur n’ont malheureusement pas répondu en masse pour être présent à la première édition de ce salon dont la réputation restait à construire. Avec seulement 20 % des objectifs atteints à ce jour, Colmar Expo SA n’a pu que constater les difficultés économiques que rencontrent certaines entreprises du secteur. Une forte mobilisation des éleveurs pour le concours Malgré la très forte mobilisation des associations et syndicats du quart nord-est de la France qui promettaient une présence de quelque 300 bovins, les nouvelles contraintes sanitaires annoncées courant mars 2018 concernant la présence d’animaux étrangers ont mis un coup de frein au rayonnement européen du concours, pièce maîtresse de la manifestation. L’implication d’un groupe de travail, composé d’une quinzaine d’éleveurs, a été exemplaire et laissait présager un concours de très haute volée. Une décision difficile à prendre Depuis six mois, la société Colmar Expo SA s’est investie, entourée d’un groupe d’éleveurs extrêmement motivés et volontaires, dans la préparation de cet événement professionnel qui devait être une fête autour de la profession d’éleveur laitier. Le choix d’annuler la manifestation, plutôt que de la maintenir en la redimensionnant, ne correspond pas à ce qui a été annoncé aux exposants et aux éleveurs. C’est avec un grand regret et une profonde tristesse pour tout le travail réalisé par les uns et les autres, que la décision d’annulation a été prise.

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