Élevage

Du 21 au 23 juin au Parc des expositions de Colmar

Le salon Cœur d’Élevage annulé

Publié le 13/04/2018

Malgré un lancement prometteur, une forte implication d’éleveurs, d’associations et de syndicats qui annonçaient la présence de 300 animaux, la société Colmar Expo SA s’est vue dans l’obligation d’annuler le salon Cœur d’Élevage prévu les 21, 22 et 23 juin prochains, en raison de soutiens matériels, logistiques et financiers insuffisants.

Le 19 octobre 2017, Colmar Expo SA annonçait le lancement du salon professionnel Cœur d’Élevage au Parc des expositions de Colmar avec une première édition les 21, 22 et 23 juin 2018. L’objectif était d’apporter à l’ensemble de la profession un nouveau temps fort articulé autour d’une exposition agricole et d’un concours bovins réunissant cinq races laitières. Cœur d’Élevage a reçu un bel accueil de la profession et, selon l’avis de tous, ce type d’événement avait sa place à Colmar, position stratégique aux frontières de grands pays laitiers, comme l’Allemagne et la Suisse. Des professionnels pas assez nombreux La volonté de Colmar Expo SA était de créer une manifestation de dimension européenne, un événement fort et de référence pour la profession dans le Grand Est. Unique porteur financier, Colmar Expo SA avait bâti un modèle économique s’assurant de recettes de location de stands, d’entrée de visiteurs, de sponsoring privé et de potentiels soutiens de la part des collectivités locales. Malgré quelques soutiens matériels et logistiques annoncés, les professionnels du secteur n’ont malheureusement pas répondu en masse pour être présent à la première édition de ce salon dont la réputation restait à construire. Avec seulement 20 % des objectifs atteints à ce jour, Colmar Expo SA n’a pu que constater les difficultés économiques que rencontrent certaines entreprises du secteur. Une forte mobilisation des éleveurs pour le concours Malgré la très forte mobilisation des associations et syndicats du quart nord-est de la France qui promettaient une présence de quelque 300 bovins, les nouvelles contraintes sanitaires annoncées courant mars 2018 concernant la présence d’animaux étrangers ont mis un coup de frein au rayonnement européen du concours, pièce maîtresse de la manifestation. L’implication d’un groupe de travail, composé d’une quinzaine d’éleveurs, a été exemplaire et laissait présager un concours de très haute volée. Une décision difficile à prendre Depuis six mois, la société Colmar Expo SA s’est investie, entourée d’un groupe d’éleveurs extrêmement motivés et volontaires, dans la préparation de cet événement professionnel qui devait être une fête autour de la profession d’éleveur laitier. Le choix d’annuler la manifestation, plutôt que de la maintenir en la redimensionnant, ne correspond pas à ce qui a été annoncé aux exposants et aux éleveurs. C’est avec un grand regret et une profonde tristesse pour tout le travail réalisé par les uns et les autres, que la décision d’annulation a été prise.

Publié le 13/04/2018

La société Id1port, basée à Vitré, est l’importateur exclusif du robot ProCleanerX100, fabriqué par l’entreprise danoise WashPower. Un robot d’assistance au nettoyage des cases des élevages porcins, qui était présenté en démonstration à l’élevage Ulrich de Kleinfrankenheim en amont de la réunion d’Interporc Grand Est.

Ce robot se présente sous forme d’un boîtier de réglage central, monté sur roulette et équipé de deux bras télescopiques se terminant chacun par une buse. Le tout étant relié à une pompe - d’un débit conseillé de 30 à 35 l/min - alimentant l’ensemble en eau. Le boîtier sur roulette circule dans l’allée séparant les cases. Et les bras télescopiques se déploient au-dessus des cases, les aspergeant d’eau sous pression, grâce aux buses pivotant de 0 à 45 °. Pour les importateurs, un des atouts du robot, c’est sa facilité d’utilisation. Il « suffit » de régler la pression, la vitesse de balayage des buses, leur inclinaison, de brancher la pompe, le courant et d’appuyer sur start. « En général, nous préconisons deux allers-retours par salle, avec deux angles de buses différents. Un premier avec les buses orientées de manière à envoyer un maximum de pression vers les caillebotis. Un deuxième avec les buses inclinées de manière à ce que les jets nettoient efficacement les cloisons. II est en effet possible de régler l’angle et la vitesse de rotation des buses selon les zones où il s’agit d’insister et selon les obstacles à éviter, qui ne sont pas les mêmes en maternité, qu’en post-sevrage, ou en engraissement », détaille Pierre Promost, commercial et démonstrateur pour Id1port. En déployant les deux bras, il est possible de nettoyer les deux côtés d’une salle en même temps. Mais il est aussi possible de dégager un bras, pour ne traiter qu’un côté de salle à la fois. Il existe des bras de différentes tailles, soit de 50 cm à 1 m de long ; ou de 1,20 à 2,40 m de long. « Le robot pulvérise en général de l’eau. Il n’est pas équipé pour pulvériser autre chose. Mais il est possible d’imaginer un système où la pompe aspirerait du produit désinfectant », précisent les importateurs. Gain de confort de travail La démonstration est convaincante. Entre les cases qui ont été traitées par le robot et les autres, la différence est flagrante. Cependant, des résidus subsistent, et certains éléments, comme les mangeoires, restent assez souillés. Les représentants d’Id1port confirment : « Le robot sert à faire le premier passage, celui du décrassage. Après, c’est à vous de juger ce qu’il est nécessaire de faire en fonction de votre degré d’exigence. » Pour les éleveurs présents, il est clair que le robot peut améliorer le confort de travail, puisqu’il permet d’éviter le premier passage, soit le plus laborieux. Mais qu’il reste du travail derrière : démontage de certains équipements pour les laver à part, application d’un détergent, rinçage, finition manuelle… Actuellement, le robot peut-être commercialisé partout en France, mais Id1port cherche des revendeurs pour assurer un service de proximité réactif aux clients. D’un coût de 33 000 €, il n’est pour l’instant proposé qu’à la vente. « Nous avons pensé à en proposer à la location, mais cela s’est avéré trop compliqué », indique Pierre Promost. Retrouvez cette démonstration en vidéo :  

Salon Egast à Strasbourg

La côte de bœuf sublimée

Publié le 05/04/2018

Organisé par la Fédération des bouchers-charcutiers-traiteurs d’Alsace, le concours de la meilleure côte de bœuf s’est déroulé dimanche 18 mars, dans la foulée de l’inauguration du salon Egast. Joël Koenig, boucher charcutier à Sélestat, a été sacré vice-champion. Sa côte de bœuf provenait d’une génisse salers élevée par un membre de l’Apal.

Les huit participants sélectionnés ont chacun mis en valeur une race de bœuf française venant d’élevages vertueux et nourris à l’herbe. Toutes les étapes, de la découpe à la dégustation en passant par le détalonnage et la cuisson, se sont déroulées sous l’œil d’un public enthousiaste et dans une ambiance conviviale. Le concours a été remporté par Raphaël Vetter, artisan boucher à Vieux-Thann. Joël Koenig, boucher charcutier à Sélestat travaillant avec la marque « S'esch guet - Goûtez l'Alsace », monte sur la 2e marche du podium et Florian Heit termine sur la 3e marche. Les candidats ayant terminé sur le podium sont repartis avec un trophée, pièce unique. Les autres participants ont tous reçu un diplôme. À noter que la côte de bœuf de Joël Koenig provenait d’une génisse de 20 mois de race salers de l’élevage Knecht à Spechbach-le-Bas, sélectionnée et commercialisée par Socobeval et Sabreco, coopérative des bouchers de Colmar. Le jury a notamment apprécié sa qualité gustative et sa cuisson - elle a obtenu la meilleure note dans ces deux critères. Présidé par Samuel Balzer, vainqueur de la première édition du concours en 2016, le jury a noté les candidats sur l’aspect à cru, l’état d’engraissement, la cuisson, la tendreté et la qualité gustative. Mais quels critères faut-il respecter pour avoir une bonne côte de bœuf ? « Le détalonnage, l’état d’engraissement, l’aspect visuel et le respect et la nourriture apportés à l’animal », explique Nicolas Stamm. Jacqueline Riedinger-Balzer, présidente de la Fédération des bouchers-charcutiers-traiteurs d’Alsace, a assuré les commentaires sur les aspects techniques du travail et les viandes. L’idée de ce concours est venue de la rencontre d’un boucher en Toscane, Dario Cecchini, dit « le boucher fou », qui participait d’ailleurs au jury. « Là-bas, raconte Jacqueline Riedinger-Balzer, on célèbre la côte de bœuf avec une vraie fête. Et il y a une telle diversité de races de bœuf en France que nous avons eu l’idée de ce concours pour les mettre en avant. » Delphine Franck, diététicienne nutritionniste d’Interbev, a expliqué l’importance de la viande dans l’alimentation à une époque où sa consommation est parfois décriée. « La viande est utile à notre santé, elle participe aussi à notre équilibre alimentaire de par son apport en protéines et en fer, bien assimilé par notre organisme. »

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