Alsace destination tourisme (ADT)
Plus d’ingénierie pour un tourisme alsacien attractif
Alsace destination tourisme (ADT)
Publié le 16/07/2018
Avec ses 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le secteur du tourisme en Alsace se porte plutôt bien. L’une des ambitions affichées lors de l’assemblée générale d’ADT est d’améliorer l’attractivité du tourisme en Alsace par trois axes : l’ingénierie, et la labellisation qui donne un cadre à la mise en réseau.
L’assemblée générale d’Alsace destination tourisme (ADT) se tenait à Andlau le 26 juin dernier. Deux ans après la fusion des deux entités départementales en 2016, ADT est aujourd’hui sur les rails pour mettre en place son plan stratégique 2017-2021. Il s’appuie sur cinq défis : mieux répondre aux attentes, améliorer le ressenti émotionnel (l’expérience client en marketing), mieux répartir les visiteurs sur le territoire, et garantir la qualité des prestations dans ce secteur du tourisme alsacien qui fait bonne figure. Avec 4,9 millions d’euros (M€) de produits d’exploitation, pour 4,65 M€ de charges d’exploitation, le compte de résultat de l’exercice 2017 fait apparaître un excédent de 258 000 euros. Institution en « bonne santé financière », s’est félicité son président, Max Delmond, l’ADT déménagera de la zone de la Meinau pour intégrer l’Hôtel du Département. Marc Levy, son directeur général, a présenté le bilan d’activité, secteur par secteur. Dans le domaine du vélo, l’Alsace comprend 50 boucles locales en ligne, dont 28 disposent également de carnets. Les circuits balisés sont équipés de relais infos services, des panneaux d’information qui invitent à se balader dans le territoire. Avec sa « belle densité de pistes cyclables », l’Alsace est désormais bien positionnée en Europe. Côté œnotourisme, c’est le slowUp avec ses 44 000 participants en 2018, aujourd’hui autonome avec sa propre association, qui fait la fierté d’ADT. L’autre important projet consiste à labelliser « Vignoble et découverte » l’ensemble de la route des vins d’Alsace. Pour l’heure, seules quelques portions le sont. Toujours dans le vignoble, l’assemblée générale avait invité Alfred Hilger, maire de Mittelbergheim, pour commenter sa deuxième place au concours du village préféré des Français : « Nous étions à cent lieues de savoir ce que ça représente, on a bien joué. Nous travaillons à résoudre nos soucis de parking et de stationnement », a indiqué l’édile. La bière constitue également un point d’attraction, ADT a lancé le portail Au gré des bières pour le tourisme brassicole. Tout comme d’ailleurs la gastronomie alsacienne pour laquelle ADT accompagne une quarantaine de manifestations réunies au sein de la fête éponyme. Mais le tourisme en Alsace, ce sont également les châteaux forts, les hauts lieux de mémoire comme Hartmannswillerkopf, qui a accueilli en 2017 les deux présidents français et allemand. Un projet de route européenne des fortifications à l’échelle du Grand Est est ainsi à l’étude. Expertise, accompagnement, conseils Pour appliquer son plan 2017-2021 visant à améliorer la qualité de l’offre touristique alsacienne, ADT avec ses 42 salariés permanents compte renforcer l’ingénierie qu’elle propose aux acteurs touristiques. ADT exerce des missions d’accompagnement, d’expertise, de conseils, de rédaction de cahier des charges pour le compte des communautés de communes, des expérimentations, recherche des partenaires pour la reconversion de friches militaires, médicales, elle analyse par exemple les forces et faiblesses des stations de ski… Citons le VVF d’Albé, le Markstein, Issenheim, ou encore le projet de l’Oisium à Vœgtlinshoffen ou encore des études pour les fermes auberges sur leurs ressources en eau, leur autonomie en énergies renouvelables et les attentes des touristes en matière de services futurs. Mise en réseau ou labellisation, ADT est intervenue pour animer par exemple l’amicale des Logis d’Alsace ou pour travailler à la création du label Clévacance d’hébergement chez l’habitant, ou encore le label des villes fleuries. Autre réseau accompagné par ADT, le club des sites : « Les grands sites de visites payants travaillent en réseau sur différents sujets comme la sécurité, la consultation concertée, les échanges d’astuces et de bonnes pratiques », a précisé le directeur d’ADT.












