Pratique

Publié le 07/06/2018

Dimanche 27 mai, la commune de Riquewihr inaugurait la première étape d’un projet original porté par la communauté des communes du pays de Ribeauvillé : la création de onze parcours viticoles pédagogiques et ludiques du vin et du terroir.

« Nous sommes ici au seuil de ce parcours pilote qui porte sur le thème « Roche mère et sols ». Le totem que vous pouvez admirer symbolise le point de départ de cette promenade initiatique, a indiqué Daniel Klack, maire de Ribeauvillé, en présence du député Jacques Cattin, d’Umberto Stamile, président de la communauté de communes du pays de Ribeauvillé, Marie-Paule Gay, présidente de l’office du tourisme, des conseillers régionaux et départementaux et des maires. Ce sentier est conçu comme un jeu de piste grâce à un balisage efficace et ludique qui ponctue et anime la visite. Cet outil saura enchanter et séduire les touristes et plus encore quand la jonction avec les autres sentiers sera réalisée, d'ici 2020. » « Cette inauguration n’est pas un aboutissement, mais la pose de la première pierre de ce projet œnotouristique d’envergure, qui se déclinera sur les onze communes viticoles du pays de Ribeauvillé sous la forme de onze parcours thématiques, avec le souci de faire découvrir les atouts de notre vignoble et lui apporter une valeur ajoutée touristique, a ajouté Umberto Stamile. La géologie et la toponymie ont notamment été identifiées comme des thématiques clés, propres à faire comprendre le lien entre terroir et vin. Quoique situé physiquement sur onze communes viticoles, ce projet concerne les 16 communes du pays de Ribeauvillé qui bénéficieront de ce nouvel outil touristique. » « Ce projet insolite et intercommunal me tenait particulièrement à cœur, a conclu Nicole Bott, membre du conseil de direction du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace. GéoVino, en gestation depuis quelques années, se concrétise aujourd’hui en dévoilant le premier parcours dans ce magnifique village de Riquewihr. Dans deux ans, lorsque la boucle sera bouclée, les onze communes seront toutes reliées entre elles et créeront un chapelet de villages. Les visiteurs auront l’opportunité de découvrir le magnifique vignoble avec ses spécificités géologiques, historiques et environnementales, du primaire au quaternaire toutes les formations géologiques sont présentes en Alsace, offrant une mosaïque de sols d’une richesse sans équivalent et qui caractérise le vin d’Alsace. »

Publié le 07/06/2018

Mercredi 6 juin à 9 h 15 une importante explosion s’est produite sur le site portuaire du Comptoir agricole situé dans la zone sud du port du Rhin à Strasbourg. Plus précisément à l’entreprise Silostra. À l’heure où nous mettons sous presse, les origines de l’explosion sont encore inconnues. Mais des travaux de maintenance étaient en cours dans ces silos servant au stockage des céréales. Dans ce genre de structure, l’hypothèse la plus probable pour expliquer cette explosion serait des poussières qui se seraient enflammées en présence d’étincelles générées par les travaux de maintenance. Onze personnes se trouvaient sur le site au moment de l’accident et quatre ont été gravement blessées et évacuées en urgence. Trois victimes en urgence absolue ont été héliportées. Et une victime en urgence relative a été orientée vers l’hôpital de Hautepierre à Strasbourg. Les six autres personnes impliquées ont été prises en charge sur place par le point d’urgence médico-psychologique (PUMP). Le centre opérationnel départemental de la préfecture a été activé et la ville de Strasbourg a activé son plan communal de sauvegarde. 108 sapeurs pompiers et 60 engins du service départemental d’incendie et de secours (SDIS67) ont été engagés sur le terrain et appuyés par le Samu. La zone portuaire alentours a été bloquée par les secours par mesure de précaution. Un périmètre de sécurité a été établi à 200 mètres autour du lieu de l’explosion. Les entreprises de la zone portuaires sud situées dans le périmètre de sécurité ont mis en place des mesures de confinement. Les écoles du quartier situées hors périmètre de sécurité ont pu lever les mesures de confinement qu’elles avaient mises en place par précaution au cours de la matinée. La population a été invitée à éviter de circuler dans le secteur afin de ne pas gêner les opérations de secours. Des déviations ont été mises en place. En fin de matinée, l’incendie était maîtrisé, mais des interventions techniques de sécurisation étaient toujours en cours sur le site. Le périmètre de sécurité, établi à 200 mètres autour du lieu de l’explosion, était maintenu. Et l’accès à la zone portuaire sud restait coupé a minima pour la journée et pour une durée indéterminée. Le terminal de conteneurs sud situé rue de Saint-Nazaire à Strasbourg était également fermé. Dans un communiqué, le Comptoir agricole déclare : « Nous sommes tous choqués par la violence de l’événement et inquiets pour nos collègues blessés. »

Barrage agricole de Breisach

La prise en main des crues du Rhin

Publié le 31/05/2018

Créé après la Seconde Guerre mondiale pour relever le niveau de la nappe phréatique, le barrage agricole de Breisach aura une nouvelle mission dans les années à venir : gérer différemment les crues du Rhin. Les travaux débuteront à l’automne prochain.

Le barrage agricole de Breisach a été réalisé par l’Allemagne en 1965. Il appartient au Land de Bade-Wurtemberg qui assure l’ensemble des opérations d’aménagement, d’entretien et d’exploitation. Toutefois, l’utilisation du barrage pour la rétention des crues du Rhin est un projet transfrontalier qui engage les deux pays. Les différents aménagements du fleuve réalisés à partir du XIXe siècle ont permis de développer la navigation, de protéger les populations, les habitations ainsi que les terres cultivables des inondations, d’assurer la production électrique. Mais ils ont également eu pour effet l’augmentation du débit de pointe des crues et une exposition aux inondations plus importante des populations situées à l’aval du Rhin (du côté Allemand, au nord de Strasbourg). « L’objectif est de pouvoir utiliser le barrage de Breisach en tant que retenue d’eau afin d’écrêter les crues du Rhin, expose Marc Lebeau, responsable de l’unité fonctionnelle pour les projets transfrontaliers chez Voies navigables de France (VNF). Jusqu’à présent, c’est le Rhin qui décidait de sa hauteur. Une nouvelle hauteur de retenue d’eau a été décidée, dans le prolongement des premiers accords entre la France et l’Allemagne de 1982. Demain, ce ne sera plus le Rhin qui sera responsable de la hauteur de la retenue du barrage, mais l’homme. Ceci nous permettra d’intervenir à meilleur escient. » Ainsi, 270 millions de m3 d’eau sur le Rhin supérieur entre Bâle et Worms pourront être retenus. En d’autres termes, le barrage agricole Breisach retiendra, pour une crue donnée, plus d’eau qu’auparavant. Côté allemand, cela se concrétise par la mise en place de prises d’eau sur le Rhin pour diriger l’eau vers le polder au sud de Breisach. 77,6 % du volume de rétention sera stocké sur le territoire allemand. Côté français, outre l’eau stockée sur la retenue du barrage, l’île du Rhin, à quelques kilomètres au sud du barrage, sera inondée plus souvent, mais toujours pour des crues importantes du fleuve. Les deux côtés du Rhin mettent en place des solutions correctrices pour supprimer les risques de remontées d’eau dans les sous-sols des communes riveraines en limitant les remontées d’eau phréatique. La principale mesure consiste à mettre en place des puits de pompage destinés à rabattre le niveau de la nappe phréatique. En France, 19 puits de pompages seront mis en place : 10 à Vogelgrun et 9 à Geiswasser. Ces pompes permettront d’éviter l’arrivée d’eau dans 62 caves à Vogelgrun et dans 6 sous-sols de Geiswasser. L’eau pompée sera refoulée principalement dans le Grand Canal d’Alsace. Ces nouvelles installations permettront d’éviter les dégâts causés par les crues dites bicentenalles, survenant en moyenne tous les 200 ans. La dernière date de mai 1999 à Bâle. Quatre puits de pompage seront mis à l’essai en automne 2018. L’installation des 19 pompes et des réseaux d’évacuation des eaux pompées débutera fin 2019-début 2020. Le nouveau réglage du barrage de Breisach permettant de retenir plus d’eau sera testé lorsque les installations des deux côtés du Rhin seront opérationnelles (pas avant 2022). Le coût du projet est estimé, pour la partie des interventions en France, à une vingtaine de millions d’euros, supportée par le Land de Bade-Wurtemberg qui met à disposition de la France les sommes nécessaires aux aménagements sur la rive française.

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