Pratique

Publié le 07/07/2018

Développer les protéines du futur, réinventer les modes de distribution, répondre à une recherche d’authenticité, de plaisirs gustatifs, ouvrir le marché de l’alimentation fonctionnelle… le champ d’investigation des start-up de la FoodTech est infini. Tour d’horizon - plutôt surprenant - avec Agathe Mathey, déléguée générale de LaFoodTech, lors de l'assemblée générale d'Alsace Qualité.

Une étude publiée par DigitalFoodLab, agence conseil spécialisée dans la FoodTech, confirme la montée en puissance de ce secteur en France : le nombre de créations de start-up a été multiplié par trois entre 2014 et 2016. On a recensé 472 créations l’an dernier, indique Agathe Mathey. LaFoodTech (www.lafoodtech.fr) est un réseau d’entrepreneurs, experts, créateurs, investisseurs, producteurs, en pointe sur les enjeux FoodTech, explique-t-elle. Elle regroupe les initiatives numériques ou technologiques, les innovations qui permettent d’optimiser la chaîne de valeur de l’alimentation : big data, impression 3D, intelligence artificielle, drones, objets connectés, robots, applications mobiles. Tonneaux connectés et protéines alternatives Tous les domaines sont concernés, à commencer par l’agriculture. « Son but est, par exemple, d’optimiser les productions agricoles et la gestion des exploitations » : agriculture de précision (drones), assistance aux agriculteurs (robots connectés), market places agricoles (plateformes collaboratives, comme WeFarmUp), agriculture urbaine, outils d’aide à la vinification (tonneaux connectés). La FoodTech participe au développement des ferments et protéines du futur, en lançant des protéines alternatives (à base de végétaux ou d’insectes) et en misant sur les biotechnologies (algues). Elle veut aussi garantir la qualité, la sécurité et la traçabilité des aliments et des boissons : « Novolyze fait des germes modèles pour garantir la sécurité des aliments, IBM développe la blockchain ». Les modes de distribution sont en train de se réinventer, poursuit Agathe Mathey. FoodTech delivery, drive, last mile delivery, market places… sous des noms parfois barbares, les innovations pleuvent. Ainsi, Epicery est une start-up parisienne qui propose la livraison des meilleurs commerçants de quartier dans l’heure. Pratique pour les citadins qui n’ont pas le temps d’aller faire leurs courses en semaine ! Ses fondateurs se sont appuyés sur leur propre expérience de consommateurs exigeants pour concevoir ce marché-caviste-crèmerie-primeurs-pâtisserie en ligne du troisième millénaire, indiquent-ils sur leur site. Quelle différence y a-t-il entre FoodTech delivery et full-stack delivery ? L’un est une société de livraison de plats cuisinés, l’autre s’apparente davantage à un restaurant virtuel. C’est le cas de foodcheri.com qui veut « court-circuiter les intermédiaires en mettant en place des partenariats avec les producteurs et les coopératives » et, accessoirement, prône une consommation raisonnée de viande. Épicerie automatique, catalogue numérique des aliments Outre les circuits courts désormais bien implantés, comme la Ruche qui dit oui, d’autres modes de commercialisation font leur apparition, comme l’e-commerce ou le retail. Amazon Go est un concept d’épicerie automatique, développé par le géant du commerce en ligne Amazon, explique Agathe Mathey. Comment ça marche ? En entrant dans le magasin, le client passe par un portique où il scanne le QR code fourni par l’application Amazon Go. Ses produits sont ajoutés à son « panier virtuel » et, pour régler, il lui suffit de quitter le magasin, la carte bancaire associée au compte Amazon du client est débitée automatiquement. Plus besoin de faire la queue aux caisses enregistreuses ! Les innovations font également une entrée remarquée dans le secteur de la restauration, avec les menus sur tablettes, la gestion des approvisionnements en back-office, etc. Et elles sont mises au service d’une alimentation plus saine, plus respectueuse. L’application Too Good To Go est née d’un constat, le gaspillage alimentaire. Grâce à elle, un commerçant peut éviter la poubelle à ses produits en les signalant aux habitants de son quartier. Des tonnes de nourriture sont ainsi sauvées… Un autre domaine d’investigation du réseau FoodTech consiste à ouvrir le marché de l’alimentation fonctionnelle, développer la cuisine personnalisée, voire la cuisine qui soigne, et ajuster son alimentation à ses besoins nutritionnels. L’Ania prépare un catalogue numérique des aliments qui permettra aux consommateurs, en scannant un produit, d’obtenir une foule d’informations sur sa composition, ses valeurs nutritionnelles, les allergènes, l’origine des ingrédients, l’éthique des modes de production, son impact environnemental, etc. D’autres avancées voient le jour, comme, les objets connectés en cuisine (livre de recettes) ou la commande vocale (google). Gadgets ou réelles avancées ? Dans cette avalanche d’innovations, quelques tendances émergent. « L’e-commerce alimentaire, les produits locaux, les produits bios, le flexitarisme, les produits à base de protéines végétales vont se renforcer et se généraliser. Certaines tendances resteront limitées à des catégories de population : livraison de repas, circuits courts, digitalisation de la nutrition, digitalisation de la cuisine, digitalisation des restaurants. » Des incertitudes planent sur d’autres tendances, comme l’agriculture urbaine high-tech, les aliments de synthèse, les produits à base d’insectes, la personnalisation de l’alimentation en fonction du profil génétique. Le but de la FoodTech est aussi de faire travailler ensemble les start-up et les grands groupes. « La collaboration avec les start-up permet aux grands groupes de trouver de nouveaux usages et expériences utilisateurs, de gagner en termes d’image, de faire accélérer le projet, de trouver de nouveaux clients, d’optimiser les coûts », indique Agathe Mathey.

Mini-foire aux vins de Colmar du 6 juillet au 25 août

La jeunesse au comptoir

Publié le 06/07/2018

À partir de ce soir, la Mini-foire aux vins de Colmar fait découvrir pendant six semaines les vins issus des cinq domaines de la ville. Touristes et locaux sont attendus en nombre, notamment les plus jeunes qui ont bien répondu présents en 2017.

Devenue aussi incontournable que la « grande », la Mini-foire aux vins de Colmar s’apprête une nouvelle fois à faire découvrir les vins issus des cinq domaines de la ville. Dès ce soir, à 18 h 30 au Koïfhus, touristes et locaux pourront déguster les vins issus en grande partie du vignoble colmarien. C’est le domaine Schoffit qui ouvre le bal pendant les dix premiers jours. Il sera ensuite relayé par le Domaine de la Ville de Colmar, le Domaine Karcher, le Domaine Martin Jund et enfin le Domaine Jux qui fermera la marche à la fin du mois d’août. Comme l’an passé, les organisateurs ont diffusé affiches, flyers… et messages sur Facebook pour attirer le maximum de monde. Créée en 2017, leur page sur le réseau social égrène régulièrement des nouveaux fans. A-t-elle réussi à attirer davantage de monde sous le porche du Koïfhus ? « Difficile à dire », estime Alexandre Schoffit. « En revanche, on a constaté un petit rajeunissement des personnes qui venaient à notre rencontre. Pour nous, c’est une très grande satisfaction, surtout quand on sait que certains pensent que des événements comme celui-là ont un petit côté vieillot. » Et ce rajeunissement va de pair avec une volonté de découvrir les vins servis. « On voit que les jeunes apprécient mieux. Ils viennent goûter un verre et, si ça leur plaît, ils reviennent le lendemain avec des amis pour prendre une bouteille et la partager ensemble. C’est un changement de philosophie qu’on observe à cette foire mais aussi dans nos caveaux », poursuit Alexandre Schoffit. Ce regain d’intérêt de la part des jeunes générations est forcément vu de manière positive pour l’avenir de la foire. D’autant plus que les jeunes en question sont avant tout des locaux. « Si on n’avait que des touristes, je ne sais pas si prolongerait la foire de la même manière. Là, on sait que ça plaît aux Colmariens. C’est très gratifiant. »

SlowUp Alsace

Record battu

Publié le 07/06/2018

La 6e édition du slowUp Alsace, dimanche 3 juin, a explosé les compteurs d’affluence. Avec 44 000 cyclistes et œnotouristes, l’événement poursuit sa croissance. L’an dernier, 40 000 participants avaient pédalé entre Sélestat, Châtenois et Bergheim. Les sportifs du dimanche avaient le choix entre plusieurs boucles jalonnées de places festives. Musique, restauration, vins… Bref, de quoi s’amuser le long des 31 km de routes interdites aux voitures.

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