Syndicat des éleveurs de la race Montbéliarde
Coeur d’élevage : un nouveau défi
Syndicat des éleveurs de la race Montbéliarde
Publié le 11/02/2018
Les éleveurs de la race Montbéliarde se sont retrouvés en nombre, mercredi 31 janvier à Durlinsdorf pour l’assemblée générale de leur syndicat. Une forte participation qui témoigne du dynamisme de l’organisme de sélection départemental qui sera au cœur de l’événement de juin prochain à Colmar : « Cœur d’Élevage ».
Pour les professionnels présents autour de leur président Jean-Philippe Meyer, cette manifestation représente un nouveau défi. Une opportunité qui doit permettre d’organiser un beau rassemblement de la Montbéliarde du Grand Est. « Nous espérons que vous serez toutes et tous mobilisés à nos côtés. Précisons également que « Cœur d’Élevage » n’aura pas d’incidence sur le concours de Habsheim qui reste une priorité pour le syndicat. Habsheim doit perdurer avec nos différents partenaires », explique Jean-Philippe Meyer. Des propos complétés par le président de la commission « Elevage » de la Chambre d'agriculture Alsace, Sébastien Stoessel : « Nous avions des doutes sur la poursuite de la manifestation à Habsheim, c’est vrai. Mais, nous en avons discuté tous ensemble. Nous avons tous constaté que ce concours de Habsheim participe grandement au maintien de la dynamique de l’élevage dans le Haut-Rhin. Les quelques nouveautés de l’édition 2017 ont permis d’équilibrer les comptes. Et le public a apprécié les présences des producteurs de yaourts « A güeter », des bouchers ou encore des producteurs du réseau « Bienvenue à la ferme ». Cette dynamique est à pérenniser. Pour « cœur d’Élevage », nous n’avons aucune crainte sur la réussite de cette première édition. « Colmar 2016 » a montré que nous étions capables d’organiser de tels événements. Et, avec le Space à Rennes et le sommet de l’élevage à Clermont, il fallait organiser quelque chose dans le Grand Est. Tout le monde a sa place. Le syndicat des éleveurs de la race Montbéliarde est dans cette dynamique. Cette salle assemblée générale qui fait le plein, montre que vous arrivez à vous fédérer. Cela sera encore le cas cette année, tant à Colmar qu’à Habsheim ». Il est important de communiquer de manière positive, de montrer ce que chacun fait, de valoriser la race et ses éleveurs. « La vocation de la Chambre d'agriculture est de vous accompagner financièrement, techniquement et humainement avec la mise à disposition du personnel pour le concours. C’est un engagement qui s’inscrit dans la durée », ajoute Sébastien Stoessel. De nouveaux taureaux Les éleveurs de Montbéliardes s’activent à faire progresser la race. À l’image du Gaec Babe à Courtavon honoré pour les performances génétiques de nombreuses vaches du cheptel. D’autres élevages ont également été salués pour leur travail : le Gaec du Haut Sundgau à Linsdorf, le Gaec des Rivières à Gommersdorf ou encore le Gaec des Merelles à Lapoutroie. Baptiste Mamet de l’OS Montbéliarde a listé les différents index existants et présenté une étude sur un index vaches de « réformes » pour 2017-2018, l’objectif racial actuel étant le maintien de l’aptitude bouchère Isu 2012. Pierre-Elie Richard a présenté la campagne d’Elitest et notamment le nouveau catalogue avec quatre nouveaux taureaux et cinq autres conventionnels. 91 embryons de la station ont été posés en un an. Le Haut-Rhin représentant un tiers de ces embryons. Par ailleurs, toujours dans le département, 19 femelles ont été génotypées à 141 d’Isu de moyenne. Le technicien a fait la promotion de la prochaine journée consacrée à la Montbéliarde le 14 mars à Colombey les Choiseuls en Haute-Marne. L’occasion de travailler en salle le matin et de découvrir un élevage l’après-midi. En 2018, les éleveurs du syndicat de la race Montbéliarde du Haut-Rhin participeront au concours de l’Axone de Montbéliard, à la marche du printemps et au traditionnel méchoui du mois d’août ! Sans oublier évidemment aux préparatifs de « Cœur d’Élevage » et du concours départemental de Habsheim. Une forte activité qui explique la participation nombreuses des éleveurs, venus aussi découvrir l’élevage de Jean-Pierre Oberli à Soubey, dans la Suisse voisine. L’occasion d’observer une autre façon de travailler dans cet élevage qui est passé d’un troupeau red-holstein à de la Montbéliarde.












