bovins lait

À l’initiative de la Chambre d'agriculture Alsace, de la Fdsea et des JA 68

Le préfet du Haut-Rhin prend de la hauteur

Publié le 14/09/2017

Les responsables professionnels agricoles du département du Haut-Rhin ont convié le Préfet Laurent Touvet à découvrir les enjeux de l’agriculture de montagne à l’occasion d’une visite de l’exploitation de la famille Claudepierre, au lieu-dit Faurupt, sur les hauteurs de la commune du Bonhomme, mercredi 13 septembre.

Avec une surface de 120 630 hectares répartis sur deux massifs (Vosgien et Jura Alsacien), le territoire de montagne haut-rhinois représente pas moins de 34 % de la surface du département et regroupe 16 % de sa population. Les filières courtes et la mise en valeur de la production d’herbe sont deux secteurs d’importance pour le monde agricole, mais également pour l’activité économique. Un secteur géographique concerné par les mesures agro-environnementales et climatiques dites « Pour une montagne vivante » où plus de 10 700 hectares ont été contractualisés dans le Haut-Rhin. Cette politique dynamique est pourtant freinée par le retard des paiements. « Trois années de trésorerie manquent dans les budgets des exploitations. C’est un manque total de respect envers la profession agricole. Peu de métiers accepteraient une telle situation. Il faut trouver, maintenant, rapidement, une solution », explique le président de la Fdsea 68 Denis Nass. « Cette situation n’a que trop duré et les professionnels sont en droit de s’inquiéter. À cela s’ajoute aussi la fiscalité concernant la forêt. Pour la première fois, on oriente l’impôt forestier ailleurs qu’en Alsace. Un propriétaire forestier de Haute-Marne, par exemple, pourrait bénéficier plus facilement de la dotation de l’État qu’un alsacien qui paie pourtant davantage. Si une telle mesure est réellement appliquée, nos propres moyens financiers diminueraient. Cette situation est ubuesque. L’impôt collecté sur notre territoire pourrait se perdre. J’ai déjà alerté les services de l’État et je suis toujours dans l’attente d’une réponse claire », explique le président de la Chambre d'agriculture Alsace et conseiller régional Laurent Wendlinger. Un nouveau sujet problématique qui s’ajoute… Une vraie impatience Travailler en montagne est difficile. La sécheresse et le manque d’eau de cet été n’ont rien arrangé. « Nous tentons de faire évoluer les choses. Nous n’avons pas attendu les assises de l’alimentation. L’abattoir départemental à Cernay est un outil indispensable pour la profession agricole et ses filières courtes. Il faut le préserver et continuer à le faire évoluer. Nous cherchons à obtenir des agréments dans le cadre de la transformation pour être en mesure de pouvoir proposer des produits à la restauration collective, et répondre à des appels d’offres, sans dévaloriser nos produits », précise Denis Nass. Les professionnels agricoles s’inquiètent d’un prix de leurs produits qui pourrait tendre vers le bas. « On nous parle de bio, de qualité. Mais, tout cela à un coût de production. Et ce coût doit se répercuter sur les prix. Un produit de qualité doit se vendre au juste prix car, derrière, les producteurs doivent pouvoir en vivre. C’est la seule solution pour pérenniser les exploitations à l’avenir et avoir des jeunes qui s’installent. Or, de nombreux éleveurs gagnent aujourd’hui moins de 400 € par mois. Ce n’est pas un projet d’avenir et ce n’est pas acceptable », s’agace le président de la FDSEA 68. Des propos complétés par Ange Loing, vice-président des jeunes agriculteurs du Haut-Rhin et lui-même éleveur à Lapoutroie. « Nous attendons tous avec une vraie impatience les paiements de ces mesures agro-environnementales. Sans cela, quelles perspectives d’avenir pouvons nous espérer ? L’agriculture a besoin de résultats », prévient-il. Claude Schoeffel, élu à la Chambre d'agriculture Alsace et éleveur à Fellering, soulève d’autres problématiques. « On s’engage dans les mesures agro-environnementales. Or, ces surfaces sont utilisées par les chasseurs ou plutôt par les sangliers qui provoquent des dégâts toujours plus importants. Les dossiers d’améliorations pastorales, que ce soient les projets comme les financements, sont bloqués par l’administration en raison d’une taxe de défrichement que les professionnels devraient payer. Sans oublier, la problématique de la Vosgienne où nous attendons également trois années de versement d’aides promises sur le dossier des races menacées. Et là, nous n’avons pas eu d’avance de trésorerie ». Autant de dossiers difficiles et compliqués relevés par le vice-président du Conseil départemental du Haut-Rhin Rémy With. « L’institution départementale reste un partenaire important du monde agricole. Elle adapte sa politique en fonction de la problématique de chacun de ses territoires. Les Gerplan sont des exemples concrets. Depuis 2015, 600 000 € sont ainsi été versés. Pour l’abattoir, c’est la même chose depuis 2006 avec une aide annuelle de 100 000 €. En revanche, pour les mesures agro-environnementales, nous sommes malheureux de ne plus pouvoir verser notre quote-part depuis deux ans. Le trésorier-payeur bloque car il n’y a pas d’appel de fonds. C’est d’autant plus ennuyeux que tenons à préserver cette proximité avec vous », annonce Rémy With. « On impose nos prix » Le préfet Laurent Touvet s’est félicité de ces échanges sur « le terrain ». « Nous avons le même souci de réussite et de contribuer au développement du monde agricole, ici et ailleurs. Vous m’avez rendu attentif de l’agacement de la profession agricole concernant ce retard de paiement des aides européennes. J’ai déjà eu l’occasion de rappeler qu’il était essentiel de revenir à un rythme normal de ces règlements financiers car c’est important pour vous professionnels, d’avoir une visibilité économique et un retour du travail effectué. Pour le reste, je suis venu vous écouter et voir votre travail », souligne Laurent Touvet. Une bonne occasion pour Marie-Cécile et Gérard Claudepierre de présenter leur exploitation. Cette dernière occupe une surface agricole utile de 72 hectares de prairies productives, dont 36 ha de prairies de fauches et 36 ha, autour de la ferme, de prairies pâturées dont 50 % nécessitant du matériel de montagne. En production animale, le cheptel moyen est de 50 bovins dont 26 vaches laitières et 24 génisses pour le renouvellement du troupeau. La production laitière est de 175 000 litres de lait transformés. « Je suis âgé de 58 ans et je suis parti de pas grand-chose. J’ai repris l’exploitation en 1986 avec dix vaches et 30 000 l. Ensuite, nous nous sommes régulièrement agrandis en construisant des bâtiments d’élevage, une maison d’habitation, une nouvelle fromagerie en 2000 ou encore une maison pour le personnel en 2007 (l’exploitation compte deux salariés et un apprenti, mais également régulièrement des stagiaires). Depuis 2010, nous ne bénéficions de plus aucune aide financière. Nous avons pourtant construit cette année-là un nouveau bâtiment pour les génisses et le stockage de fourrage. De nouveaux terrains, sans oublier du matériel de montagne pour un budget de 250 000 € », explique Gérard Claudepierre. Parallèlement, il a créé deux nouvelles activités complémentaires : une première de déneigement des routes pour les communes du secteur de Lapoutroie, Le Bonhomme ou encore Sainte-Marie-aux-Mines. La seconde de damage à la station de ski au col des Bagenelles. S’il agace également du non-paiement des mesures agro-environnementales, il ne manque pas de projet comme la création d’un local de vente de produits locaux au col des Bagenelles. « Actuellement, 10 % de notre fromage est vendu ici à la ferme, 10 à 20 % sur les marchés et 70 à 80 % en livraison dans des magasins. Nous sommes présents dans 20 magasins à Paris, mais également en Allemagne, en Belgique, au Japon ou plus près à Toulouse, Strasbourg et Mulhouse. Cela permet de valoriser nos efforts sur la qualité de notre travail. Et surtout d’imposer notre prix. C’est important de ne jamais le baisser car c’est une preuve de qualité de nos produits ». L’éleveur a interpellé le préfet sur le problème des mises aux normes. « Aujourd’hui, on ne parle plus que de normes. Depuis mon installation en 1986, le coût des machines a été multiplié par cinq du fait de ces mises aux normes. Pour les fromageries, les bâtiments, les maisons, pour tout, c’est la même chose. Cela devient très difficile et problématique. Car, nous, on ne peut pas répercuter ce coût supplémentaire sur le prix de vente de nos produits. Il faut se calmer avec ces mises aux normes. On ne peut plus suivre. Et surtout, moi, je suis installé. Mais, les jeunes qui arrivent, vous croyez que nous allons les attirer avec ces mises aux normes incessantes ? Mon fils et ma fille s’interrogent », constate Gérard Claudepierre. Après la visite de l’exploitation, le préfet s’est rendu à la ferme-auberge du Pré Bracot à Orbey où, cette fois, un état des lieux et les perspectives d’évolutions des fermes auberges ont été présentés.

Publié le 08/09/2017

Le Gaec Petitdemange ouvre ses portes ce dimanche 10 septembre à partir de 10 h. L’occasion de comprendre ce qu’est une exploitation laitière familiale. Située peu avant Lièpvre, au lieu-dit Bois-L’Abbesse, cette ferme a rénové son bâtiment d’élevage et installé un robot de traite.

C’est en 1997 que Laurent Petitdemange reprend l’exploitation familiale. Il est rejoint par son épouse, Maud, en 1999, en tant que conjoint collaborateur. Un statut qui change en 2013 quand elle s’installe officiellement pour seconder son mari. « Un choix mûrement réfléchi. D’un côté, nous avions payé nos dettes et réalisé la mise aux normes de l’exploitation. Nous étions également en réflexion pour nous doter d’un robot de traite. De l’autre côté, je voulais avoir mon propre statut. Nous avions fait nos preuves ensemble. Nous voulions améliorer notre qualité de vie et avoir moins de contraintes horaires en profitant notamment de nos trois enfants », explique Maud Petitdemange. À partir de 2014 le bâtiment principal de l’exploitation est rénové. Un chantier de 18 mois qui permet de créer 60 logettes pour les vaches, une quarantaine pour les génisses et d’élargir le couloir principal à 3 et 4 mètre, une largeur suffisante pour le passage d’un tracteur. Les poteaux porteurs du bâtiment sont déplacés. Le bâtiment, d’une surface de 1 400 m2 avec la laiterie, est entièrement bardé en bois dans le cadre d’une intégration paysagère demandée par le plan bâtiment soutenu par la Chambre d'agriculture d’Alsace. Le bâtiment est entièrement fermé en raison du climat local. Les hivers sont généralement très froids. Et les lieux sont souvent exposés au vent. « Aujourd’hui, le bâtiment abrite dans les meilleures conditions le cheptel de l’exploitation. À savoir, une centaine de vaches, essentiellement des Holstein, mais également une dizaine de Montbéliardes, et les génisses. Nous avons un contrat de production avec notre laiterie, Sodiaal, pour produire 600 000 litres. Un niveau de production que nous n’avons pas encore atteint. Le lait est la seule production de l’exploitation. Nous faisons, pour les vaches, du maïs sur dix hectares et nous avons encore 70 ha de prairies. L’essentiel de la collecte de lait va à la laiterie. Nous faisons un peu de vente directe avec des sachets d’un litre. Je fais trois tournées par semaine comme ma belle-mère à l’époque. Ce sont les mêmes clients depuis des années », constate Maud Petitdemange. Libérée de trois heures de travail par jour Malgré quelques difficultés administratives, Maud et Laurent Petitdemange, qui ont toujours été soutenus par la municipalité de Lièpvre, ont pu se doter d’un robot de traite de la marque Lely. Ainsi, les conditions de travail se sont effectivement améliorées. « Je me suis libérée trois heures de travail par jour. Et les vaches se sont rapidement adaptées. Elles étaient moins stressées que nous qui devions nous réorganiser en conséquence. Il faut cependant toujours être présent car il y a quand même des pics comme à 17 h où les vaches se présentent ensemble pour la traite. Mais, désormais, nous avons davantage de temps pour faire autre chose », se félicite Maud Petitdemange. Seul hic persistant, c’est le prix du lait. Descendu l’année passée à 270 €/1 000 litres, il est aujourd’hui à 330 €. « C’est mieux évidemment, mais cela ne rattrape pas les années passées. Nous arrivons simplement à nous en sortir. C’est frustrant. On se serre les coudes ensemble. Mais, j’arrive facilement à comprendre, les éleveurs isolés, qui décident d’arrêter », ajoute Maud Petitdemange qui s’occupe de toute la partie administrative de l’exploitation, des veaux et de l’étable. Désormais posés et lancés dans la poursuite de leur aventure professionnelle, Maud et Laurent Petitdemange ont donc décidé d’organiser leur première « portes ouvertes » ce dimanche 10 septembre. « L’idée est de montrer le robot de traite. On nous pose de nombreuses questions sur le sujet. Nous voulons également présenter l’ensemble de la ferme en proposant une visite guidée du bâtiment d’élevage. L’année passée, c’était encore un peu juste pour organiser une telle journée. Nous n’étions pas prêts. Nous n’avons rien à cacher. Au contraire, nous voulons montrer le contraire de ce que nous entendons régulièrement dans les médias nationaux. Ces polémiques sur le bien-être animal. Sur le travail des agriculteurs. Nous voulons montrer qu’ici, les vaches sont bien. Nous voulons aussi renvoyer aux gens l’image de la réalité du métier d’éleveur et d’agriculteur. Nous faisons un travail de qualité. À nous de communiquer, d’expliquer », souligne l’agricultrice. Outre la visite de l’élevage, agrémentés de panneaux pédagogiques de la Chambre d’agriculture d’Alsace et la présentation du robot de traite par un représentant de la marque qui sera spécialement présent, de nombreuses autres animations seront proposées. Il y aura une petite exposition de matériel agricole préparée par la société Schillinger de Neuve-Église, un marché paysan dans le verger familial avec des produits locaux. Le centre équestre d’Albé proposera une mini-ferme et des balades en poney. Un passionné de chevaux de traits et deux marchands de vins compléteront le dispositif. « Comme nous n’avons rien à vendre ici à la ferme, j’ai pensé à proposer toutes ces animations. Nous en profiterons pour proposer des burgers avec la buvette. Sans oublier un bar à lait où il sera possible de déguster du lait avec des sirops », conclut Maud Petitdemange.

Publié le 03/07/2017

La simmental française continue à se développer dans les élevages : l’effectif a atteint 40 000 animaux en France en 2016 et le cap des 2 000 cheptels est en vue. L’objectif de Simmental France est d’apporter aux éleveurs les outils pour améliorer la génétique dans leur élevage.

Organisme et entreprise de sélection (OES) de la race simmental française, Simmental France organisait son assemblée générale mercredi 21 juin à la Maison des associations de Wœrth. Une assemblée présidée pour la dernière fois par Jean Bernhard, dont le successeur sera désigné à la rentrée. Avant de présenter son rapport moral, le président de l’OES a rendu hommage à André Hance, ancien président de l’unité de sélection décédé début 2017, et Jean-Georges Herr, ancien directeur de Simmental France, disparu en avril, deux infatigables défenseurs de la race simmental. « Ils ont cru à la simmental quand la race était au plus bas. C’est grâce à leur dynamisme qu’elle s’est développée », a-t-il souligné en saluant la mémoire de « deux hommes passionnés ». Les éleveurs sont confrontés depuis deux ans à une crise prolongée : aux mauvais rendements et aux prix anormalement bas s’ajoutent les attaques sur les pratiques d’élevage. « Les éleveurs n’ont jamais fait autant pour le bien-être animal depuis dix ans et pourtant, les attaques continuent », constate Jean Bernhard en appelant à « plus de reconnaissance » vis-à-vis des éleveurs. Autre frustration exprimée par le président de Simmental France : après 30 ans de restriction sur la matière grasse, les bienfaits du beurre sont à nouveau reconnus, d’où la tentation des laiteries de mieux rémunérer le taux butyreux aux dépens du taux protéique. Une telle évolution n’est pas favorable à la simmental, juge Jean Bernhard. Les éleveurs de simmental ont en revanche quelques motifs de satisfaction : une étude récente montre que l’avenir est aux races mixtes. La simmental, qui a l’avantage de produire longtemps et dont la qualité de la viande est reconnue par de nombreux restaurateurs, en fait partie. Dans ce contexte, l’objectif de l’OES est de continuer à apporter aux éleveurs les outils nécessaires à l’amélioration génétique de leurs troupeaux. La percée dans l’Ouest se confirme Depuis 2010, les effectifs simmental ne cessent d’augmenter en France, constate Hervé Vignon, directeur de l’OES. Plus de 40 000 animaux et 1 800 cheptels sont recensés en 2017. « C’est une dynamique qui perdure depuis quelques années ». La Haute-Marne, au cœur du berceau de la race, est largement devancée par l’Aveyron (plus de 200 cheptels). Le Massif central constitue une zone de développement importante et la simmental effectue depuis quelques années une percée dans l’Ouest, qui est « loin d’être anecdotique ». Le nombre de vaches simmental inscrites au Contrôle laitier est en baisse, ce qui se vérifie également dans les autres races. Les performances laitières, elles, « n’ont jamais été aussi hautes » : la production moyenne ressort à 6 224 kg, avec une lactation parmi les plus courtes en vaches laitières. Elle est en hausse de 65 kg par rapport à l’année d’avant, à 40,2 de taux butyreux et 33,7 de taux protéique. Grâce aux données d’abattage des jeunes bovins, on sait maintenant que la simmental produit le meilleur poids de carcasse : 391 kg contre 384 kg pour la montbéliarde et 382 kg pour la normande, avec un âge à l’abattage inférieur à ces deux autres races (617 jours). « On attendait ces résultats pour pouvoir communiquer sur les aptitudes bouchères de la simmental et sa mixité », se réjouit le directeur de Simmental France (lire notre encadré). En tant qu’organisme de sélection, Simmental France est actif dans la promotion de la race. Il participe notamment à tous les grands salons d’élevage. Un nouveau site internet est en cours de déploiement (www.simmentalfrance.fr). Il se veut attrayant et fonctionnel et comportera d’ici peu un module sur l’offre génétique. Le nombre d’IA réalisées en 2016 (41 400) est en légère baisse par rapport à 2015. La situation varie selon l’entreprise de mise en place : dans la zone Élitest, qui représente un gros quart du total des IA, le nombre d’IA est en recul de 5 %, mais dans la zone Évolution (Ouest), il augmente de 6 %. Hervé Vignon relève que le croisement avec d’autres races, en particulier les races bouchères (charolais, blanc bleu) se développe : une tendance à mettre en relation avec les problèmes de trésorerie des éleveurs, qui s’en sortent mieux en vendant des veaux croisés. La part des taureaux génomiques augmente fortement en 2016, comparée à celle des taureaux indexés sur descendance : les deux catégories sont désormais quasiment à égalité. Une importante diversité génétique 340 taureaux différents ont été utilisés en IA en 2016, gage d’une importante diversité génétique. Le taureau le plus demandé, Haddock, ne représente que 8 % des IA. Il est suivi de Barnum et Brocard (5 % chacun). Même si cela complique la logistique, Hervé Vignon considère que la diversité génétique de la race est « un atout à conserver ». Le bilan génétique des IAP est en forte amélioration depuis une dizaine d’années, particulièrement depuis l’arrivée des taureaux génomiques, comme le montre la progression des différents index (production, morphologiques et fonctionnels). Sortis la veille de l’assemblée générale, les résultats d’index ont été présentés par Jean-Baptiste Geoffray. Parmi les taureaux indexés sur descendance, plusieurs nouveautés intéressantes : Guépard, un très bon taureau laitier (156 pt d’Isu, 53 pt d’Inel), positif dans les deux taux. Il est à privilégier sur vaches, si possible sur de grandes vaches, recommande le technicien. Gallius est l’autre bonne surprise du classement (131 pt d’Issu, 32 d’Inel) : « Il est un cran au-dessus en matière de taux et plus complet en morphologie que Guépard, le seul regret, c’est qu’il est négatif en cellules, il faudra faire attention dans les accouplements ». Brocard, Cactus, Barnum et Basta confirment leurs qualités. Le technicien a également présenté les taureaux génomiques du catalogue, ainsi que les taureaux étrangers, suisses notamment.

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