bovins viande

Coopérative agricole de céréales

Daniel Renger rejoint le marché de l’élevage

Publié le 10/03/2017

Conseiller viande bovine à la Chambre d'agriculture d’Alsace, Daniel Renger vient de rejoindre le marché élevage de la Coopérative agricole de céréales en qualité de prestataire. Il est notamment chargé d’organiser le ramassage de bovins et est désormais l’interlocuteur des adhérents qui souhaitent vendre ou acheter des animaux pour l’engraissement, ou les vendre à l’abattoir.

Daniel Renger a été présenté officiellement lors de la réunion lundi 6 mars à Heiwiller. Devant une cinquantaine d’éleveurs, la Coopérative agricole de céréales souhaitait échanger sur l’organisation du marché élevage et notamment sur la nouvelle activité de ramassage de bovins. La CAC souhaite soutenir de façon pertinente l’élevage dans le Haut-Rhin, en partenariat avec la Chambre d'agriculture d’Alsace, pour partager, avec elle, les compétences et assurer le conseil technique. « L’idée est d’accompagner les élevages. C’est la raison pour laquelle Daniel Renger nous a rejoints. Il est désormais votre interlocuteur. Il apporte son expertise technique en bovin viande et il estime les animaux. Cela doit vous permettre d’adapter vos produits à la demande et d’annoncer vos animaux. Il est chargé de relayer les informations auprès de Cloé qui s’occupe des missions logistiques, de transports et de commercialisation des bovins à ses clients. La CAC vous réglera les animaux chargés par Cloé », ajoute Claude Wanner. « Nous attendons de nombreuses conversions » Cloé est la coopérative Lorraine Élevage ; elle compte actuellement 21 salariés dont 16 chauffeurs. Elle collabore avec le Comptoir agricole depuis octobre 2016 et avec la CAC depuis mars 2017. Jacques Brun, son directeur, était présent tout comme Shirley Latzer en charge du suivi technique de la qualité. Ils ont détaillé aux éleveurs le fonctionnement de la coopérative, ses missions, sa logistique, l’optimisation de sa collecte ou encore tout ce qu’elle pratiquait en matière de contractualisation et de contrats. Cloé est résolument inscrite dans des démarches de qualité. Au niveau de la collecte, le bio prend une part croissante. Avec 878 bovins et 57 éleveurs, elle concerne 5,7 % de la collecte totale. « Et nous nous attendons à de nombreuses conversions dans les mois qui viennent. On se prépare donc à un afflux supplémentaire », commente Jacques Brun. Une collecte supplémentaire qui pourrait venir des adhérents de la CAC puisque les animaux issus d’élevages biologiques peuvent être ramassés au même titre que ceux issus d’élevages conventionnels. Un échange a ensuite eu lieu avec les éleveurs sur le fonctionnement de la coopérative, la situation économique du moment, l’évolution des marchés, la communication par le biais du site extranet. Le marché de l’élevage de la CAC, c’est aussi la nutrition animale. Une activité lancée en 2002 où trois salariés de la coopérative sont détachés : Claude Wanner, Marie Herscher et Charlotte Sorek. « Nous proposons des aliments fabriqués, du vrac, des minéraux lactoremplaceurs et des compléments alimentaires. Au 30 juin 2016, cette activité concernait un tonnage total de 11 176 t. L’activité est importante et concerne tout de même un tiers des adhérents de la CAC », précise Claude Wanner.  

Publié le 05/03/2017

La Chambre régionale d’agriculture Grand Est a fait un focus sur les enjeux et problématiques de développement des filières élevage.

Demain, les exploitations d’élevage devront faire preuve de résilience, explique Daniel Roguet, président de la commission élevage de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA). Elles devront mener une stratégie, ne pas vivre au jour le jour. « Nous avons un rôle d’accompagnement. » Le nouveau règlement zootechnique fait souffler un vent de libéralisme sur la génétique. Daniel Roguet s’interroge : « Comment les Chambres d’agriculture vont-elles se positionner ? Il y a un réel savoir-faire français en matière de génétique, il ne faut pas le brader. Essayons d’avoir une position unique. Nous avons jusqu’à novembre 2018 pour décider. » La dématérialisation des passeports et des Asda est en route, poursuit-il. Elle passe par le bouclage électronique des animaux. « Il est incontournable, mais il coûte plus cher : de 80 à 300 € par élevage selon la taille. » Dès le 1er janvier 2018, il sera obligatoire pour les veaux. « D’ici là, il faudra trouver des financements. C’est une échéance qu’il ne faut pas rater et c’est une avancée au niveau sanitaire. » « La dynamisation de notre élevage est en marche » Laurent Wendlinger, président de la commission élevage (Comel) de la Chambre régionale d’agriculture Grand Est, ajoute : « Oui à l’identification bovine électronique et à la dématérialisation, à condition qu’elles soient accompagnées financièrement. » Il en est persuadé, « des choix stratégiques devront être pris dans les mois à venir dans le cadre du règlement zootechnique ». Pour lui, le défi est de créer de la valeur ajoutée dans les exploitations et les filières, de renouveler les générations, de consolider les systèmes de production sur l’ensemble du territoire, de mettre en œuvre des pratiques agricoles innovantes et de répondre aux attentes des marchés. Un tiers des exploitations agricoles du Grand Est sont à dominante élevage, soit 17 500 éleveurs et 27 000 actifs. Elles entretiennent un quart de la surface agricole utile de la région et génèrent 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires. « C’est une filière incontournable, une véritable richesse. Le Grand Est est fier de son élevage, de ses filières viande, de ses filières laitières, de ses sept fromages AOP et IGP », poursuit Laurent Wendlinger. « Rétablir les vérités » « La dynamisation de notre élevage est en marche, malgré les contraintes. » Pour le président de la Comel, l’avenir repose sur la compétitivité des élevages et une dynamique forte de transformation. « Nous souhaitons accompagner nos entreprises sur la voie de la modernisation. » Il estime que le plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE) est un outil essentiel de maintien de l’élevage dans nos territoires, à condition de l’associer à une bonne politique d’installation. Laurent Wendlinger explore quelques pistes : accentuer l’innovation, en s’appuyant sur les unités de recherche présentes sur le territoire, répondre aux attentes des filières, accentuer la communication : « Nous voulons impulser un plan de communication sur le thème : « Le Grand Est est fier de son élevage », un plan qui sera décliné auprès des éleveurs, des décideurs, du grand public et des scolaires, pour rétablir les vérités ». Laurent Wendlinger veut « développer une vision stratégique au sein du Grand Est. « Une véritable réflexion s’impose : toutes les familles de l’élevage de notre région doivent se réunir rapidement afin de répondre aux attentes de nos élevages et créer une véritable dynamique Grand Est. » « Écrire une nouvelle page » Éleveur laitier dans les Ardennes, Bruno Faucheron est le président du comité élevage (Corel) de la Crage, qui se compose de membres de la Comel, de représentants du syndicalisme production et des filières. Son objectif est de favoriser l’émergence d’une politique élevage régionale partagée entre partenaires, d’établir une prospective à moyen et long terme. Au sein du Corel, sept comités de filière se sont constitués : lait, bovins viande, ovins, porcs, équins, aviculture, apiculture. « Nous avons déjà réuni cinq comités de filières, une centaine d’éleveurs au total. » La mission du Corel est de bâtir un projet stratégique basé sur six axes : reconquête de la compétitivité, création et partage de la valeur ajoutée, renouvellement générationnel, organisation du travail en élevage, communication, recherche et développement. « Nous avons rencontré la Région pour lui faire part de notre stratégie. Les conseillers régionaux ont été réceptifs à nos propositions et nous ont proposé de bâtir ensemble un contrat de filière 2017-2020, en y associant l’État pour écrire une vraie stratégie d’accompagnement financier basée sur des objectifs partagés. » Aux yeux du préfet de région, Stéphane Fratacci, « l’élevage est un secteur important dans l’espace régional, sur le plan des volumes produits et de l’environnement. Il faut le conforter. L’expérience montre qu’il n’y a jamais de retour en arrière. » La réforme de la Pac a permis de réorienter une partie des aides vers l’élevage : les programmes de développement rural ont renforcé les capacités d’accompagnement des éleveurs (revalorisation de l’ICHN, extension du Plan bâtiment). « Le contexte régional offre des opportunités de développement, poursuit le préfet. Il faut rechercher la valeur ajoutée pour offrir une visibilité dans la durée aux exploitations agricoles. »

Sia. Défilé des animaux du Grand Est

Un échantillon d’agrobiodiversité

Publié le 05/03/2017

De l’imposant gabarit des ardennais aux petits shetlands, des très typées laitières prim’holstein au caractère mixte des simmental et des vosgiennes, en passant par les texel et les île de France, la diversité des animaux élevés dans les fermes du Grand Est a été mise en avant dans un défilé hétéroclite.

On est loin des standards du mannequinat humain. Dans ce défilé agricole, tous les gabarits sont permis : gros, gras, petit, trapu, puissant, élégant… La région Grand Est ne jouit pas d’une réputation de terre d’élevage aussi affirmée que celle de la Bretagne ou de la Normandie, néanmoins, « elle produit de vraies réussites et bénéficie d’un potentiel énorme en matière d’élevage que le Conseil régional a vocation à développer », indique Philippe Richert, président du Conseil régional. Régulièrement, des animaux issus de la région Grand Est arrivent sur les plus hautes marches des concours de race organisés au Sia et ailleurs. Des performances qui font la fierté de Jean-Luc Pelletier, président de la Chambre régionale d’agriculture du Grand Est, et lui-même éleveur. Deux berceaux de race Les premières représentantes du savoir-faire des éleveurs du Grand Est étaient deux prim’holstein, une meusienne et une mosellane, suivies de deux simmental, une meusienne et une haut-marnaise. Ce qui a permis au public de bien différencier les caractéristiques des races laitières et mixtes. La région Grand Est abrite deux berceaux de race : celui de la race bovine vosgienne, et celui de la race de cheval de trait ardennais, toutes deux étant des races à petits effectifs. Les vosgiennes étaient représentées par deux vaches alsaciennes, et les ardennais par deux juments, une alsacienne et une ardennaise. Ces deux imposantes juments étaient suivies de trois représentants de la race de poney shetland, un des plus petits équidés du monde, puis de deux races ovines bouchères un spécimen texel, originaire des Ardennes, et un spécimen île de France, originaire de la Marne. Découvrez ou revivez ce défilé en images !  

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