Bienvenue à la ferme en Alsace
Faire grandir « la petite fleur »
Bienvenue à la ferme en Alsace
Publié le 27/03/2017
Avec 253 adhérents au compteur, et forte d’un résultat financier positif, l’association Bienvenue à la ferme en Alsace entend poursuivre ses actions de promotion et de communication pour promouvoir « la petite fleur » auprès d’un public de plus en plus demandeur de produits fermiers.
Deux ans après sa création, l’association Bienvenue à la ferme en Alsace aborde la saison 2017 avec un certain optimisme. Forte de 253 adhérents au 1er janvier dernier, soit douze de plus qu’en 2015, l’association est aujourd’hui un relais important pour la promotion des produits fermiers auprès du grand public. Une dynamique qui s’est renforcée en 2016 avec l’adhésion de deux drives fermiers au réseau alsacien. Parallèlement, le rapport financier de l’année écoulée affiche un excédent de plus de 24 000 €. De quoi satisfaire pleinement le président de l’association, Georges Kuntz, qui rappelle que « les débuts n’ont pas été évidents ». Depuis, la situation s’est stabilisée et offre la possibilité à Bienvenue à la ferme en Alsace de financer diverses opérations de promotion et de communication de sa « petite fleur » (lire en encadré). « Chez nous, c’est différent » Une marque pleine de « sens » que chaque adhérent doit s’approprier à sa manière, pourvu que les messages qui lui sont associés soient bien véhiculés. « La promesse de notre réseau, c’est la proximité et la transparence. Nous, on peut montrer patte blanche. Les consommateurs ont été trompés. C’est un atout pour nous, à condition de savoir l’exploiter », indique Georges Kuntz. Pour cela, le président de la commission circuits courts de la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA), Christophe Rué, souligne que chacun doit rester « sérieux » dans sa démarche. « Nous avons un rôle important à jouer pour pérenniser notre agriculture et l’image qu’elle véhicule, celle d’une agriculture populaire, qui plaît à beaucoup de gens. » Un message que le réseau Bienvenue à la ferme souhaite clarifier davantage dans les années à venir avec le projet « Bienvenue à la ferme en 2020 ». Si l’année 2017 est encore consacrée à la réflexion, des idées directrices ont déjà émergé. « Nous voulons simplifier l’offre », explique Georges Kuntz. D’un côté, un pilier « Mangez fermier » qui doit permettre de trouver des produits à proximité de chez soi (à la ferme, dans un drive, dans un marché, ou dans un magasin), de l’autre, le pilier « Vivez fermier » qui a comme ambition de regrouper les offres de séjour, loisirs, et restauration à travers toute la France. Pour se distinguer de la concurrence, Bienvenue à la ferme souhaite établir une nouvelle promesse au consommateur : « Venez nous voir ». Une stratégie ambitieuse qui fait pour le moment débat au sein du réseau alsacien. « C’est une belle promesse, mais on ne peut pas accueillir n’importe quand non plus », témoigne une viticultrice adhérente. Une autre se demande si elle ne va pas passer son temps « à se justifier » auprès de consommateurs toujours plus adeptes de « transparence ». « Chacun doit trouver sa formule », considère le trésorier de Bienvenue à la ferme en Alsace, Daniel Obrecht. « L’objectif est de montrer que chez nous, c’est différent. » Des dispositifs d’aide qui évoluent Reste encore à savoir avec quels moyens. Jusqu’en 2016, Bienvenue à la ferme bénéficiait d’un accompagnement non négligeable de la part de la Région Alsace : les coûts de contrôle étaient pris en charge à 80 % la première année et à 50 % les années suivantes, les analyses microbiologiques ou la mise en place des plans de maîtrise sanitaire (PMS) étaient subventionnées à 50 %, la promotion collective jouissait d’une enveloppe de 5 000 € d’aide par an… Mais réforme territoriale oblige, tout a été plus ou moins « chamboulé », témoigne Georges Kuntz : à partir de 2017, plusieurs dispositifs d’aides devaient être abrogés, et certains non remplacés. Des modifications d’attribution qui ont fait réagir les responsables de Bienvenue à la ferme en Alsace qui ont aussitôt envoyé un courrier pour demander des explications. « Mis devant le fait accompli, nous avons fait remonter nos revendications aux conseillers régionaux alsaciens ainsi qu’à la présidente de la commission agriculture et forêt de la Région, Pascale Gaillot, lors de sa visite dans le Haut-Rhin », relate Christophe Rué. Une action qui a permis quelques éclaircissements : « L’harmonisation des aides au niveau du Grand Est ne sera pas possible avant 2020. D’ici là, le dispositif devrait rester le même en Alsace par rapport à ce qu’on avait avant. Seuls les coûts de contrôle ne sont plus soutenus, tout est désormais à la charge de l’adhérent, soit un montant de 115 € au lieu de 60 auparavant », ajoute l’élu de la CAA. Une dépense un peu plus importante qui ne devrait pas entacher l’optimisme du réseau alsacien de Bienvenue à la ferme.












