FDSEA - canton des collines Sous-Vosgiennes
« Développer l’écoute entre nous »
FDSEA - canton des collines Sous-Vosgiennes
Publié le 28/01/2017
Frédéric Meyer a présidé pour la première fois l’assemblée générale du canton des collines Sous-Vosgiennes de la FDSEA du Haut-Rhin. Lors de cette réunion, la situation économique tendue des agriculteurs a fait l’objet de la plus grande partie des discussions.
Âgé de 47 ans, Frédéric Meyer est installé en polyculture élevage à Burnhaupt-le-Bas. Il a succédé en janvier 2016 à René Zimpfer qui a longtemps présidé le canton et qui reste au comité et un membre actif. Une première année qui n’a pas été de tout repos. « La météo capricieuse que nous avons connue ces derniers mois a été le coup de grâce. Car, cela fait déjà plusieurs années que la rentabilité de nos exploitations est mise à mal. Les réglementations successives et surtout le désintérêt de l’État à l’égard de l’agriculture sont pour moi les causes principales de la situation actuelle », a expliqué le président du canton devant une trentaine d’adhérents. Il n’a pas caché son agacement face à la nouvelle réglementation de l’utilisation des produits phytosanitaires. Des propos complétés par le secrétaire général de la Fdsea du Haut-Rhin, Pascal Wittmann. « On voulait nous interdire de traiter à moins de 25 mètres autour des maisons. Nous sommes arrivés à faire en sorte que cet arrêté ne s’applique pas. Mais, cela ne veut pas dire qu’il faut faire n’importe quoi. Nous devons montrer notre bonne volonté car on nous observe. À nous d’être exemplaires ». Frédéric Meyer a évoqué ensuite le sujet des routes non déneigées par le Conseil départemental du Haut-Rhin. « C’est encore le contribuable qui paie les pots cassés. A-t-on pensé à l’agriculteur producteur de lait qui est isolé ? Comment le laitier viendra-t-il chercher le lait ? Comme seule réponse, on nous a rétorqué que nous avions les outils pour déneiger les accès. Ce n’est pas acceptable », ajoute Frédéric Meyer. Lors de cette réunion, les agriculteurs sont également revenus sur les dernières journées d’octobre à Mulhouse et l’espace de la ville de Guebwiller aux Folies Flores. « On nous a traités avec mépris, c’est lamentable ». Accompagner les exploitants en difficulté Le sujet le plus préoccupant reste cependant la situation économique des exploitations. « Il faut absolument développer l’écoute entre nous pour éviter l’isolement des exploitants agricoles. À ce titre, soyez très vigilants. Si l’un d’entre vous, si un de vos amis, un de vos collègues à besoin de s’exprimer, il ne faut pas hésiter à nous en parler. C’est important de se soutenir pour éviter des drames tels que ceux qui se produisent malheureusement trop régulièrement », estime Frédéric Meyer. Pour sa part, Pascal Wittmann a rappelé que face à cette situation douloureuse, « un accompagnement est nécessaire avec nos partenaires comme, par exemple, la mutualité sociale agricole et les banques. Nous avons besoin de solutions individuelles et collectives pour fédérer et perdurer sereinement ». La réunion s’est poursuivie par un débat avec la salle sur les questions d’actualités. Une discussion « ouverte » qui a permis d’aborder des sujets variés comme l’organisation de l’abattoir départemental à Cernay, les ventes de terrains agricoles dans le Haut-Rhin, la mise en place de formations en collaboration avec les services de la Chambre d'agriculture d’Alsace, les tarifs réglementés de vente de l’électricité, le développement de la production biologique ou encore l’évolution de la politique agricole commune.












