Viticulture

Les rencontres techniques Comptoir agrosphère vignes

Mardi 18 et mercredi 19 juillet, le Comptoir agricole vignes -issus de la fusion des structures Alsace Appro, Coopérative agricole du Piémont et Viti.com-, organisait à Pfaffenheim et Andlau les rencontres techniques agrosphère vignes. Dispatchés dans des groupes, les viticulteurs ont assisté à divers ateliers et démonstrations portant sur le travail du sol, la pulvérisation, les engrais verts, les semis et la réglementation.

Mini-foire aux vins de Colmar du 7 juillet au 26 août

Les « fans » sont attendus au Koïfhus

Publié le 07/07/2017

La nouvelle édition de la mini-foire aux vins de Colmar démarre aujourd’hui et fera vibrer le Koïfhus jusqu’au 26 août. Comme tous les ans, de nombreux amateurs de vins sont attendus : des Colmariens fidèles, des touristes de passage et des fans de la nouvelle page Facebook de l’événement.

Après 43 années d’existence, la mini-foire aux vins de Colmar part à l’assaut des réseaux sociaux. À l’occasion de la prochaine édition, qui se déroulera sous le porche du Koïfhus du 7 juillet au 26 août, les organisateurs (le domaine viticole de la Ville de Colmar, les domaines Jund, Schoffit, Karcher et Jux) ont donné un coup de neuf à la communication de l’événement. Depuis plusieurs semaines, la manifestation s’est dotée d’une page Facebook afin de s’ouvrir à « une autre catégorie de gens ». « Cela doit nous permettre de toucher plus de monde, surtout des locaux », souligne André Ducros, gérant de la maison Jund. Pendant toute la durée de la foire, les cinq domaines vont se relayer pour animer cette page et la rendre « attractive ». « L’idée est de montrer qu’on est là, qu’on a un beau cadre », indique Jean-Cyril Alafaci, du domaine Jux. La mini-foire aux vins de Colmar voit sa communication « classique » également renforcée avec la création d’affiches et de flyers réalisés en partenariat avec l’office de tourisme de la ville. Avec ces supports, l’objectif est d’attirer les touristes de passage dans le coin, et les clients qui viennent aux caveaux des différents domaines. Quelle que soit leur origine, les curieux qui se rendront au Koïfhus ne devraient pas regretter leur déplacement. Comme chaque année, les cinq domaines qui ont « pignon sur rue à Colmar » se relaieront pendant dix jours pour faire déguster leurs vins. Tous les cépages seront servis, ainsi que plusieurs grands crus cultivés sur les coteaux des communes alentour. De quoi ravir les nombreux aficionados qui se pressent chaque année à cette manifestation. Des touristes bien sûr, mais aussi des festivaliers qui viennent se mettre en jambe avant d’aller aux concerts de la « grande » foire aux vins, et surtout des locaux. « On est vraiment très satisfaits car, avec le temps, nous avons réussi à créer un rendez-vous incontournable pour les Colmariens. C’est un vrai moment de convivialité qui plaît chaque année un peu plus », commente André Ducros. Les dégustations de vins seront accompagnées tous les mardis soir par un bal dansant de musique folklorique. L’été va être animé au pied de la Nouvelle Douane de Colmar.

Publié le 04/07/2017

Reconnue organisme à vocation sanitaire depuis le 1er janvier 2015, la Fredon Alsace a connu une année 2016 riche d’activités dans la surveillance du territoire régional, dans la prévention et dans la lutte contre les maladies et ravageurs. Des missions qui vont évoluer dans les mois à venir.

L’objectif de la Fredon est d’assurer la protection sanitaire des végétaux dans le respect de l’environnement et de la santé humaine. « Nos actions répondent à trois objectifs. Le premier concerne la surveillance. Nous menons des inspections déléguées par le ministère de l’Agriculture et nos techniciens parcourent le territoire pour assurer une surveillance sanitaire sur le végétal. Cette surveillance s’applique autant en zones agricoles que dans les espaces urbains. Le second concerne la prévention. Nous accompagnons les arboriculteurs, les viticulteurs et les gestionnaires d’espaces verts dans l’amélioration de leurs pratiques phytosanitaires. L’objectif étant de reconquérir la qualité des eaux souterraines et de surface, via une meilleure identification des maladies, des insectes ravageurs et auxiliaires, et la diffusion de techniques alternatives d’entretien. Enfin, le troisième concerne la lutte. Nous assurons notamment la coordination et l’animation de luttes collectives contre les organismes et espèces invasifs », explique Albert Elbel, président de la Fredon Alsace. Il est intervenu lors de l’assemblée générale de l’organisme qui s’est déroulée vendredi 16 juin à Sainte-Croix-en-Plaine. Une réunion qui a également permis à la nouvelle directrice, Sylvie Spoerry, en poste depuis le 5 décembre 2016, de se présenter. Domiciliée à Colmar et âgée de 33 ans, elle est ingénieure agronome de formation. Elle a travaillé deux ans et demi, de 2008 à 2010, dans le développement agricole au Maroc où elle a conseillé de très petits exploitants agricoles pour développer une activité économique dans une zone oasienne en maraîchage, en olive ou encore en petit élevage ovin. « Après cette expérience très intéressante, j’ai travaillé pendant cinq ans, de 2011 à 2016, à Colmar, dans la formation professionnelle pour adultes en tant que responsable d’équipe et responsable qualité au Fongecif Alsace. Mais, je voulais retourner dans le monde agricole avec lequel j’ai toujours gardé des liens. Je fais d’ailleurs partie d’une association, les agronomes d’Alsace, qui réunit des personnes de tous les milieux. Nous organisons des conférences et des visites d’entreprises pour garder cette culture agro-agricole. Concernant la Fredon, j’ai toujours été plus intéressée par les plantes que par les animaux. La protection des plantes passe par une meilleure identification des problèmes. J’apprécie ces techniques alternatives qui sont aujourd’hui proposées et qui sont en accord avec mes valeurs. Je cherchais une responsabilité proche de mes sensibilités. Ici, à la Fredon, c’est le cas. Nous sommes une équipe de 17 salariés, basés à Sélestat, et nous avons vocation à travailler sur toute l’Alsace », précise Sylvie Spoerry. Un budget contraint L’assemblée générale a donné l’occasion de rappeler toutes les actions menées par la Fredon en 2016. Pour la surveillance du territoire, trois Bulletins de santé végétal ont été validés tout comme les suivis de 58 parcelles en arboriculture, en viticulture, en grandes cultures, en houblon ou encore en zones non agricoles. Il y a eu des surveillances toutes particulières pour la cicadelle de la flavescence dorée (lire encadré), le frelon asiatique, le cynips du châtaignier ou encore les ravageurs émergents. En matière de prévention, seize études destinées aux collectivités ont été menées. Elles ont porté sur des plans de désherbage communaux, des aides aux changements de pratiques de désherbage ou d’entretien, à des plans de gestion différenciée. Des conférences ont été données pour sensibiliser à la démarche « zéro pesticide ». 36 réunions « Bout de parcelle » ont été organisées en arboriculture et 164 « Rais’Alsace » en viticulture, coanimées avec la Chambre d'agriculture d’Alsace. Des « labo vert » ont été mis en place en viticulture, en arboriculture et en zone non agricole. Par ailleurs, 335 collectivités ont participé à au moins une action d’accompagnement à la démarche « zéro pesticide ». Enfin, 43 enseignes de jardinerie ont été signataires de la charte « Vos jardineries vous conseillent pour jardiner au naturel ». Pour la lutte « nous avons mené trois expérimentations sur houblon et deux autres sur houblon et buis. Nous avons également procédé à un comptage et à une localisation des dortoirs à corbeaux dans le Bas-Rhin », rapporte Sylvie Spoerry. Bien entendu, tout ce travail engendre des frais. Le bilan financier de l’exercice écoulé s’est soldé par un déficit d’un peu moins de 25 000 €. « Au vu de ces pertes financières, le conseil d’administration de la Fredon Alsace a décidé de ne plus bénéficier de la certification Bonnes pratiques d’expérimentation (BPE) à partir de 2017. Ainsi, les expérimentations conduites jusqu’à présent sous BPE s’arrêtent et seuls les essais ne nécessitant pas le BPE pourront encore être menés. Du coup, l’équipe de la Fredon Alsace impliquée jusque-là dans les essais autour de l’antenne de Wiwersheim vient renforcer l’inspection et la lutte », ajoute Sylvie Spoerry. Une structure Grand Est D’autres changements sont prévus pour cette année 2017 et les suivantes. À commencer par la mise en place d’une lutte collective contre les corvidés dans certaines communes du Bas-Rhin, en partenariat avec la profession agricole et la FDSEA 67, la Fédération départementale des chasseurs du Bas-Rhin, l’association des piégeurs agréés et gardes-chasse, les lieutenants de louveterie, la Chambre d'agriculture d’Alsace et la direction départementale des territoires. Il va également y avoir une conception de plans d’actions régionaux concernant le campagnol et le frelon asiatique, en collaboration avec les partenaires du Grand Est. Précisément, au sein de cette nouvelle grande région, l’association sanitaire régionale se constitue. Il s’agit d’une structure régionale qui a pour objet la prévention, la surveillance et la maîtrise de l’ensemble des dangers sanitaires. Elle rassemble les trois Fredon du Grand Est et les trois fédérations régionales des groupements de défense sanitaire en charge de la protection sanitaire des animaux. « La Fredon Alsace qui collabore depuis quelques années avec les Fredon de Champagne-Ardenne et de Lorraine va désormais accroître ce rapprochement pour concevoir la structure reconnue « organisme à vocation sanitaire » en charge de la protection sanitaire des végétaux à l’échelle du Grand Est à l’horizon 2020 », conclut Albert Elbel.

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