Viticulture

Chapitre exceptionnel de la confrérie Saint Étienne

Un double anniversaire pour les vins d’Alsace

Publié le 09/08/2017

Le 70e anniversaire de la refondation de la confrérie Saint Étienne rencontre cette année celui de l’édition de la foire régionale des vins d’Alsace. À cette occasion, et pour la première fois depuis 1972, la confrérie a tenu un chapitre exceptionnel, en dehors de son château de Kientzheim, marquant ainsi son attachement à la foire.

« La société Colmar Expo et la confrérie Saint Étienne sont liées indéfectiblement depuis des décennies, elles vivent ce soir un moment historique », rappelle Pascal Schultz, grand maître 2017, « notre confrérie est la plus ancienne de France puisque ses origines remontent au XIVe siècle. Alors qu’elle était en sommeil, elle renaît le 31 mai 1947 à Ammerschwihr. La foire régionale des vins d’Alsace, quant à elle, ouvrait ses portes pour sa première édition le 4 juin 1948 sous l’impulsion de la chambre de commerce et de la ville de Colmar. Nos deux structures ont toujours œuvré dans un même sens : la promotion des vins d’Alsace ». « Nos liens historiques doivent être entretenus et renforcés » Pascal Schultz souhaite que cette promotion se poursuive fortement : « si la foire aux vins a été imaginée pour redynamiser les vins d’Alsace, il me paraît aujourd’hui essentiel de recentrer son développement vers la vigne et le vin afin qu’elle ne perde pas, à terme, ce qui était son âme au profit de considérations exclusivement commerciales et musicales. Le Civa et la Confrérie Saint Étienne ont un rôle essentiel à jouer dans cette partition. Nos liens historiques doivent être entretenus et renforcés. Je m’y attacherai personnellement, solidement. Je combattrai sans relâche ceux qui affirment que les confréries sont hors du temps et désuètes. Au-delà de nos costumes - qui marquent notre appartenance à une confrérie, un ensemble de frères et rappellent la riche histoire de celle-ci - nos objectifs sont tournés vers l’avenir, ils sont aussi les gages de notre modernité et notre jeunesse ». « Une grande fête de la beauté » Le grand chambellan Jean Adam initie ensuite l’auditoire à l’art de la dégustation. Le riesling est commenté par Cécile Bernhard, grand maître 2009, un pinot gris est présenté par Henri Buecher, grand maître 2007. Enfin, un gewurztraminer est expliqué par André Roth, grand maître 2011. Entre ces dégustations de nouveaux confrères et consœurs sont intronisés (voir encadré). La cérémonie est clôturée par le grand maître 2019, Jean-Louis Vézien : « Nos deux institutions n’ont pris aucune ride, mais se sont développées de manière magistrale pour porter bien haut les couleurs des vins d’Alsace. La foire aux vins a su bâtir sa réputation sur l’alchimie entre les vins d’Alsace, le commerce et le festival musical. Cette foire aux vins est une grande fête de la beauté : la beauté des vins d’Alsace, de ses reines, des costumes de nos confrères, des spectacles et des moments de rencontre et de partage ».

Publié le 04/08/2017

Le revendeur de matériel vinicole Gauthier a présenté un nouveau pressoir à la foire aux vins de Colmar. Un nouveau design et des améliorations pour plus d’efficacité.

Des cuves de toutes tailles, un égrappoir, une étiqueteuse. « Ici, on intervient à partir du moment où le coup de sécateur est donné, » explique Matthieu Dietrich. Parmi toutes ces machines, le commercial, en charge d’animer le stand Gauthier, veut en présenter une qui sort du lot. Le nouveau pressoir Defranceschi. La bête se tient au bout d’une allée de cuves de la marque italienne. Defranceschi, un nom prestigieux dans le monde du matériel de cave. « Le groupe industriel Sacmi l’a racheté l’an dernier, raconte notre guide. Ils ont apporté leur patte aux produits. » Ainsi le pressoir exposé ici présente un design épuré et des formes arrondies. Mais il ne s’agit pas que de coquetterie, comme l’explique l’expert. « Ils ont supprimé presque toutes les zones anguleuses, ce qui rend le nettoyage plus facile et plus efficace. » Même principe pour le bas-flanc, recouvert de polymiroir afin de diminuer l’accroche. Des améliorations sous le capot Les autres améliorations se cachent sous le capot. Une boîte d’engrenage remplace désormais la chaîne du moteur. Une pièce plus fiable, qui demande moins d’entretien. Autre avantage, « on peut la régler en fonction des cycles de montée en pression. » Un régulateur de fréquence vient compléter le mécanisme. Cet ajout permet de démarrer et arrêter la machine de manière plus douce. Côté capacité, elle varie suivant les modèles, de 22,5 à 320 hl. De retour vers la tente où l’équipe reçoit les clients potentiels, Matthieu Dietrich s’arrête brièvement devant un outil. Un égrappoir Socma. Une des dernières marques françaises dans le domaine. « Cette machine égrappe de manière très douce. Elle est utilisée pour le pinot noir et depuis peu le muscat et le gewurztraminer ». De bon augure pour le revendeur de Saint-Hippolyte.

Publié le 04/08/2017

La maison Beyler à Barr s’installe sur la foire aux vins pour présenter ses solutions vitivinicoles, dont la gamme Bucher, les pompes Cazaux Rotorflex, et un nouveau sulfidoseur…

La foire aux vins se prépare aussi chez les établissements Beyler à Barr. Concessionnaires Vaslin-Bucher entre autres. Ainsi sera présentée toute la gamme de traitement de la vendange Bucher. Trémie de chargement, table de tri vibrante et égrappoir Delta, pompe péristaltique, pressoir et cuve de décuvage. La nouveauté 2017 pour ce matériel ? Une nouvelle solution de communication et d’échange Bucher ICS. Le conducteur du pressoir peut dorénavant mieux anticiper et préparer les étapes de pressurage à venir. Bucher ICS informe par SMS des fins de pressurage, fins de vidage, fins de lavage. L’œnologue peut suivre toutes les étapes de pressurage ou de filtration via son smartphone, ou sa tablette tactile. Car le pilote ICS équipe également les filtres tangentiels. Dont le Flavy FX3 qui sera présenté sur la foire au stand Beyler. Un filtre tangentiel avec 3 modules à membranes organiques, complètement automatisé et à décolmatage amélioré pour une meilleure constance de débit. Le tout complété par une pousse des vins au gaz inerte, pour minimiser la consommation d’eau et les volumes morts. Présentées également, les pompes Cazaux, de construction française. Elles disposent de corps de pompe conçus pour limiter l’échauffement et préserver les qualités organoleptiques du vin. Ces pompes se démontent facilement pour interchanger des pièces d’usure. Toujours en vinicole, les Ets. Beyler présenteront un nouveau sulfidoseur, nouvellement pensé pour éviter toute effusion de SO2, grâce à un système de dégazage en cuve plutôt qu’à l’air libre. Visible également, les pulvérisateurs S21, dont un modèle avec panneaux récupérateurs. L’astuce a consisté à les monter sur l’attelage 3 points avec la pompe, tandis que la cuve suit. Enfin, sera présentée la gamme de médiafiltrants 3M Cuno, avec des cartouches filtrantes, des filtres lenticulaires, à filtration 3D dégrossissante.

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