Travaux de saison

Dossier agronomie

Un vaste champ des possibles

Publié le 23/03/2019

Travailler le sol, ce n’est pas - plus - qu’une question de gestion des adventices et de préparation du sol pour accueillir une culture. De plus en plus de considérations entrent en ligne de compte : l’atténuation des phénomènes d’érosion, la préservation d’un capital, la réduction des charges par l’agriculture de précision… Les techniques culturales évoluent et les constructeurs accompagnent cette évolution en élaborant des outils adaptés.

         

Pellenc et Berger Machines Agricoles

La nouvelle Grapes' Line 60 en démonstration

Publié le 04/10/2018

Une nouvelle vendangeuse tractée Grapes' Line 60 de Pellenc était récemment présentée en démonstration par Berger Machines Agricoles. Quoi de neuf techniquement ?

Bien implanté dans les vignobles avec notamment ses dispositifs de tri Selectiv Process, le constructeur de Pertuis (84) Pellenc lance cette année une nouvelle gamme de vendangeuses tractées, les Grapes' Line déclinées en cinq modèles, les 40, 45, 60, 70 et 80. C’est la Grapes' Line 60 que présentait Stéphane Berger, durant ces vendanges qui, il faut le souligner, ne se prêtent pas trop au test d’efficacité de tri des vendanges, tant l’état sanitaire est impeccable. Plusieurs nouveautés techniques significatives apparaissent avec cette nouvelle vendangeuse, pour toujours plus de confort de pilotage, précision et qualité de récolte. Bien que tractée, la vendangeuse soulage la motricité grâce à l’autotorque : les roues sont munies de moteurs hydrauliques gérés par des capteurs de force sur le timon, pouvant ainsi accepter 30 % de pente. Outre les corrections de tractions, la vendangeuse corrige également les dévers de façon semi-automatique. Côté pilotage, un seul joystick gère pas moins de 18 fonctions, le tout complété par un écran tactile de visualisation des différents paramètres utiles à la récolte. Et côté maniabilité, une tournière de 3,50 mètres de large suffit. Nouveautés aussi du côté de la tête de récolte. D’une manière générale, la qualité de résistance des matériaux plastiques (écailles, secoueurs) a été améliorée. La Grapes' Line peut admettre 10 paires de secoueurs, mais 7 suffiront pour l’Alsace, plus une paire de guide-piquets pour une hauteur maximale de voûte de 2,20 m. Pellenc propose des convoyeurs inox avec tapis à claire-voie qui permettent d’éviter l’aspiration fortuite des jus lors de la première aspiration des feuilles et d’améliorer l’aspiration des débris végétaux. La Grapes’ Line peut admettre quatre ventilateurs, et pour le modèle Grapes’ Line 80, le dispositif de tri Selectiv Process bien éprouvé. Enfin Pellenc a significativement amélioré la facilité de nettoyage de la machine. Différents organes, comme les aspirateurs, s’ouvrent pour rendre leur accessibilité plus facile. Et la passerelle rend le nettoyage plus aisé. Enfin, Pellenc propose une commande déportée de nettoyage automatique qui dure 20 minutes, un argument technique de poids pour les années de vendanges acétiques.  

Publié le 07/09/2018

À la cave vinicole de Turckheim, les vendanges consacrées au crémant se sont poursuivies jusqu’à ce jeudi 6 septembre. Une récolte de qualité qui représente un quart de la production de l’entreprise. Cette dernière va maintenant se pencher, sans se précipiter, sur l’AOC.

Les vendanges ont démarré lundi 27 août, avec le crémant, qui représente un quart de la production totale de la cave de Turckheim, soit environ 6 000 à 7 000 hectolitres. Et 85 hectares cette année, dont 55 ha pour le pinot blanc auxerrois, 17 ha pour le pinot gris, 10 ha pour le pinot noir, et 3 ha pour le chardonnay. La première semaine, les vignerons coopérateurs ont été accueillis pendant quatre jours, du lundi au jeudi. Une organisation qui s’est renouvelée lors de la deuxième semaine, du 3 au 6 septembre. « Cela se déroule bien. Les raisins sont sains avec une acidité un peu basse et des pH qui se situent à 3,1 - 3,2. Les jus sont biens, propres, droits. Le volume est là. Les quatre premiers jours, nous avons reçu les raisins des terroirs de Turckheim, la deuxième semaine, ceux de la vallée, les vignobles situés à Zimmerbach, Wahlbach ou encore Wihr-au-Val notamment. On remarque une différence. La vallée a eu davantage d’eau que le ban de Turckheim qui souffre de la sécheresse », explique Michel Lihrmann, œnologue à la cave vinicole de Turckheim depuis 1982 et directeur technique depuis 1988. Il constate que l’avancée des dates de vendanges est une réalité. En 1980, alors qu’il effectuait son stage d’œnologie à la cave, les vendanges avaient débuté le 23 octobre et s’étaient poursuivies pendant dix jours. La première fois que la récolte avait été aussi précoce, c’était en 2003. « Cette année, c’est cependant plus compliqué qu’il y a quinze ans. Il fait plus chaud et encore plus sec. Et trouver du personnel intérimaire, pour conforter l’équipe de la cave, est difficile à cette période de l’année », ajoute Michel Lihrmann. 85 hectares pour le crémant La plateforme de déchargement de la cave de Turckheim a été inaugurée en 2010 : elle est grande, pratique et permet de faire le tour sans crainte d’accident ou autre difficulté. « Depuis ce poste d’opération, nous mesurons les degrés et analysons les raisins en les traçant. L’avantage d’avoir le vendangeoir ici sur les hauteurs, c’est qu’il ne dérange personne. Il n’y a pas de bruit. Les voisins ne sont pas gênés par tous ces mouvements. Tout est sécurisé. À la sortie de la plateforme, les viticulteurs nettoient leur matériel et repartent. C’est fonctionnel et facile pour tout le monde », se félicite Michel Lihrmann. Après avoir été analysés et déchargés, les raisins sont dirigés vers le pressoir grâce à un système qui évite le tassement. La cave de Turckheim possède 10 pressoirs d’une capacité d’environ 9 800 kg. Jeudi 30 août, les pinots gris rentrés affichaient 10,5 degrés, lundi 3 septembre ils étaient à 12°. « Les raisins sont répartis pour moitié à l’avant du pressoir, pour l’autre moitié à l’arrière. Les jus vont ensuite directement en cuves. Leur température à l’arrivée est de 18 °C. Nous allons la descendre à 14 °C pour les stimuler. Nous allons un peu sulfiter et effectuer un débourbage statique. Ce travail nécessite trois personnes au vendangeoir, une à la réception, deux à la cuverie et deux pour encadrer. Nous travaillons par équipe de deux pour chaque poste », précise Michel Lihrmann. Ne pas se précipiter Le vendangeoir ouvre le matin à 9 h. Et le dernier délai pour être accueilli le soir est 19 h sur la plateforme de déchargement. « Jusqu’à présent, la plus grosse journée a été la première, le 27 août. Nous avons terminé à 21 h. Nous avons réceptionné 200 tonnes de raisins. En 2003, c’était la même effervescence », se souvient le directeur technique. Avec ses équipes, il va maintenant se concentrer sur la récolte de l’AOC, qui devrait débuter à partir du lundi 10 septembre. « Et encore, nous ne savons pas si nous allons nous précipiter. Nous établissons le planning pour la semaine suivante chaque mercredi soir. Nous allons certainement commencer doucement avec les pinots blancs, gris et noirs. Si la météo ne change pas et s’il n’y a pas un soudain déluge comme en 2006, nous allons demander à tout le monde d’être patient. L’état sanitaire est bon, le volume est là. Mais, pas encore la maturité », conclut Michel Lihrmann qui pense que ces vendanges 2018 vont s’étaler, au minimum, jusqu’au milieu du mois d’octobre.

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