Technique

Publié le 01/08/2018

Ils mettent de la jeunesse dans leur moteur. Ce sont les jeunes agriculteurs, éleveurs et viticulteurs, adhérents de la coopérative CAC Ampélys. Ils étaient invités à se retrouver, le 27 juillet dernier, jour d’ouverture de la 71e foire aux vins d’Alsace, pour une soirée VIP à la foire aux vins. L’occasion de nouer des liens, d’échanger, de souder un groupe « motivé et dynamique, prêt à partager des expériences ».

Ils sont viticulteurs, récoltants-manipulants ou coopérateurs, agriculteurs céréaliers de la plaine d’Alsace, agriculteurs polyculteurs-éleveurs du Sundgau, arboriculteurs, maraîchers, en filière biologique ou conventionnelle, installés à temps complet ou en pluriactivité… Mais vendredi soir, ils étaient surtout coopérateurs dans l’âme, adhérents de CAC Ampélys. Et c’est toute cette diversité et richesse humaine que la grande coopérative haut-rhinoise veut mettre à profit pour écrire son avenir. Anticiper Car « c’est par votre esprit de jeunes que nous arrivons à imaginer de nouvelles choses, votre esprit critique et d’ouverture, votre dynamisme que nous pourrons anticiper », leur a lancé Jean-Michel Habig, président de la coopérative, et agriculteur céréalier à Ensisheim. « J’espère beaucoup de vous, a poursuivi le président, car c’est par vous que demain nous existerons. » Le jeune président invite ses adhérents à prendre part aux débats internes sans crainte : « Soyez moteur, dites ce que vous pensez. Même si tout n’est pas juste, il y a toujours une part de vérité. Même si ça prend du temps pour que vos propos se réalisent, dites-vous que vous aurez apporté une pierre à l’édifice. C’est sur vous que nous comptons. » Enrichissement mutuel Car le monde agricole doit relever bien des défis : le plus imminent est « la séparation entre la vente et le conseil en produits phytosanitaires. Ça va changer les pratiques », prévient Jean-Marc Schacherer, directeur de la CAC. La valeur coopérative, rappelle-t-il, par la mise en commun, les échanges, l’enrichissement mutuel, permet d’amener des solutions. Et d’abord de réfléchir ensemble à ce que sera « l’agriculture de demain dans le Haut-Rhin », pour l’accompagner « au mieux dans les services et les conseils ». Prévenir et mutualiser les risques La qualité de services : c’est d’ailleurs l’un des principaux souhaits des jeunes adhérents, invités à s'exprimer chacun leur tour sur leurs attentes. Pour les uns, le groupe permet de mutualiser les risques en rapport aux essais mis en place pour envisager de nouvelles solutions agronomiques. Bon nombre des jeunes adhérents disent leurs inquiétudes face aux pressions sociétales. L’action de groupe permet soit de mieux y résister quand ces pressions sont déraisonnables, soit d’entrevoir des solutions, sur la base d’expérimentations mises en commun. Si la qualité des conseils techniques, des analyses, des essais arrivent en tête, au-delà, ce sont surtout les valeurs humaines que les jeunes adhérents de CAC Ampélys souhaitent cultiver : « Échanger, s’enrichir mutuellement, transmettre, développer le relationnel humain, avancer ensemble, être acteur en technique et se démarquer, prévenir et mutualiser les risques et savoir en tirer les enseignements », a-t-on souvent entendu. Bientôt en Ukraine Les jeunes adhérents devraient incessamment se retrouver en Ukraine pour un voyage d’étude, histoire d’ouvrir leurs horizons. Mais dans l’immédiat, les jeunes viticulteurs du groupe avaient apporté chacun un de leur vin, qu’ils ont présenté : une cuvée Black papillon de Wolfberger, un crémant prestige de Wolfberger, un riesling Brand 2013 de la cave de Turckheim, un rouge de Saint Hippolyte 2013 du domaine Koeberlé et un autre pinot noir du domaine Freudenreich à Eguisheim. Pour Élodie Richard, responsable marketing à la CAC et également en charge de l’animation des Jeunes Agriculteurs Coopérateurs, et Jean-Michel North, responsable d’Ampelys, artisans de l’alchimie de cette soirée, il s’agit aussi de préparer la coopérative à l’agriculture de demain. Car « vous en serez les administrateurs », leur ont rappelé le président et Christian Dietschy, administrateur, et président de la commission jeunes de la CAC.

SARL Travaux paille commerce et service à Sainte-Croix-en-Plaine

Acheter et vendre de la paille de qualité

Publié le 29/07/2018

Créée en 1999, la société Travaux paille commerce et service, de la famille Weiss à Sainte-Croix-en-Plaine, s’est spécialisée dans l’achat et la revente de paille. Une activité qui constitue une diversification agricole et qui répond, au niveau local, national voire international, à des difficultés d'approvisionnement.

Historiquement, la famille Weiss a toujours vécu de l’agriculture. Aujourd’hui encore, l’exploitation cultive le maïs, le blé, l’orge ou encore le soja. C’est en 1999, suite à un sinistre, que Bernard Weiss décide de diversifier ses activités. Il crée la SARL Travaux paille commerce et service. L’activité consiste à faire de la prestation de service en pressage de paille et de l’achat-revente de paille sur champ. « Nous répondons aux demandes de nos clients qui manquent de paille. Localement, mais également à l’export. Là, un camion vient de partir pour livrer en Suisse et en Allemagne. Parfois, des sociétés servent d’intermédiaires entre nous et les agriculteurs », explique Sophie Weiss qui gère l’entreprise familiale avec son frère, Vincent, et son époux, Emmanuel Kohler. Les clients de l’entreprise sont des éleveurs et des céréaliers. « Nous produisons une partie de la paille sur l’exploitation, mais c’est un tout petit pourcentage de l’activité. Le reste vient de tout le grand est de la France. Cette année, c’est difficile, à cause des inondations et de la faible quantité de paille que l’on trouve en Côte d’Or ou en Champagne-Ardenne », indique Sophie Weiss. Elle ajoute que la paille est convoyée par un transporteur. Le frein, c’est le prix Cependant, malgré ces événements climatiques, les stocks sont encore suffisants. Le problème, pour de nombreux agriculteurs, ce n’est pas le manque de paille, mais plutôt de foin, à cause de la sécheresse et du maigre regain. Pour l’activité de la paille, la famille Weiss travaille sur une année calendaire qui va de juin à mai. « Nous traitons 4 000 à 5 000 t de paille à Sainte-Croix-en-Plaine. Environ 1 200 t de paille proviennent chaque année du secteur. Il s’agit principalement de paille de blé, d’orge de printemps ou d’hiver. Mais nous achetons de tout. Suite à un manque de paille de blé, en mai dernier, nous avons acheté de la paille de riz. Une première pour nous. Notre fournisseur est situé en Camargue. La seule difficulté, c’est le prix, forcément plus élevé à cause du coût du transport. Mais cela a été une solution de repli intéressante », rapporte Sophie Weiss. « Nous envisageons également de nous fournir en paille de miscanthus. Là aussi, le frein, c’est le prix », complète Vincent. Un frein économique d’autant plus important que de nouveaux concurrents ont fait leur apparition, des professionnels belges et hollandais qui viennent en France et qui cassent les prix. Le marché est de plus en plus difficile. Et quand la paille se fait rare, son prix augmente rapidement. « Nous avons connu cette difficulté l’année passée, où les stocks étaient à zéro. La paille se vend au poids. En moyenne, la tonne de paille vaut 90 €, à l’heure actuelle », précise Sophie Weiss. Pas plus de 15 % d’humidité La société Travaux paille commerce et service revend sa paille localement, dans le Haut-Rhin, pour 30 % de son activité, et à l’export, notamment en Suisse, en Allemagne et en Autriche, pour les 70 % restants. « Nous achetons la paille sans la voir au préalable, et inversement. C’est une relation de confiance nécessaire entre nous et nos clients. Après toutes ces années, nous sommes connus, et nous sommes l’une des plus grosses entreprises du secteur du commerce de paille », précise Emmanuel Kohler. Avant d’être vendue, la paille est stockée sous un hangar dédié de l’exploitation de Sainte-Croix-en-Plaine. La capacité de stockage est de 1 000 t. La priorité des priorités est de maintenir la paille au sec. Les bottes ne doivent pas dépasser les 15 % d’humidité pour pouvoir être vendues. « Au-delà, la paille colle, sent le moisi, a un goût de champignon. Cela peut générer des problèmes sanitaires et abîmer les machines. Nous utilisons des capteurs d’humidité pour vérifier ce taux d’humidité à tout moment », note Emmanuel Kohler. La paille qui est pressée est rentrée le jour même pour préserver sa qualité. En revanche, et contrairement à d’autres, la famille Weiss n’est pas favorable au broyage. Ce sérieux dans le travail permet à l’entreprise de pouvoir compter sur la fidélité de ses clients, qui sont un grand nombre à lui faire confiance depuis les débuts de l’activité. C’est aussi pour cela que la SARL utilise du matériel performant. Sophie Weiss était présente à Rumersheim-le-Haut pour tester la première presse à balles carrées produite par Fendt et présentée par le concessionnaire Euro-Agrar. « La machine est effectivement performante. Elle offre un gros débit de chantier, tout en alliant simplicité et fiabilité. La densité des bottes est très intéressante. Nous avons d’autres matériels de la marque. Ils font tous leurs preuves », conclut Sophie Weiss.

Eurl Hertzog à Pfaffenheim

Un nouveau groupe d’embouteillage mobile

Publié le 29/07/2018

Afin de répondre au mieux aux nouvelles demandes dans le domaine viticole, l’entreprise Hertzog à Pfaffenheim développe depuis plusieurs années l’embouteillage à façon dans les locaux des viticulteurs et autres professionnels du secteur. La foire aux vins d’Alsace de Colmar lui permet d’exposer un nouveau groupe d’embouteillage mobile sur le stand de Costral, au parc agricole.

Depuis 1987, Véronique Hertzog est la gérante de cette entreprise située dans la zone artisanale de Pfaffenheim et spécialisée dans l’embouteillage. Elle possède trois groupes de filtration, deux capsuleuses à vis avec une cadence de 3 000 à 6 000 cols/heure, une déboucheuse pneumatique d’une cadence de 2 500 cols/h et quatre groupes de tirage possédant chacun leur propre palette de filtration (kieselguhr, plaques, membrane). Elle vient de se doter d’une nouvelle chaîne d’embouteillage mobile par le biais de son fabricant, Costral. « C’est actuellement le seul groupe d’embouteillage qui propose le bouchage verre avec une automatisation de la distribution ainsi qu’un inertage du dégarni à l’azote. Nous l’amenons chez nos clients sur un chantier mobile. » Du « sur-mesure » « Nous proposons un service « sur-mesure » en fonction de l’espace disponible chez le client. Le calage du chantier mobile se fait via trois vérins qui permettent de l’adapter à la morphologie du terrain. La grande nouveauté de ce groupe d’embouteillage, est l’absence de pompe. Tout coule par gravité au niveau des baies. Il y a moins d’oxygénation. Cela préserve le taux de CO2 des vins », explique Véronique Hertzog. L’entreprise est actuellement la seule à posséder cette palette complète. « Nous pouvons intervenir chez tous les viticulteurs et pour toutes les entreprises du vignoble sur tous les formats, de 37,5 cl jusqu’au Magnum de 150 cl, sans changer de machine. C’est appréciable. Le monde viti-vinicole est en pleine mutation. Il faut donc s’adapter aux demandes des professionnels et proposer des techniques personnalisées. Cette nouvelle chaîne d’embouteillage répond parfaitement à cet état d’esprit », ajoute Sébastien Marzolf, l’un des six techniciens de l’entreprise Hertzog. En plus de toutes ces caractéristiques, ce nouveau groupe d’embouteillage présente d’autres avantages. Il est ainsi possible de faire de la capsule à vis mais aussi du bouchage verre qui n’existe que depuis quelques années en Alsace. « Nous sommes spécialisés sur le Vinolok qui correspond au marché local », précise Sébastien Marzolf. Lors de la foire aux vins, l’entreprise exposera ce nouveau groupe d’embouteillage sur le stand de Costral au parc agricole. L’occasion de communiquer sur ce matériel, de répondre aux questions et de présenter ses spécificités. L’Eurl propose également d’autres prestations comme la clarification des vins où elle intervient après fermentation ou lors des arrêts de fermentation et le débouchage effectué grâce à un système innovant d’une aiguille qui rentre dans le bouchon avec de l’air comprimé et permet de traiter de 2 500 à 3 000 bouteilles par heure.

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