Technique

Démonstration de drones à usage agricole en Suisse

Une « drone » de révolution se prépare

Publié le 30/11/2017

Une révolution technologique agricole est en marche chez nos voisins agriculteurs suisses, à la faveur d’une législation compréhensive sur les bénéfices agronomiques attendus de l’usage des drones.

Identifier un pommier malade dans un verger, un pied de vigne flavescents, ou la tache d’infestation de pucerons d’une orge. Puis aller dans la parcelle traiter le sujet avec une précision chirurgicale. Le tout réalisé par des drones télépilotés à distance ou programmés en avance : les technologies n’ont jamais été aussi proches de ce scénario. En Suisse, comme les tracteurs, les drones feront partie du paysage agricole. Le fabricant chinois DJI - qui revendique 70 % du marché des drones de loisir et à usage pro - et l’École suisse de pilotage de drones avaient donné rendez-vous dans un domaine viticole près de Vevey au bord du lac Léman, pour présenter l’état d’avancée des technologies et proposer une démonstration du drone Agras MG1 utilisé pour le traitement phytosanitaire ciblé des cultures. Une démonstration en Suisse, parce que la législation permet actuellement à tout un chacun de piloter un drone de moins de 30 kg, tandis qu’en France, la réglementation sur l’usage des aéronefs est beaucoup plus contraignante*. D’ores et déjà, les applications agricoles du drone sont multiples mais vont se développer. Couplé à des caméras spectrales, le drone peut par exemple aller traiter une zone qu’il a identifiée comme malade ou/et attaquée par un ravageur. Un scénario extrêmement élégant au plan agroenvironnemental. Et les Suisses l’ont bien identifié… À l’école de Changins, Dorothéa Noil teste trois drones. Pour apprécier par exemple la vigueur des parcelles de vignes : « Les données sont bien corrélées avec la pesée des bois de taille », confirme la chercheuse. Ou bien pour mesurer le volume de perte des terres érodées en grandes cultures. Ou, actuellement, pour détecter la maladie de la flavescence dorée des vignes, grâce à un capteur hyperspectral qui détecte les pieds atteints, plusieurs mois avant qu’ils n’expriment les premiers symptômes. En effet, la présence du phytoplasme provoque une signature spectrale des feuilles, invisible à l’œil nu, mais visible sous certaines longueurs d’onde lumineuse que des caméras dites hyperspectrales peuvent révéler. Moins dépendants de la météo que les satellites, les drones confèrent en outre une résolution spatiale supérieure aux images satellites. Ils peuvent embarquer différents capteurs dans le proche infrarouge ou multispectral. Mais pour Philippe Vayssac, expert en logiciel de traitement d’images par drone chez Groupama, il est techniquement envisageable aujourd’hui d’avoir des drones qui détectent les prémices d’une maladie, puis d’aller traiter la zone touchée : « C’est surtout sur l’interprétation et l’exploitation des données qu’il y a nécessité de travailler », confirme Frédéric Gex, qui a fondé l’École suisse de pilotage de drones.  

Publié le 28/11/2017

Parce que l'entraide est une valeur forte en agriculture qui suppose équité et réciprocité, retrouvez dans ce guide une évaluation des coûts de référence des principaux matériels agricoles.

         

Portes ouvertes Siegwald matériels

Le retour d’un rendez-vous annuel

Publié le 22/11/2017

Les 18 au 19 novembre, Bruno Marchal a assuré ses premières portes ouvertes en tant que responsable de Siegwald à Wintzenheim. Le professionnel poursuit l’œuvre de Jacky Siegwald tout en y apportant sa patte.

Bruno Marchal a commencé sa carrière chez Siegwald il y a 20 ans. Il y a six mois, il a repris les rênes de l’entreprise avec sa femme. Alors qu’il n’y avait pas eu de portes ouvertes l’an dernier, il a décidé de reprendre cette tradition. « Je souhaite rester dans la continuité de ce qui a été accompli tout en y apportant des améliorations », indique l’entrepreneur. Ainsi, le magasin va être rénové courant de l’année prochaine « pour plus de confort pour les huit collaborateurs et pour pouvoir encore mieux accueillir nos clients ». Les salariés sont des soudeurs et des mécaniciens indispensables à l’atelier de fabrication et de réparation. L’entreprise continue à commercialiser les mêmes marques qu’auparavant pour l’activité forestière ainsi que le matériel pour les professionnels du bois de chauffage, l’activité viticole et les espaces verts. Lors des portes ouvertes, le matériel viticole était à l’honneur. Le fabricant des pulvérisateurs et poudreuses de marque Hervé est venu spécialement du Lubéron pour présenter son matériel. Modeste Schmitt a proposé les palisseuses et tracteurs enjambeurs de sa société DMP Concept de Pfaffenheim.

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