Technique

Publié le 28/02/2018

La technique de fertilisation injectée permet-elle comme ses promoteurs le pensent de diminuer la dose d’azote ainsi que les pertes par lessivage et par volatilisation ? Les essais qui se poursuivent en 2018 en Alsace et en Allemagne avec un nouvel outil d’injection doivent faire avancer les connaissances en la matière. Ce programme a été présenté lors d’une journée organisée le 15 février sur le site du fabricant de matériel Rauch à Baden Airpark.

Créer dans le sol un stock d’azote où la plante pourra aller se servir pour satisfaire ses besoins en nutriments est une alternative à l’épandage d’engrais en surface. Arvalis et une dizaine de ses partenaires l’étudient depuis 2011. Économiser de l’azote est un premier objectif. « Nous sommes certains qu’un dépôt d’urée solide 46 % associée à un retardateur de nitrification à 18 cm de profondeur un interrang sur deux, procure au minimum un rendement maïs égal à une fertilisation classique », affirme Didier Lasserre, ingénieur régional Arvalis. Mais il y a peut-être mieux. Des essais menés en Forêt-Noire en 2017 ont comparé une fertilisation classique en plein à l’injection au stade 5-6 feuilles du maïs. Ils concluent à une augmentation moyenne de rendement de 7 % dans le second cas alors que la dose est diminuée de 20 %. Ce gain se traduit par une hausse de marge de 116 €/ha. Côté alsacien, Jean-Louis Galais, spécialiste de la fertilisation à la Chambre régionale d’agriculture, se garde de cet optimisme pour l’instant. « La modulation de dose n’a pas mis de hausse de rendement en évidence. Cependant en cas de réduction de dose de 20 %, le rendement de la modalité injection ne décroche pas comme en fertilisation classique », note-t-il. La fertilisation injectée pourrait aussi servir des desseins environnementaux. Déterminer si la technique préserve la qualité de l’eau et de l’air est le deuxième objectif poursuivi par le projet Innov. AR 2017-2020 piloté par Arvalis. « L’injection localise l’azote à un endroit où la moindre activité biologique du sol lui procure plus de stabilité dans une configuration (NDLR : sous forme d’un cordon) où la surface d’engrais en contact avec le sol est minimale », rappelle Didier Lasserre. Arvalis attend des essais bougies poreuses en quatrième année en 2018 qu’ils cernent mieux le lessivage des différentes formules d’apport testées. L’institut suivra également de près la deuxième campagne de mesures de la volatilisation au champ. La première menée à Kunheim en 2017 par Atmo Grand Est relève une élévation de la concentration de NH3 dans l’air deux à trois jours après épandage ou injection. Les modalités « urée en surface » et « urée enfouie » présentent les valeurs les plus élevées. Ces essais sont reconduits en 2018 et 2019. 5 à 6 kg d’engrais déposé par minute La qualité des essais tout comme la perspective de pratiquer la fertilisation injectée en routine au champ (à partir sans doute de 2020) bénéficient aujourd’hui de la mise au point d’une rampe à injection d’engrais azoté de trois, six ou douze rangs, développée par la société Rauch. L’outil d’injection proprement dit se compose d’un disque ouvreur, d’un coutre associé à une tige à ressorts chargée de ramener immédiatement de la terre dans le sillon et de roues de rappui exerçant une pression de 150 kg/cm2. Ces éléments doivent permettre à la fois de déposer avec précision 5 à 6 kg d’engrais à la minute et de refermer le sillon dans la foulée pour prévenir toute volatilisation. Des appareils de présérie seront testés dès ce printemps au champ sur cinq sites en Alsace et en Allemagne. La mise au point de la technique de fertilisation injectée n’est pas anodine. « Les contraintes pour ne pas dépasser les seuils réglementaires décidés par l’Europe ou nationalement sont fortes », rappelle Marie-Line Burtin, de la Chambre d’agriculture d’Alsace. Depuis mai 2017 par exemple, un décret fixe les niveaux de polluants atmosphériques à ne pas dépasser. L’agriculture est concernée par les rejets d’ammoniac qui sont les précurseurs des nitrates d’ammonium. Ces derniers jouent un rôle éminent dans les pics de pollution aux particules fines de plus en plus fréquents au printemps. Or les données disponibles leur attribuent une origine agricole à 93 %. Les professionnels qui participaient à la table ronde clôturant la matinée sont conscients de ce contexte. « L’épandage d’urée pourrait être menacé à terme. Mieux vaut prendre les devants », juge Thomas Obrecht, président de l’Association des producteurs de céréales et d’oléagineux du Haut-Rhin (APCO). Pour sa part, Christian Schneider, président de la commission régionale d’Arvalis, met l’accent sur l’énergie nécessaire pour aboutir. « Cette expérience montre le temps qu’il faut pour faire évoluer les choses. Le temps de la recherche n’est pas le temps de la politique qui veut des résultats rapides ».

Armbruster Vignes

Produire bien et mieux

Publié le 16/02/2018

Comment gérer la fertilisation pluriannuelle des vignes ? Alain Kleiber, expert agronome, a apporté son éclairage lors de la réunion technique annuelle Vititour, proposée mercredi 7 février à Saint-Hippolyte par Armbruster Vignes.

Après le matériel végétal et la gestion foliaire, puis les maladies du bois, ce troisième thème a attiré de nombreux viticulteurs. Ingénieur agronome chez Aurea, laboratoire d’analyse et de conseil agro-environnemental, Alain Kleiber a insisté sur la différence à faire entre nutrition et fertilisation. Pour lui, la quasi-totalité des interventions sur une parcelle sont des opérations de nutrition « organique, hydrique et minérale. Elle est totalement gérée par les équilibres hormonaux avec trois centres d’attraction : les grappes, les racines et les organes végétatifs en croissance. Ils émettent des hormones. C’est la nutrition », explique Alain Kleiber. En revanche, on ne peut pas parler de nutrition azotée sans rapport C/N. « Avoir une teneur correcte en azote est inutile si les réserves glucidiques sont faibles. De même, avoir des réserves correctes en glucides est inutile si les réserves en azote sont faibles. Il faut donc un équilibre entre les deux. C’est cela la nutrition », ajoute l’expert agronome. Selon Alain Kleiber, la teneur en glucides du sarment explique 54 %, un peu plus de la moitié donc, de la variabilité de l’intensité de pousse le premier mois après débourrement. L’intensité est liée à la fois à des teneurs cohérentes en azote et glucides dans les bois, les deux critères cumulés expliquant 92 % de l’intensité de pousse (à volume de cep identique). Quatre phases de développement « Les racines d’un cep ont plusieurs fonctions. La première permet un ancrage et une stabilisation de la structure aérienne. La seconde concerne l’absorption de l’eau et des éléments minéraux. La troisième, la diffusion. La quatrième, la production d’hormones de croissance par le chevelu. La cinquième, le stockage des réserves, essentiellement glucidiques et, en moindre proportion pondérale, 75 % des réserves azotées. Il faut faire attention car les racines sont également des organes de consommation concurrentiels », précise Alain Kleiber. La vigne a quatre phases de développement. Les deux premières, appelées phases juvénile et adulescente, concernent les quatre à dix premières années. Les deux suivantes sont la phase adulte et de sénescence. « Le rythme de développement racinaire est très important. Lors de la phase adulescente, on peut commencer à produire. Mais, le système racinaire a encore une capacité à se développer. Et, plus je vais produire ou surproduire, plus cela va bloquer le développement racinaire. Si l’on produit trop par rapport au potentiel du sol, les racines arrêtent alors de se développer. Cela se peut se produire dès la quatrième année. Les conditions climatiques défavorables peuvent être la seconde raison provoquant ce blocage de développement racinaire. On passe alors directement à la phase adulte », souligne Alain Kleiber. Pour l’expert, chaque viticulteur peut faire selon sa propre façon de travailler, sa propre philosophie. Tout dépend de son objectif de production sachant que la phase adulescente peut débuter dès la troisième année de la vigne et jusqu’à la huitième ou même dixième année si tout va bien. La phase de sénescence, la dernière, est consacrée à de l’entretien. On perd alors en rentabilité. « La phase juvénile permet d’installer le plus rapidement possible le potentiel de production (bois et racines). C’est lors de la phase adulescente que l’on peut commencer à produire et à valoriser le potentiel de croissance racinaire. Lors de la phase adulte, on produit selon ses objectifs et on tente de maintenir le potentiel des ceps. Il faut faire attention à ne pas dégrader le potentiel racinaire. Enfin, lors de la phase de sénescence, on soutient les ceps tant qu’ils sont rentables. » Confort racinaire Alain Kleiber s’est ensuite intéressé au pH de l’eau du sol en insistant sur les notions de confort racinaire. Il a invité les professionnels à raisonner leur travail et donc leur sol avant toute plantation. Il a également fait des rappels sur la mise en réserve. En nutrition, il y a trois types de besoin : la production de l’année, les besoins végétatifs, la préparation de l’année suivante. « La production de l’année concerne 15 % de l’azote. C’est le rendement. Les besoins en azote de la vigne ne sont pas proportionnels au rendement. C’est spécifique aux plantes pérennes et surtout à la vigne. Les besoins végétatifs de l’année, c’est 35 % de l’azote. C’est la croissance de l’année. La préparation de l’année suivante, c’est 50 % de l’azote. La moitié de la consommation d’azote en 2018 prépare donc 2019. Pour le potassium, c’est différent. 10 % vont pour le besoin végétatif de l’année. Il y a peu de potassium à mettre, par exemple, sur les jeunes vignes. 35 % vont à la préparation de l’année suivante, 55 % à la production de l’année. Là, par contre, c’est impacté par le rendement », précise Alain Kleiber. Des propos qui ont suscité de nombreuses questions des professionnels. Il faut dire que les derniers millésimes ont été complexes et atypiques. Aymé Dumas, du service technique d’Armbruster Vignes, est ainsi revenu sur le bilan de la saison viticole 2017. « Toute la France a été impactée par le gel, qui a entraîné des pertes de rendement, de l’ordre de - 21 % en Alsace. Le déficit hydrique a été d’environ 100 à 150 mm. Ce mois de janvier 2018, c’est le contraire, avec 180 à 220 mm selon les endroits. 250 parcelles sont suivies chaque année pour l’esca. La situation était normale l’année écoulée, contrairement à 2016 où c’était l’hécatombe. » Aymé Dumas a insisté sur la nécessité de bien contrôler les pulvérisateurs en présentant Qualidrop : « Ce système permet de vérifier le bon réglage de votre pulvérisateur, de limiter la perte directe de produits phytosanitaires dans l’air ou au sol. Le but est de cibler la végétation et d’optimiser la protection de vos vignes. »

Publié le 01/02/2018

Après une première édition l’année dernière sur le matériel de pulvérisation, le constructeur Kuhn a organisé une nouvelle rencontre Experts Kuhn, cette fois consacrée à la thématique des Techniques culturales simplifiées. Plus de 300 agriculteurs d’Alsace et de Lorraine ont répondu présent, signe de l’évolution des pratiques agricoles.

Au Kuhn Center for Progress de Monswiller, les experts parlent aux experts. Dès l’arrivée sur le site, le ton est donné : sur le parvis trônent d’imposantes machines d’un rouge rutilant. Passé les portes d’entrée, le spectacle continu, et le public est invité à flâner parmi une large sélection d’outils conçus et fabriqués par Kuhn. Et du public, il y en avait ce soir-là : « Nous avons organisé cette journée avec nos partenaires revendeurs, et nous avons eu de très nombreux retours, nous attendons près de 300 agriculteurs. Cela va au-delà de nos espérances et prouve l’intérêt des professionnels pour ces techniques », se félicite Christian Fischer, responsable commercial du groupe. Pour Kuhn, ces événements sont évidemment l’occasion de présenter ses produits, sa démarche, mais aussi de se rapprocher des clients. En effet, c’est l’occasion de faire se rencontrer ceux qui utilisent le matériel et ceux qui l’élaborent, soit chez Kuhn, une trentaine de responsables produits rien que pour la gamme d’outils de travail du sol, « des experts qui élaborent des solutions adaptées aux besoins des clients », décrit Christian Fischer. Des produits et des services Une formule qui a du succès. Si bien que l’affluence a obligé les organisateurs à procéder en deux passages, la capacité d’accueil des gradins étant dépassée. Christian Fischer a rapidement présenté l’entreprise, qui fête cette année ses 190 ans puisqu’elle a vu le jour en 1828, à Saverne. La fabrication de machines agricoles dans ses ateliers débute quelques années plus tard, en 1864. Puis, Kuhn traverse les siècles en réalisant régulièrement de nouvelles acquisitions, qui lui permettent de se positionner aussi bien sur le marché des charrues que des semoirs ou encore des outils de pulvérisation. « Nous sommes sans cesse en train d’innover. 4 % du chiffre d’affaires est réinvesti en recherche et développement. C’est ce qui nous permet d’être précurseurs en semis direct, en nouvelles technologies… » En ce qui concerne le sujet du jour, Kuhn propose une gamme complète d’outils de déchaumage, à disques ou à dents, des semoirs, et notamment l’Espro, un outil qui a été consacré Machine de l’année lors du Sima en 2015, et qui a depuis été décliné en plusieurs versions. Des outils c’est bien, avec des services c’est mieux. Kuhn propose donc aussi des extensions de garantie, des solutions de financement, un service de livraison de pièces de rechange réactif, un service de diagnostic de pannes… Faux semis et couverts végétaux Après ces présentations d’usage, Mathieu Meyer, responsable formation produits chez Kuhn, est entré dans le vif du sujet : « La gestion chimique des adventices va devenir de plus en plus problématique. Il s’agit donc de trouver des alternatives mécaniques afin d’éviter leur développement. » Il n’y a pas de recette miracle à espérer : « C’est une stratégie à construire en faisant des compromis entre des facteurs météorologiques, humains… Car dans chaque exploitation, le stock semencier d’adventices évolue différemment, selon que les déjections animales retournent au sol, l’assolement, la rotation, les modes de raisonnement des itinéraires techniques… » Parmi les solutions mécaniques, les faux-semis sont d’ores et déjà couramment pratiqués. Il s’agit d’effectuer un travail du sol superficiel (environs 5 cm) qui va stimuler la levée des adventices. Réalisé idéalement juste après la moisson, ce travail doit laisser un sol fin, humide et bien rappuyé à l’aide d’un rouleau efficace. Un sol qui soit favorable à la levée des adventices, qui seront ensuite détruites par un autre passage d’outil mécanique. Une autre solution consiste à mettre les adventives en compétition avec un couvert végétal, qui doit lever plus rapidement qu’elles et les étouffer. Faire lever les adventices, faire pousser un couvert, c’est bien beau. Encore faut-il pouvoir les détruire efficacement avant la culture suivante ! Pour y parvenir, Kuhn propose une gamme d’outils : « À dents ou à disques, il n’y a pas de solution idéale. Le gros avantage des outils à dents, c’est leur polyvalence, car en changeant le type de dent, on obtient des résultats très différents. Ils procurent aussi un meilleur nivellement du sol, une meilleure répartition de la paille, mais ils sont plus tirants et sortent davantage de cailloux que les outils à disques. Ces derniers vont plus vite, émiettent mieux le sol et coupent les débris végétaux. » Certains outils, comme le Performer, combinent des disques à l’avant, suivis de dents : « Le terrain est préparé en un seul passage, mais il faut de la puissance, minimum 250 à 300 ch », indique Mathieu Meyer. Prolander, un vibrodéchaumeur À cet instant, les portes du Kuhn Center for Progress s’ouvrent, les lumières s’éteignent, et un tracteur fait son entrée sous un ballet de faisceaux lumineux rouges et en musique. Il est attelé au Prolander, un outil que Pierre Reymann, responsable produit déchaumage qualifie de « vibrodéchaumeur ». Cet outil combine une barre niveleuse à l’avant, capable d’écrêter un labour, de niveler le sol. Suivent cinq rangées de dents vibrantes hautes, avec un grand dégagement et un pas assez serré de 15,5 cm, ce qui procure de la terre fine, ouvre le sol sur 3 à 15 cm de profondeur selon les réglages, achève de niveler le sol et répartit les résidus. À noter que la distance entre chaque rangée de dents augmente car le flux de terre augmente. « Cela contribue au dégagement élevé, gage d’un débit de chantier élevé. » Vient ensuite un rouleau, qui rappuie le sol et fait la jauge. « L’outil est simple et confortable d’utilisation, avec un réglage hydraulique de série depuis la cabine, que ce soit pour la barre niveleuse ou les dents. » Deux types de rouleaux sont proposés : le double rouleau barres-cranté sera idéal pour émietter le sol ; le double rouleau U assurera un bon contacte terre/graine, tout en limitant le lissage. Autant de caractéristiques qui font du Prolander une machine polyvalente. Mathieu Meyer revient en piste pour parler des couverts, dont les bénéfices agronomiques se doublent d’impératifs législatifs : « En interculture longue, la couverture des sols est obligatoire, que ce soit par des Cipan, ou à certaines conditions, des repousses de colza, de céréales ou un mulch », rappelle-t-il. Mais c’est aux Cipan que revient la palme des bénéfices agronomiques - amélioration de la structure des sols, recyclage des minéraux, limitation du lessivage, de l’érosion, amélioration de la teneur en azote organique, réduction du salissement par adventices, augmentation de l’activité biologique, éventuellement fixation de l’azote atmosphérique par les légumineuses… - Si bien que Mathieu Meyer estime qu’elles vont devenir un outil de plus en plus indispensable. Là aussi, pas de solution toute faite : « La réussite d’un couvert dépendra de la rotation, du mode d’implantation, de destruction, de la date de semis du suivant… » Pour maximiser les bénéfices agronomiques du couvert, de plus en plus d’agriculteurs choisissent des couverts multi-espèces. Une manière de bénéficier des atouts de chacune et d’assurer la levée d’au moins quelques-unes. Mais, au semis, le risque est d’assister à une calibration des graines en fonction de leur poids, de leur taille, de leur densité. Résultat : un mélange hétérogène des graines dans la trémie. Et un couvert irrégulier. Espro : un semoir, une foule de possibilités Heureusement, les constructeurs mettent des solutions sur le marché. C’est le cas du semoir traîné pour semis simplifié Espro, qui fait son entrée sur le catwalk, en version 6000 RC. Frédéric Gerber, responsable produits TCS, décrit un semoir assez long, d’où des sections qui travaillent indépendamment afin de réduire la taille des fourrières, et qui se règlent depuis un boîtier. À l’avant, il est possible d’installer une roue de rappui, ou une lame de nivellement, relevables hydrauliquement. Viennent ensuite deux rangées de disques de 460 mm de diamètre, à la vitesse de rotation importante, qui émiettent finement la terre afin d’optimiser la levée. Vient ensuite une rangée de roues de rappui, qui ont été particulièrement travaillées pour faire de l’Espro une machine la moins tirante possible. Résultats : des pneus de grand diamètre, étroits afin d’éviter la formation d’un bourrelet de terre à l’avant, et décalés afin d’optimiser le passage des débris végétaux. Cette rangée de roues est suivie de la barre de semis Crossflex, conçue pour assurer un placement de la semence à une profondeur précise, même à vitesse d’avancement élevée. Elle se compose notamment de doubles disques décalés pour pousser les résidus hors du sillon. Des roulettes de rappui et des dents de herse viennent finir le travail. Le semoir Espro 6000 RC est équipé d’une trémie compartimentée, avec deux doseurs, deux têtes de répartition et deux rampes de semis. Il est donc possible de simplement semer une culture, mais aussi de semer une culture principale combinée à de la fertilisation, de semer un mélange de semences… « Il est possible de mettre un type différent de graine dans chaque compartiment de la trémie, puis de les faire se mélanger dans la tête de répartition pour éviter leur calibration dans la trémie. Ou alors de mettre un type différent de graine dans chaque compartiment et d’utiliser les deux rampes de semis pour semer chaque type de graine à une profondeur spécifique… » Retrouvez la rencontre Experts Kuhn consacrée aux TCS en images : Ainsi qu'un vidéo de présentation du semoir Espro au Sima 2015 : Et du vibrodéchaumeur Prolander au Sima 2017 :  

Pages

Les vidéos