Technique

Publié le 22/06/2017

Mardi 30 mai, le réseau Dephy Légumes Alsace Lorraine, animé par Planète Légumes, organisait une demi-journée de démonstration de matériels de désherbage mécanique et thermique à destination des producteurs de légumes du Grand Est.

Dans le cadre de la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, Planète Légumes anime un réseau Dephy Légumes Alsace Lorraine, qui a pour objectif de tester et valider des solutions alternatives aux traitements chimiques. Ce réseau comprend 10 producteurs en Lorraine et 11 en Alsace, dont Christian Ehrhart, de Niedernai, dont les terres accueillaient une démonstration de désherbage alternatif sur oignons et carottes. « Une démonstration du même type sur poireau et pomme de terre est prévue », annonce Chloé Schneller, animatrice du réseau Dephy Alsace Lorraine. En effet, ces démonstrations « émanent d’une volonté des producteurs qui sont confrontés à un cadre réglementaire de plus en plus contraint, avec de moins en moins de solutions chimiques à leur disposition ». Exemple : le Totril, un herbicide à spectre large, est interdit depuis décembre 2015, et l’Afalon 50 L, un herbicide jusqu’ici homologué sur carotte, devrait perdre son Autorisation de mise sur le marché (AMM) fin juillet. Aussi sont-ils soucieux de trouver des solutions alternatives qui soient acceptables, malgré les freins qui sont une organisation plus contraignante, la rareté des fenêtres d’intervention, et le montant des investissements. Des outils multifonctionnels Premier outil présenté, le combiné Speedridger, de la société AVR spécialisée dans la pomme de terre, se caractérise par un châssis équipé de vérins qui permettent d’appliquer une pression sur les buttes grâce à des billes d’azote. Ce châssis peut être équipé de différents éléments : des dents pour travailler un sol lourd, des disques pour butter, des socs pour désherber. Autre caractéristique : un système de rappui de la butte grâce à des capes qui peuvent être ouvertes ou fermées. Renseignements sur www.avr.be. La bineuse Duo-Parallelogramm de la société Kult est spécialement conçue pour les cultures légumières. Avant l’élaboration de l’outil final, le constructeur demande au producteur l’espacement entre les rangs afin de concevoir un outil qui se rapproche au plus près du rang. La bineuse à doigt est équipée d’étoiles qui scalpent les mauvaises herbes et ramènent de la terre sur le rang. Elles sont amovibles en fonction des cultures. Il est possible d’équiper l’outil du RTK, mais comme il faut alors le prévoir sur la bineuse et sur le tracteur cela représente un certain coût. Aussi le constructeur préconise-t-il plutôt un guidage manuel ou par caméra de la bineuse. Renseignements sur www.kress-landtechnik.de. Désherber couché Le chariot électrique ergonomique et automoteur de la société Coserwa, située à Hagenbach (68), est destiné aux travaux de soins et de récolte en position allongée ventrale. Il facilite considérablement le travail au niveau du sol puisque l’opérateur est couché et non pas accroupi et que le chariot avance tout seul. La vitesse est réglable, il est possible de faire marche arrière, et d’opter pour un chariot biposte ou monoposte. Ce type d’outil vient en complément des deux précédents, pour désherber sur le rang. Il est aussi utilisé pour effectuer des plantations en tunnel. À l’avant, le constructeur a prévu des emplacements pour des porte-cagettes. Il est aussi possible d’équiper le chariot de repose-tête pour soulager la nuque. Ou encore d’un poste coulissant pour travailler sur de plus grandes largeurs. Le constructeur avance une autonomie de travail d’une journée, la batterie se retirant très facilement pour être rechargée la nuit. Compter 3 800 à 4 500 € d’investissement en fonction des options. Renseignements sur www.coserwa.com. La société Terrateck, basée dans le Pas-de-Calais, conçoit du matériel pour des exploitations maraîchères allant de 1 à 20 ha, avec une large gamme de matériels manuels, mais professionnels, ainsi que des porte-outils maraîchers, dénommés Culti’track. Le plus petit développe une puissance de 23 ch. Il est conçu pour les travaux de semis, de binage, de hersage, d’étrillage… « Bref pour tout ce qui est gratouillage de précision, résume Romain Wittrisch, commercial de la société. D’un poids de 900 kg, soit 2,5 fois moins qu’un tracteur, l’outil ne le remplace pas mais le complète. Il peut être conçu sur mesure en fonction des besoins des maraîchers. » Plusieurs options sont en effet envisageables : différents types de relevage, installation d’un petit pulvérisateur à l’arrière… Le Culti’track existe aussi en version 35 ch, pour porter une barre de 4,5 à 6 m, et être équipé de l’autoguidage. Renseignements sur www.terrateck.com. L’alternative du thermique Jean-Christophe Sussmann, de la société Sussmann FDC distribution, présentait un désherbeur thermique de la marque française 2Ebalm. Jusqu’à présent ce type de désherbeur fonctionnait en phase liquide, le gaz étant vaporisé au niveau du brûleur. L’outil présenté utilise un procédé en phase gazeuse, c’est-à-dire qu’il est équipé d’un détendeur qui lui permet d’atteindre des performances de chaleur supérieures. Les brûleurs de 38 kWatt chacun peuvent dégager une chaleur de 1 400 °C. Les tuyères se dévissent et les injecteurs peuvent être changés pour passer à 16 kWatt, produisant moins de chaleur mais de manière plus précise. Il faut compter 30 à 50 € de combustible par hectare à une vitesse d’avancement de 4-5 km/h qui est dictée par la taille des adventices. « Cet outil fonctionne sur à peu près toutes les cultures, mais pas à tous les stades », précise Jean-Christophe Sussmann. Sur maïs, poireau, pas de problème, car la nouvelle feuille est toujours protégée par les précédentes. Sur carotte, à l’inverse, la technique n’est envisageable qu’en prélevée. L’autre limite, c’est le volume de gaz qui peut être embarqué. Jean-Christophe Sussmann préconise d’utiliser une citerne de 560 kg, chaque brûleur consommant de 2,5 à 3,2 kg de gaz par heure. Renseignements sur www.2ebalm.fr. La société Novaxi, importateur exclusif du matériel issu des ateliers anglais du fabricant Garford, présentait notamment des bineuses guidées par caméra. Malheureusement, l’orage qui a éclaté à ce moment-là a coupé court à la démonstration ! Mais il est possible de visionner des vidéos des outils en action sur le site www.novaxi.fr.

Portes ouvertes et démonstrations chez Euro Agrar

Des innovations, de la puissance et du gain de temps

Publié le 16/06/2017

La concession Euro Agrar a organisé dernièrement une journée Portes Ouvertes à Sainte-Croix en Plaine et une journée de démonstration à Gommersdorf. Au programme : toute la gamme de tracteurs Fendt, le matériel de fenaison Pöttinger, et l’imposant tracteur à chenilles MT700E de la marque américaine Challenger.

La concession Euro Agrar a récemment organisé ses portes ouvertes à sa base de Sainte-Croix en Plaine. Sous une météo estivale, les nombreux agriculteurs qui ont fait le déplacement ont pu découvrir, ou redécouvrir, l’ensemble de la gamme de tracteurs Fendt, du « petit » 200 au mastodonte 1000 - fleuron de la marque à la puissance survitaminée (440 chevaux) - en passant par la moissonneuse-batteuse MB 6335, la nouvelle série « milieu de gamme » 500, et les outils de travail du sol de la marque Pöttinger. Un vaste choix de matériels qui s’est enrichi depuis un mois avec le tracteur à chenilles MT700E de l’Américain Challenger. Cela ne fait qu’un mois que cette marque est officiellement au catalogue de la concession Euro Agrar. Un choix judicieux qui permet à la filiale du groupe RWZ Raiffeisen d’être désormais présente dans un nouveau créneau de puissance. « Désormais, on peut répondre à tout le monde pour tous les besoins », se félicite le chef des ventes d’Euro Agrar, Guillaume Koenig. Des chenilles pour soulager le sol Le MT700E est un mastodonte de près de vingt tonnes. Il fait aujourd’hui le bonheur de Claude Gretter, entrepreneur des territoires dans le Haut-Rhin. Il a d’abord acquis la machine en location à l’automne dernier, au moment des semis de blés, pour pouvoir tester l’engin en conditions réelles. Très vite, il constate avec satisfaction l’une des promesses commerciales du tracteur : son effet bénéfique sur le tassement du sol par rapport à un tracteur pneumatique de grosse puissance. « Grâce aux chenilles, le poids de la machine est plus uniforme et mieux réparti. C’est simple, une fois qu’on est passé, on ne voit pas de trace. C’est comme un billard », témoigne le président des EDT du Haut-Rhin. Un sol moins compacté, c’est une meilleure perméabilité face aux intempéries. Face à des orages de plus en plus violents et fréquents, l’argument a du sens. « De toute manière, il est devenu difficile de gagner encore plus de rendement. Il faut donc amener de nouvelles techniques sur le marché », poursuit-il. Il complète : « Ce qui est intéressant également, c’est qu’on peut faire les semis de blé, d’avoine, de sorgho ou de soja, ainsi que la préparation du sol avec ce tracteur ». Le MT700E de Challenger se montre aussi plus économe en carburant par rapport à un tracteur plus classique grâce à l’absence de patinage. « Un tracteur pneumatique, c’est au moins 10 % de patinage », souligne Thibault Demessine, responsable commercial Grand Est chez Challenger. Une « machine d’avenir » Malgré son gabarit imposant, le MT700E reste bien plus adapté à la circulation routière qu’un tracteur pneumatique avec jumelage. « Ce n’est pas compliqué, avant, je devais mettre en place un convoi agricole pour me déplacer avec un tracteur jumelé. Aujourd’hui, je passe de 4m50 de large à 2m97 avec ce modèle à chenilles. C’est un excellent compromis en termes de largeur », se satisfait l’entrepreneur haut-rhinois. L’autre point appréciable qui met en avant est la facilité déconcertante avec laquelle se maîtrise le tracteur. Le véhicule peut tourner sur lui-même à 360° avec un simple de coup de volant. Une manipulation facilitée par le mouvement inverse des deux chenilles. « Elles sont toujours en mouvement. Il n’y a en pas une qui freine pour laisser l’autre faire la rotation », ajoute Thibault Demessine. Un tel tracteur reste cependant plutôt réservé à un public d’entrepreneurs, au volume de travail conséquent. Si Challenger en a déjà vendu pas mal dans toute la France, un seul l’a été en Alsace : celui de Claude Gretter. Pourtant, la présence de chenilles sur des tracteurs agricoles n’est pas neuve. Cela fait trente ans que ce type de machine existe aux États-Unis. Un pur produit américain qui investit tout doucement le marché français, sans concurrence réelle à l’horizon pour le moment. « Aucun fabricant européen ne fait de machine comme cela. C’est vraiment une machine d’avenir », estime Guillaume Koenig. Regroupement d’andains chez Pöttinger Deux jours après les portes ouvertes organisées à Sainte-Croix en Plaine, Euro Agrar a invité ses clients à une journée de démonstration de matériel de fenaison Pöttinger et de tracteurs Fendt au Gaec des Rivières à Gommersdorf. Si l’ensemble du catalogue des deux marques était présent, une machine a particulièrement attiré l’attention : la faucheuse à disques portés Novacat 352 CF qui a la particularité de regrouper les andains par une vis de convoyage. « Il n’y a plus besoin de passer avec un andaineur. On se libère d’un outil », explique Cédric Gangloff, responsable commercial du secteur nord-est chez Pöttinger. Cette solution innovante imaginée par la marque autrichienne ne nécessite pas de conditionneur et permet une réduction de poids de 30 % par rapport aux systèmes existants jusqu’à présent sur le marché. Ce besoin limité en puissance permet d’économiser du carburant. L’herbe ainsi regroupée n’a plus qu’à être conditionnée par l’une des presses présente au catalogue, comme la presse à chambre variable 185 V Pro et ses 32 couteaux (également présents sur les modèles 125 F Pro et 155 V Pro). Là encore, Pöttinger établit un nouveau record. « Sur le marché, on trouve au maximum 24 couteaux sur les presses. En passant à 32, il faut moins de temps pour le mélange. Ce qui a pour effet de faire économiser du carburant à l’agriculteur », poursuit le représentant de Pöttinger. Fendt prêt pour le 50 km/h Tous les outils de fenaison présentés lors de cette journée de démonstration étaient traînés par des tracteurs Fendt, dont le dernier et polyvalent 514 déjà aperçu lors des portes ouvertes. Avec sa motorisation Tier 4, il répond aux dernières normes anti-pollution. Il offre aussi la possibilité de rouler à 50 km/h, anticipant de fait la réglementation européenne qui va évoluer le 1er janvier 2018. À cette date, l’ensemble des constructeurs auront l’obligation de proposer à leurs clients des tracteurs pouvant rouler à 50 km/h. « En Allemagne et au Luxembourg, ils roulent déjà à cette vitesse depuis de nombreuses années. L’Union Européenne a décidé d’harmoniser cela dans l’ensemble des états membres », explique Denis Tholey, inspecteur commercial Grand Est chez Fendt. Reste encore à faire évoluer le Code la Route français qui limite pour l’instant la vitesse maximale des tracteurs à 40 km/h. « Les syndicats agricoles sont sur le dossier sans être sûrs que ça se fera. Mais si c’est le cas, tous nos tracteurs sont déjà prêts, à l’exception des petits 200 et 300 », continue le représentant de Fendt. En tout cas, ces derniers, comme l’ensemble des tracteurs de la marque bénéficieront dans les années à venir des dernières innovations technologiques montées en série sur la nouvelle série 1000. D’ici deux ans par exemple, les séries 800 et 900 hériteront de la nouvelle transmission sans arbre du 1000. « Progressivement, nous irons vers les modèles les plus petits », annonce Denis Tholey.                  

Publié le 18/05/2017

Qu’elle soit dictée par la conjoncture ou par la volonté d’innover, la recherche d’autonomie protéique est une tentation qui resurgit régulièrement dans les élevages laitiers. Philippe Le Stanguennec fait le point sur les différentes stratégies possibles.

L’augmentation des prix des tourteaux de soja, la nécessité de donner un peu de mou à une trésorerie tendue sont quelques-unes des raisons invoquées par les éleveurs qui souhaitent aller vers des rations plus autonomes. Mais il y en a d’autres : la volonté d’innover, de diversifier les itinéraires agronomiques en implantant une interculture peuvent constituer une motivation tout aussi forte. Une chose est sûre : la recherche d’autonomie protéique offre une meilleure résistance à la conjoncture et rend moins dépendant des marchés. Reste à ne pas surestimer les économies induites par un tel choix, prévient Philippe Le Stanguennec, conseiller à Alsace Conseil Élevage. « Certains dispositifs incitent, par des aides, à l’implantation d’une interculture. On peut par exemple implanter des légumineuses comme de la luzerne. À l’enfouissement, la légumineuse apporte de l’azote pour la culture suivante et, avec ses racines pivotantes, elle a un effet sur la structure du sol », explique le conseiller. Valoriser les surfaces en herbe d’abord Dans une ration à base de maïs et de foin, telle qu’on en trouve dans les élevages de plaine, calculée pour une production de 30 kg de lait, l’incorporation 4 kg de MS de luzerne en remplacement d’une partie du maïs se chiffre par un coût de ration de 2,86 €/vache laitière. « C’est un tarif rendu silo, qui tient compte du coût d’implantation et des charges de mécanisation, précise le conseiller. Par rapport à une ration sans luzerne, on est au même coût. On gagne un peu plus si on a des surfaces en herbe, des prairies qu’on arrive à récolter au stade précoce, avec des valeurs alimentaires de l’ordre de 0,9 UFL-80 PDIE- 82 PDIN, qui sont de bonnes valeurs, sans être exceptionnelles » D’où ce premier conseil donné par le l'expert en élevage : « Avant de vouloir implanter de nouvelles cultures, il faut chercher à valoriser les surfaces en herbe existantes en les récoltant à un stade jeune. » En incorporant un quart d’herbe dans la ration en remplacement du maïs, on réduit effectivement le coût de la ration à 2,80 €/VL, ce qui n’est pas énorme, mais tout de même appréciable. Une autre stratégie consiste à implanter des prairies multi-espèces. Les éleveurs peuvent par exemple associer du dactyle avec de la luzerne ou du dactyle, de la fétuque et de la luzerne. Ils peuvent même y ajouter un peu de trèfle blanc. « Cela requiert de la technicité, admet Philippe Le Stanguennec. Le rendement est toujours lié au potentiel maïs de la parcelle. En général, on constate un différentiel de rendement de 20 à 25 % par rapport à un maïs. Donc il faut prévoir un peu plus de surfaces fourragères au détriment des cultures de vente. » Méteils d’été : leur laisser le temps de pousser La troisième stratégie consiste à implanter des cultures dérobées, en utilisant les « surfaces d’intérêt écologiques » (SIE) pour y implanter des mélanges riches en légumineuses. « Ce sont des surfaces intéressantes à valoriser pour gagner en autonomie protéique », confirme le technicien d’Alsace Conseil Élevage. Dans cette optique, les éleveurs peuvent semer un mélange de ray-grass italien et de trèfle ou implanter des méteils d’été ou d’automne. « Le méteil d’été s’implante après un orge, idéalement fin juin, et il est récolté après réimplantation d’une céréale à l’automne. » Philippe Le Stanguennec recommande de ne pas le semer après le 15 juillet pour lui laisser le temps de pousser. « Compte tenu du coût d’implantation, si c’est pour sortir 1 ou 2 t à l’hectare, ce n’est plus aussi intéressant que cela. » Quelques exemples de méteils d’été : un mélange de ray-grass italien et de trèfle d’Alexandrie, semé à raison de 21 kg/ha pour le premier et 9 kg/ha pour le second ; un mélange avoine classique-vesce (65 kg/ha - 15 kg/ha) ou avoine classique-vesce-pois. De la moutarde et des radis fourragers sont également envisageables. Du côté des méteils d’automne, les éleveurs ont la possibilité d’associer des céréales (blé, avoine, seigle, triticale) à des légumineuses ou à des protéagineux (pois, vesce, féverole). Ce type de méteil s’implante à l’automne et se conduit comme une interculture : on le récolte pour remettre un maïs derrière. « À l’origine, ces méteils sont faits pour faire du stock et être récoltés à un stade laiteux-pâteux. Si on veut de la valeur alimentaire, il faut récolter à un stade plus précoce, mais on n’aura pas le même rendement », précise Philippe Le Stanguennec. Si l’on vise l’autonomie protéique, il faut donc les récolter au stade début épiaison de la céréale. Un exemple de méteil fourrage d’automne : le mélange triticale-avoine-pois fourrager (75-75-25 kg/ha). Les méteils peuvent aussi être récoltés en grains, mais avec des rendements peu élevés qui ne « suffiront jamais à corriger une ration qui contient du maïs. » Au final, la recherche d’une meilleure autonomie protéique nécessite d’être attentif à plusieurs points : la technicité - « On n’implante pas une prairie temporaire comme un maïs », relève Philippe Le Stanguennec -, la main-d’œuvre - « Il faut récolter quatre fois au lieu d’une » - et le stade de récolte. Les prairies multiespèces, comme les méteils d’automne, doivent en effet être récoltées assez précocement si l’on veut engranger le maximum de protéines.

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