Technique

Publié le 06/04/2017

C’est une première dans le Bas-Rhin : l’ETR Schmitt à Niederrœdern vient d’acquérir un semoir 8 rangs 1728NT John Deere doté de la technologie ExactEmergeTM. La prise en main du nouveau matériel a eu lieu vendredi dernier à la concession de Hœrdt de la société Haag.

Frédéric et Vincent Schmitt, à Niederrœdern, viennent d’acquérir un semoir 8 rangs 1725NT John Deere équipé d’éléments semeurs ExactEmergeTM. Les deux agriculteurs sont à la tête de l’ETR Schmitt, qui réalise tous types de travaux agricoles - semis de betteraves à sucre, de maïs, de colza, de soja et de tournesol, semis de blé en combiné, récolte de maïs et de céréales à paille, arrachage, chargement et bâchage de betteraves à sucre -, sans oublier le transport et terrassement, ainsi que les travaux ruraux. « Nous réalisons chaque année 400 hectares de semis de maïs », précisent-ils. Vendredi dernier, ils se sont rendus à la concession Haag de Hœrdt pour la mise en service de cet outil hors normes, en compagnie de l’un des chauffeurs de l’ETR, Alexandre Huber. Ce semoir de précision, qui mesure 6 m de large, est capable de semer à grande vitesse. « Cela nous permet d’intervenir dans les meilleures conditions, explique Frédéric Schmitt. Nous pouvons choisir les fenêtres météo pour semer au bon moment et avec une grande précision, sans compromis sur la vitesse. » Deux éléments inédits expliquent ces performances : la distribution pneumatique à cône perforé et le transport des graines vers le sol par une courroie recouverte d’une brosse. Grâce à ce système, les graines sont transférées de manière active du système de dosage vers la courroie, qui les transporte à vitesse verticale contrôlée jusqu’au fond du sillon. Chacun de ces dispositifs est entraîné par un moteur électrique, tandis qu’un capteur surveille le flux de grains. Polyvalence et précision Ce semoir réalise un semis de qualité sur tous les types de parcelle : sol préparé, techniques culturales simplifiées ou encore semis direct. « S’il peut semer en toutes conditions de terrain, c’est que le terrage est pneumatique et s’adapte automatiquement aux conditions du sol », indique Benjamin Desindes, responsable produits semoirs chez John Deere. Par exemple, si le sol est dur, il augmente la pression sur l’élément semeur pour maintenir la profondeur de semis. « Les essais réalisés l’an dernier par Arvalis-Institut du végétal et la Chambre d'agriculture d’Alsace montrent que ce semoir ne décroche pas, quelle que soit la vitesse de semis », poursuit Benjamin Desindes. Ces essais ont permis de suivre la parcelle depuis le semis jusqu’à la récolte, ajoute-t-il. Ce semoir est doté de nombreux équipements électroniques, comme la coupure de rang par GPS qui permet de limiter les manques ou les recouvrements de zones déjà semées, la modulation de doses par GPS et le tracteur utilise l’autoguidage John Deere avec une précision RTK. Il sera opérationnel dès les prochains semis de maïs à l’ETR Schmitt.

Pour répondre à la demande mondiale de protéines

Tereos lance le « Sauté végétal »

Publié le 05/03/2017

Mardi 28 février à Marckolsheim (Bas-Rhin), Alexis Duval, président du directoire de Tereos, a inauguré en présence de Christophe Sirugue, secrétaire d’État chargé de l’Industrie, une unité pilote pour la production d’aliments à base de protéines végétales. Ce pilote permet à Tereos de lancer la commercialisation de son « Sauté végétal » dans la restauration collective.

Présenté sous le nom de « GenVie » durant sa phase de conception, le projet d’élaborer des aliments à base de protéines végétales a démarré en 2013 dans le laboratoire R & D de l’usine Tereos de Marckolsheim. Ce projet a été récompensé lors du Concours mondial de l’innovation en avril 2015. Le développement en laboratoire s’est poursuivi tout au long de l’année dernière pour aboutir à la construction du pilote R & D permettant de fabriquer ce « Sauté végétal » à une cadence de 24 000 portions de 100 g par jour. « Notre objectif est de produire 8 millions de portions par an », indique Alexis Duval, président du directoire de Tereos. « Jusqu’ici, ce sauté végétal était vendu à la restauration hors domicile pour le tester. Dans les prochaines semaines, nous allons le commercialiser à des volumes plus importants, précise Michel Flambeau, directeur du centre R & D de Marckolsheim. Son développement futur dépendra de l’accueil du produit par les cuisiniers et les consommateurs. » Sa commercialisation dans les cantines scolaires, les restaurants d’entreprise, les hôpitaux et les maisons de retraite, en France et en Allemagne, permettra de valider son développement à l’échelle industrielle. Des bouchées faciles à accommoder Confectionné sous forme d’émincés, « le Sauté végétal » se distingue par sa composition 100 % végétale à base de protéines de blé et de farine de pois chiche, issues de matières premières agricoles françaises. « Le blé est produit dans l’est de la France et en Allemagne, le pois chiche dans le Languedoc Roussillon. » Après trois ans de développement et le dépôt de plusieurs brevets industriels, les chercheurs de Tereos ont réussi à mettre au point un produit sain, savoureux et facile à cuisiner. Qu’est-ce qui est différent ? Son goût, sa texture et sa conservation. « C’est un produit assez neutre en termes de goût, ce qui permet aux cuisiniers de l’accommoder facilement à tous types de recettes, explique Michel Flambeau, directeur du centre R & D de Marckolsheim. Grâce aux propriétés spécifiques des protéines de blé et à notre procédé unique, nous avons obtenu une texture relativement ferme, au-delà de la moyenne des produits sur le marché. Le produit subit une opération de stérilisation qui lui donne une durée d’utilisation très longue, de l’ordre de quatre mois. Par ailleurs, les sachets sous vide sont faciles à transporter et ne nécessitent pas une chaîne du froid. » Une fabrication en six étapes Six étapes sont nécessaires pour l’élaboration de ce « Sauté végétal ». Le pétrissage consiste à mélanger les protéines de blé et la farine de pois chiche pour obtenir une pâte homogène. « À ce stade, il est possible d’ajouter des épices pour adapter la formule aux différents goûts », explique Alexis Duval. Ce mélange pâteux est ensuite extrudé à travers une filière, comme pour les pâtes alimentaires classiques, pour former de longs écheveaux qui sont ensuite découpés en bouchées. « Le procédé est extrêmement flexible : il est possible de couper des morceaux de différentes tailles, voire des pièces plus grandes à découper dans l’assiette. Nous avons choisi de commercialiser des petites bouchées à griller à la poêle ou à ajouter à une sauce. » Les bouchées sont ensuite saisies à l’huile de tournesol pour stabiliser le réseau de protéines et leur conférer une texture agréable. « Le produit final contient 8 % de matières grasses. » Une deuxième cuisson lente dans un bain d’eau chaude permet de rendre les bouchées moelleuses et juteuses. Vient ensuite la phase d’emballage dans des sachets sous vide de 500 g ou 2 kg, avant l’étiquetage et l’expédition. Même s’il se positionne comme un produit prémium, le « Sauté végétal » reste intéressant en termes de prix par rapport à une viande, explique Alexis Duval. Des chefs cuisiniers de la région ont été associés au développement du produit. « Notre cible, ce sont clairement les flexitariens », ces consommateurs qui mangent de la viande mais privilégient les menus végétariens ou végétaliens. Insistant sur la nécessité d’organiser la production de protéines végétales pour répondre aux enjeux nutritionnels de demain et créer des filières végétales à haute valeur ajoutée, Alexis Duval a salué le soutien que l’État a apporté à ce projet, à travers Bpifrance (Banque publique d’investissement) et le Commissariat général à l’investissement. Les protéines végétales constituent l’une des « Sept ambitions technologiques et industrielles pour la France à l’horizon 2030 », a rappelé le secrétaire d’État, Christophe Sirugue. Tereos a choisi de répondre à l’appel d’offres lancé par l’État avec le projet GenVie, faisant le choix stratégique d’aller jusqu’à un produit livrable aux cuisiniers de la restauration hors domicile. C’est un projet d’innovation de rupture à portée internationale, a-t-il ajouté.

Publié le 25/02/2017

Avec ses solutions de pulvérisation AmaSwitch et AmaSelect, Amazone permet d’optimiser la pulvérisation : les produits ne sont appliqués que là où c’est nécessaire, et à la bonne dose.

Il y a des innovations qui peuvent être à la fois bonnes pour l’écologie et pour le portefeuille. C’est le cas des solutions AmaSwitch et AmaSelect conçues par Amazone. En effet, si elles représentent un investissement de départ, elles permettent à long terme de réduire les quantités de produits phytosanitaires apportés puisqu’elles évitent les chevauchements et les surdosages. Ces deux solutions étaient présentées jeudi 2 février à la concession Heitz située à Schaeffersheim. Coupure buse par buse AmaSwitch, c’est une solution de coupure de la pulvérisation buse par buse guidée par GPS grâce au signal Egnos (pour European geostationary navigation overlay service), gratuit et utilisable par tous. « Avant, avec la coupure de tronçon, on ne pouvait couper que six-huit buses à la fois, donc il y avait encore du chevauchement. Grâce à ce système de coupure buse par buse guidé par GPS, les buses se ferment au fur et à mesure et on est donc beaucoup plus précis et plus fin », explique Bernard Heitz. Cette solution est proposée en option sur les pulvérisateurs qui se situent dans le haut de la gamme Amazone. La bonne buse AmaSelect, va encore plus loin puisqu’en plus de permettre la coupure de pulvérisation buse par buse, elle comprend également un système de changement de buse automatisé géré électroniquement depuis la cabine, ou manuellement. « Ce système permet de passer d’une buse à une autre, par exemple parce que la vitesse d’avancement du pulvérisateur a augmenté et qu’on est arrivé aux limites du premier type de buse en termes de débit. » En outre, avec cette solution, il est possible, en option, d’opter pour un montage des buses avec un espacement de 25 cm au lieu de 50. Et, déjà, Amazone teste d’autres innovations en matière de pulvérisation. La prochaine solution, d’ores et déjà baptisée AmaSpot, consiste en « l’équipement des rampes par des détecteurs d’adventices qui vont permettre de ne déclencher l’ouverture des buses qu’en présence de mauvaise herbe », indique Cédric Meintzer, inspecteur commercial Amazone pour l’Est de la France.  

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