Technique

Publié le 15/11/2016

Baehrel Agri, concessionnaire Massey Ferguson récemment installé à Sainte-Croix-en-Plaine, a présenté du matériel de travail du sol de la marque Väderstad tracté par des tracteurs Massey Ferguson. Cette première démonstration sur champ a rassemblé une trentaine d’agriculteurs.

Quatre équipements de travail du sol à disques ont été présentés vendredi 4 novembre entre Sainte-Croix-en-Plaine et Sundhoffen. Le premier outil décrit par le chef des ventes Nicolas Walter est un Carrier 300 : « Un outil de préparation du sol qui permet de déchaumer, préparer le lit de semences, reconsolider et préparer le sol après labour ». La machine est tractée par un Massey Ferguson 5613 Dyna 6, caractéristique par son capot plongeant. « Ses 130 ch permettent un travail superficiel et rapide, entre 8 et 15 km/h. Il a été élu Best utility 2016 à Hanovre », rappelle Nicolas Walter. Le deuxième engin est destiné à la gestion des grandes quantités de débris végétaux (engrais vert, paille de maïs) : « Le Carrier XL mesure 6,25 m, il est équipé de disques de 610 mm. Il peut s’armer de différents rouleaux : le soil runner qui maintient une certaine porosité de la terre, le still runner qui rappuie plus fermement la terre par son poids ou le crosscutter qui, à l’avant, hache les débris pour en faciliter la décomposition en un seul passage. Il est tracté pour l’occasion par un 7622 Dyna VT ». Tracté par un Massey Ferguson 7718 Dyna 6, l’outil de déchaumage Cultus est pourvu de trois rangées de dents pour 3 m de portée. Pour la démonstration, ont été choisies des pointes de 80 mm avec ailettes pour un travail entre 8 et 15 cm de profondeur. Pour agir plus profondément, des pointes de 50 cm existent. « Ses disques niveleurs laissent une surface affinée et plane, puis son rouleau en acier - le plus agressif du marché - consolide la surface. La sécurité est assurée par des doubles ressorts pour éviter le pianotement des dents et donc travailler une profondeur constante », précise le chef des ventes. « Le couteau suisse de la marque » « Le couteau suisse de la marque », le Top Down, était également disponible à l’essai. « C’est l’outil le plus polyvalent, il s’adapte à toutes les conditions de travail, de la plus faible à la plus grande profondeur, soit 40 cm. C’est aussi la combinaison de plusieurs outils : un train de deux disques à l’avant réglable hydrauliquement depuis la cabine, quatre rangées de dents, un disque niveleur à l’arrière, suivi d’un still runner ou d’un double soil runneur. Le réglage de la profondeur peut se faire via les roues qui sont escamotables. Pour cet outil, 70 ch par mètre de largeur sont nécessaires. Le Top Down a donc été attelé à un Massey Fergusson 8730 Dyna VT de 300 ch qui peut travailler à une profondeur de 15 à 18 cm à 11 km/h. Le pont avant est en forme de taille de guêpe pour permettre un superbe angle de braquage, malgré sa pneumatique large. » Il est équipé d’un moteur Sisu AGCO Power de 8,4 l en Tier 4 final. « Depuis 2008, il est doté du système le plus simple qui existe : le common rail avec SCR. » Sa transmission à variation continue provient de chez Fendt. Dans la cabine à quatre montants, l’accoudoir multifonctions dispose d’un levier Multipad qui permet de contrôler l’attelage arrière, la prise de force, les manœuvres en fourrière, les distributeurs hydrauliques, le régulateur de vitesse ainsi que le fonctionnement de la transmission.

Publié le 16/09/2016

Beiser Environnement vient d’être primé pour ses innovations dans la gamme élevage, le couloir de contention automatisé et la niche à porcs isolée.

Depuis 1995, les prix Innov’Space récompensent l’ingéniosité des pionniers de l’équipement agricole. C’est ainsi que Beiser Environnement a été retenu deux fois cette année, par le jury d’experts, pour la grande qualité de ses produits. Un couloir de contention automatisé et une niche à porcs isolée figurent parmi les 50 lauréats du concours. Le couloir de contention de 12 m automatisé a été entièrement conçu par les ingénieurs de Beiser Environnement, en accord avec les besoins des éleveurs bovins. Il allie la performance des couloirs de contention déjà existants, avec la praticité du système pneumatique qui permet une manipulation à distance des différents modules. Grâce à la télécommande, l’agriculteur peut ainsi gérer seul son troupeau et manœuvrer le couloir. Les quatre modules (stockage, pesée, tri et contention) permettent de faire entrer quatre bêtes simultanément, assurant ainsi un rendement significatif. Le module de pesage, véritable cage dans la cage, garantit une pesée optimale et ce, même dans le cas d’un animal agité. La partie avant offre toutes les fonctionnalités nécessaires pour une contention optimale (sangles ventrales, barre anti-recul, treuil pour le levage des pattes). Enfin, le couloir est doté d’un réducteur de largeur actionné automatiquement, ce qui rend le produit adapté pour tous types de bétail. La niche à porcs isolée : une innovation en élevage porcin Dédiée à l’élevage en plein air, la niche à porcs isolée allie robustesse et flexibilité. En effet, sa structure en fibre de verre renforcée avec un toit en polyester renfermant une mousse en polyuréthane, réussit le tour de force d’être à la fois légère, robuste et très performante. On peut ainsi la déplacer très facilement pour le nettoyage. Elle supporte les intempéries, les UV, protège du chaud et isole du froid. L’ouverture et la trappe arrière permettent une ventilation optimale. Tout concorde donc pour donner aux porcs un abri durable et hygiénique. Le couloir de contention automatisé réduit la charge de travail, puisqu’on peut, seul, diriger le troupeau et manœuvrer le couloir. La niche à porcs isolée, quant à elle, simplifie la gestion des bandes et rend l’élevage de porcs moins coûteux en main d’œuvre et en temps.

Publié le 08/08/2016

Les importants symptômes de bactériose observés sur pois d’hiver cette année sont dus à une conjonction de facteurs climatiques exceptionnels, qui ont permis les premières contaminations et la progression rapide de la maladie dans les parcelles.

La bactériose, également appelée graisse du pois, est une maladie aérienne due à une bactérie, Pseudomonas syringae. Cette maladie apparaît en foyers dans la parcelle. Le feuillage présente des plages nécrotiques, de couleur marron clair à brun foncé, souvent translucides. Les tiges sont également ceinturées par des nécroses brunes translucides. Les organes touchés finissent par dessécher. Dans les années 1980, des attaques sévères ont surtout concerné le sud-ouest de la France. Depuis le début des années 1990, la maladie a été occasionnellement observée, mais sans conséquence sur la production. Néanmoins, la bactérie semble présente chaque année sur les cultures de pois ou dans l’environnement proche, sans pour autant provoquer de symptômes. En effet, la bactérie, issue de semences contaminées ou de plantes hôtes, se multiplie à la surface des plantes de façon très importante, lorsque les conditions sont favorables, sans occasionner de dégâts. À titre d’exemple, entre 1990 et 2000, la fréquence et la sévérité de la maladie étaient faibles à nulles en France, alors que la bactérie était détectée chaque année dans 30 à 50 % des lots de semences analysés. Ce n’est que par des blessures provoquées par des phénomènes mécaniques, le gel, etc., que la bactérie pénètre dans les tissus du pois et qu’elle provoque alors des dégâts visibles. Qu’en est-il pour la prochaine campagne ? Pour la campagne à venir, il n’y a a priori pas d’inquiétudes à avoir par rapport aux semences qui seront utilisées. Si la bactérie est présente, la maladie ne se développera que si un ensemble de conditions climatiques favorables est réuni, ce qui semble être assez exceptionnel. Par ailleurs, il est important de respecter les dates de semis préconisées et de ne pas semer trop tôt. Cela permet en effet d’éviter d’avoir des plantes trop développées en sortie d’hiver. Enfin, rappelons que des densités de semis excessives, augmentent le risque de développement de l’ascochytose et qu’il faut là encore respecter les préconisations. Un niveau d’attaque exceptionnel Cette année, d’importantes attaques de bactériose se sont produites, là où la pluviométrie a été la plus abondante, associée à des séquences de gel, notamment dans la moitié nord de la France. Cela s’explique par une conjonction de plusieurs facteurs : Des plantes particulièrement développées en sortie d’hiver même avec une date de semis adaptée, suite à un automne et un hiver très doux. Des conditions climatiques (températures douces et humidité) favorables à une multiplication importante de la bactérie durant l’automne et l’hiver (multiplication à la surface des tissus des plantes). Un gel fin janvier-début février, qui a pu occasionner des blessures sur les plantes constituant ainsi une première porte d’entrée à la bactérie. Des gels tardifs en mars et fin avril, qui ont été déterminants en raison du stade de développement avancé des pois d’hiver (plus sensibles au gel) et de la présence de grandes quantités de bactéries sur les plantes (la bactérie sensibilisant le pois au froid). Les conditions de température et d’humidité consécutives à ces gels étant favorables au développement de la maladie. De fortes pluviométries continues d’avril à juin qui ont favorisé l’extension des foyers de maladie, alors qu’en conditions sèches, les symptômes ont tendance à ne plus progresser. Ainsi l’attaque très importante de bactériose observée cette année résulte de la conjonction de plusieurs facteurs qui ont favorisé son extension : gels tardifs sur des plantes très développées et non endurcies en sortie d’hiver, suivis d’épisodes de redoux et pluvieux qui ont favorisé le développement de la maladie. Les pluies excessives ont également favorisé la propagation des foyers présents. Pour finir, les nécroses liées à la bactériose ont favorisé dans un deuxième temps le développement d’ascochytose, autre maladie qui a fortement affecté les pois d’hiver.

Pages

Les vidéos