Technique

2e salon Agriculture de demain

Des « clés » pour l'avenir

Publié le 12/06/2016

Avec près de 1 000 visiteurs, la deuxième édition du salon Agriculture de demain a atteint ses objectifs de fréquentation malgré une météo capricieuse. Deux journées où les innovations technologiques présentées ont donné un aperçu du futur de l'agriculture, qu'elle soit « biologique » ou « conventionnelle ».

Regarder vers l'avenir et faire fi des « divergences ». Pour le directeur d'Alsace Bio (qui a organisé la manifestation aux côtés d'Arvalis-Institut du végétal et de la Chambre d'agriculture d'Alsace), Maurice Meyer, le deuxième salon Agriculture de demain qui s'est déroulé la semaine dernière à la ferme de la Judenmatt, à Rouffach, démontre que les innovations technologiques appliquées à l'agriculture vont au-delà des « clivages » classiques entre le bio et le conventionnel. « Nous avons la chance dans notre région d'avoir des gens qui savent travailler ensemble. Nous avons 90 % de points communs. Il faut en tirer parti pour dessiner les contours de l'agriculture que nous voulons pour les prochaines années. » Que ce soit au cours des démonstrations de matériels innovants, des conférences ou des tables rondes, ces deux journées ont fait l'étalage de ce à quoi pourrait ressembler les agricultures grâce à l'apport des technologies, qu'elles soient robotiques, mécaniques ou informatiques. Des techniques qui ne sont « pas réservées » à l'agriculture biologique, considère le président de l'Organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace (Opaba), Julien Scharsch. « Il est indispensable de les faire découvrir à tous », estime-t-il. Des technologies qui permettront, selon lui, à l'agriculture de demain de devenir une agriculture qui saura préserver les ressources naturelles, quelle que soit l'étiquette que l'on met sur cette agriculture. Une évolution qui passera nécessairement par la « technicité » et « l'investissement humain ». « Ce sera une agriculture de la collaboration, une agriculture solidaire qui fera avancer tout le monde dans le même sens », annonce Julien Scharsch. Des propos appuyés par le président de la CAA, Laurent Wendlinger. « Ces nouvelles technologies doivent être accessibles au plus grand nombre. Notre agriculture n'a en effet plus le choix de devoir s'adapter et se moderniser. » Mais ces nouveautés, ces technologies ont un coût encore assez élevé pour certaines d'entre elles. Dans le contexte actuel, c'est un critère qui pourrait refroidir bon nombre d'exploitants d'expérimenter ces nouvelles solutions. Lucide sur cette réalité, Laurent Wendlinger invite les agriculteurs à se tourner vers les Cuma ou les GIE pour mutualiser les moyens de production. Des structures qui « assurent l'accès aux nouveautés et aux performances. » Une « vision du futur » pour les lycéens agricoles Le président de la CAA voit également dans ce salon la possibilité de « trouver des clés » pour « ouvrir » de nouvelles possibilités de développement. « Cela doit nous permettre, entre autres, de nous adapter aux enjeux de demain. » Mais aussi aux variabilités de plus en plus importantes du climat. Si l'année 2016 se caractérise pour l'instant par une accumulation des précipitations, il ne faut pas oublier la météo sèche et chaude de 2015 qui a mis en exergue l'importance de l'irrigation en Alsace. Une thématique placée au cœur de ce deuxième salon Agriculture de demain qui a su trouver son public, vu le taux de fréquentation enregistré. « Nous avons accueilli 987 visiteurs, dont une belle majorité d'agriculteurs. Malgré la météo capricieuse, les gens se sont déplacés », souligne Maurice Meyer à l'issue de la manifestation. Cela reste tout de même inférieur à la fréquentation enregistrée en 2014, au cours de la première édition. « On avait accueilli 1 200 visiteurs. Mais nous avions un programme spécial viticulture qui avait intéressé de nombreux professionnels spécialisés, ce qui n'était pas le cas cette année », relativise-t-il. À noter en revanche cette année la forte présence des lycées agricoles, dont celui de Rouffach qui a participé à l'organisation logistique. « Ces jeunes, c'est la relève de demain. Leur présence est capitale. Nous devons leur permettre d'accéder à une information concrète sur les évolutions du monde agricole et leur donner une vision de leur futur professionnel », ajoute-t-il.

Journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail

Promouvoir une culture de la prévention

Publié le 17/05/2016

Promouvoir une culture de la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles. Tel était l'objectif de la journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail organisée le 28 avril. En Alsace, le rendez-vous était donné sur le site de la scierie bicentenaire de Ranrupt, dans le val de Villé.

La journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail part d'un constat : l'augmentation des accidents du travail et des maladies professionnelles. « Comme la préservation de l'environnement est une urgence, celle de la vie humaine l'est aussi. En Europe, sur ce point, nous ne sommes pas, malheureusement, à la pointe du progrès. Nous n'avons pas une culture de prévention, mais plutôt de réparation. Et certaines professions sont particulièrement marquées. Les bûcherons par exemple. Jusqu'en 2002, 1 bûcheron sur 22 mourrait au travail. Et entre 2004 et 2012, il y a eu 132 accidents du travail en Alsace liés à la coupe d'arbre, 182 liés à la conduite d'engins forestiers, ou encore plus de 200 lors de travaux de sciage et de bûcheronnage. C'est la raison pour laquelle nous organisons cette journée ici », explique Raymond Mondaud, en charge de la santé au travail au syndicat de la CFDT. Professionnels de la forêt et représentants de la Mutualité sociale agricole, de la Caisse d'assurance-accidents agricole ou encore élus locaux ont, dans un premier temps, été invités à visiter un chantier d'abattage d'arbres. Ils se sont ensuite retrouvés à Ranrupt, sur le site de la scierie bicentenaire, la plus vieille scierie d'Alsace classée au patrimoine mondiale. Elle a été arrêtée en 1992 puis rénovée et transformée en musée. Elle est désormais ouverte aux visites de juin à septembre tous les dimanches après-midi.

Première journée Expert Kuhn

Un mini-Sima 100 % Kuhn

Publié le 12/04/2016

Pour la première fois, le groupe Kuhn a organisé une journée Expert au centre de formation de Monswiller, au cours de laquelle les agriculteurs ont pu s'adresser directement aux responsables produits et aux experts de Kuhn sur l’ensemble des outils de la gamme. Une innovation couronnée de succès, puisqu'un millier de professionnels ont répondu à l'invitation.

Il est 8 h 30, le samedi 2 avril, lorsque les premiers agriculteurs arrivent au Kuhn Center for Progress. Ils ont fait le déplacement depuis Muespach, dans le Sundgau… Et même si cette première journée Expert Kuhn ne démarre officiellement qu'à 9 h, ils sont accueillis chaleureusement. Cette journée s’adresse exclusivement aux professionnels. « Nous avons envoyé des invitations à 3 400 agriculteurs, fait paraître des annonces dans les journaux agricoles alsaciens et lorrains et déposé une centaine d'invitations dans les concessions Kuhn, explique Jean-Christophe Haas, responsable de la promotion commerciale chez Kuhn SA. Nous voulons donner la possibilité aux agriculteurs de l'est de la France de rencontrer les spécialistes Kuhn autour des machines, de reproduire ce que nous faisons au Sima ou à Agritechnica. Bref, amener le salon chez eux. » Christian Fischer, directeur commercial de Kuhn France, renchérit : « L'idée nous est venue il y a quelques mois de créer un événement autour de nos machines, un mini-Sima 100 % Kuhn. » Amener les clients et les prospects autour des produits Tous les domaines d’activité sont présentés : labour, travail du sol, semis, fertilisation, pulvérisation, entretien des paysages, broyage de résidus, récolte des fourrages et conduite d’élevage. « Notre but est de valoriser toutes les familles de produits, qu'ils soient fabriqués en Alsace, dans l'ouest de la France ou dans nos usines aux Pays-Bas. Il y a aussi un pôle Électronique et un pôle Service après-vente », explique Jean-Christophe Haas. Les gammes sont présentées intégralement par des spécialistes locaux. En permanence, une trentaine de personnes sont mobilisées sur le site, du service commercial, marketing, service après vente. Au total, plus d'une centaine de machines sont exposées ce jour-là. « Il n'y a pas de lancement de nouveautés. Les machines les plus récentes sont là, bien sûr, mais nous voulons surtout apporter de l'information aux agriculteurs dans un cadre convivial », indique Jean-Christophe Haas. « Notre objectif est de compléter leur niveau d'information sur le groupe Kuhn. Tous les professionnels connaissent nos produits, mais n'en ont pas forcément suivi l'évolution. S'ils envisagent d'acquérir une nouvelle machine, ils se tiennent informés, mais sinon, ils ne sont pas forcément au courant », explique Christian Fischer. « C'est une journée extraordinaire, très détendue. On est là pour les agriculteurs, pour leur apporter des solutions. En même temps, c'est une excellente occasion pour les écouter, au sujet de leurs problèmes, de leurs attentes, de manière à progresser. C'est pour cela que cela s'appelle Kuhn Center for Progress… » Le KCFP, rappelle-t-il, est une structure créée pour informer les professionnels du monde entier. « Aujourd'hui, nous l'avons ouverte pour nos clients les plus proches, géographiquement parlant. » Les plus jeunes ne sont pas oubliés. Des animations sont organisées à leur intention : des coloriages pour les plus petits, mais aussi un ordinateur avec Farming Simulator. Un service de buvette est également aménagé dans une salle annexe, avec bien sûr des knacks, indispensables. Pour finir cette journée en beauté, les agriculteurs sont invités à participer à une tombola dotée de prix issus de Kuhn Shop. La boutique est d'ailleurs ouverte ce jour-là pour valoriser les produits marqués au logo Kuhn. Tout au long de la journée, le flux de visiteurs est constant. C'est une belle réussite, à en juger par la satisfaction qui se lit sur tous les visages des personnes quittant le centre de formation. Une première qui en appelle d'autres !

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