Vie professionnelle

Lancement de la campagne de fleurissement 2023

« Fleurissons, soyons heureux »

Publié le 15/05/2023

La campagne de fleurissement a été lancée le 4 mai dernier à la Chambre d’agriculture Alsace. Cette année, l’objectif est de mettre le végétal en avant, pour faire face aux changements climatiques et garder une Alsace « belle, fleurie et si agréable à vivre ».

« Excellente saison fleurie à tous ! » a lancé Nathalie Kaltenbach, présidente d’Alsace Destination Tourisme, pour démarrer comme il se doit la campagne de fleurissement 2023. Alors préparez vos pots, les mains vertes alsaciennes seront bientôt récompensées pour leur dur labeur. Et ceci, dans des conditions « made in Alsace ». Car, pour rappel, la CEA, la Région Grand Est et l’ADT ont signé une convention de coopération « Fleurissement » en 2021. Une simplification qui a permis la création d’un jury unique et « l’harmonisation » du label au niveau alsacien, mais sans oublier les règles et grilles nationales. Des fleurs devenues essentielles La campagne de fleurissement prend tout son sens aujourd’hui. En effet, tous les acteurs du label présents à la Chambre d’agriculture Alsace (CAA) ont tenu à rappeler que les plantes sont devenues indispensables pour faire face aux grosses chaleurs estivales. « Le végétal ne doit pas être une variable d’ajustement, il est au cœur des solutions. Le réchauffement climatique et les îlots de chaleur sont des phénomènes qui peuvent être atténués, voire résolu, grâce au végétal dans toute sa diversité. La ville peut pleinement compter sur les arbres, arbustes ou fleurs, qui apportent beaucoup de bénéfices », affirme Paul-André Keller, président du Groupement des horticulteurs d’Alsace. En plus de donner un peu de fraîcheur lors des canicules, les fleurs, comme le géranium, ont d’autres bienfaits. « Cette plante a beaucoup de vertus, et pas seulement par son ornement, elle nous protège aussi des moustiques », lance Denis Nass, président de la CAA. La présence de végétal dans nos villes et villages a également un impact sur notre bien-être. « Selon une enquête d’Ipsos, plus les communes sont fleuries, plus les gens sont heureux. Alors fleurissons, soyons heureux ! » s’enthousiasme Nathalie Kaltenbach. La campagne de fleurissement n’est pas prise à la légère par l’Alsace. Elle est connue de tous pour ses villes et villages fleuris, et notamment pour ses célèbres géraniums. « Quand le touriste vient en Alsace, il s’attend à voir des balcons fleuris, des villages fleuris, il s’attend à une qualité d’accueil, qui se fait aussi par le fleurissement. On fait l’effort pour nous, mais aussi pour le tourisme », affirme Nathalie Kaltenbach. Un concours pour tous Pour les communes qui ont « fait des efforts », elles seront récompensées par le label Villes et Villages fleuris. Elles peuvent d’ailleurs s’inscrire dès aujourd’hui auprès d’Alsace Destination Tourisme. Des membres du fleurissement d’Alsace viendront visiter les communes en juillet prochain et pourront remettre jusqu’à trois fleurs. « Ce fleurissement d’alsace va se faire à travers six équipes de jury, trois dans Bas-Rhin et trois dans le Haut-Rhin. Elles sont composées d’élus, de conseillers d’alsace, qui sont accompagnés par des professionnels de l’horticulture, du paysage et des espaces verts qui font la beauté de l’Alsace », pointe Vincent Debes, coprésident du jury fleurissement d’Alsace. Pour les communes qui ne se sentent pas prêtes à candidater pour la première fleur, elles peuvent concourir au prix de l’aménagement paysager. En 2022, 344 villes et villages alsaciens ont été labellisés de 1 à 4 fleurs. Mais il n’y a pas seulement les communes qui prennent part au fleurissement de l’Alsace. Les particuliers, eux aussi, embellissent le cadre de vie alsacien avec leur balcon fleuri, leurs façades, jardin ou encore potager. Neuf candidats par communes peuvent participer à l’une des neuf catégories du concours des maisons fleuries.

Association pour la promotion des asperges d’Alsace

Situation compliquée sur le marché de gros

Publié le 10/05/2023

L’association pour la promotion des asperges d’Alsace organisait dernièrement un afterwork autour de l’asperge avec ses partenaires. L’occasion de faire un bilan de la saison à mi-campagne.

Si elle a démarré relativement tôt dans les secteurs précoces, la récolte des asperges a tardé à décoller en raison des températures fraîches de début avril. Au 25 avril, elle était bien lancée, selon Jean-Charles Jost, président de l’Association pour la promotion des asperges d’Alsace. « La vente directe est importante et prend de l’ampleur d’année en année. Le consommateur a pris le pli de venir acheter à la ferme et ça fonctionne très bien », rapporte-t-il. Sur le marché de gros, en revanche, la situation est plus compliquée. « Nous sommes régulièrement en concurrence avec l’asperge des Landes et la pression est de plus en plus forte », constate Jean-Charles Jost. Les coûts de production et les conditions météorologiques, cependant, ne sont pas les mêmes en Alsace que dans le sud, souligne le président de l’association. « Nous avons de plus petites structures, notre parcellaire est plus morcelé et nos rendements sont moindres. Avec des charges plus importantes au kilo, on ne peut pas vendre au même prix que les Landes. » L’Alsace n’est pas la seule région affectée par cette concurrence : d’autres bassins de production ont du mal à vendre leurs asperges, indique Jean-Charles Jost. Sans modération L’Association pour la promotion des asperges d’Alsace, quant à elle, ne ménage pas ses efforts pour faire connaître les atouts de la production locale : sa valeur gustative et sa fraîcheur en font un produit de choix pour les consommateurs alsaciens et du Grand Est. Dans ces conditions, pas besoin de faire venir des asperges des Landes. « C’est un non-sens écologique et économique de faire faire 1 000 km à une asperge », insiste Jean-Charles Jost, en invitant à consommer l’asperge d’Alsace « sans modération ». Un message reçu par la représentante de la Région Grand Est, Irène Weiss, et le conseiller d’Alsace Jean-Philippe Maurer, et repris par le président de l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla), Pierre Lammert.   Organisé au magasin de producteurs l’Ilot de la Meinau, à Strasbourg, l’afterwork s’est prolongé par une présentation des stands des partenaires de l’association et par une dégustation. De la salade d’asperges aux agrumes au cappuccino d’asperge verte et blanche à la tome en passant par les asperges au barbecue, celle-ci a permis à plusieurs chefs de faire la démonstration de leur créativité culinaire.

Association régionale des amis du matériel agricole ancien (Aramaa)

Les 100 ans de Louis Specker

Publié le 05/05/2023

Les membres de l’association régionale des amis du matériel agricole ancien, mais également des agriculteurs, des voisins et des élus locaux se sont retrouvés samedi 29 avril pour fêter le 100e anniversaire de Louis Specker.

Né le 29 avril 1923, le nouveau centenaire est encore alerte et suit toujours l’actualité depuis son domicile dans son village natal. « Dans les années 1950, tu es parti t’installer dans le Berry, dans ta ferme du Carroir. Tu as là-bas fondé une famille et tu as vécu toute l’évolution de l’agriculture jusqu’à ta retraite en 1983. C’est là que tu as fait le choix de revenir en Alsace avec tes filles », explique Michel Habig, ancien président de la Chambre d'agriculture du Haut-Rhin, venu lui témoigner son amitié. Retraité, il a commencé à collectionner tracteurs et machines agricoles. Une passion qui va le pousser à fonder l’association régionale des amis du matériel agricole ancien (Aramaa) qu’il va présider de 1991 à 2001. Les membres de l’association étaient tous présents samedi pour fêter Louis Specker qui, ému, a rappelé son parcours. Un déjeuner a ensuite permis à tous ces passionnés d’évoquer leurs souvenirs agricoles.

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