Vie professionnelle

Journée de sensibilisation de MSA Services Alsace

« Tout le monde devrait connaître le massage cardiaque »

Publié le 11/10/2018

L’association MSA Services Alsace organisait le 5 octobre sa première journée de sensibilisation autour du massage cardiaque. Un geste « accessible à tous » qui pourrait sauver « cinq à sept fois plus de vies » s’il était maîtrisé par davantage de Françaises et Français.

Un geste simple, qui sauve des vies, mais qui reste encore trop méconnu. Si 90 % de la population des pays scandinaves est formée au massage cardiaque et à l’utilisation d’un défibrillateur, la donne est loin d’être aussi satisfaisante en France. Si aucun chiffre officiel n’existe à l’heure actuelle pour quantifier le niveau de connaissances des habitants de notre pays concernant ces gestes de premiers secours, il est « clairement insuffisant », comme l’explique Guy Fuchs, médecin généraliste et sapeur-pompier au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Haut-Rhin. « Actuellement, en France, une personne sur vingt victimes d’un arrêt cardiaque subi est sauvée, souvent avec des séquelles. Dans les pays où au moins 20 % de la population est formée au massage cardiaque, c’est une personne sur trois qui est sauvée et sans séquelles. En nous formant massivement, nous pouvons atteindre cet objectif. » C’est dans cet esprit que le Conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68) et le Sdis 68 ont entrepris depuis quelques années de former le plus grand nombre à ce geste accessible à tous. Ainsi, depuis cinq ans, tous les élèves de 6e du Haut-Rhin sont formés dans les collèges. « C’est un peu comme Tintin, c’est accessible de 7 à 77 ans, et même au-delà », s’amuse le docteur Fuchs. C’est dans cet esprit que l’association MSA Services Alsace, en partenariat avec l’association Asform Alsace, a organisé vendredi 5 octobre sa première journée de sensibilisation sur le sujet dans ses locaux colmariens. « On a choisi cette thématique parce qu’il y a encore beaucoup de personnes qui meurent, alors qu’il suffirait souvent de la bonne réaction et des bons gestes pour éviter le pire », développe Séverine Haller, chargée de communication et de commercialisation chez MSA Services Alsace. Une soixantaine de salariés de la MSA d’Alsace ont pris part à cette première journée de sensibilisation qui faisait office de « test » pour les organisateurs. « Nous voulions déjà voir si la formule plaisait et fonctionnait bien. L’idée est ensuite de pouvoir former les adhérents de la MSA un peu partout en Alsace », poursuit Séverine Haller. Cette mini-formation se déroule en 30 minutes environ avec diffusion d’un petit film à la clé. « Masser, masser, masser » sans s’arrêter Après avoir répondu à un mini-questionnaire sur le cœur et son fonctionnement, les participants ont été pris en charge par le Dr Fuchs pour s’exercer à la pratique du massage cardiaque et l’utilisation d’un défibrillateur. Tout d’abord sur des mannequins classiques dédiés à ce type d’exercices, puis sur des… bouteilles en plastique. Nettoyées et vidées de tout leur contenu, ces dernières ont en effet la particularité d’apporter les mêmes sensations qu’un massage cardiaque réel, le bruit du plastique en plus. « À la maison, les gens n’ont pas de mannequin à disposition. Avec une bouteille, on peut s’entraîner et former des personnes autour de soi. Et plus de gens apprendront le massage cardiaque, plus on sauvera des vies », justifie Guy Fuchs. Avant de poursuivre : « On pourrait sauver cinq à sept fois plus de vies qu’aujourd’hui. Et derrière, les gens reprennent une vie normale, sans séquelles. » Mais si le massage cardiaque est un geste finalement assez simple à pratiquer, il n’en demeure pas moins fatigant. En effet, en cas d’intervention sur une personne en situation d’arrêt cardiaque, il faut « masser, masser, masser » sans jamais s’arrêter afin d’assurer la circulation de l’oxygène jusqu’au cerveau. « C’est pour cela que si on est plusieurs à savoir le faire, on peut passer le relais au bout de trente massages. Et ce, jusqu’à l’arrivée des secours qu’il faut avoir prévenus au préalable », précise Guy Fuchs. Tout le monde peut être sujet à un massage cardiaque, du nourrisson à la personne âgée. La technique est toujours la même, sauf pour le nourrisson où les doigts doivent être utilisés au lieu des paumes des mains. Et pour ceux qui craindraient de casser des os avec la pression du massage, le Dr Fuchs est catégorique : « C’est vraiment très très rare que ce genre de choses arrive. Mais de toute façon, il ne faut jamais se poser de question. S’il y a un doute, il faut masser. Ne rien faire tue à coup sûr. Et je peux vous assurer que quelqu’un qui revient à lui après un arrêt cardiaque et qui continue sa vie, c’est un bonheur énorme. »

Sécheresse et dégâts de sangliers

Les maux de la montagne

Publié le 03/10/2018

Comme leurs collègues de la plaine, les agriculteurs de montagne souffrent. Depuis plusieurs semaines, hormis quelques orages localisés, la pluie est rare. À cette sécheresse persistante et ce manque d’eau s’ajoutent des dégâts de sangliers toujours plus importants et répétitifs.

Agriculteur bio à Hachimette et président des jeunes agriculteurs du Haut-Rhin, Ange Loing est bien placé pour évoquer le problème des dégâts de sangliers. S’ils existent depuis longtemps, ils sont cette année encore plus importants. « J’ai des parcelles qui ont été touchées sur Fréland, sur Orbey et, dès le printemps dernier, au Bonhomme. Là où les sangliers passent, les champs sont saccagés. Et surtout, quelques jours plus tard, il n’est plus rare qu’ils repassent au même endroit. C’est lassant. » Des réunions communes avec les représentants de la profession agricole dans le Bas-Rhin ont tenté de faire avancer les choses pour trouver des solutions. Tout comme avec la direction départementale des territoires dans le Haut-Rhin. « Concernant les déclarations de ces dégâts, il était question de ne plus les déclarer à l’automne, mais au printemps afin de tout regrouper. On nous a demandé de les déclarer tout de même à l’automne pour que la DDT ait une idée de l’importance de ces dégâts et de diagnostiquer les points noirs afin de pouvoir agir ensuite rapidement. Mais, des agriculteurs ont préféré réparer avant… et prendre le risque de ne pas être indemnisé. Ils ne voulaient pas mettre en péril la récolte de foin avant l’hiver ». Sauf qu’ils sont nombreux à avoir vu leurs parcelles être de nouveau dégradées… « Les dégâts sont toujours plus importants depuis 30-40 ans. Mon père avait participé aux premières manifestations sur le sujet dès 1973. Depuis, les choses n’avancent guère. L’an passé, ce sont une centaine d’hectares de prairies et des centaines de parcelles qui ont été saccagées en zone de montagne. On nous dit qu’il faut passer notre permis de chasse pour aider les chasseurs. Mais, d’une part, il faut avoir le temps pour le faire. Et d’autre part, ce n’est pas mon métier, ma spécialité. À l’époque, on les voyait ces fameux sangliers. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », constate Ange Loing. Vers un nouveau schéma cynégétique Les discussions sur la révision du schéma cynégétique s’éternisent et les points de dissension demeurent. Or, il y a urgence car l’actuel schéma cynégétique se termine en 2019. Une des principales difficultés de ces discussions concerne l’agrainage. Tout d’abord, « l’agrainage de dissuasion » est une technique de prévention des dégâts agricoles de grand gibier consistant à répandre du grain de maïs, par épandage à la volée ou en traînée linéaire, à l’écart des cultures agricoles. Dans le Haut-Rhin, le protocole d’agrainage est orienté vers la dissuasion et le prélèvement. Il a pour unique fonction de détourner les animaux des cultures et ne peut en aucun cas être détourné au profit d’un agrainage de type nourrissage. Il y a là un double objectif : détourner les sangliers des prairies et des cultures pour réduire les dégâts aux cultures, et favoriser les prélèvements quantitatifs et qualitatifs. Une autre méthode venue d’Allemagne est « l’agrainage en poste de tir » appelé « Kirrung » (technique qui consiste à disposer une petite quantité de maïs devant un poste d’affût en vue d’y attirer le sanglier pour le tuer). « Quels que soient la ou les méthodes utilisé (e) s, il faut agir pour faire baisser rapidement la population des sangliers. La fédération de chasse a un rôle à jouer auprès de ses 5 500 adhérents dans le Haut-Rhin, mais également les communes. Certains élus locaux doivent clairement faire un choix entre privilégier un intérêt direct financier et un intérêt à plus long terme, préserver une agriculture de montagne et un massif forestier », prévient Ange Loing. Trop compliqué Aux dégâts de sangliers s’ajoute depuis de nombreuses semaines la sécheresse. « Ici et là, il y a eu quelques orages. Mais, pas davantage. Sur Hachimette par exemple, nous avons eu 40 mm lors d’un orage le 20 juillet. Depuis, quasiment plus rien. Les vraies pluies datent du mois de juin dernier. » Résultat, l’herbe ne pousse plus. L’eau se fait rare. Le fourrage manque dans les élevages. « Le problème se répète de plus en plus souvent et de façon toujours plus violente. Une sécheresse aussi longue, c’est du jamais vu ! Plusieurs collègues ont été contraints, dès le mois de juin d’acheter du maïs ensilage. Il s’agit d’un bon complément pour le fourrage. Mais, cela représente aussi un coût financier très important. Pour ma part, je dois faire attention car je suis en bio. Je constate simplement que, depuis mon installation en 2014, le stock de foin n’a jamais augmenté. Mais, je ne suis pas le plus à plaindre. La situation de certains collègues est bien plus difficile », conclut Ange Loing. Il pense, par exemple, à Mickaël Ory. Agé de 31 ans, il veut s’installer sur l’exploitation familiale située à 600 mètres d’altitude au-dessus de Fréland. Mais, les difficultés s’accumulent. « J’ai réalisé un tiers de ma récolte habituelle cette année. Je ne fais plus que 100 bottes de foin contre 80 enrubannés et 150 à 160 bottes il y a encore quatre ans. Depuis, nous sommes contraints d’acheter à l’extérieur pour nourrir la vingtaine de vaches », explique le jeune éleveur. Il vient tout récemment de prendre une douloureuse décision : arrêter la production de lait. Il s’est séparé de ses vosgiennes et de ses holsteins. « Je vais faire de la vache allaitante pour pouvoir travailler à côté. C’est devenu trop compliqué pour moi. Je pensais pouvoir faire mieux. Je vais faire moins. En plus, il y a ces dégâts de sangliers. Ils passent tous les jours. Parfois cinq à six fois au même endroit ! Je remettais en état. Quelques heures plus tard, tout était de nouveau détruit. J’ai donc décidé de ne plus rien faire. Cela ne sert à rien. On n’est pas indemnisé. Je suis dégoûté de faire le même travail tous les jours pour rien ».

Avis des préfectures du Haut-Rhin et du Bas-Rhin

Établissement des listes électorales pour les élections de 2019 des membres de la Chambre Interdépartementale d’agriculture Alsace

Consultation des listes électorales provisoires

Publié le 01/10/2018

Les électeurs votant à titre individuel lors des élections à la Chambre d’agriculture dont la clôture du scrutin est fixée le 31 janvier 2019, sont invités à vérifier en mairie, leur inscription sur les listes électorales provisoires, établies à l’occasion de ce scrutin, à partir du 1er octobre et jusqu’au 15 octobre 2018 au plus tard. Les électeurs peuvent également vérifier les listes électorales provisoires à la Chambre d’agriculture à Schiltigheim pour les listes du Bas-Rhin et à Ste Croix en Plaine pour les listes du Haut-Rhin.

Il est rappelé que : Les électeurs appartenant au collège des chefs d’exploitation et assimilés (collège 1), sont inscrits dans la commune du siège de l’exploitation. Les électeurs appartenant au collège des propriétaires et usufruitiers (collège 2), sont inscrits dans la commune où se trouvent les parcelles au titre desquelles ils peuvent être électeurs en application de l’article R 511-8 du code rural et de la pêche maritime, Les salariés de la production et des groupements professionnels agricoles (collèges 3A et 3B), sont inscrits dans la commune du lieu de travail effectif, Les anciens exploitants ou assimilés (collège 4) sont inscrits dans la commune de leur résidence. Pour la réalisation de ces listes provisoires, la qualité d’électeur a été appréciée au 1er juillet 2018. Chaque électeur ne peut être inscrit que dans un seul collège. Toute réclamation (nouvelle inscription ou changement de collège par exemple) doit être transmise jusqu’au 15 octobre au plus tard, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception avec les justificatifs nécessaires, au président de la commission d’établissement des listes électorales, aux adresses ci-dessous.

Pages

Les vidéos