Vie professionnelle

Domaine Lorentz à Bergheim

Des vendanges solidaires

Publié le 01/10/2018

La dixième édition des « vendanges solidaires » du groupe Barrière s’est déroulée mardi 25 septembre dans les vignes du grand cru de l’Altenberg à Bergheim du domaine Gustave Lorentz. Transformé en cuvée spéciale, ce millésime sera mis aux enchères au profit de l’association « Comme les autres ».

Le dernier groupe hôtelier français est depuis longtemps réputé pour sa sensibilité envers une cause qui lui est chère, le handicap. Et pour cause. Diane, la fille de Lucien Barrière, épouse du président Dominique Desseigne-Barrière, était devenue tétraplégique à la suite d’un accident d’avion en juillet 1995. Son avion s’était écrasé dans le marais poitevin. Elle est décédée en 2011. Depuis 2009, les « vendanges solidaires » rassemblent tous les collaborateurs motivés et disponibles pour récolter le raisin dans les vignobles partenaires : le varois Château Saint-Maur, en rosé, le bordelais Château La Garde, en rouge et cette année, le domaine Gustave Lorentz pour ses blancs. Une participation logique pour Georges Lorentz, responsable du domaine : « Nous sommes partenaires des établissements Barrière depuis trente ans. Nos vins sont référencés sur les cartes des restaurants du groupe. Et puis, à titre personnel, l’idée de cette vendange solidaire me séduit car elle correspond à l’état d’esprit du domaine. La solidarité, le travail, le partage sont des valeurs communes. » Ces cuvées seront vendues aux enchères en juin prochain au Fouquet’s à Paris, propriété du groupe. Le produit de la vente est destiné à cofinancer les projets de l’association « Comme les autres », des séjours aventure sportifs afin que les participants handicapés reprennent confiance en eux. La trentaine de volontaires a vendangé une parcelle de 80 ares de riesling sur le grand cru de l’Altenberg de Bergheim. « Nous avons des conditions de travail exceptionnelles. Le temps est magnifique. Il a fait frais ce matin. Environ 3 °C. Et là, nous sommes à environ 19-20 °C avec ce vent du Nord qui donne cette impression de sécheresse. L’état sanitaire des vignes est très bon. Nous allons proposer un excellent millésime », se félicite Georges Lorentz. Les salariés du groupe Barrière sont arrivés la veille et ont été logés au casino de Ribeauvillé. Après une matinée de vendange, ils ont été conviés à visiter la cave du domaine Lorentz pour découvrir la vinification mais aussi l’esprit de cette entreprise.

Jeu PHR-EAV-Groupama Grand Est-MSA-Chambre d’agriculture Alsace

Les artistes récompensés

Publié le 29/09/2018

Les gagnants du concours enfants et adultes du PHR-EAV, de Groupama, de la MSA et de la Chambre d’agriculture Alsace se sont retrouvés à la Maison de l’agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine pour recevoir leurs cadeaux.

Les vainqueurs du concours de dessin de la Foire aux vins de Colmar ont reçu leurs prix à la Maison de l’agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine. Ils ont été accueillis par Sophie Schwendenmann, directrice du Paysan du Haut-Rhin et de L’Est Agricole et Viticole, entourée par Libertad Galli, Charlène Jouan et Stéphanie Rosenfelder, du service commercial, Stéphane Schneider, de Groupama Grand Est, Angélique Amm, de Colmar Expo, Julie Jochum, de la MSA d'Alsace et Yves Jauss, directeur adjoint de la Chambre d’agriculture d’Alsace. Le concours destiné aux enfants jusqu’à 12 ans, organisé pour la 21e année consécutive, a rassemblé plus de 6 439 dessins depuis sa création. Cette année, le thème « Bien manger, bien bouger » a motivé les artistes qui ont rivalisé d’imagination entre collage, paillettes, montage pop-up et autres techniques. 61 dessins ont été déposés dans la catégorie des moins de 6 ans, 69 dans la catégorie des 7 à 9 ans et 42 dans la catégorie des 10 à 12 ans. Les trente meilleurs ont été retenus et ont été récompensés par tous les partenaires avec, pour tous les participants de moins de 6 ans, une boîte de loisirs créatifs, et pour ceux âgés de 7 à 12 ans, un diabolo. Les premiers de chaque catégorie (Aurélien Fischesser dans la catégorie des moins de 6 ans, David Bettinger dans la catégorie 7 à 9 ans et Elsa Fosty dans la catégorie 10 à 12 ans) sont repartis avec, en plus, un vélo. Contrairement aux années passées, il y a autant de filles que de garçons qui ont gagné le concours, soit 15 et 15 sur 30 gagnants.

Publié le 28/09/2018

Élève ingénieur dans l’eau et l’environnement et fils d’agriculteur, Alexis Peulson, 22 ans, a décidé de faire une pause d’un an dans ses études pour faire un tour de France un peu spécial : se rendre à vélo dans plusieurs fermes de profils différents pour sensibiliser le grand public sur les réalités de l’agriculture, les difficultés rencontrées et les solutions mises en œuvre au quotidien pour rendre l’agriculture plus respectueuse de l’environnement.

« Ouais, faut supprimer tous les produits phytosanitaires de l’agriculture. Et je ne te parle même pas des élevages qu’il faudrait carrément interdire… » Depuis qu’il a démarré ses études d’ingénieur dans l’eau, l’énergie et l’environnement, Alexis Peulson entend beaucoup d’idées toutes faites sur le monde agricole de la part de ses collègues de classe. En tant que fils, petits-fils et frère d’agriculteur, cet étudiant de 22 ans à l’INP - Ense3 de Grenoble essaie tant bien que mal de leur apporter une vision un peu plus réaliste du métier, loin des clichés, parfois extrêmes, véhiculés par les médias mainstream. « Dans mon école, il y a pas mal d’étudiants avec un profil écolo qui tapent facilement sur l’agriculture. Quand je débats avec eux, cela ne va jamais très loin. Il leur manque pas mal d’informations techniques pour avoir un regard un peu plus objectif sur la situation. Certains me disent que la chimie n’a rien à faire dans l’agriculture sans prendre en compte le bilan carbone qui serait généré par une augmentation de la mécanisation. Il y a pourtant des ingénieurs agronomes qui font cinq ans d’étude et travaillent dans l’agriculture. Ce n’est pas rien. On ne peut pas juste critiquer comme ça. Je pense qu’il faut se renseigner pour pousser le débat un peu plus loin. » Et quoi de mieux que d’aller à la rencontre de celles et ceux qui vivent l’agriculture au quotidien pour apporter des « preuves » de ce que l’on avance ? Quoi de mieux que d’aller recueillir les témoignages de ces paysans qui construisent chaque jour l’agriculture de demain, avec le respect de l’environnement en toile de fond, tout en assurant la viabilité économique de leurs exploitations ? C’est en partant de ces postulats qu’Alexis a décidé de se lancer un défi ambitieux : faire le tour de France à vélo pour aller rencontrer différents types de producteurs, de tous profils, afin de leur donner la parole. Connaître leurs solutions aux enjeux économiques et environnementaux, mais aussi les difficultés auxquelles ils doivent faire face chaque jour. « J’ai donc décidé de prendre une année sabbatique dans mes études pour réaliser ce projet. Je veux montrer au grand public ce qui se fait déjà. Et cela doit permettre aux gens comme moi qui souhaitent faire évoluer les choses de le faire correctement, avec toutes les informations, sans s’appuyer uniquement sur des idéologies », explique-t-il. Un « porte-voix pour les gens qui vivent les problèmes » Parti le 16 septembre de Bourgogne d’où il est originaire, Alexis a démarré son tour de France agricole à la ferme de Benjamin Lammert, à Ensisheim. « Il a un profil intéressant. Il a suivi des études agronomiques assez poussées, c’est quelqu’un qui communique beaucoup sur son métier, et il a un aspect énergétique très développé dans son exploitation », justifie l’étudiant de 22 ans. Lorsqu’il a été contacté par Alexis, Benjamin Lammert a tout de suite accepté de l’accueillir pendant trois jours. « C’est une super initiative qui utilise la bonne approche : donner un porte-voix aux gens qui vivent concrètement les problèmes. Dans mon cas, je vais lui parler des problématiques liées aux changements climatiques d’une part, mais aussi tout ce qu’on fait déjà pour réduire notre consommation d’énergie tout en augmentant la production. » Comme Alexis, Benjamin Lammert ressent aussi au quotidien cette problématique de jugement vis-à-vis des agriculteurs. « C’est un métier qui pose question. Mais dès que je réussis à expliquer tout ce qu’on fait, les avis deviennent bien plus nuancés et favorables. Le problème se situe davantage au niveau politique où les décisions se prennent en ne tenant compte que de l’opinion générale et du vent médiatique. Il n’y a pas assez de profondeur ni de cohérence dans ce qui est véhiculé, alors que nous, agriculteurs, sommes au cœur de la cohérence du système », souligne l’agriculteur d’Ensisheim. C’est bien ce que compte découvrir Alexis dans son périple qui doit durer quatre mois. À chaque étape, il a prévu de publier photos, textes et vidéos sur son blog et les divers réseaux sociaux (voir les liens en encadré). Un documentaire structuré regroupant toutes ses vidéos est également à l’étude à la fin de cette aventure qui doit l’emmener en Normandie, en Bretagne, dans les Landes, la région de Montpellier et la Drôme. Et après ? « Une carrière dans l’agriculture, c’est sûr ! Dans quel domaine exactement, je ne sais pas trop pour le moment. Avec ce tour de France, j’aurai l’occasion de voir plein de choses. Je me laisse des portes ouvertes. Ce qui est certain, c’est que je ferai un métier qui fera bouger les choses : soit les mentalités, soit le modèle agricole pour l’emmener vers quelque chose de plus écologique. »

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