Vie professionnelle

Avec les JA du Sundgau, dimanche 2 septembre à Spechbach

Ferme ouverte chez les Pflieger

Publié le 30/08/2018

Les jeunes agriculteurs du Sundgau organisent une ferme ouverte dimanche 2 septembre sur l’exploitation de la famille Pflieger à Spechbach. L’occasion de découvrir les nouvelles installations et le travail effectué par Jérémy Pflieger, associé avec son père José, depuis 2011.

En ce mois d’août, les JA du Haut-Rhin sont particulièrement dynamiques. Ils multiplient les opérations de communication avec le grand public. Après la finale départementale de labour et le S’BüraFascht à Sainte-Croix-en-Plaine le 19 août, la ferme ouverte sur l’exploitation Riette à Fréland le 26 août, c’est cette fois chez les Pflieger à Spechbach qu’est organisée cette ferme ouverte. Les JA du Sundgau sont mobilisés pour faire découvrir cette exploitation avicole. « Nous comptons profiter de cette journée pour promouvoir notre métier et faire découvrir au grand public notre savoir-faire. Cette journée sera aussi l’occasion de casser les préjugés qu’ont certains sur l’agriculture d’aujourd’hui et de recréer ce lien si important entre les producteurs et les consommateurs », explique Sébastien Hell, président des JA du Sundgau. Une manifestation qui arrive au moment où la situation économique du monde agricole reste fragile. « Malgré la petite hausse du prix du lait, nous vivons toujours des moments compliqués. Nos charges sont très importantes et la sécheresse actuelle n’arrange rien. Mais, nous sommes toujours passionnés par notre métier. Et c’est ce que nous allons montrer à travers cette ferme ouverte qui se déroule dans une exploitation de volailles, en bio, et en vente directe. Nous voulons également montrer, à travers cette journée, la diversité de nos productions », ajoute Sébastien Hell. Cette diversité se retrouve chez les JA du Sundgau, canton qui compte une soixantaine d’adhérents. « Nous représentons un des plus grands cantons du département. Il y a chez nous des éleveurs, des céréaliers, des producteurs de fruits et légumes, des maraîchers. Nous tentons de préserver cette diversité dans ce Sundgau où il y a beaucoup de prairies naturelles avec un Jura vallonné où les terres ne sont pas retournables », précise Sébastien Hell. Malgré l’urbanisation qui, comme partout dans le département, touche également les terres de ce secteur, les jeunes agriculteurs poursuivent leur travail et les récentes installations, montrent que leur volonté est toujours là. A l’extérieur du village Cette ferme ouverte sera l’occasion de profiter d’un marché paysan, de balades en calèche, d’animations pour enfants, de jeux pour adultes avec l’organisation d’une tombola. Il sera évidemment possible de se restaurer sur place. Sur réservation, les JA proposeront un repas 100 % local avec poulet bio, frites du Sundgau, crudités, salade. Sans réservation, il sera possible de profiter d’une petite restauration avec des grillades. Mais, l’axe de communication le plus important de la journée concerne la visite de la ferme de la famille Pflieger. Historiquement installée au centre du village de Spechbach-le-Bas où les Pflieger ont créé, en lien avec d’autres professionnels partenaires, un magasin de vente directe appelé « Les Champs de l’Ill », la ferme s’est bien développée ces dernières années. José Pflieger et son épouse Anita ont tout d’abord développé toute la partie élevage de volailles et de lapins, mais également la production de pomme de terres et de céréales. Depuis 2011, l’exploitation est en production biologique. Leur fils, Jérémy installé en 2013, a développé un nouvel atelier de poules pondeuses. « Elles sont de la race Lohmann. C’est une race assez rustique qui se comporte bien en bio », explique Jérémy Pflieger. Elles se trouvent dans un nouveau bâtiment construit à l’extérieur du village, qui date de 2014, tout comme de deux autres bâtiments. « Nous avons eu en 2015 un incendie sur la ferme historique. Cela nous a amené à réfléchir afin de repenser notre fonctionnement. Nous avons réaménagé différemment la partie historique. Et ici, nous avons construit à l’été 2017, un bâtiment de stockage de matériel de 1 360 m2 en bois. Mais également un nouveau bâtiment pour les poulets de chair en 2018. Dans le cadre du plan bâtiment de la Chambre d'agriculture Alsace, nous avons réalisé ce projet et nous l’avons également fait pour augmenter le troupeau de production. Et en améliorant les conditions de travail et les performances techniques. Il y a ici six salles d’élevage de 135 m2 chacune », précise Jérémy Pflieger. Communiquer Toute la chaîne de production et le travail sont réalisés en bio en lien avec l’état d’esprit de la famille Pflieger, aux demandes des consommateurs et au bien-être animal. « Ici, les gens pourront le constater lors de cette ferme ouverte, les volailles ne sont pas entassées et enfermées. La chaîne de production est locale et la filière courte est assurée. Nous vendons ce que nous produisons au magasin ici, mais également dans des magasins bio du secteur, des magasins de producteurs, sur les marchés à Mulhouse et Riedisheim et pour les œufs dans des grandes et moyennes surfaces. Nous avons également un atelier de pommes de terres qui nous permet de produire des frites du Sundgau », poursuit Jérémy Pflieger. Il était naturellement volontaire pour recevoir cette manifestation. « Nous voulons montrer notre outil de travail, expliquer aux gens ce que nous faisons, leur faire découvrir nos produits et notre métier. Comme tous les professionnels, nous entendons et nous lisons des choses sur le monde agricole qui sont en décalage total avec la réalité. Il faut donc communiquer », conclut Jérémy Pflieger.

CER France Alsace à Sainte-Croix-en-Plaine

Les nouveaux locaux inaugurés

Publié le 30/08/2018

Les nouveaux locaux du CER France Alsace, désormais situés rue des Frères Peugeot à Sainte-Croix-en-Plaine, ont été inaugurés mardi 28 août. L’aboutissement d’une longue réflexion et d’une activité en constante croissance.

Le CER France Alsace a été créé en 1999. Depuis ses débuts la progression est régulière avec une création de postes tous les deux ans. Le président Paul Deguille a rappelé l’historique de ce projet. « Nous avons démarré dans les locaux de la Chambre d'agriculture avec dix salariés. Ensuite, nous avons pu déménager et louer chez « GEA », rue Ettore Bugatti, toujours à Sainte-Croix-en-Plaine, où nous sommes restés presque 18 ans. Nous pouvions tranquillement nous agrandir. En 2014 compte tenu de notre activité en constante croissance, nous avons été confrontés à des problèmes de surface. Nous avons donc constitué une commission immobilière qui avait pour objectifs de trouver de la place pour nos futurs salariés, un moyen de capitaliser notre loyer et de devenir propriétaire ». L’idée était de trouver des locaux se trouvant dans un rayon de dix kilomètres autour de Sainte-Croix-en-Plaine, proches d’un axe principal. En 2017, ce besoin est devenu d’autant plus urgent que le CER France Alsace s’est retrouvé avec 21 salariés. Après avoir étudié différentes pistes, c’est à la fin de l’année 2017 qu’une solution a été trouvée. « L’agence immobilière « Desaulles et Associés » avait dans ses dossiers le bâtiment à vendre de Suez à Sainte-Croix-en-Plaine. Le temps était compté car la société voulant vendre le bâtiment pour la fin de l’année. Suite aux négociations menées et à nos propositions, j’ai été mandaté pour la signature le 29 décembre 2017, de l’acte de vente, rendant ainsi le CER France Alsace propriétaire de ce bâtiment », ajoute Paul Deguille. Et c’est finalement depuis le mois de juin 2018 que les salariés ont pris possession des lieux. Le couper de ruban a eu lieu en leur présence et celle du conseil d’administration, des nombreux partenaires économiques et du maire de Sainte-Croix-en-Plaine, François Heymann.

Publié le 25/08/2018

La Mutualité sociale agricole d’Alsace était présente pour la première fois à la foire aux vins de Colmar. L’objectif était de « rencontrer nos adhérents, et en particulier les viticulteurs employeurs de main-d’œuvre, pour les accompagner dans leurs démarches », a indiqué le président de la MSA d’Alsace, David Herrscher. Le conseil d’administration a profité de l’occasion pour réunir un groupe de délégués et leur présenter le projet stratégique MSA 2025.

« Susciter le débat, faire émerger des suggestions pour apporter notre pierre à l’édifice au niveau national, tel est le but de cette soirée », annonce David Herrscher, avant de présenter les principaux axes du plan stratégique MSA 2025. Un plan qui doit permettre à la MSA de « mieux répondre aux attentes de nos adhérents et de nos partenaires ». La MSA d’Alsace va travailler sur ce plan stratégique avec son conseil d’administration, l’équipe de direction et les partenaires pour mettre en commun expériences, innovations et propositions. « Nous partagerons nos propositions avec les MSA de l’Est pour établir une contribution commune qui aura du poids au niveau national. » Ces contributions seront envoyées à la Caisse Centrale de MSA au plus tard le 15 novembre, pour une validation et une mise en œuvre du plan stratégique en 2019. L’un des objectifs de ce plan est de moderniser le service rendu aux adhérents et de maintenir sa qualité. Comment gagner en réactivité ? Comment conserver le lien de proximité à l’heure de la digitalisation et du numérique ? Autant de questions auxquelles il faudra apporter des réponses. « Nous avons une force en Alsace, nos bureaux décentralisés », ajoute Christelle Jamot, directrice de la MSA d’Alsace. Promouvoir la place de la MSA dans la protection sociale de demain est un élément vital, car la pérennité du régime agricole en dépend. « Emmanuel Macron veut faire disparaître les corps intermédiaires. À nous de montrer que nous pouvons proposer une alternative viable », insiste David Herrscher. Mais l’enjeu primordial est, aux yeux du président, d’investir plus fortement les territoires ruraux. « Lors de l’inauguration de la foire aux vins de Colmar, le président du Sénat, Gérard Larcher, a dénoncé la montée du populisme. Nous lui avons expliqué que nous pouvons contribuer à lutter contre ce phénomène. Nous voulons être offensifs, être force de proposition. » Dernier objectif, mettre en œuvre de nouvelles activités. Le président a cité l’exemple du cinquième risque, celui de la dépendance. « La MSA peut être un acteur sur ce sujet. » « Nos adhérents sont attachés à leur MSA » Comment les adhérents perçoivent-ils leur régime de protection sociale ? Tous les deux ans, la Caisse centrale de MSA interroge un panel d’adhérents pour établir des statistiques. Le travail des élus - une spécificité du régime agricole -, les actions déployées par les Caisses et le guichet unique sont bien perçus. « La MSA est un régime social professionnel de sécurité sociale, contrairement au régime général, donc elle connaît mieux ses adhérents et leurs besoins, de leur naissance à leur retraite. Nos adhérents sont majoritairement attachés à leur MSA et trouvent sa présence légitime pour intervenir sur les territoires ruraux », souligne le président. Pour autant, des pistes d’amélioration existent. Ils attendent des avancées sur la qualité du service rendu : joignabilité, délai de traitement, et davantage de conseils et d’accompagnement sur leurs droits sociaux, sur les obligations des petits employeurs. La MSA, ce sont 35 Caisses régionales, liées par une convention d’objectifs et de gestion signée avec l’État, dans un contexte de réduction drastique des moyens financiers. « La MSA d’Alsace doit diminuer ses effectifs de cinq ETP (équivalent temps plein) par an, soit 25 salariés en cinq ans, alors que de nouvelles missions nous sont confiées. » Une des pistes envisagées est de faire progresser le nombre d’adhérents. Par exemple, en ouvrant les affiliations à d’autres entreprises, comme le négoce des céréales. Mais il est difficile, dans les conditions actuelles, de faire basculer des entreprises du régime général vers le régime agricole. « Nous continuerons aussi à agir auprès de nos partenaires, comme la Carsat, les autres organismes de protection sociale, les collectivités locales. » Pour réussir son plan stratégique, la MSA veut s’appuyer sur trois forces. Son organisation exemplaire : « Le modèle MSA est unique dans le paysage et la sécurité sociale française, avec son guichet unique et ses 20 000 élus de terrain. La nouvelle organisation territoriale va impliquer une redéfinition des cantons et une réduction du nombre de délégués aux prochaines élections », a annoncé le président. Ses 16 000 collaborateurs, « investis et adaptables » comme ils l’ont parfaitement démontré ces derniers mois. Son savoir-faire - connaissance du milieu agricole, capacité d’innovation, offres sur les territoires pour les maisons de retraite, les crèches, etc. Quels services faut-il développer pour les populations agricoles ? La MSA a dégagé cinq axes de travail. Le premier étant de développer les services pour les populations agricoles, les territoires ruraux, les partenaires. Sur ce sujet, les idées fusent : accompagner les employeurs dans l’application du droit du travail, orienter la main-d’œuvre vers les filières agricoles qui recrutent, renforcer la prévention et la préservation de la santé des salariés, améliorer la gestion de la complémentaire santé, renforcer le lien entre la MSA et la complémentaire retraite (Cicas). « Le projet de réforme Delevoye prévoit un opérateur unique sécurité sociale-complémentaire retraite », annonce David Herrscher. D’autres suggestions sont faites : accompagner les seniors dans l’apprentissage des technologies numériques, mettre en place un suivi social pour les salariés des entreprises en difficulté, etc. David Herrscher va plus loin : « Nous étudions la possibilité de gérer des activités administratives, pour vous permettre de vous concentrer sur votre cœur de métier ». Concernant l’action sur les territoires ruraux, les délégués estiment qu’il faut intensifier les services aux jeunes actifs pour maintenir une population dynamique dans ces territoires. Apporter plus de services aux aînés. Prendre en compte les besoins spécifiques des « familles sandwichs », qui éduquent encore leurs enfants mais doivent déjà s’occuper de leurs parents vieillissants. Concernant l’axe 2, entretenir une relation de service humaine, performante et proactive, Christelle Jamot interpelle les délégués : « Quels sont vos modes de contact préférés ? Souhaitez-vous que la MSA vienne dans votre entreprise pour informer les salariés sur leurs droits et les services qu’ils peuvent attendre de la MSA ? » Booster le rôle des élus de la MSA constitue l’axe 3. « Dans votre expérience de délégué, quelle a été votre plus grande réussite ? Appréciez-vous la formation délivrée aux délégués ? Souhaitez-vous poursuivre votre engagement ? » Car il faut préparer les élections MSA, prévues en 2020… Sur l’axe 4, gagner en performance pour développer de nouvelles activités et proposer un meilleur service, les dirigeants de la MSA s’interrogent : sur quelles compétences les équipes peuvent-elles progresser ? Comment gagner de nouveaux adhérents ? Pour David Herrscher, il convient de se rapprocher de Coop de France pour sensibiliser les coopératives : « Lorsqu’elles créent des filiales, elles doivent rédiger les statuts de façon à prévoir une affiliation à la MSA ». Le dernier axe consiste à associer les équipes à la mise en œuvre de ces orientations. Dans les prochaines semaines, ce plan stratégique MSA 2025 sera présenté à l’ensemble des organisations professionnelles, indique David Herrscher.

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