Vie professionnelle

Crédit Agricole Alsace Vosges

L’agence de Colmar Semm est rénovée

Publié le 23/07/2018

L’inauguration de la nouvelle agence Colmar Semm du Crédit Agricole Alsace Vosges a eu lieu mercredi 11 juillet. L’occasion pour le groupe bancaire de rappeler qu’il entend pérenniser ses caisses de proximité tout en misant sur le digital et les nouveaux moyens de communication.

Les responsables du Crédit Agricole Alsace Vosges et les élus du secteur, parmi lesquels le maire de Colmar Gilbert Meyer, son adjoint et conseiller départemental Yves Hemedinger et la conseillère régionale Claudine Ganter, ont coupé le ruban de l’agence rénovée. « Une agence bleue, comme les couleurs de l’équipe de France de football. Une agence ouverte, spacieuse, proche de ses clients qui marque la volonté du Crédit Agricole de conseiller au mieux, sur deux étages, l’ensemble de ses clients au quotidien », se félicite Marie-Odile Freudenreich, directrice des agences du Crédit Agricole de Colmar Semm, Horbourg-Wihr et Muntzenheim. Edouard Spenlé, directeur de « Colmar Entreprises » a expliqué la « volonté permanente d’accompagner les entreprises sur l’ensemble de leurs problématiques et leur financement pour tous leurs projets ». Le maire de Colmar Gilbert Meyer s’est dit impressionné par la qualité de la rénovation du site à un carrefour important au cœur de la ville. « L’inauguration de cette agence rénovée montre une nouvelle fois la volonté du Crédit Agricole de jouer la proximité avec ses clients et sociétaires. C’est important car la proximité est un label indispensable dans la vie de tous les jours ». Le président de la caisse locale Serge Hanauer a rappelé que « le Crédit Agricole est une banque coopérative, mutualiste avec des valeurs de proximité et de solidarité. Ici, dans nos caisses locales, nous agissons au quotidien pour soutenir nos clients dans tous leurs projets professionnels, privés ou associatifs ». 100 % humaine Avant la visite des locaux, le directeur général du Crédit Agricole Alsace Vosges Pierre Fort a souligné le rôle des agences : « Elles sont la preuve de l’engagement du Crédit Agricole pour satisfaire ses clients et ses collaborateurs. Nous avons fait le choix de conserver nos agences, de les rénover à travers un programme qui a permis, tant en milieu rural qu’en milieu urbain, de rénover 17 agences en 2017. Pour 2018 et 2019, ce programme concerne une vingtaine d’autres agences. Et, quand nous rénovons nos sites, nous faisons appel à des entreprises du territoire concerné. Nous menons cette politique de proximité car nous voulons que nos clients puissent toujours trouver de l’humain face à eux. À cette fin, nous avons proposé plus de 7 000 heures de formation à nos collaborateurs. C’est nécessaire pour répondre à toutes les attentes. Dans le même temps, nous poursuivons notre croissance en développant notre offre digitale ». Les salariés (ils sont 1 500 sur les trois départements du Haut-Rhin, Bas-Rhin et les Vosges) travaillent et accueillent le public dans des locaux conviviaux, chaleureux, agréables. À Colmar Semm, au premier étage, un espace est ainsi réservé aux clients viticulteurs. « Le Crédit Agricole est une banque en mouvement. Elle cherche à satisfaire des clients et sociétaires en leur proposant le meilleur du digital en complémentarité d’une offre 100 % humaine », conclut Pierre Fort.

Publié le 22/07/2018

Créée en 1994 à l’initiative de la MSA et des organismes agricoles pour répondre aux besoins de main-d’œuvre dans le secteur de la production et de la transformation agricole, Germa Alsace poursuit sa mission d’accompagnement des salariés vers l’emploi. Elle fait partie du réseau national Laser Emploi.

« Le développement de l’emploi en agriculture est un enjeu majeur pour l’avenir de notre secteur d’activité », a souligné Joseph Lechner, président de Germa Alsace, lors de l’assemblée générale qui s’est tenue le mercredi 4 juillet à Sélestat. Il a salué la présence de nombreux partenaires, David Herrscher, président de la MSA d’Alsace, Jean-Luc Galliath, vice-président, René Schotter, administrateur, et Sylviane Fargeon, directrice adjointe de cet organisme, Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA du Bas-Rhin, Jean-Michel Baumann, chargé de mission formation emploi à la FNSEA, Sébastien Libbrecht, conseiller formation à la Chambre d'agriculture Alsace, François Otero, responsable de l’insertion par l’activité économique à la Direccte Grand Est, ainsi que les représentants des JA, des CFPPA, etc. Dans chaque département alsacien, Germa Alsace gère une entreprise de travail temporaire d’insertion (ETTI) et une association intermédiaire (AI). Elles sont administrées par douze permanents, répartis sur les deux agences de Strasbourg et de Colmar, sous la direction de Sylvie Maa. Quatre structures qui conjuguent une activité économique et une finalité sociale. Germa a un savoir-faire reconnu dans la mise à disposition de salariés à titre onéreux ; elle accompagne les entreprises dans leur recrutement et sécurise les mises à disposition, dans l’objectif d’assurer un service de qualité auprès des entreprises clientes. Elle poursuit aussi un but social, l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi. Un double engagement pour Germa L’an dernier, l’ensemblier Germa a employé 460 personnes, pour un total de 96 000 heures de travail, ce qui correspond à 60 équivalents temps plein (ETP). « Nous avons étudié plus de 1 600 candidatures, organisé 445 entretiens de recrutement et embauché 270 nouveaux salariés », a précisé Sylvie Maa. Soit un taux de renouvellement de l’équipe d'intérimaires de 56 %. « Une mise en relation réussie, ça se prépare du côté des salariés comme des employeurs, a insisté Sylvie Maa. Nous prenons le temps de connaître les salariés que nous recrutons - en effectuant un entretien préalable, deux si nécessaire -, mais aussi de leur présenter les missions et les postes de travail. Nous vérifions la motivation et le projet des salariés. » De son côté, l’entreprise doit faire l’effort d’accueillir le salarié et d’organiser le travail. Germa y veille. Germa met des salariés à la disposition des entreprises du secteur marchand et non marchand, des collectivités, des associations et des particuliers… « Notre souci, c’est de prendre en compte les besoins des clients, en tenant compte des spécificités du poste de travail. » Et ça marche ! L’ensemblier Germa a travaillé l’an dernier pour le compte de 215 clients, dont 142 entreprises et 73 clients particuliers en services à la personne. Son champ d’activité ne cesse de s’étendre puisqu’elle compte 69 nouveaux clients, dont 38 entreprises, en 2017. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 1,8 million d’euros, en nette augmentation. Le meilleur depuis sa création. Pourquoi un tel succès ? « Ce qu’on propose au client, c’est une prestation clé en main. Du personnel disponible, prêt à l’emploi, avec les compétences adéquates. » « Nos salariés sont sensibilisés à la santé sécurité au travail. » Mais pas seulement : « À Germa, nous traitons toutes les questions de savoir être : avoir une bonne posture professionnelle, connaître les codes de l’entreprise. Le cas échéant, nous recherchons des solutions à la mobilité, en organisant le covoiturage, voire en proposant des voitures en location via Mobilex. Nous effectuons un travail de préparation et d’accompagnement en amont des missions pour lever les freins. » « Nous avons su élargir notre champ d’action » C’est cette recette qui permet à Germa de fidéliser ses clients. Et d’en conquérir de nouveaux. « Nous avons un bon portefeuille d’entreprises partenaires car nous répondons qualitativement à leur demande. Parallèlement, nous développons l’activité de mise à disposition dans de nouveaux secteurs d’activité pour pallier les fortes variations saisonnières des filières de production et de transformation des produits agricoles. » Le monde agricole (au sens large du terme) représente, et de loin, la part la plus importante de l’activité de Germa : production agricole, viticulture, espaces verts, silos agricoles, y contribuent pour 52 %. Mais elle fournit aussi des salariés pour les entreprises de services (téléconseil, accueil, service à la personne, entretien des locaux), les collectivités locales (entretien des espaces verts). Pour montrer la diversité des missions de Germa, Sylvie Maa indique qu’elle recrute aussi bien des facteurs pour La Poste que des manutentionnaires pour monter les estrades du festival Musica. Elle fournit aussi du personnel pour l’industrie, les collectivités locales et, depuis peu, le secteur du BTP (menuisiers intérieur et extérieur, maçons ferrailleurs…). « Nous savons recruter des profiles différents. » La plupart du temps, les recrutements se font au premier niveau de qualification. « Nous recherchons des personnes qui sont adaptables et mobilisables rapidement. Nous nous appuyons sur leur expérience, leur projet. Très souvent, nous proposons d’abord des missions courtes aux candidats pour vérifier leur savoir être, leur ponctualité, leur capacité à se mobiliser. Notre force, en termes de sourcing, c’est de nous appuyer sur un large réseau de partenaires qui nous permet de diversifier notre recherche de candidats. Nous sommes aussi en mesure de répondre aux contraintes des entreprises du paysage qui répondent à des marchés avec des clauses sociales. Dans ce cadre, nous sommes un partenaire tout désigné. » Un important effort de formation complète ce dispositif. Germa a dispensé l’an dernier 3 000 heures de formation à ses salariés intérimaires et permanents. « Si nous investissons autant en termes de formation et d’accompagnement à la prise de poste, c’est pour sécuriser les missions dans les entreprises. Nous plantons le décor : consignes, durée du travail, règles à respecter au travail, etc. » Le cadre d’une relation de travail est posé. « La formation me semble très importante pour augmenter l’employabilité des candidats », souligne Joseph Lechner. « Le client paie dès la première heure. Nos salariés doivent être au top », enchaîne Sylvie Maa. Un tremplin pour l’avenir Germa sert souvent de tremplin pour aller vers une formation qualifiante ou trouver un emploi direct. « Leur passage à Germa leur apporte une plus-value. » Sur les 130 personnes qui ont effectué plus de 150 h l’an dernier et sont sorties de Germa, 40 % ont décroché un CDI, un CDD de plus de 6 mois ou une formation qualifiante. 22 % ont un CDD de moins de 6 mois. 17 % retournent à Pôle Emploi, avec des droits ouverts. Après une présentation d’un projet de formation de réfugiés (lire l’encadré), les participants ont débattu du projet de création d’un groupement départemental d’employeurs, dans les tuyaux depuis quelque temps. « Les travailleurs de pays de l’Est se font de plus en plus rares. Il est temps de mettre en place une structure pour mutualiser les moyens et proposer des services à un coût raisonnable pour les agriculteurs », a déclaré David Herrscher, président de la MSA d’Alsace. Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA du Bas-Rhin, a confirmé : « L’agriculture va manquer de bras à l’avenir, si elle veut poursuivre sa stratégie de diversification. Demain, les exploitations qui ont de gros besoins de main-d’œuvre risquent de disparaître, d’autant que les travailleurs qualifiés pourront trouver rapidement un emploi mieux payé. Le groupement d’employeurs constituerait une solution pour permettre aux salariés d’enchaîner les missions. »

Publié le 20/07/2018

Depuis le 1er juillet, le groupe Haag a un nouveau propriétaire : Colvemat, une entreprise familiale spécialisée dans les matériels de manutention et de travaux publics. Adoubé par John Deere, le repreneur entend s’appuyer sur l’équipe en place, mais aussi sur ses importants moyens techniques et financiers, pour faire de Haag l’un des fers de lance du machinisme agricole en Alsace.

Une page se tourne pour le groupe Haag. Après huit années passées à sa tête en tant que propriétaire et directeur général, Emmanuel Nebout a décidé de passer la main à Colvemat, une entreprise familiale française leader dans le quart Nord-Est dans les domaines de la manutention et des travaux publics. Une décision mûrement réfléchie par le désormais ex-patron de Haag qui restera néanmoins dans les locaux jusqu’au 31 janvier 2019 pour assurer la transition avec ses successeurs, Philippe Sesmat au poste de directeur d’exploitation, et Nicolas Pereira au poste de directeur général, déjà directeur général de Colvemat. « Dans tous les métiers, il y a des regroupements. Aujourd’hui, si on veut être performant, il faut des moyens financiers derrière. Pour faire du commerce, il faut du stock et plus de matériel de démonstration. Avec mon épouse, on se sentait de plus en plus isolés. On est arrivés au bout de nos limites », analyse lucidement Emmanuel Nebout. Mais pas question pour autant de céder l’entreprise à n’importe qui. Le repreneur espéré devait être solide financièrement, garant d’une certaine continuité pour les salariés, tout en étant adoubé par le groupe John Deere. Une équation qu’Emmanuel Nebout a pu résoudre indirectement par le biais de la marque JCB, la partie agricole étant vendue en Alsace par Haag, tandis que la partie travaux publics est assurée par Colvemat. « On a fait des affaires communes et on a appris à se connaître », se souvient Nicolas Pereira. Au fil des discussions, il apprend que le groupe Haag est à vendre. Désireux de se diversifier dans l’agriculture depuis plusieurs années, et bénéficiant de moyens techniques et financiers importants depuis son rachat par Groupe Europe Holding en 2012, Colvemat trouve l’opportunité qu’elle cherchait. Les discussions sérieuses démarrent début 2018. « On est allé voir John Deere avec Emmanuel afin de connaître leurs attentes pour l’Alsace », poursuit Nicolas Pereira. Haag étant le fournisseur exclusif de la marque dans cette zone géographique, l’aval du constructeur américain est indispensable. « Ils nous ont annoncé qu’ils souhaitaient renforcer leur présence en Alsace avec plus de ventes de machines, ce qui nous allait bien. Ils ont aussi apprécié notre connaissance de la distribution de machines. Et que ça soit pour des travaux publics ou pour de l’agriculture, les attentes sont toujours les mêmes : être capable de représenter dignement un constructeur sur un territoire donné. C’est notre philosophie en tout cas », indique Nicolas Pereira. Outre la volonté de John Deere de se développer dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, c’est le profil global de Haag qui a séduit le groupe Colvemat. « C’est une entreprise régionale bien implantée dans ses territoires, et qui bénéficie d’une certaine antériorité. Le fait que la partie irrigation y soit aussi développée nous a beaucoup plu, cela complète bien la partie machinisme », explique le nouveau directeur général de Haag. La même équipe, de nouvelles ambitions Colvemat ne s’en cache pas, ce rachat du groupe Haag constitue sa première vraie expérience dans le machinisme agricole. Et quitte à y aller, autant que ce soit avec les « meilleurs ». « Nous avons envie de travailler avec des leaders. John Deere en est un, Idrofoglia aussi. Du coup, on accepte qu’ils aient des exigences avec nous, tout comme nos clients agriculteurs. » Pour continuer à répondre à ces exigences et faire encore mieux que ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui, la nouvelle équipe dirigeante va s’appuyer sur l’ensemble des collaborateurs présents chez Haag. Qu’ils soient techniciens, commerciaux ou administratifs, tous les interlocuteurs habituels des agriculteurs et viticulteurs alsaciens resteront les mêmes. « Et s’il y a des manques, il faudra les combler », prévient Nicolas Pereira. Deux recrutements ont déjà été entérinés : un nouveau vendeur irrigation embauché le 11 juin dernier, et un nouveau chef d’atelier attendu sur le site de Marlenheim début novembre. Une base « sous-développée » en termes de capacités estiment Nicolas Pereira et Philippe Sesmat. « Nous devons lui donner les moyens de progresser. » Tous les autres sites (Sélestat, Hoerdt, Walheim et Volgelsheim) sont bien évidemment maintenus et seront eux aussi « optimisés » le cas échéant. Ces différentes agences profiteront de l’effet « groupe » offert par le rachat par Colvemat. « Elles vont pouvoir s’appuyer sur notre réseau qui bénéficie notamment d’un service support avancé. On va travailler sur de l’harmonisation, mais le cœur du métier restera toujours local », indique Nicolas Pereira. Cette « inexpérience » du milieu agricole a plutôt tendance à motiver Philippe Sesmat, lui qui doit emmener Haag dans la direction voulue par son nouveau propriétaire. En poste depuis seulement un an à Reims dans l’agence de Colvemat, mais bénéficiant, d’une solide expérience passée dans la grande distribution, il a accepté, sans hésiter, de rejoindre l’Alsace pour relever ce nouveau défi professionnel. Petit-fils de paysan et fils de fromager, il ne part pas non plus en milieu totalement inconnu. C’est d’ailleurs ses origines qui l’ont grandement motivé à prendre la direction de Haag. « J’aime le milieu agricole car il est simple et sans ambiguïté. J’aime aussi la proximité qu’il peut apporter avec les clients. Et puis je sais que je vais pouvoir m’appuyer sur une équipe compétente et expérimentée. En arrivant ici, j’ai rencontré tous les salariés et j’ai senti une belle énergie et une belle motivation. Je souhaite maintenant exploiter les capacités de chacun pour que Haag fasse partie des premiums en Alsace », annonce Philippe Sesmat. Une nouvelle page est prête à être écrite.

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