Vie professionnelle

Publié le 30/04/2017

Pour le Crédit Agricole Alsace Vosges, l’assemblée générale d’information a été l’occasion de délivrer quelques messages forts aux sociétaires et aux actionnaires : la gouvernance est harmonieuse, les équipes sont dynamiques et la volonté de développement est plus forte que jamais. La soirée s’est poursuivie par une conférence de Jean-Christophe Rufin, président d’Action contre la faim, sur le thème « Quel humanisme dans un monde barbare ? »

Pierre Fort a pris ses fonctions de directeur général du Crédit Agricole Alsace Vosges en mai 2016, peu après l’élection d’Henri Buecher à la présidence. « La transition s’est passée sereinement, confie Henri Buecher. Nous avons trouvé rapidement un régime permettant une gouvernance en pleine harmonie. » Le groupe Crédit Agricole a publié récemment ses résultats 2016, jugés très positivement sur les marchés. « Le recentrage des activités au plan géographique et sur ses cœurs de métier a porté ses fruits », souligne le président. Le groupe a dégagé un résultat de 6 milliards d’euros (Md€), en progression de 3 %. Crédit Agricole SA, de son côté, affiche un résultat de 3 Md€, en hausse de 23 % « Ces belles performances, le groupe les doit à un fort dynamisme commercial, une bonne maîtrise des charges de production, un coût du risque bas. Le ratio de solvabilité sort renforcé. » Une stratégie ambitieuse de développement rentable Cette stratégie ambitieuse de développement rentable repose sur deux priorités, le déploiement d’un nouveau modèle de banque répondant aux évolutions des attentes des clients et la simplification capitalistique du groupe. « L’étape franchie en 2016 a permis d’améliorer notre lisibilité sur les marchés. Le Crédit Agricole est en ordre de marche pour affronter les prochaines années. » Les Caisses régionales ont contribué de manière significative à ce développement, indique le président. Leader dans de nombreux métiers, le Crédit Agricole est l’un des établissements bancaires les plus solides d’Europe. Les marchés sont convaincus de la pertinence de cette stratégie et les agences ont revu leur appréciation à la hausse, explique le président. « Le groupe va verser un dividende de 0,60 € cette année, annonce le directeur général. Ce taux de rémunération devrait se maintenir à ce niveau dans les prochaines années. » Interrogé par Lionel Augier, l’animateur de cette soirée, sur les faits marquants de 2016, Henri Buecher a évoqué le climat des affaires : « La confiance s’est renforcée sur la fin de l’année, mais nous ne sommes pas à l’abri des incertitudes économiques et électorales ». Autre phénomène, les taux d’intérêt très bas. « La tendance des taux longs est haussière depuis la rentrée, du fait de la hausse de l’inflation et de la remontée des taux aux USA », explique Pierre Fort. Ces mouvements de hausse n’ont pas été répercutés immédiatement à cause de la concurrence mondiale. Dernier élément, la crise agricole : « Notre région n’y échappe pas, souligne le président. Le Crédit Agricole y a apporté toute son attention. Nous avons mis en œuvre des solutions adaptées aux problèmes des agriculteurs en difficulté. » Pour autant, l’agriculture de nos régions investit et innove pour renforcer sa compétitivité et répondre aux attentes des consommateurs. De très belles performances en crédits à l’habitat Conséquence du niveau de taux historiquement bas, le résultat brut d’exploitation de la Caisse régionale est en baisse. Mais une très bonne maîtrise des risques et une baisse de l’imposition permettent de maintenir le résultat au niveau de 2015, à un peu plus de 70 M€. « Nous avons réalisé de très belles performances en crédits à l’habitat : plus de 8 000 emprunteurs ont ainsi pu réaliser leur projet. Le dynamisme de nos équipes et des prix compétitifs y ont contribué. » La Caisse régionale a également connu une belle activité dans le financement des ménages : les crédits à la consommation progressent de 17 %. « C’est devenu un outil de gestion du budget des ménages », explique le directeur. Les crédits d’investissement sont en légère progression, malgré l’attentisme économique. Les crédits aux agriculteurs sont en hausse de 13 %. « Nous nous développons également dans le secteur de l’artisanat, notamment dans l’agroalimentaire. » L’assurance représente une part importante du chiffre d’affaires de la Caisse régionale, poursuit Pierre Fort. « Nous connaissons de belles progressions, notamment en prévoyance. » Si le résultat net est comparable à 2015, le chiffre d’affaires est en baisse, malgré les volumes en hausse, sous le coup de la forte réduction des marges. « Pour autant, nous avons continué à investir dans nos agences et nos ressources humaines. Et nous continuerons à investir en 2016. Nous allons lancer une étude pour la construction d’un nouveau site à Épinal », annonce Pierre Fort. « La Caisse régionale a fait preuve de résilience et dégagé un bon résultat », souligne-t-il. Succès de la carte bancaire Sociétaire Comment continuer à faire exister des valeurs mutualistes fortes ? Le président se réjouit du succès du bonus de la carte bancaire Sociétaire : pour chaque opération effectuée (retrait ou paiement), la Caisse régionale verse 1 centime d’euro sur un fonds destiné à accompagner des initiatives locales, et ce sans coût supplémentaire pour le sociétaire. « Cela nous a permis de soutenir 18 projets en 2016 (culture, insertion, animation des territoires). » En 2017, la croissance française devrait rester timide, estime Pierre Fort. Les taux d’intérêt ne devraient monter que très graduellement. « Nous n’anticipons pas de hausse très marquée, mais les échéances électorales aggravent l’incertitude : la sortie de l’euro, en particulier, aurait des conséquences graves pour l’économie, le budget de l’État et celui des ménages. » Des lois sont votées pour renforcer la concurrence, de nouveaux acteurs viennent bouleverser le paysage bancaire. Dans un contexte de banalisation de l’offre, le Crédit Agricole entend continuer à se différencier par le conseil, insiste le directeur général. « Les attentes du client évoluent en profondeur à l’heure du digital, nous obligeant à nous réinventer. Cette transformation nous conduira à faire de la banque autrement. Avec une exigence, satisfaire le client et proposer un rapport qualité-prix adapté. Nous pouvons nous appuyer sur la puissance du groupe Crédit Agricole. » « Nous avons commencé notre transformation, souligne Pierre Fort. Notre ambition est de devenir une banque 100 % digitale et 100 % humaine : l’agence devient une plateforme multicanal, au cœur de la relation entre le conseiller et son client. » De quelle banque parle-t-on ? « Une banque animée par des hommes et des femmes formés tout au long de leur carrière, avec des agences rénovées pour offrir de bonnes conditions d’accueil à nos clients et de travail à nos collaborateurs, une banque qui simplifie la vie, avec la possibilité de traiter ses affaires depuis sa tablette, depuis chez soi. C’est le client qui fait le choix du mode de la relation avec son conseiller. » « Pas de repli frileux » Présent auprès des entreprises, quelle que soit leur taille, le Crédit Agricole Alsace Vosges a pris l’option d’encourager les stars up. « Nous avons inauguré l’an dernier notre première plateforme d’entreprises à Colmar et nous sommes associés au projet KM0 », explique Pierre Fort. « Nous avons signé un partenariat avec l’Adie pour accorder des microcrédits afin de favoriser l’insertion économique » ajoute Henri Buecher. Les « start-up » agricoles ne sont pas oubliées : « Nous allons lancer l’Installation by CA » ; une convention sera signée prochainement avec les Jeunes Agriculteurs. « Notre Caisse régionale est tournée vers le développement. Sa solidité financière nous autorise cette stratégie. Les hommes et femmes qui la composent sont déterminés à mener à bien la transformation dans laquelle nous nous sommes engagés », conclut Pierre Fort.

Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin

François Kempf quitte la présidence

Publié le 18/04/2017

L’assemblée générale de la fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin s’est tenue vendredi 31 mars à l’Écomusée d’Ungersheim. Le site est le siège de l’association qui entretient le verger conservatoire qui compte plus de 280 variétés d’arbres fruitiers.

Après douze années à la présidence de la fédération, François Kempf a fait savoir qu’il quittait ses responsabilités tout en souhaitant rester dans le bureau directeur. Il a retracé ce parcours. « Parmi toutes les actions, je vais retenir ces formations de pressage de jus auprès des écoliers. Pas moins de 426 classes ont été rencontrées. Cela représente 8 650 élèves et 35 660 litres de jus de pomme. J’ai également organisé et animé quatre sessions de moniteurs où 142 personnes ont été formées. J’ai toujours été aidé de collègues moniteurs. Merci à toutes et à tous », explique François Kempf. Il a ensuite effectué son rapport moral et d’activités sur l’année écoulée. Pas moins de 287 démonstrations de taille pratique ont été réalisées, mais également quatre stages théoriques, 18 séances d’informations diverses, 97 activités envers les écoliers, trois stages de distillation, 22 expositions fruitières, soit un total de 431 activités. À l’Écomusée, 28 plaques explicatives sur différentes variétés de pommes ont été mises en place dans le Kappaweg et accrochées aux arbres. « Une vingtaine de pommiers a été replantée à la place des arbres manquants. Une soixantaine de variétés de pommes est présentée », ajoute François Kempf. À noter qu’en 2016, la fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin a encore formé 57 moniteurs lors d’une journée de perfectionnement. Et, à l’Écomusée, il y a eu 697 heures de travail dont 257 heures consacrées aux animations. Les présidents des commissions ont ensuite effectué leur propre rapport. Pierre Bader, pour la commission technique a précisé qu’une « fiche d’identification sur la Sharka a été envoyée aux associations en avril 2016 ainsi qu’une fiche d’identification sur la Drosophila Suzuki de plus en plus présente dans le monde arboricole. La commission a décidé d’élaborer des supports pédagogiques et d’informations techniques pour les moniteurs sur ces thèmes », a précisé Pierre Bader. Après l’approbation du rapport financier et le renouvellement partiel du comité, plusieurs arboriculteurs ont été récompensés d’une pomme d’or, d’argent ou d’encouragement.  

Coopérative des sylviculteurs d’Alsace (Cosylval)

Transmettre des forêts d’avenir

Publié le 14/04/2017

La 18e assemblée générale de la coopérative Cosylval a eu lieu mardi 21 mars à Bergheim. Au total ce sont 54 coopérateurs qui se sont déplacés aux assemblées de section ainsi qu’à la visite de terrain qui s’est déroulée chez le président de la coopérative, Michel Rolli.

Les coopérateurs alsaciens se sont vu remettre une fiche synthétisant les chiffres clés de l’exercice 2015-2016 de la coopérative. Malgré un chiffre d’affaires légèrement en baisse, le volume d’activité est en constante augmentation. Par ailleurs, à l’issue des assemblées de section du matin qui se tenaient à Châtenois et à Sainte-Croix-en-Plaine, une présentation des projets d’appel à manifestation d’intérêt (Ami) Dynamic bois a été proposée aux coopérateurs. Le projet FibAlsace au Nord a été présenté par Pascal Ancel, du Centre national de la propriété forestière (CNPF). Les deux projets « Ami Dynamic Bois 2015 » ont ensuite été détaillés au Sud. Le projet de l’énergie du reboisement Franche-Comté Alsace (Erfcal), a été présenté par Julio Boutry, de Cosylval. Le projet FibAlsace sur le Haut-Rhin avec les actions de mobilisation concertées a été expliqué par Thierry Bouchheid, du CNPF. Les ambitions du projet Erfcal sont de convertir ou d’améliorer les peuplements pauvres ou malades, de dynamiser la sylviculture, d’inciter les agriculteurs à gérer leurs boisements linéaires ou accrus forestiers naturels. Les animations visent à la réalisation de documents de gestion durable, à la certification des entreprises, à la hiérarchie des usages et à la traçabilité des bois. Les objectifs sont d’améliorer pas moins de 90 hectares, de reboiser 70 ha, de traiter 120 ha d’accrus forestiers et de valoriser des bois des grands réseaux d’infrastructure. Tous ces projets et cette politique forestière ont un seul objectif : transmettre des forêts d’avenir. 25 hectares de peupliers Dans l’après-midi, les coopérateurs ont pu découvrir et apprécier la populiculture à travers l’expérience de Michel Rolli grâce à une visite commentée de sa propriété située dans la plaine de l’Ill. « Les premières plantations de peupliers ont été réalisées dans les années 1980 après transformation de taillis d’aulne ou en boisement de terre agricole », explique Michel Rolli. L’objectif de gestion de la propriété est la production de bois d’œuvre de qualité déroulage. Le cultivar dominant est le koster qui est élagué de 6 à 10 mètres grâce à l’utilisation d’une nacelle. La première parcelle visitée a permis d’expliquer le déroulement d’une plantation de peupliers sur zone inondable. « Les plançons ont été installés sur des ados afin de surélever le système racinaire et permettre au peuplier de ne pas se noyer. Un fossé a été ouvert une ligne sur deux afin de drainer au maximum la parcelle et permettre une meilleure reprise des plants », précise Michel Rolli. La deuxième parcelle présentait un essai comparatif de peupliers (six cultivars) réalisé au cours de l’hiver 2002-2003. Enfin, la troisième et dernière parcelle a été l’occasion de voir l’aboutissement de la gestion populicole de la famille Rolli. À savoir, une parcelle exploitée cet hiver. Les bois ont été commercialisés via le cahier de vente peuplier de l’hiver 2016-2017 réalisé par la coopérative. Le bois d’œuvre qualité déroulage a été vendu en bloc et sur pied, tandis que la qualité palette l’a été bord de route. Les houppiers ont été triés en bord de parcelle puis broyés directement dans des camions à fonds mouvants. Au total, cette forêt de peupliers occupait une surface de 25 ha et se trouvait, en grande partie, en zone Natura 2000. En fin d’après-midi, les délégués des assemblées de section se sont réunis en assemblée plénière. En présence du commissaire aux comptes, ils ont définitivement validé le résultat financier de l’exercice 2015-2016, procédé au renouvellement du conseil d’administration et honoré trois salariés de la médaille d’honneur agricole en vermeil pour trente années de vie professionnelle, essentiellement chez Cosylval.

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