Entrepreneurs des territoires du Haut-Rhin
Agir au lieu de subir
Entrepreneurs des territoires du Haut-Rhin
Publié le 25/02/2017
Les Entrepreneurs des Territoires du Haut-Rhin ont tenu leur assemblée générale à la station Limagrain de Rustenhart. L’occasion d’évoquer les effets collatéraux de la crise agricole sur leurs activités.
Face à la crise économique qui touche de plein fouet le monde agricole, les Entrepreneurs des Territoires (EDT) sont à leur tour mis en difficulté. « Devant nous, il y a des entreprises qui n’ont plus assez de trésorerie. Du coup, cela devient compliqué - voire impossible - pour certains d’honorer leurs factures », fait remarquer le président des EDT 68, Claude Gretter. « Pour l’instant, les céréaliers ont encore une année d’avance par rapport aux éleveurs. Mais après, je ne sais pas comment on fera si la campagne à venir n’affiche pas de bons résultats. » Au niveau national, les Entrepreneurs des travaux agricoles ont constaté une hausse de 30 % des impayés chez les agriculteurs, principalement dans les grandes régions d’élevage, dans l’ouest du pays. « Cette situation a entraîné la disparition de 1 000 emplois sur notre secteur au cours de l’année écoulée », témoigne le secrétaire général des EDT 68 et membre du conseil d’administration à la FNEDT (Fédération nationale des entrepreneurs des territoires), Eric Brodhag. Si la situation n’est pas des plus réjouissantes, Claude Gretter et son équipe refusent de rester les bras ballants. « Au contraire, nous devons réfléchir aux moyens que nous avons à notre disposition pour agir et surtout ne pas subir », souligne le président du syndicat haut-rhinois. Pour lui, la « pire des choses » serait de ne rien faire. Et même si la situation semble inextricable, quelques actions peuvent être engagées par les entrepreneurs des territoires : faire le point avec ses clients, évaluer l’état de sa trésorerie, rechercher le motif des factures impayées (problème effectif de trésorerie du client, mauvaise foi, négligence, litige au sujet de la prestation, etc.), relancer le client et le contacter pour vérifier le motif de non-paiement, utiliser les carnets de travail avec fiches de travaux à signer par le prestataire et le client (permet d’avoir une preuve écrite des prestations effectuées), être en règle avec la législation, et être titulaire de l’agrément phytos pour les prestations concernées. « Dans tous les cas, notre syndicat est à l’écoute de tous les entrepreneurs désireux d’être conseillés », poursuit Claude Gretter.












