Vie professionnelle

Fête du lait d’Alsace Lait

Convivialité et solidarité

Publié le 06/07/2023

Dimanche 2 juillet, Alsace Lait a invité producteurs et salariés à partager un moment de convivialité pour fêter, enfin, les 40 ans de la coopérative, et asseoir ses valeurs de coopération, de solidarité, et son rôle de moteur d’une consommation locale et responsable.

Pour accueillir près de 600 personnes, dont 150 enfants, 130 salariés et 320 producteurs, Alsace Lait avait prévu pas moins de quatre sites : l’EARL Goehry et le Gaec des 4 Ponts à Mittelhausen, l’EARL de l’Ancien Moulin Wack à Mittelschaeffolsheim, et l’EARL Bohr à Gimbrett. Sur chaque site, de petites animations étaient prévues, et les visiteurs pouvaient aller de l’un à l’autre à pied grâce à des parcours balisés à travers champs. « Réunir producteurs et salariés était une idée qui nous trottait dans la tête depuis un certain temps », indique Michel Debes, président d’Alsace Lait. Sa concrétisation a également été motivée par la volonté de fêter les 40 ans de la coopérative, qui auraient dû être célébrés en 2020. Une célébration qui a été repoussée deux fois par le Covid. À l’heure du repas, salariés et producteurs sont réunis autour de la buvette, tenue pas les Jeunes Agriculteurs du canton de Hochfelden, et des tartes flambées concoctées avec des produits Alsace Lait, évidemment. « Nous avons voulu faire quelque chose de simple et de convivial, à l’image de la coopérative », confie Thomas Gillig, administrateur à Alsace Lait. Il précise que, suite à son renouvellement, le conseil d’administration est rajeuni, avec une « moyenne d’âge autour de 42 ans ». Et que ce conseil d’administration rajeuni, a, en phase avec la nouvelle direction, incarnée par Hervé Massot, la volonté de « donner la priorité au local, d’ancrer l’entreprise dans son territoire ». Une volonté démontrée par Hervé Massot dans son mot d’accueil où il a rappelé qu’Alsace Lait est certes une industrie laitière, mais pas que : « C’est aussi 300 salariés, et 198 exploitations agricoles dans 70 villages ». « Coopérer avec passion » Yves Demangel, directeur du pôle marque à l’Adira, l’Agence de développement d’Alsace, a remis le prix Alsace Excellence aux représentants de la coopérative. Ce prix a une portée de label RSE, a-t-il rappelé. Il est décerné - ou pas - aux entreprises après un audit portant sur un « référentiel exigeant » au gré de quatre piliers : économique, social, sociétal et environnemental. Si Alsace Lait l’a obtenu, c’est pour différentes raisons, notamment « ses innovations pour développer sa gamme et gagner des parts de marché, son implication dans l’écosystème local, sa volonté de produire des denrées saines et les moins impactantes possibles sur l’environnement ». Yves Demangel, a conclu avec le slogan de l’entreprise : « Coopérer avec passion pour faire vivre des savoir-faire régionaux authentiques et durables ». Après avoir dit « l’honneur pour l’entreprise » que représente ce prix, Michel Debes a appelé le père Denis Ledogar, pour l’association Semeurs d’étoiles, et Marthe Kehren, pour l’association Les enfants de Marthe. Chacun à leur tour, ils ont présenté leurs associations, qui œuvrent toutes deux, à leur manière, à rendre la vie des enfants hospitalisés et de leurs familles, plus douces dans l’épreuve. Chaque association a reçu un chèque d’une valeur de 5 000 €. Une spécialité à l’ail d’Alsace dans les tuyaux Gâtée par la météo, cette fête avait aussi lieu dans une conjoncture laitière favorable. « Après avoir été en hausse, nos charges se stabilisent, et les hausses de prix sont passées, ce qui nous permet de rémunérer le lait à 500 €/1 000 l et 520 €/1 000 l pour le lait de prairie jusqu’à fin septembre », indique Michel Debes. Lancé récemment, le beurre Alsace Lait se fait une place dans les étals et les habitudes de consommation. Michel Debes est serein : « Les Alsaciens sont chauvins », lance-t-il. Ce n’est pas que lui qui le dit, ce sont aussi les études de consommation, qui montrent que « huit fromages blancs sur dix achetés en Alsace sont estampillés Alsace Lait », ou encore que « dans le top 10 des marques locales, trois sont alsaciennes, dont Alsace Lait ». Les industries alimentaires locales auraient tort de ne pas proposer aux Alsaciens de quoi satisfaire leur locavorisme. Aussi, Alsace Lait et l’entreprise Colin de Mittelhausen se sont associées pour proposer, d’ici quelques mois, une nouvelle spécialité : « Un fromage à tartiner à l’ail d’Alsace qui sera produite et transformée par Colin », annonce Michel Debes. « Nous avons envie d’explorer l’univers du salé, notamment en proposant des spécialités apéritives », ajoute Thomas Gillig. Seule ombre au tableau, la distribution, qui tend à faire son beurre sur les produits régionaux. Michel Debes illustre : « La plaquette de beurre sort de notre usine à 2,05 €. Dans certains magasins, nous l’avons trouvée à 3,60 €. C’est une marge énorme. Un prix de vente à 2,40 € - 2,60 € serait plus correct et incitatif pour les consommateurs ! »

Publié le 05/07/2023

Depuis le mois de mai, Stéphane Janus est le nouveau directeur du Paysan du Haut-Rhin et de l’Est agricole et viticole. Présentation de son parcours, ses motivations, ses ambitions…

Depuis de nombreuses années, vous gravitez autour du monde agricole alsacien. Quel a été votre parcours avant d’arriver à la direction de nos deux journaux agricoles alsaciens ? Stéphane Janus : « Je suis âgé de 43 ans et domicilié à Herrlisheim dans le Bas-Rhin. Je suis marié et père de trois enfants. J’ai grandi dans la ruralité de notre belle Alsace, au plus près de la terre. S’il faut chercher trois générations avant moi pour trouver trace d’un agriculteur dans ma famille, je me suis imprégné de l’agriculture au lycée agricole d’Obernai. Après mon bac, j’ai effectué un DUT d’agronomie à Colmar au sein de la première promotion « valorisation et transformation des productions agricoles ». Après la réussite de mon master, j’ai effectué un stage à la Chambre d'agriculture du Haut-Rhin de l’époque. C’était au Groupement de développement des producteurs de légumes d’Alsace (aujourd’hui Planète Légumes NDLR). J’ai travaillé sur les cahiers des charges des productions légumières et sur les premiers événements agricoles comme Saveur et Soleil d’Automne aux Tanzmatten à Sélestat. J’ai ensuite postulé pour un remplacement de congé maternité à Bienvenue à la ferme 67 où j’ai créé avec Mireille Issler la première association Bienvenue à la ferme qui a regroupé toutes les sensibilités en une seule et même entité dans le Bas-Rhin. J’ai ensuite été au service agricole économique (Saera) jusqu’en 2007 avant de devenir le responsable de la communication de la Chambre d'agriculture du Bas-Rhin. J’ai également été responsable administratif pour les Terres à l’Envers en 2010-2011 avant de reprendre mes fonctions de responsable communication pour la Chambre cette fois au niveau Alsace. En 2016, j’ai eu la responsabilité de la confrontation holstein. Et depuis décembre 2016 et jusqu’au 30 mars 2023, j’étais responsable de la communication chez Groupama Grand Est ».   Après toutes ces expériences dans les coulisses de l’agriculture, pourquoi avoir accepté de prendre la direction de nos deux journaux agricoles ? « C’est mon appétence pour les médias. Je reste convaincu que le traitement de l’information est exigeant dans la société d’aujourd’hui. Et je suis motivé à l’idée d’apporter une information de qualité et ancrée dans son bassin de vie. Avec l’Est agricole et viticole et le Paysan du Haut-Rhin, j’avais envie de retrouver cette proximité avec les professionnels et de travailler avec les équipes sur le terrain. J’ai eu le plaisir de rencontrer des gens passionnés qui se confrontent au quotidien aux réalités économiques et sociétales. Ils participent à la promotion de ces métiers qui offrent une belle diversité à l’agriculture et à la viticulture sur notre territoire dynamique. Oui, c’est un monde passionnant ».   Vous avez rejoint l’équipe il y a plusieurs semaines, et les projets ne manquent pas. Quelles sont vos priorités à court, moyen et long terme ? « Je souhaite que nos journaux continuent d’offrir la possibilité de diffuser une information juste, précise, de qualité et locale à nos lecteurs actuels. Je souhaite diversifier les vecteurs de communication utilisés car nous faisons face à une vraie mutation de la communication de l’information. Le journal d’hier ne sera pas celui de demain. Cela ne signifie pas que le papier va disparaître. Mais nous devons continuer dans le même temps à renforcer certains services et savoir-faire qui existent comme la newsletter, les vidéos d’Hugo, le web first pour gagner en diffusion rapide de l’information. Nous devons continuer à gagner en visibilité et en notoriété. Nous sommes un hebdomadaire et nous pouvons encore gagner dans le traitement quotidien de l’information. Nous devons également promouvoir et développer nos autres services avec notre studio graphique, nos offres de création de sites internet ou de motion design. Le tout en répondant aussi aux attentes de nos annonceurs. Nous voulons diffuser l’information au bout des doigts de nos lecteurs. Les actifs du monde agricole ne consomment plus l’information de la même façon. Les usages ont évolué et le numérique y prend toute sa place même si, je le répète, le papier ne va pas disparaître. Nous devons continuer à véhiculer des sujets techniques qui sont eux plus agréables à lire sur le papier que derrière un écran. Pour autant, nous devons proposer de nouvelles rubriques. Nos lecteurs ont par exemple découvert il y a plusieurs mois « Ma Ville, Mon Maire ». Il s’agit d’une belle passerelle avec nos partenaires institutionnels et les professionnels de l’agriculture et de la viticulture. »   Des offres variées et pas seulement celles de nos deux journaux donc… « Oui, il faut savoir que derrière les journaux, il y a un studio graphique qui a des compétences en matière de web, de webdesign ou encore en communication. Nous sommes prêts à accompagner la conception graphique, la création de leurs logos, les divers besoins de nos clients. Notre service pub est à l’écoute de nos annonceurs. Notre service de publication des annonces légales est également très mobilisé. Nous sommes là pour répondre aux demandes des professionnels. C’est notre ADN. Il y a, à Sainte-Croix-en-Plaine et à Schiltigheim, 25 collaborateurs en tout à leur service. Ce sont des emplois locaux. Notre actionnariat est 100 % local. Nous sommes ancrés dans le territoire alsacien. Comme hier et aujourd’hui, nous serons là demain pour apporter une actualité locale, rurale et de qualité. »

Les produits locaux à Métro

De la fourche, au caddie, à la fourchette !

Publié le 05/07/2023

Métro Strasbourg, à Souffelweyersheim, est le Métro français commercialisant le plus de produits locaux. Lundi 26 juin, comme dans 29 autres Métro de l’Hexagone, l’enseigne dédiée au commerce de gros à destination des professionnels indépendants, a mis en valeur ses fournisseurs, producteurs agricoles et transformateurs du cru. Les discussions et les dégustations avec les clients restaurateurs ont permis de redorer encore un peu plus, s’il le fallait, le blason du Made in Alsace. Mais il n’y avait pas de promotion.

L’interprofession des fruits et légumes d’Alsace, la distillerie Meyer’s, Alsace Lait, les volailles Bruno Siebert, la brasserie Licorne, Boehli, la fromagerie Haxaire, la choucrouterie Lepic, les eaux Wattwiller et Carola, les boissons Lisbeth, les cafés Reck, Pierre Schmidt, les produits de la Cigogne, Schneider pro et même des producteurs de safran local : lundi, les fournisseurs alsaciens de Métro Strasbourg, à Souffelweyersheim, étaient à l’honneur à l’entrée du magasin de professionnels des métiers de la bouche. Présentation de leurs entreprises et de leurs produits, dégustations : certains ont fait mouche auprès de chefs curieux non avertis, mais la majorité des fournisseurs alsaciens sont déjà bien connus. « L’Alsace est au premier rang de la consommation locale, en France, a rappelé Sébastien Muller, le président de l’Association régionale des entreprises alimentaires du territoire Alsace (Aria Alsace). De l’apéritif au digestif, nos plus de cent membres régalent : la preuve en est, ici ! Les marques Savourez l’Alsace et Savourez l’Alsace - Produits du terroir, ce sont plus de 4 000 produits. Nous comptons sur Métro pour être bien identifiés dans le magasin. » Le 26 juin, impossible de passer à côté des marques alsaciennes, en tout cas. Métro endosse même une autre responsabilité. « Nous sommes le maillon qui permet de regrouper tous les acteurs de l’alimentaire pour qu’ils parlent au client final de l’origine France et locale, car les consommateurs sont sensibles à cela », a souligné Jean-Michel Braun, le directeur de Métro Strasbourg.     Un quart de l’offre alimentaire est local Cette journée dédiée à l’origine France dans 29 « halles » de l’Hexagone, comme sont appelés aujourd’hui les magasins Métro, s’intitule le « Big bang origine France ». Elle permet de célébrer la Charte Origine France, une initiative du 28 janvier 2020, signée par douze fédérations majeures la filière restauration hors domicile (RHD), dont la FNSEA. « Le lait, les œufs, le lapin, les pommes de terre, les steaks hachés, les tartares, les produits de la mer sont 100 % français chez Métro pendant les périodes de production saisonnières, idem pour les fruits et légumes. Nous avons réussi à accroître la part d’origine France de 4 % dans la boucherie, depuis le lancement de cette charte », a partagé Jean-Michel Braun. Le directeur a appelé à rester mobilisé pour promouvoir l’excellence des produits français et répondre aux attentes des restaurateurs et concitoyens. Sébastien Richard, du Gaec du Chênesire à Steige, administrateur d’Alsace Qualité, qui informe et sensibilise les Alsaciens à consommer des produits locaux au travers de la marque Savourez l’Alsace - Produit du terroir notamment, a d’autant plus apprécié cet appel qu’il s’inquiète du renouvellement des générations agricoles. Au micro le 26 juin, pour soutenir l’action de Métro, il a déclaré : « La souveraineté alimentaire est un sujet important pour nous. Les jeunes générations d’agriculteurs ont besoin d’un engagement pour se projeter ; d’une vision sur les volumes, les prix, de contractualisations, pour s’installer. » Les chiffres présentés par Métro prouvent encore sa politique volontariste en faveur de l’origine France : 70 % de ses produits sont français ; sur 45 000 références au total, 7 000 sont des produits du terroir, soit 25 % de l’offre alimentaire, et sur 4 000 fournisseurs, un quart sont des petits producteurs. En juin 2023, Métro France a créé une communauté de 1 000 clients « J’aime cuisiner français », pour augmenter la part des produits français dans leurs menus. À la rentrée 2023, Métro organisera des portes ouvertes chez ses fournisseurs agriculteurs, dont une en Alsace.

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