Vie professionnelle

Agriculteurs et sapeurs-pompiers volontaires

Le feu de la passion

Publié le 12/04/2021

Leur métier et leur engagement sont complémentaires. Gautier, Clément, Pierre-Paul et Dominique, sont agriculteurs et sapeurs-pompiers volontaires (SPV). Ils livrent leurs motivations et les apports mutuels de leurs deux passions à leur exercice.

« Mon père, Jean, m’a transmis la passion. Il a passé 45 ans au sein de la section des SPV d’Ebersheim. Petit, je l’aidais à se préparer quand, la nuit, il partait en intervention », se souvient Gautier Kempf, les yeux pétillants. Le jeune homme confie avoir toujours été le premier à courir pour aider quelqu’un à se relever. Rendre service, être présent pour une personne dans le besoin sont ses moteurs. « Le gros changement, à la maison, a eu lieu quand on a été deux à partir en opération », enchaîne l’étudiant de BTS au lycée agricole d’Obernai, qui aide à l’élevage d’Ebersheim dès qu’il le peut. Son papa, sexagénaire, a raccroché le casque de pompier récemment mais il n’a pas encore lâché la fourche. Gautier, qui aura 20 ans dans quelques semaines, a signé son contrat d’engagement fin 2017. Jeune sapeur-pompier (JSP) depuis ses 12 ans, il est devenu SPV à 16 ans… comme son paternel. Chez les Kretz, à Osthouse, l’engagement au sein des SPV est aussi une histoire de famille. Pierre-Paul, 26 ans, a suivi les traces de son père Dominique, la cinquantaine fringante ; tout comme sa sœur, Sophie. Et les conjoints des enfants Kretz sont aussi engagés. « On mange pompier, on dort pompier. Ils sont tous pompiers ici, sauf moi », plaisante Agnès, l’épouse de Dominique, qui travaille dans une maison de retraite. L’aide à la personne, ils l’ont chevillée au corps. Dominique fête sa 35e année de SPV en 2021. Pierre-Paul est SPV depuis ses 18 ans. Il n’était pas JSP. Bien qu’il assistât aux manœuvres à 10 ans et y jouait parfois les victimes, il n’a pas adhéré à l’association, peu développée à l’époque à Erstein. Mais quand sa bande de copains, avec qui il cueillait le tabac pour son papa chaque été, a commencé à se disperser, Pierre-Paul et trois de ses amis se sont engagés. Avoir l’esprit d’équipe - l’esprit de corps, dit-on, à raison - est primordial pour une bonne coordination. Nourrir et secourir Seul sur l’exploitation, à 23 ans, Dominique était heureux de rompre la solitude, de retrouver une ambiance de franche camaraderie, tout en étant utile à ses concitoyens. « Les pompiers, c’est comme une assurance ou l’irrigation. Faut les avoir mais ne pas en avoir besoin », lâche-t-il. S’il est toujours engagé, à 58 ans, c’est aussi pour l’adrénaline. « Chaque feu est autre, différent. On ne sait jamais ce qu’on va trouver », insiste-t-il. Aujourd’hui, le secours à la personne prévaut. Pierre-Paul, son fils, qui sait conduire le véhicule ambulance, est plus sollicité. Dominique Kretz et lui travaillent ensemble sur la ferme qui produit des céréales et des légumes. D’un signe, ils se comprennent, comme les Kempf. Le plus âgé sait quand il doit prendre le relais sur l’exploitation. « On s’engage par passion. On a la fibre ou pas », résume Dominique pour deux. « Les SPV, c’est passionnant et prenant… comme le métier d’agriculteur ! », s’exclame Clément Mathis, éleveur laitier installé en individuel à Seebach, depuis trois ans. Il a repris la ferme de ses beaux-parents. Avant, il travaillait au contrôle laitier. Il a démarré son engagement de sapeur-pompier à la section de Stotzheim, à 17 ans. Il s’y était engagé avec un copain, « pour aider et secourir la population locale » et « participer à diverses opérations ». Lui aussi voulait intégrer une équipe « soudée ». Son grand-père était agriculteur et pompier mais il n’a pas le souvenir de l’avoir vu partir en intervention. Il se souvient de son oncle, SPV, mais ne pense pas qu’il l’ait motivé. Clément a demandé sa mutation aux SPV en 2018, pour continuer son engagement dans le nord de l’Alsace, et s’intégrer plus facilement à la vie du village. Il est le seul agriculteur du corps, à Seebach. À Osthouse, ils sont deux. À Ebersheim, aussi. Comme les Kempf et les Kretz, il est heureux de nouer des liens avec des personnes extérieures au monde agricole et de donner une bonne image de son métier. Disponibles Les agriculteurs sont précieux aux pompiers. Il y a encore quarante ans, ils constituaient l’essentiel des sections. Aujourd’hui, s’ils sont plus rares, c’est qu’ils sont, d’une part, moins nombreux dans la profession et, d’autre part, que l’engagement est « sérieux », souligne Gautier Kempf. Les trois semaines de formation préalable à la première sortie en opération et une formation annuelle de quarante heures minimum pour rester au niveau en dissuadent plus d’un. Sans compter les interventions. « Plus d’une fois, j’allais à un carnaval quand le sélectif a sonné. Le carnaval attend ! », conclut le jeune qui a un sens accru des responsabilités. Dominique Kretz le conçoit ainsi : « Le temps accordé aux SPV est du temps pris sur la famille. » Les jours de garde ou d’astreinte, il faut être sur le qui-vive, fête ou pas ! Aujourd’hui, une application de gestion sur smartphone permet de signaler ses désistements et de se faire remplacer, mais les Kretz ne l’utilisent qu’en cas d’urgence au boulot, disent-ils. « Si la récolte dure plus longtemps que 19 h, un vendredi soir, tu n’es pas obligé de t’arrêter », illustre Pierre-Paul. D’autant plus que le soir, plus de SPV peuvent suppléer. Le principal avantage d’engager des agriculteurs au sein des SPV est leur disponibilité dans la ville ou le village, la semaine, en journée. « En quatre minutes, je peux être à la caserne, après le déclenchement du sélectif, assure Gautier Kempf. Quand on sait que les chances de survie diminuent sept minutes après un arrêt cardiaque… » Il est bien sûr d’astreinte uniquement lorsqu’il est à la ferme. L’étudiant liste rapidement les atouts les plus évidents des agriculteurs SPV. « On connaît le village, les points d’eau, les petits chemins, les lieux-dits et les personnes. C’est un réconfort pour elles, ça les apaise. On ne fait pas toute la différence mais c’est déjà ça », estime-t-il humblement. Même son de cloche chez les Kretz et Clément Mathis. Le jeune éleveur de Seebach ajoute : « On a le contact plus facile avec les animaux. On sait comment les approcher s’ils sont apeurés lors de captures. Jamais de face et il faut être prêt à ce qu’ils réagissent brusquement. » Si le feu gronde, par contre, Dominique Kretz le répète : « Les animaux paniquent. Tu leur ouvres et tu les laisses partir. Puisqu’ils représentent un danger, c’est bien de les contenir ensuite, mais seulement si c’est possible ! Ils peuvent casser des barrières. » « On a la connaissance de ce qui se trouve sur une exploitation : les stocks de fioul, le local à produits phytos (les engrais à forte teneur en nitrate d’ammonium sont explosifs, par exemple, N.D.L.R.) », pointe Pierre-Paul. Gautier et lui témoignent volontiers en formation. Les deux passions sont « complémentaires, mentionne Gautier. Et on ne compte pas nos heures. » Les agriculteurs SPV sont donc aussi pourvoyeurs d’idées de situations accidentogènes et de lieux de manœuvres originaux. La ferme des Kretz, à Osthouse, a déjà été le théâtre d’opérations. Pierre-Paul y a appris à manier la tronçonneuse et à y garer les tracteurs : « J’ai la notion des gabarits », constate-t-il. Encore un plus, par rapport à d’autres. Il sait aussi « ne pas se griller ». « On sait maîtriser l’effort, argue-t-il. Ce métier d’agriculteur, physique, nous entretient et nous permet de switcher. Après une intervention difficile, si on travaille, on a l’esprit occupé. Et, le soir, on est tellement KO que ça passe peut-être plus vite. » Attentifs En tant qu’agriculteurs, que gagnent Gautier, Clément, Pierre-Paul et Dominique à avoir intégré les corps de SPV ? « C’est une grande famille, confie Dominique Kretz. Les autres pompiers sont toujours là pour vous, même en dehors du service. » Cette cohésion ravit les jeunes aussi, qui ne tarissent d’ailleurs pas d’éloges sur le suivi du STIS 67, en cas de coup dur. Ils ont déjà tous été confrontés à la mort. « On peut parler à un psy », rassure Clément. « À la fin d’une intervention, on discute, on débriefe. On voit des choses lourdes. C’est important d’en parler, de s’en libérer. Nous ne sommes pas livrés à nous-mêmes. Nous sommes suivis », affirme Gautier. Et physiquement aussi ! « Si je suis apte pour les pompiers, c’est que je suis en bonne santé, dixit le médecin de la MSA », se réjouit Dominique. Tout comme son père, Pierre-Paul Kretz est pragmatique. Ce que les SPV leur ont appris et qu’ils réutilisent volontiers sur la ferme, c’est à charger les batteries d’un véhicule en journée, parce qu’il y a un risque d’explosion et que la surveillance et l’intervention sont alors plus faciles. Ils ont aussi fait attention à bien placer les extincteurs et, bien sûr, ils savent s’en servir. Clément abonde. Il est d’autant plus sensible à cela que ses hangars sont pleins de paille et de foin. Dominique voit un autre bénéfice à être SPV et de garde, le week-end : « On sait qu’on doit couper avant le vendredi soir, à 20 h. On stoppe le boulot. Et ça nous change les idées ! On est en contact avec des personnes d’autres horizons. » Les gestes barrières contre le Covid-19, ils ont aussi été les premiers à y avoir été formés. « On se remet en question dans notre vie de tous les jours, grâce aux SPV », résume Pierre-Paul. « L’anticipation, synthétise Gautier Kempf. Anticiper le bon comme le mauvais car on n’est jamais à l’abri d’une tuile, j’ai aussi acquis cette faculté grâce aux pompiers. Je n’aurai jamais de doute : j’ai bien fait de m’engager. »    

Publié le 01/04/2021

Par Daniel Peyraube, président de l’AGPM, Éric Thirouin, président de l’AGPB, Franck Sander, président de la CGB et Arnaud Rousseau, président de la FOP.  

Alors que la présidence portugaise ambitionne de finaliser les arbitrages sur la Pac durant son mandat et que les discussions s’accélèrent au niveau national pour définir le Plan Stratégique National (PSN), les présidents des associations de grandes cultures : l’AGPB, l’AGPM, la CGB et la FOP en appellent à une Pac équilibrée qui soit réellement au service de la souveraineté de la France et de l’Europe. La souveraineté alimentaire a été remise au cœur des préoccupations de nos dirigeants et de nos concitoyens à la lumière de la crise sanitaire que nous traversons depuis un an. Nos filières de production n’ont jamais cessé d’alimenter nos marchés, qu’ils soient locaux ou internationaux, démontrant ainsi leur performance et leur organisation dans tous les territoires. Céréales, oléagineux, protéagineux, betteraves, sont à la source d’importantes chaînes de valeurs, des collecteurs de grains, aux élevages et industries de transformation, sans oublier l’export. Nos productions couvrent 22 % du territoire, génèrent 21 milliards d’euros de valeur ajoutée et génèrent 460 000 emplois. Elles contribuent également à lutter contre le changement climatique en absorbant de grandes quantités de CO2 et en restituant du carbone dans les sols. Moins d’un Smic par an ! Malheureusement, en dépit de son excellence et sa performance technique et sanitaire, notre agriculture est exsangue. Avec moins d’un Smic en moyenne par an ces huit dernières années, les revenus moyens des producteurs de grandes cultures sont historiquement bas. C’est purement intolérable ! Dirigeants et citoyens doivent en prendre conscience : les artisans de leur alimentation, de leur énergie verte et de leurs matières premières naturelles, ne gagnent pas leur vie. Comment en sommes-nous arrivés là ? D’abord, le secteur des grandes cultures a fait les frais de choix purement politiques et idéologiques lors des deux précédentes réformes de la Pac : c’est une somme faramineuse d’un milliard d’euros par an de perte directe pour les grandes cultures par rapport à 2007 ! Aujourd’hui, en moyenne, les aides aux exploitations de grandes cultures sont inférieures de 30 % au montant moyen des aides en France. Ensuite, le potentiel de production français est aujourd’hui mis en difficulté par une avalanche de contraintes, de limitations, voire la disparition des moyens nécessaires au développement et à la protection des cultures. […] Rappelons que les aides de la Pac sont indispensables, non seulement aux revenus des exploitants, mais surtout à la pérennité d’une agriculture française capable de nourrir toute la population et pas seulement les plus aisés. Arbitrages à haut risque en préparation Alors, à la veille d’arbitrages majeurs sur le PSN pour la période 2023-2027, nous alertons avec force tous les acteurs sur les dangers pour la pérennité de nos filières céréalière, sucrière ou oléoprotéagineuse. Les propositions des services du ministère mises sur la table dans le cadre du PSN risquent de pénaliser à nouveau les exploitations de grandes cultures. […] Nous demandons une Pac basée sur une approche économique et responsable, intégrant des dynamiques de filières et de territoires. Aussi, nos demandes sont les suivantes : Le revenu des producteurs de grandes cultures doit être sécurisé par les aides du premier pilier, l’augmentation des transferts vers le second pilier doit donc cesser. La convergence des aides doit être limitée et compensée pour les situations les plus impactées. Les aides couplées doivent être adaptées afin de compenser les effets de la convergence et favoriser la structuration des filières, voire par le développement de programmes opérationnels. L’éco-régime, destiné à accompagner la transition agroécologique, doit être accessible à tous et sans distinction de modèles, avec la reconnaissance de schémas de certifications tels que la certification environnementale de niveau 2 et la certification maïs. Aussi, la certification des pratiques, telle la certification environnementale de niveau 2, la certification maïs, comme le recours à des pratiques agronomiques vertueuses doivent permettre l’accès à ces programmes. Le taux du paiement redistributif doit être limité à 10 % et s’appliquer jusqu’à la dimension moyenne des exploitations françaises (63 ha). Une protection des exploitations face à la multiplication des aléas grâce au développement des outils de gestion des risques et plus particulièrement de l’assurance climatique, avec un déclenchement dès 20 % de pertes (Omnibus). Un soutien amplifié à l’investissement pour les exploitations de grandes cultures afin de favoriser les transitions. Nous attendons du ministre de l'Agriculture une position claire en faveur d’une agriculture forte, productive, structurée et organisée, porteuse de valeurs pour nos territoires et au service de l’ambition de notre pays en Europe et dans le monde. Bref une agriculture durable dans toutes ses composantes : le respect de l’environnement et la préservation du climat, une économie saine, et une utilité sociale. Cette durabilité passe d’abord par celle de nos exploitations. Il est urgent que nos dirigeants en prennent pleinement conscience et arrêtent de les ponctionner au profit de modèles décroissants, fantasmés et en totale inadéquation avec les enjeux démographiques et climatiques de notre temps.

Publié le 27/03/2021

Mardi 23 mars, les Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin, en partenariat avec la FDSEA, se sont réunis au Leclerc de Cernay pour dénoncer la décision du Conseil d’État d’annuler l’obligation de mentionner l’origine du lait sur les produits laitiers vendus en France en stickant les produits du groupe Lactalis.

Casquettes rouges vissées sur la tête, six représentants des Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin parcourent le rayon frais du Leclerc de Cernay pour trouver les marques appartenant au groupe Lactalis. Sous les yeux étonnés des clients du magasin, ils stickent, l’un après l’autre, les produits du géant français de la transformation laitière. « Aujourd’hui, nous voulons dénoncer la décision du Conseil d’État qui a annulé le décret obligeant de mentionner l’origine du lait sur les produits vendus en France », explique le représentant des JA 68, Nicolas Dieterich. Une victoire pour le groupe industriel qui avait déjà sollicité plusieurs fois le Conseil d’État à ce sujet. Il a cette fois eu gain de cause, au grand dam de la profession agricole qui redoute désormais une « tromperie » pour les consommateurs. « Il n’y a plus que l’étiquette qui sera française. Pour le reste, on ne pourra pas savoir d’où vient la matière première, dans quelles conditions elle a été produite et avec quelles normes. C’est un coup dur pour les agriculteurs. On se devait de réagir aujourd’hui », justifie Nicolas Dieterich. « La seule réussite de la loi Egalim » Plutôt que de manifester en bloquant ou en faisant beaucoup de bruit, les JA et la FDSEA du Haut-Rhin ont fait le choix d’une action visible sans être envahissant. Pendant qu’un groupe stickait les produits Lactalis dans le magasin, un autre s’entretenait avec le directeur du magasin pour le « sensibiliser sur l’origine des produits », tandis que les autres groupes étaient postés devant les deux sorties du magasin pour distribuer des flyers aux clients. Les moins timides, et les moins pressés, prenant même quelques minutes pour en savoir plus sur les revendications des agriculteurs. « Cette manifestation est une initiative départementale. Nous avons la chance de ne pas être très concerné par Lactalis ici. Il faut savoir qu’ils ont déjà fait pression sur leurs producteurs pour qu’ils ne manifestent pas. Mais on se devait de réagir et de faire réagir. Il faut que les consommateurs soient au courant de ce problème. Avec leurs actes d’achat, ils ont aussi un rôle à jouer », poursuit le représentant des JA. Les élus ne sont pas oubliés non plus. Une lettre cosignée par les JA et la FDSEA 68 leur a été transmise afin de les « sensibiliser » à cette décision du Conseil d’État qui retoque, à leurs yeux, « la seule réussite de la loi Egalim ».   Publiée par Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin sur Mardi 23 mars 2021   6 000 euros pour Lactalis Le Conseil d’État justifie cette décision en expliquant qu'« il n’existe pas de lien avéré entre l’origine du lait (Union européenne ou non) et ses propriétés », conformément à un arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne du 1er octobre 2020. C’est le 19 août 2016 que le Premier ministre avait rendu obligatoire, par décret, à titre expérimental « l’indication de l’origine du lait […] pour la période allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 ». Cette période d’expérimentation avait été prolongée, par décrets, jusqu’au 31 décembre 2021. Le groupe Lactalis avait jugé cet étiquetage illégal parce qu’il était contraire au règlement du 25 octobre 2011 du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. Par conséquent, le Conseil d’État a jugé que la société Lactalis « est fondée à demander l’annulation pour excès de pouvoir de ce décret ainsi que des décrets qui en ont prorogé les effets ». L’État est condamné à verser 6 000 euros à Lactalis. Il faut signaler que le décret du 19 août 2016 incriminé concerne également « le lait et des viandes utilisées comme ingrédient dans des denrées alimentaires préemballées ».   Merci à tous d'avoir répondu présent à notre mobilisation ?? Publiée par Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin sur Mardi 23 mars 2021  

Pages

Les vidéos