Vigne

Publié le 01/08/2017

Exposant traditionnel de la foire aux vins d’Alsace de Colmar, Wolfberger accueille son fidèle public et ses clients sur son stand situé dans le hall 3. Cette année, l’entreprise mettra en avant son crémant Ice Rosé, dernier né de sa gamme crémant.

La présence de Wolfberger est une évidence tant la coopérative est un acteur incontournable du vignoble alsacien. Depuis 2013, elle a modifié son organisation en recevant ses visiteurs sur un seul stand au lieu de deux auparavant, au cœur du hall 3. Un stand lumineux, spacieux et central qui permet d’accueillir un grand nombre de visiteurs dans les meilleures conditions. « Une équipe d’une trentaine de personnes va assurer le bon fonctionnement du stand. Il y aura une dizaine de salariés de l’entreprise, mais également des saisonniers avec un noyau de fidèles qui reviennent tous les ans. Ils proposeront les produits que nous aurons sélectionnés auparavant. Entre 15 et 20 références allant des cépages traditionnels à des gammes plus spécifiques, sans oublier les crémants. Nous allons également proposer des cocktails préparés sur place et des nouveautés », explique Véronique Renck, chargée de communication chez Wolfberger. Des nouveautés rafraîchissantes Les nouveautés, c’est la marque de fabrique de Wolfberger et la foire aux vins est l’occasion d’en profiter. En 2014, il y a eu le « Black Papillon », un vin d’assemblage, de gastronomie, à l’approche décomplexée. Un vin sec, frais et fruité avec une belle longueur en bouche qui accompagne un repas de l’apéritif au dessert. C’est aujourd’hui un succès commercial : Wolfberger en vend 20 000 à 25 000 cols par an ! En 2015, année du 40e anniversaire de la marque, la coopérative a lancé le crémant d’Alsace « Ice Papillon ». Issu d’un assemblage d’auxerrois pour ses notes de fruits blancs, de riesling pour le côté citronné et de pinot gris pour ses saveurs d’orange et de miel, ce vin se sert très frais. Pour un service parfait, l’étiquette est dotée d’un indicateur (une encre thermique) qui permet d’identifier la température idéale de consommation. Une fois la bouteille au réfrigérateur, les bois du cerf changent de couleur et deviennent bleus : la bouteille a atteint la température idéale et peut être servie avec des glaçons. En 2017, le crémant « Ice Papillon Rosé » vient agrandir la gamme. Comme son grand frère, ce crémant rosé se déguste très frais, de préférence sur glaçons dans un verre piscine ; il est l’apéritif rafraîchissant idéal pour cet été. « Nous profitons de la foire aux vins pour le faire découvrir au public. Cela nous permet d’avoir immédiatement les premiers retours. La foire est l’occasion pour Wolfberger de lancer de tels produits et d’être dans cette ambiance positive », ajoute Véronique Renck. Eaux-de-vie, liqueurs, spiritueux Wolfberger profite également de la foire aux vins pour mettre en valeur ses eaux-de-vie, ses liqueurs et ses spiritueux. À l’image de sa « Fleur de bière », née d’une bière de garde maltée, distillée en alambic de cuivre, une exclusivité Wolfberger et une marque déposée. Elle s’exprime à la dégustation par des senteurs de fleurs de houblon, par la fraîcheur de la bière de garde qui lui a donné naissance et délivre des saveurs uniques de fruits exotiques, d’agrumes et de pain d’épices. Elle se déguste glacée pour retrouver l’exaltation de ses caractères originels, mais aussi en cocktails, sur les glaces et sorbets. « Ces produits répondent aux nouveaux codes actuels de consommation », conclut Véronique Renck. Rappelons enfin que Wolfberger est également partenaire depuis quelques années du cabaret colmarien et est présent sur le stand de la feuille de vigne dans un esprit évidemment coopératif.

Publié le 01/08/2017

Aux Domaines Schlumberger les choses bougent avec l’arrivée aux commandes de la jeune génération Séverine et Thomas Beydon le domaine change, et les gros investissements engagés par leur oncle Alain Beydon se poursuivent.

Aux Domaines Schlumberger les choses bougent avec l’arrivée aux commandes de la jeune génération Séverine et Thomas Beydon le domaine change, et les gros investissements engagés par leur oncle Alain Beydon se poursuivent. Après avoir refait l’ensemble des bâtiments liés au conditionnement et à la commercialisation des vins, les gérants du domaine ont décidé en janvier 2017 d’investir dans l’achat d’une nouvelle rinceuse, tireuse, boucheuse avec des becs électropneumatiques permettant de faire le vide d’air dans les bouteilles. C’est un investissement lourd qui a été mûrement réfléchi et décidé en concertation avec l’ensemble des protagonistes explique Alain Freyburger œnologue et responsable du chai aux Domaines. Il a tout d’abord été utile de définir nos besoins et ensuite d’aller voir ce qui existe sur le marché. En termes d’objectifs, la volonté première était de réduire le nombre de jours de mise sur l’année avec le même effectif en termes de personnel et ceci pour 750 000 bouteilles embouteillées par an. C’est la société Stevial de Bennwihr qui a répondu au mieux aux attentes expri­mées par les dirigeants du domaine avec la vente d’une nouvelle technologie, encore peu connue dans le domaine des vins, permettant un remplissage personnalisé pour chaque type de vins : la tireuse électropneumatique. Après une mise en route qui a nécessité un peu de formation et de patience de la part des salariés passant d’un système Fimer ancien et manuel à une technologie demandant un peu de programmation, Alain Freyburger et Arthur Pacheco se disent satisfaits et convaincus du choix qui a été effectué. Au niveau des vins, aux Domaines une grosse partie des volumes est destinée à la vente à l’export, on se doit d’avoir des vins irréprochables, les bouteilles sont lavées, elles sont vidées de l’air qu’elles contiennent en injectant de l’azote. Le bouchage se fait sous un cadencement faible permettant une meilleure qualité de bouchage. Cette opération est pour une très grande partie réalisée en bouchage en liège naturel. Le même bloc intègre également un système de bouchage en capsules à vis. Entre le vin et le bouchon est également injecté de l’azote pour une meilleure tenue du vin dans le temps. Le nettoyage du bloc est réalisé à la vapeur sans usage de produits chimiques. L’investissement qui se situe aux alentours de 500 000 € a été possible pour partie grâce aux aides européennes à l’investissement octroyées par FranceAgriMer. Pour l’heure, les analyses réalisées par le Cofrac ainsi que l’audit AIB sont encourageantes. Grâce à l’utilisation d’azote, l’enrichissement en oxygène est trois fois moins important et la combinaison en oxygène libre a diminué de 10 mg. Avec ce nouveau process, les vins auront selon Alain Freyburger et Arthur Pascheco, une bien meilleure tenue dans le temps. Concernant les conditions de travail avec le même nombre de personnes c’est-à-dire trois salariés, le nombre de jours de mise a été réduit de moitié et se concentre maintenant sur le premier semestre de l’année. Pour Alain Freyburger, même si au début, il faut apprendre à maîtriser l’ensemble de l’équipement et que cela prend un peu de temps (à ce titre il souligne la forte implication de Jérémy Stentz de Stévial qui a été un bon pédagogue en la matière et de Jean-Paul Stentz régulièrement présent pour un appui technique) ensuite l’on gagne un réel confort de travail ce qui permet de dégager du temps pour effectuer les commandes, mais aussi d’autres travaux dans de meilleures conditions. Concernant l’azote, un générateur a été installé dans les locaux pour un coût de 30 000 €, la gestion de l’azote est effectuée par la société Aircraft Service qui est basée à Orschwihr. Là aussi, c’est le sérieux et la proximité de l’entreprise qui ont été retenus. L’investissement qui se situe aux alentours de 500 000 € a été possible pour partie grâce aux aides européennes à l’investissement octroyées par FranceAgriMer. Pour l’heure, les analyses réalisées par le Cofrac ainsi que l’audit AIB sont encourageantes. Grâce à l’utilisation d’azote, l’enrichissement en oxygène est trois fois moins important et la combinaison en oxygène libre a diminué de 10 mg. Avec ce nouveau process, les vins auront selon Alain Freyburger et Arthur Pascheco, une bien meilleure tenue dans le temps. Concernant les conditions de travail avec le même nombre de personnes c’est-à-dire trois salariés, le nombre de jours de mise a été réduit de moitié et se concentre maintenant sur le premier semestre de l’année. Pour Alain Freyburger, même si au début, il faut apprendre à maîtriser l’ensemble de l’équipement et que cela prend un peu de temps (à ce titre il souligne la forte implication de Jérémy Stentz de Stévial qui a été un bon pédagogue en la matière et de Jean-Paul Stentz régulièrement présent pour un appui technique) ensuite l’on gagne un réel confort de travail ce qui permet de dégager du temps pour effectuer les commandes, mais aussi d’autres travaux dans de meilleures conditions. Concernant l’azote, un générateur a été installé dans les locaux pour un coût de 30 000 €, la gestion de l’azote est effectuée par la société Aircraft Service qui est basée à Orschwihr. Là aussi, c’est le sérieux et la proximité de l’entreprise qui ont été retenus.

Confréries viniques

Les vins d’Alsace pour bannière

Publié le 29/07/2017

Réunies dimanche dernier à la cathédrale de Strasbourg, les 11 confréries viniques d’Alsace ont défilé jusqu’à la place Broglie. Un cortège haut en couleur.

Dimanche 23 juillet, peu avant midi, place de la cathédrale à Strasbourg. Les touristes se croisent et se recroisent sur le parvis de l’édifice, les cheveux ébouriffés par le vent. On ne se bouscule pas aux terrasses : le soleil est incertain et la température rafraîchie par les pluies de la nuit. Quand les 11 confréries viniques d’Alsace sortent de la cathédrale, où elles viennent de participer à la grand-messe, les passants font bloc autour du cortège. Les longs habits colorés, les coiffes, les étendards, tout prête à la curiosité. Le cortège des confréries viniques est devenu une tradition estivale alsacienne. Organisé tous les deux ans, il constitue « un moment de communion alliant spiritualité et convivialité » et une occasion rare de « découvrir ou de redécouvrir la tradition des confréries viniques d’Alsace, laquelle est intimement liée aux fêtes religieuses. » Les confrères participent d’abord à la grand-messe. Après l’offrande du pain et du vin, l’archiprêtre de la cathédrale bénit les bannières. Celles-ci sont brandies bien haut lorsque les membres des 11 confréries se déploient devant le portail d’entrée de la cathédrale pour prendre la pose. Au premier plan, de part et d’autre de la reine des vins d’Alsace et de sa dauphine, il y a la confrérie des vins de Cleebourg, reconnaissable à son habit vert, la confrérie Saint-Urbain, de Kintzheim, dont les membres, foulard rouge noué autour du cou, portent la statue en bois de leur saint patron, l’ordre œnophile de Marlenheim en robe bleue et ruban jaune autour du cou. Touristes et traditions Précédée d’une calèche et d’un accordéoniste, la confrérie des amis d’Ammerschwihr et du Kæfferkopf ouvre le défilé en direction de la rue Mercière, suivie de la confrérie Saint-Étienne d’Alsace. Arnaud, un trentenaire angevin, se déporte sur la voie pour tenter d’immortaliser avec son portable la file des confrères avec la cathédrale en arrière-plan. Arrive la confrérie du Haut-Koenigsbourg, cape couleur de raisin vert, béret posé sur le crâne et médaille en sautoir. Un groupe de touristes asiatiques joue des coudes. C’est à savoir qui prendra le meilleur cliché. Faute de maîtriser la langue, nos touristes n’en sauront pas plus sur les rites et coutumes de la confrérie. Son concours vinique, son grand chapitre, organisé chaque printemps à la date anniversaire de l’inauguration du château rénové, ni les coteaux du Haut-Koenigsbourg, qu’elle défend. Après la rue des Grandes Arcades, le cortège emprunte la rue de l’Outre pour rejoindre la place Broglie. Un confrère Bienheureux du Frankstein s’arrête devant le magasin Labonal en signe de soutien au fabricant de chaussettes de Dambach-la-Ville. Passent la confrérie des Hospitaliers d’Andlau et celle de la Corne d’Ottrott, avec sa corne d’auroch destinée au vin rouge d’Ottrott. Les Rieslinger, de Scherwiller, ne sont pas loin. Tonnelet de riesling à la main, Bernard Martin ouvre la voie au comité des reines des vins d’Alsace, dernier admis dans le cercle des confréries d’Alsace. Créé en 2011, le comité regroupe 160 reines des vins d’Alsace et leurs dauphines. « On fait partie intégrante du patrimoine viticole d’Alsace », lance une de ses représentantes. C’est avec un riesling côte de Rouffach 2014, sélectionné pour les 70 ans de la foire aux vins de Colmar, que la délégation est venue à Strasbourg. Le défilé s’achève par un repas entre confrères et consœurs sur le thème de la cuisine méditerranéenne. Un déjeuner sur le principe « 10 mets, 10 vins, c’est divin » signé Richard Guyomard, chef de cuisine du mess des officiers de Strasbourg.

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