Vigne

Les 21, 22 et 23 juillet à Ribeauvillé

On fête le vin et la gastronomie

Publié le 12/07/2017

La 89e édition de la fête du vin de Ribeauvillé, associée pour la dixième année consécutive, avec la gastronomie, proposera pas moins de 255 vins à la dégustation.

La plus ancienne fête du vin d’Alsace célèbre également les dix ans de l’association entre la fête du vin et de la gastronomie. Dix années déjà que les vignerons, distillateurs, restaurateurs, pâtissiers et fromagers de Ribeauvillé et des alentours se sont associés pour faire naître des accords mets et vins. 255 vins AOC, Grands Crus et Crémants d’Alsace seront proposés à la dégustation dans la salle du Parc, principalement issus du millésime 2016. 23 vignerons, un distillateur, huit restaurateurs, deux pâtissiers et un fromager feront vivre aux visiteurs trois jours durant une expérience gourmande atypique, dans un cadre festif et convivial. Serge Dubs, le bien connu chef sommelier de l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern, animera une dégustation commentée sur le Riesling, un cépage de prédilection des Grands Crus de Ribeauvillé et de ses environs. Une formule qui plaît À noter également que de nombreuses animations sont également prévues pendant ces trois journées. Des soirées musicales avec des orchestres folkloriques, une fête foraine, sans oublier les « Cook Show » en présence de Daniel Zenner (chroniqueur gastronomique), Joseph Leiser (auberge Au Zahnacker), Jacky Danner (restaurant La Bacchante) et Philippe Traber (maison distillerie Metté). « Nous proposons un programme diversifié qui attire toujours davantage de monde. Il y a dix ans, cette foire et cette fête de la gastronomie se déroulaient à la salle de la mairie. C’était une foire aux vins classique, touristique essentiellement. Depuis, des vignerons ont œuvré pour promouvoir leurs produits. Nous proposons désormais une formule qui plaît », se félicite Francis Fischer, président du syndicat viticole de Ribeauvillé qui organise la manifestation. L’inauguration de la manifestation se déroulera le vendredi 21 juillet à 17 h en présence d’André Reichardt, président de l’agence de l’attractivité de l’Alsace. Des contacts positifs L’année passée, le syndicat viticole de Ribeauvillé avait enregistré la participation de 1 200 personnes aux dégustations. « C’est d’autant plus intéressant que ces dégustations, ce n’est pas simplement boire du vin. Il y a un dialogue avec les vignerons. Ces derniers parlent de leurs vins, de leur métier. Ils ne sont pas seulement là pour servir. Ce dialogue permet de nouer des relations. Deux tiers des gens qui viennent déguster découvrent les produits. Ce sont des amateurs intéressés. On constate dans les semaines et les mois suivants qu’ils sont nombreux à reprendre contact avec les viticulteurs pour leur acheter du vin, et passer des commandes. C’est aussi cela l’intérêt de cette manifestation qui reste un lieu de promotion, de qualité, de convivialité », observe Nicole Bott du syndicat viticole de Ribeauvillé et membre du bureau du Civa.

1er congrès de la viticulture française

Au nom des vignerons français

Publié le 12/07/2017

Le symbole était fort : Bordeaux, capitale mondiale du vin accueillait le 6 juillet dernier le premier congrès unitaire de la viticulture française.

Ils étaient tous là : représentants des Coopératives (CCVF), des Vignerons indépendants (VIF), des AOC (Cnaoc) et des IGP (Vin IGP). Et le moment était choisi alors que le cycle électoral se termine en France et que l’Union Européenne aborde une période de négociation importante avec le Brexit et la réforme de la Pac. Stéphane Héraud, président de l’Association générale de la production viticole (AGPV) a porté un message unitaire, « au nom des vignerons français ». En présence du commissaire Phil Hogan, les préoccupations se sont concentrées sur les enjeux européens. La filière viticole tient à conserver une OCM Vin, avec un système de régulation des plantations alors que le dispositif d’autorisation a été arraché de haute lutte lors de la dernière réforme. En Italie, sans la limitation à 1 %, le pays aurait vu son potentiel viticole augmenter de 10 % l’an passé, de quoi déstabiliser sérieusement le marché. La filière souhaite également conserver des aides aux investissements structurantes pour la filière et ne veut pas entendre parler d’aides à l’hectare. L’Europe doit néanmoins assurer un cadre juridique stable pour les opérateurs et simplifier la mise en œuvre de ces aides, jugée trop contraignante, pour être plus efficientes, estime Jérôme Despey, président du conseil spécialisé Vin de FranceAgriMer. Phil Hogan s’est dit favorable à un dispositif qui a fait ses preuves. Depuis 2008, les exportations européennes progressent de 10 milliards d’euros par an. La viticulture apporte un excédent commercial à l’Union et assure 3 millions d’emplois directs « dans des zones rurales où les emplois de qualité sont rares ». Sur le montant du budget global, le Commissaire ne s’est pas engagé à la place des États : « si nous voulons garder la même enveloppe budgétaire, soit le Brexit n’aura pas lieu, soit les États membres devront contribuer plus… » Les producteurs français revendiquent également le maintien de la réglementation spécifique des IGP vins qui garantit l’origine à 100 % des raisins alors que la réglementation horizontale des IGP permet d’intégrer une part de matière première venant de l’extérieur de la zone. La réglementation étiquetage doit être maintenue pour « garantir l’origine des produits au consommateur », estime Michel Servage, président de Vin IGP. Toutefois, l’inquiétude est palpable sur la fin de l’exemption possible de la liste d’ingrédients à faire figurer sur l’étiquette. Cette nouvelle obligation laisse présager des analyses coûteuses et des contraintes d’étiquetage importantes pour les producteurs qui ne font que « noyer le consommateur dans un flot de surinformation dont il n’a que faire », estime Thomas Montagne, Président des Vif. L’assurance, une voie de progrès pour les agriculteurs européens Avec la multiplication des aléas climatiques, la profession met la priorité sur l’amélioration de l’outil assurantiel, dans le cadre du prochain règlement omnibus. Elle propose une baisse de la franchise de 30 à 20 % et le remplacement du principe de moyenne olympique par une référence de rendement maximal. Le commissaire s’y est déclaré favorable mais l’analyse financière est en cours pour en estimer la faisabilité. Michel Dantin, député européen, estime que pour y parvenir, il faut convaincre les autres états européens que l’assurance est « une voie de progrès pour les agriculteurs européens ». Afin de mieux anticiper les aléas et assurer une meilleure adéquation entre l’offre et la demande, la filière préconise la mise en place d’un observatoire du marché européen. « On ne peut plus continuer à naviguer à vue », constate Thierry Coste, président du groupe vin du Copa-Cogeca. La viticulture est prête à répondre aux attentes sociétales notamment en matière de réduction des intrants. Pour Bernard Farges, président de la CNAOC, « la mutualisation des moyens permettra de nous adapter le plus vite possible. Nous avons besoin d’innovations sur le matériel viticole mais aussi sur le matériel végétal ». L’intégration de cépages résistants dans les cahiers des charges doit être facilitée et la reconnaissance de la certification française Haute Valeur Environnementale par l’Union Européenne serait un plus. Enfin, un grand plan européen, comparable au plan de lutte français contre le dépérissement de la vigne serait également une avancée. Boris Calmette, président de la CCVF, estime qu’il serait judicieux de pouvoir mobiliser les moyens du fond de mutualisation sanitaire et environnemental sur la prospection préventive dans le vignoble car, notamment en matière de flavescence dorée, c’est encore la prévention qui reste le moyen de lutte le plus efficace.

Mini-foire aux vins de Colmar du 7 juillet au 26 août

Les « fans » sont attendus au Koïfhus

Publié le 07/07/2017

La nouvelle édition de la mini-foire aux vins de Colmar démarre aujourd’hui et fera vibrer le Koïfhus jusqu’au 26 août. Comme tous les ans, de nombreux amateurs de vins sont attendus : des Colmariens fidèles, des touristes de passage et des fans de la nouvelle page Facebook de l’événement.

Après 43 années d’existence, la mini-foire aux vins de Colmar part à l’assaut des réseaux sociaux. À l’occasion de la prochaine édition, qui se déroulera sous le porche du Koïfhus du 7 juillet au 26 août, les organisateurs (le domaine viticole de la Ville de Colmar, les domaines Jund, Schoffit, Karcher et Jux) ont donné un coup de neuf à la communication de l’événement. Depuis plusieurs semaines, la manifestation s’est dotée d’une page Facebook afin de s’ouvrir à « une autre catégorie de gens ». « Cela doit nous permettre de toucher plus de monde, surtout des locaux », souligne André Ducros, gérant de la maison Jund. Pendant toute la durée de la foire, les cinq domaines vont se relayer pour animer cette page et la rendre « attractive ». « L’idée est de montrer qu’on est là, qu’on a un beau cadre », indique Jean-Cyril Alafaci, du domaine Jux. La mini-foire aux vins de Colmar voit sa communication « classique » également renforcée avec la création d’affiches et de flyers réalisés en partenariat avec l’office de tourisme de la ville. Avec ces supports, l’objectif est d’attirer les touristes de passage dans le coin, et les clients qui viennent aux caveaux des différents domaines. Quelle que soit leur origine, les curieux qui se rendront au Koïfhus ne devraient pas regretter leur déplacement. Comme chaque année, les cinq domaines qui ont « pignon sur rue à Colmar » se relaieront pendant dix jours pour faire déguster leurs vins. Tous les cépages seront servis, ainsi que plusieurs grands crus cultivés sur les coteaux des communes alentour. De quoi ravir les nombreux aficionados qui se pressent chaque année à cette manifestation. Des touristes bien sûr, mais aussi des festivaliers qui viennent se mettre en jambe avant d’aller aux concerts de la « grande » foire aux vins, et surtout des locaux. « On est vraiment très satisfaits car, avec le temps, nous avons réussi à créer un rendez-vous incontournable pour les Colmariens. C’est un vrai moment de convivialité qui plaît chaque année un peu plus », commente André Ducros. Les dégustations de vins seront accompagnées tous les mardis soir par un bal dansant de musique folklorique. L’été va être animé au pied de la Nouvelle Douane de Colmar.

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