Lost in Alsace
Les alsaces vision californienne
Lost in Alsace
Publié le 28/07/2017
Partageant sa vie entre San Francisco et Wangen où il réside, David Neilson arpente depuis quelques années les caves du vignoble pour préparer son site internet Lost in Alsace. Tout sauf sectaire… Mais très terroir.
À arpenter les salons du vin et les caves alsaciennes depuis trois ans, il est devenu une figure bien connue du vignoble alsacien. Entre San Francisco où il exerce son métier d’informaticien en biotech, et Wangen où il réside en villégiature, David Neilson voue une passion immodérée pour le vignoble alsacien, ses vins, ses vignerons, ses paysages et ses terroirs. À tel point qu’il a acquis un lopin de vigne, une dizaine d’ares, où il compte bien élaborer un alsace, riesling de garage. Son projet, c’est Lost in Alsace, « http://lostinalsace.webobernai.com/en version non officielle », un site internet, guide des vins d’Alsace, mêlant des éditos, des reportages et de superbes photos. Et des textes sur un ton un brin humoristique, amusé et détaché du microcosme viticolo-viticole. À ce jour, David Neilson a effectué pas moins de 60 visites de caves, ciblant particulièrement les vins de terroirs, élaborés selon des exigences environnementales, où il est possible de comprendre un peu plus le propos des vignerons. Dans Lost in Alsace, « nous partagerons également beaucoup d’histoires de l’Alsace. Et nous garderons un œil sur les événements qui contribuent à façonner l’univers du vin d’Alsace en constante évolution ». D’ailleurs, David Neilson ouvrira son site, façon blog partagé, à des auteurs de toute nationalité qui souhaitent livrer leur sentiment sur un sujet en rapport avec le vin d’Alsace. L’actualité anglo-saxonne des vins d’Alsace en quelque sorte, ou les alsaces vus par les Anglo-Saxons. Et de citer en exemple les salons des 19 vignerons du groupe Alsace Crus et Terroirs dernièrement à New York, qui donnent l’occasion d’un coup de projecteur sur cette initiative originale de Séverine Schlumberger et Marie-Thérèse Barthelmé, catalysée par Marc Rinaldi. Ou encore quelques commentaires sur le livre « Riesling Rediscovered », publié en 2016 et rédigé par John Winthrop Haeger. « Une référence majeure » qui « fonctionne si vous êtes bien éveillé au riesling, avec des profils de producteurs, du Kastelberg au Zellenberg et d’Antoine Kreydenweiss à Marc Tempé ». Vu de Californie ou de New York, les amateurs de vin d’Alsace n’ont cure des batailles de familles vigneronnes, ou de courants de pensée. Surtout lorsque l’on observe les cartes des vins, ouvertes à tous les styles. Lost in Alsace fera la part belle aussi bien au salon interprofessionnel Millésime Alsace qu’au salon des vins libres ou celui des vins libérés. Natures, classiques, conventionnels, bios, pourvu que les vins expriment « le sens du terroir ».












