Vigne

Publié le 23/10/2016

Depuis quinze ans, l’association « L’Univers du goût » tisse patiemment et discrètement sa toile pour perpétuer chez les jeunes générations un sens qui leur permettra potentiellement d’apprécier le vin une fois adultes.

Comment défendre la place du vin dans la société sans pratiquement jamais en parler ? C’est la gageure que relève en permanence l’Univers du goût depuis sa création. L’association y travaille minutieusement en s’adressant en priorité aux enseignants et aux animateurs qui peuvent ensuite démultiplier le message diffusé dans leurs classes, en milieu périscolaire et socioculturel. Nadine Husser, animatrice de l’Univers du goût depuis 2007, est la cheville ouvrière des journées de formation programmées tout au long de l’année. « L’école est avec la famille le milieu au sein duquel les enfants sont éduqués au goût » rappelle-t-elle. « L’éducation au goût est universelle. Elle touche tout le monde. Elle peut servir de support aux apprentissages fondamentaux. Le goût, c’est de la géographie quand on découvre l’origine des produits, des mathématiques quand on les additionne, du vocabulaire quand on s’intéresse à leurs noms. Chaque enfant possède un odorat et des papilles gustatives. Les stimuler avec le goût permet à l’enfant de gagner en confiance » juge Annick Wehrlé, professeur d’œnologie au lycée de Rouffach, qui a pris la succession de Cécile Bernhard-Reibel à la présidence de l’association en 2014. En quinze ans d’activité, rien n’a pu se substituer à l’atelier sensoriel qui, par la dégustation d’un produit simple (un fruit, du chocolat, du miel,…) montre les différences de perception qu’il peut y avoir entre les individus. Mais l’Univers du goût a aussi peaufiné son arsenal pédagogique. Il comporte un support visuel qui traite des cinq sens. « Je parle notamment des arômes, comment les molécules odorantes circulent par le nez et la bouche jusqu’au cerveau » détaille Nadine Husser. Aux enseignants ensuite de l’adapter à l’âge de leur public. Pas question de leur remettre une fiche toute faite car le message doit « vivre » pour être retransmis avec un maximum d’efficacité. Une mallette réalisée de concert avec les inspecteurs et conseillers pédagogiques résume le b.a.-ba du goût aux enseignants. Dans un autre format, une valise recèle des classeurs de méthodologie par cycle de scolarité et des exemples de projet pouvant inspirer les enseignants, mais aussi des outils comme un kit olfactif aux arômes agréable (lavande), fort (citron) ou désagréable (moisi), une carte de France reprenant des produits comme les fromages ou des fruits, un sac tactile avec lequel l’enfant devine un objet en le touchant à travers le tissu… Induire des changements de comportement Depuis 2012, l’Association nationale d’éducation au goût des jeunes (ANEGJ) mesure l’impact de ces formations via des questionnaires déclinés en une version pour les enseignants et une autre destinée aux enfants. Le retour constate que « certains ne sortent jamais de leur quartier et ne savent tout simplement pas comment transformer un aliment. Par l’éducation au goût, l’enfant découvre des choses qu’il peut reproduire une fois dans sa famille, induisant ainsi des changements de comportement. Cela va de la lutte contre le gaspillage au développement de l’analyse critique. Cela dépasse le simple « j’aime » ou « je n’aime pas ». Il peut susciter un débat autour de la table familiale parce qu’il y a déposé une épice ramenée de l’école » notent Annick Wehrlé et Nadine Husser. Elles poursuivent : « on s’aperçoit également qu’une piqûre de rappel n’est pas inutile au collège. L’éducation au goût doit se rappeler au souvenir de ceux qui en ont déjà bénéficié afin qu’ils n’adoptent pas par mimétisme l’attitude pouvant être dictée par l’appartenance à un groupe. C’est pourquoi nous démarrons des ateliers cuisine avec le personnel des cantines scolaires pour que le moment du repas devienne aussi un instant de plaisir ». Et le vin dans tout cela ? Car rappelons que l’Univers du goût est une initiative de la production viticole alsacienne. Et dans la pratique, force est de constater que le vin est bien loin, à peine présent sous la forme du fruit qu’est le raisin que sous sa forme fermentée. Mais l’essentiel n’est pas là. « L’idée n’est pas de faire de la communication à la place du Civa. Mais de former les jeunes consommateurs au goût de manière à ce qu’il puisse s’intéresser plus tard au vin ou à autre chose. En cela, les membres fondateurs de l’Univers du goût sont des précurseurs. La production s’est rendue compte que si les générations futures doivent continuer à consommer de manière responsable, il va falloir passer par l’éducation au goût, apprendre à être critique face aux messages marketing, à l’offre alimentaire, solide et liquide. Dans l’Univers du goût, on ne juge pas le produit comme quand on le déguste. Il informe et laisse le libre arbitre à chacun pour faire ses propres choix sur ce qu’il va mettre dans son assiette et dans son verre ».

Synvira. Vendangeurs d’un jour

La « promo » auprès des tour-opérateurs

Publié le 20/10/2016

À la veille du salon de l’œnotourisme Destination vignobles, qui se tenait les 11 et 12 octobre à Reims, le Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace, faisait la promotion de son opération Vendangeur d’un jour auprès d’une dizaine de tour-opérateurs.

Au domaine Fritz-Schmitt à Ottrott, on dispose du cadre et du savoir-faire pour accueillir les œnotouristes. C’est donc en ce lieu fort agréable qu’une dizaine de tour-opérateurs avaient rendez-vous samedi 8 octobre pour découvrir « le produit œnotouristique » Vendangeur d’un jour, organisé par le Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace (Synvira) en partenariat avec les offices de tourisme. La dizaine de tour-opérateurs, venus d’Indonésie, des États-Unis, de Chine, Pologne, Tchéquie et Australie, sont actuellement en mission de reconnaissance pour œnophiles. Emmenés par Jean-Christophe Harrang, responsable de la promotion dans les pays tiers à l’Agence d’attractivité d’Alsace, ils ont donc testé Vendangeur d’un jour, cette opération des Vignerons indépendants d’Alsace qui consiste à proposer aux touristes de s’immerger dans l’ambiance des vendanges. « Ils ont adoré parce que ça répond vraiment à une demande forte. Le touriste aspire à se retrouver en interaction avec le milieu, ce qui lui permet de mieux comprendre le processus d’élaboration du vin et surtout d’avoir un contact direct avec les vignerons. Et donc de vivre l’expérience des vendanges qui constituera un véritable souvenir. Cette convivialité, c’est ce qu’ils recherchent pour des clients haut de gamme », commente Jean-Christophe Harrang. Après cette vendange à Ottrott, le groupe devait ensuite visiter encore quelques domaines, puis le musée Unterlinden de Colmar, avant de se rendre à Reims pour le salon de l’œnotourisme Destination vignobles. « Toutes les régions du France profitent de l’événement pour attirer à elles les tour-opérateurs actuellement en visite dans l’hexagone pour leur montrer leurs produits », précise Jean-Christophe Harrang. C’est donc une opportunité que l’Agence d’attractivité d’Alsace et que le Synvira ont su saisir. En espérant bien sûr recevoir bientôt des vendangeurs du monde entier.

Caves de Turckheim et de Traenheim

Les crémants rosés bios avec les chefs d’Alsace

Publié le 20/10/2016

Le lancement officiel des crémants rosés bios des caves de Turckheim et du Roi Dagobert à Traenheim a eu lieu lundi 17 octobre. Une manifestation qui s’est déroulée en présence des chefs d’Alsace et en parallèle de la journée professionnelle de la cave de Turckheim.

Alors que les professionnels de la viticulture sont actuellement occupés par les vendanges, les équipes commerciales sont déjà tournées vers les fêtes de fin d’année. Les caves de Turckheim et de Traenheim communiquent en conséquence sur leurs crémants rosés bios. « Des vins qui se veulent festifs, avec beaucoup de fraîcheur. Ce sont des crémants de fête. On revient sur un vin apéritif avec une couleur tendance, un rosé avec une couleur assez pâle, qui fait plaisir en bouche », rappelle Catherine Tison qui est, avec Florence Brond, responsable CHR (Cafés, hôtels, restaurants) pour les caves de Turckheim et de Traenheim. Pour communiquer et lancer officiellement ces produits, les responsables des deux caves se sont retrouvés à Turckheim en présence des chefs d’Alsace associés au lancement et à la promotion de ces vins bios. Le macaron des chefs d’Alsace a en effet été apposé sur les bouteilles. « Nous en sommes honorés. Tout comme nous sommes ravis d’être partenaires de cette opération. L’Alsace pétille et nous en sommes fiers », se félicite Jacques Cher, président de la Fédération des chefs de cuisine restaurateurs « Chefs d’Alsace ». Son homologue, Joseph Leiser, président départemental haut-rhinois et chef à l’auberge Au Zahnacker à Ribeauvillé, est du même avis. « Ces crémants ont été sélectionnés pour leur qualité. Ce partenariat avec les deux caves existe de longue date. Nous sommes ravis d’être toujours présents et associés à vos différentes manifestations. » Présent pour ce lancement officiel, le directeur de la cave de Turckheim, Lionel Lécuyer, a rappelé que ces produits d’excellence « doivent séduire nos clients qui vont trouver du plaisir dans ce vin apéritif de qualité ».

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