Cultures

Publié le 23/11/2020

Depuis 5 ans, dans le cadre d’un partenariat entre le Syndicat des eaux et de l’assainissement (SDEA) Alsace-Moselle et la Chambre d'agriculture Alsace (CAA), une nouvelle culture est testée en Alsace : la silphie. Elle bénéficie de nombreuses allégations agronomiques, environnementales, mais en pratique, son intérêt reste limité à une valorisation en méthanisation.

Comme le chanvre en son temps, la silphie est la nouvelle culture dans le vent. Elle affiche des atouts qui font rêver : elle n’exige a priori aucun traitement phytosanitaire et une fertilisation raisonnable, tout juste un peu de NPK au démarrage pour assurer son développement. Elle se prête au désherbage mécanique. Elle reste en place de 15 à 20 ans, soit autant de temps où le sol est couvert, très peu travaillé, donc avec un risque d’érosion limité. Son système racinaire profond va dans le même sens, tout en lui conférant une certaine tolérance au stress hydrique, un atout en passe de devenir une exigence à l’avenir. En outre, la silphie est une plante mellifère, dont la floraison abondante et étalée peut constituer une ressource nutritive intéressante pour quelques ruches. Pour les agriculteurs aussi, la silphie n’est pas dénuée d’intérêts. Certes les semences sont chères, donc le coût d’implantation est élevé, mais une fois la culture en place, les interventions se réduisent au strict minimum. Tout au plus quelques tours d’eau et la récolte : c’est à peu près tout. Une valeur nutritive peu intéressante Cultiver de la silphie apparaît donc bien séduisant. Mais pour quoi faire ? C’est là que le bât blesse. La silphie ne se mange pas et, à l’heure actuelle, ne trouve aucun débouché industriel. « Actuellement, le seul débouché sérieux, c’est la méthanisation », pose Marielle Stimpfling, conseillère à la Chambre d’agriculture Alsace. La silphie pourrait aussi être utilisée pour alimenter le bétail, mais « la bibliographie et les premières investigations tendent à démontrer qu’elle a la valeur alimentaire d’une paille », poursuit la conseillère. Remplir la panse d’une vache allaitante, passe encore, mais apporter l’énergie nécessaire à la production d’une laitière avec de la silphie apparaît donc peu crédible. D’autant que, contrairement aux insectes pollinisateurs, le bétail semble peu attiré par la silphie. En cause : l’odeur peu appétante qui émane de ses fleurs. Dès cette année, la CAA va procéder à des analyses de fourrage sur de la silphie fraîche et de la silphie ensilée afin d’affiner les connaissances sur les valeurs nutritionnelles de la plante. Des essais de valorisation en méthanisation C’est donc bien sur sa possible valorisation en méthanisation que misent le Syndicat des eaux et de l’assainissement (SDEA) Alsace-Moselle et la CAA dans le cadre de leur partenariat. Pour l’heure, des agriculteurs ont été indemnisés pour tester la culture sur quelques hectares en zones de captage dans les secteurs d’Epfig, Muttersholtz, Hilsenheim, Zellwiller ; et plus au sud, des agriculteurs du Sundgau par une étude menée par la communauté de communes Sud Alsace Largue. Dans le secteur Centre Alsace, la silphie produite servirait à alimenter le méthaniseur de la future station d’épuration des eaux usées du SDEA de Benfeld à Ergersheim. Dans le cadre de ce projet, « les producteurs de silphie seraient des fournisseurs de matière première pour le méthaniseur, rémunérés pour cela. Et une partie des travaux pourrait être prise en charge par le SDEA via des prestataires de services », détaille Marielle Stimpfling. Il permettrait ainsi de répondre aux enjeux de la préservation de la qualité de l’eau sur les zones de captage. Au-delà du manque de débouchés, qui ne rend la silphie économiquement intéressante qu’adossée à un projet de méthanisation, d’autres paramètres freinent son développement. La première année, la silphie ne produit rien, ou très peu. Pour lever ce frein, des essais ont visé à la semer en même temps que du maïs ensilage, afin de récolter celui-ci le temps que la silphie se développe. En 2019, Gérard Lorber, agriculteur à Scherwiller (lire aussi en encadré) a ainsi semé du maïs à 60 000 grains/ha avec un écartement de 75 cm, afin de pouvoir semer de la silphie entre les rangs, et éventuellement de pouvoir la biner par la suite, en prenant soin de choisir des variétés de maïs résistantes à certains herbicides. Mais, en raison du manque d’eau, la silphie a très peu poussé entre les rangs de maïs. Deux hectares de cet essai qui en comprenait trois ont donc été retournés après le maïs.   Le #SDEA mène de longue date une politique de préservation de la qualité des eaux souterraines ?et a entrepris de produire depuis plusieurs années des cultures à bas niveau d’impact comme de la silphie ou d’autres plantes mellifères. pic.twitter.com/Nl91C6R7pT — SDEA Alsace-Moselle (@SDEAAlsaceMose) May 20, 2020   Des freins réglementaires En outre, malgré ses nombreux atouts environnementaux, les surfaces implantées en silphie ne sont pas considérées comme des Surfaces d’intérêt écologique (SIE), contrairement à l’Allemagne. Or les agriculteurs doivent avoir 5 % de SIE dans leur assolement. Donc, si la silphie ne rentre pas dans ce cadre, ils doivent trouver d’autres SIE. Implanter de la silphie, qui est une culture pérenne, les prive de surfaces sur lesquelles ils pourraient cultiver des intercultures, par exemple, qui, elles, rentrent dans le cadre des SIE. La silphie est considérée comme une culture énergétique ou culture « dédiée ». La réglementation française sur la méthanisation limite les cultures dédiées à 15 % du volume en entrée. Ceci permet de limiter la concurrence avec les cultures alimentaires. Par ailleurs, le potentiel méthanogène de la silphie par ha est 10 à 15 % moins élevé que le maïs ensilage. La silphie n’est donc pas une panacée mais peut tout de même trouver sa place dans le paysage agricole alsacien, notamment pour implanter des cultures à bas intrants dans les zones à enjeux environnementaux avec une valoration possible en méthanisation, où des financements venus de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse pourraient être débloqués à cette fin. Gérard Lorber résume : « Adossée à un méthaniseur, avec un contrat qui garantit sa valorisation, la silphie a un intérêt. Mais sinon, il ne faut pas vendre du rêve aux agriculteurs, tant qu’elle ne sera pas reconnue comme une SIE, ils n’ont pas d’intérêt à introduire cette culture dans leur assolement. »    

Publié le 01/11/2020

De petits calibres, une précocité qui décale la récolte et aussi la commercialisation : les cucurbitacées ont souffert de la sécheresse, cette année qui a été qualifiée, en plus, de « végétative ». Planète Légumes est formelle : il n’y en aura pas tout l’hiver dans les rayons.

Potimarrons, butternuts, musquées de Provence : telles sont les variétés stars des champs alsaciens. Les coloquintes et les potirons décoratifs pour Halloween sont produits à la marge. « Les gens préfèrent acheter du comestible qu’ils peuvent aussi tailler ensuite », pointe Anthony Carbiener, de l’EARL du même nom, à Printzheim (67), dont la production de courges représente deux tiers du chiffre d’affaires. Anthony a planté 23 ha de cucurbitacées, cette année : 13 de butternuts, 7 de potimarrons et 3 de musquées de Provence. Il a tout irrigué, pour pallier la sécheresse, mais rien n’y a fait. « On accuse entre 30 et 40 % de rendement en moins par rapport à une année normale », s’exclame-t-il. Les plants étaient beaux, pourtant. « Les techniciens de Prosem et Planète Légumes disent que 2020 est une année végétative, et pas productrice », rapporte-t-il. Anthony connaît des agriculteurs ailleurs en France : tous font le même constat que lui. Les calibres sont petits : « un tiers plus petits que les années passées », précise Anthony. Il a récolté, depuis mi-août et jusqu’à présent, entre 15 et 18 t de butternuts (contre 25 à 35 t pour une année normale), 12 t de potimarrons (contre 20 t espérées), 25 à 30 t de musquées de Provence (au lieu des 50 t attendues) mais « les musquées ont subi la grêle fin juin », nuance-t-il. À la fin de la semaine prochaine, il aura tout ramassé. Une vingtaine de palettes de coloquintes complète le tableau. Des petits calibres Denis Schaeffer, de Duntzenheim (67), a écoulé 18 tonnes de cucurbitacées du 13 août au 26 octobre. Il en a planté sur 6 ha : 4,5 ha de potimarrons, 0,8 ha de butternuts, quelques musquées de Provence, des potirons d’Halloween et des coloquintes se partagent les 0,7 ha restants. « Le nombre de pièces par hectare est là mais pas le calibre », constate-t-il, au global. En potimarrons, il assure récolter moitié moins que la normale. Pourtant, il a irrigué 25 % de sa surface de courges. « Ce n’est pas une bonne année », résume-t-il, alors que la Ferme Schaeffer, une EARL, compte sur les cucurbitacées pour garantir près de 30 % de son chiffre d’affaires.       Notre boxe est en place ! Les courges d'halloween, ainsi que les décoratives, sont dès à présent en vente dans le distributeur. À bientôt ! Publiée par Ferme Schaeffer sur Jeudi 15 octobre 2020     Alexis Hassendorfer produit des courges sur 2 ha irrigués, à Réguisheim (68), depuis près de trois ans. La culture a été lancée peu avant son installation sur la ferme, une EARL. « C’est un atelier complémentaire pour nous. Les courges représentent 10 % de notre chiffre d’affaires », pointe Alexis. Il plante un tiers de potimarrons, un tiers de butternuts et un tiers de musquées de Provence. Pour diversifier, il a aussi quelques potimarrons verts, des pâtissons, des courges spaghettis, des courges bleues, des coloquintes et des citrouilles pour Halloween. « C’est une année moyenne, estime-t-il. Les potimarrons font entre 700 g et 1,2 kg contre 1,5 kg, en temps normal. Ils ont souffert du sec. Les butternuts aussi. Mais 2020 est meilleure pour moi que 2019 car j’étais dans le couloir de grêle, l’an passé. » En moyenne, Alexis table sur un rendement de 18 t/ha, tout de même, cette année : « les autres variétés compensent ». De meilleurs prix en local La Ferme Hassendorfer mise sur le tout local : sa main-d’œuvre est du coin, elle vend en direct et à des GMS du secteur, avec qui elle a contractualisé. « Je vends les courges au cours du jour, ça change tout le temps. Le prix moyen s’établirait à 1 €/kg », confie Alexis, qui n’a pas le stress de la concurrence nationale.       ???Jeu concours ??? Tentez de gagner un panier d’assortiment de nos différentes courges d’une valeur de 20€. Pour cela... Publiée par Ferme Hassenforder - producteur de courges sur Mardi 20 octobre 2020     Même logique à la Ferme Schaeffer, qui a installé un distributeur de fruits et légumes. « Les courges, c’est 2 €/kg, en vente directe. Et, entre 0,8 et 1,2 €/kg, aux Jardins du Ried. Celles qui ont un calibre assez gros vont partir vite car il y en a peu sur le marché. D’ici mi-novembre, tout sera vendu ! », relève Denis. Sa remarque fait écho à celle d’une technicienne de Planète Légumes. D’habitude, les cucurbitacées trônent sur les rayons jusqu’en février. Mais la culture est de plus en plus précoce. « Quand les consommateurs voudront en manger, cet hiver, il n’y en aura plus », lâche Johanna Bodendörfer. Denis Schaeffer est le principal coopérateur à commercialiser ses courges via Les Jardins du Ried, à Hoerdt, qui revend ensuite à des centrales d’achat et des grossistes. « C’est un peu mieux valorisé cette année », croit-il. Anthony Carbiener vend principalement ses courges au marché gare, à Strasbourg, et à des centrales d’achat. Il ne souhaite pas s’étendre sur les prix mais il certifie qu’ils sont plus bas de 5 à 10 %, cette année. « Il y en a moins dans les champs mais il y a plus de surfaces en production, en France. La Bretagne s’y est mise », dit-il. Au bâtiment et au Petit marché à la ferme d’Ohlungen, partent aussi quelques-uns de ses spécimens.

Publié le 28/10/2020

La quatrième journée des fruits et légumes bio d’Alsace s’est déroulée le 7 octobre à Helfrantzkirch (Sundgau). Producteurs, distributeurs, grossistes ont souligné la « belle dynamique » des produits bio et locaux. Reste à résoudre le problème du manque de main-d’œuvre, principal « frein » au développement des filières légumières et fruitières dans nos deux départements.

Les fruits et légumes bios gagnent du terrain en Alsace. En 2019, la surface totale consacrée à ces productions a augmenté d’un peu plus de 10 %, passant de 1 000 ha en 2018 à 1 119 ha. Une dynamique encourageante qui s’est poursuivie en 2020, malgré l’épidémie de Covid-19. Au contraire même. Pendant le confinement, les demandes pour les fruits et légumes bios estampillés « Alsace » ont « explosé ». Résultat : les chambres froides pleines suite à la « belle récolte » de 2019 ont « fondu comme neige soleil ». « Au cours de cette période, beaucoup de consommateurs se sont tournés vers la vente directe avec une augmentation de clients de près de 200 % », se remémore Dany Schmidt, représentant l’association Bio en Grand Est et l’Opaba, l’organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace. Malheureusement, ce fort engouement pour les produits locaux en vente directe, qu’ils soient bios ou non d’ailleurs, a décliné au fil des mois, depuis le début du déconfinement. « Si on a encore 10 % de nouveaux clients aujourd’hui, c’est vraiment beaucoup », déplore-t-il. La main-d’œuvre manque à l’appel Malgré cette petite « douche froide », l’engouement pour les fruits et légumes bios est toujours aussi fort en Alsace, bien aidé il est vrai, par l’important travail réalisé par l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla). Grâce à des échanges constants avec les distributeurs et les grossistes, et des campagnes de communication d’envergure, les fruits et légumes alsaciens, bio ou non, grappillent chaque année des parts de marché de plus en plus importantes. « À tel point que l’Alsace est le seul endroit de France où les surfaces de légumes et de fruits cultivés augmentent », se félicite le président de l’interprofession, Pierre Lammert. Seul bémol, et pas des moindres, le manque de main-d’œuvre de plus en plus criant. « Aujourd’hui, tout le monde veut des produits de proximité, issus du terroir local. Un développement de ces filières est possible, à condition de trouver des gens pour y travailler. C’est vrai, ce sont souvent des emplois pénibles, où il faut se baisser, être dehors. Si on veut des produits locaux, il faut accepter de se mettre au travail. Et la main-d’œuvre étrangère ne suffit plus à répondre aux besoins », explique Pierre Lammert. Dany Schmidt relève les mêmes difficultés, avec une pointe d’agacement en plus : « Pendant le confinement, il y a eu 300 000 candidatures pour aller donner un coup de main dans les fermes. Au final, il n’y a eu que 13 000 contrats signés. Chaque jour, il y avait cinquante candidats potentiels. Au bout d’une demi-heure, il n’y avait plus personne. Cela a été une grosse débandade. » Des accords « gagnant-gagnant » avec les distributeurs et grossistes Si la main-d’œuvre a tendance à manquer, les ventes de fruits et légumes bios alsaciens continuent d’augmenter. Grâce au logo vert créé par l’Ifla, ces produits sont immédiatement reconnaissables en magasin, comme leurs cousins « conventionnels » et leur logo rouge. « Les distributeurs sont là, se félicite Dany Schmidt. Tout comme les grossistes qui jouent un rôle essentiel dans la commercialisation de nos produits. À titre personnel, 95 % de ma production est écoulée par eux. Sans ce maillon, je n’existerais pas. C’est pour cela qu’on a besoin de tous les leviers - vente directe, grande distribution, grossistes - pour vendre nos fruits et nos légumes. On a besoin de tout le monde, mais toujours dans un cadre gagnant-gagnant. » C’est grâce à ce modèle que l’exploitation de Joëlle et Régis Rueher, producteurs de fruits bio au Verger de Mathilde, à Helfrantzkirch, réussissent à vendre la quasi-totalité de leur production chaque année. Ils ont signé un contrat triennal avec Biocoop avec un prix plancher garanti à l’avance et un volume défini. Les produits sont ensuite écoulés principalement dans le Grand Est. Il leur arrive aussi de vendre leurs fraises dans le sud de la France, quand la saison bat son plein en Alsace et qu’elle ralentit dans l’arrière-pays provençal. « Et dans leurs cageots verts identifiés bio d’Alsace », glisse avec fierté Régis Rueher. Le reste de la production est vendu localement, directement à la ferme ou via des partenariats avec d’autres producteurs du coin. Une « bonne année » malgré les gels printaniers Mais, quand on s’engage sur des volumes définis en grande quantité, il faut pouvoir assurer en amont. Joëlle et Régis Rueher n’ont ainsi pas lésiné sur les investissements pour sécuriser au maximum leurs récoltes composées de fraises, de framboises, de pommes, de poires et de cerises. Le tout sur une surface de 14 ha dans un secteur où la ressource en eau reste faible dans le sol (environ 5 m3/heure). Un immense filet protège les cerisiers, pommier et poiriers, et les framboises et fraises sont bien à l’abri dans de longs tunnels de 300 mètres. Des « assurances qualité » qui ont un coût : 75 000 à l’hectare pour les filets. Une « belle somme » reconnaît l’agriculteur, mais un investissement indispensable pour être capable de produire dans de bonnes conditions. « Avec ce filet, je protège mes cerises des drosophiles, des oiseaux et de la grêle. On peut même récolter quand il pleut. » Pour les fraises et framboises, il faut avant tout se protéger de la pluie et du gel avec ces tunnels. « Il n’y a aucune intervention phyto sur les fraises, on laisse faire les choses naturellement. Si on est protégé de la pluie, c’est tout bon. Le principe est simple : protéger la récolte au moment de la floraison, c’est là où le risque sanitaire est le plus important. En se protégeant de la pluie, on empêche le développement des champignons et on assure un bon rendement de récolte », poursuit Régis Rueher. Contre le gel, il est également paré grâce aux toiles tissées qu’il utilise pour protéger ses fraises et framboises. « On a eu plusieurs nuits à -7 °C au début du printemps et aucun dégât sur ces productions. » Seule la production de pomme a été impactée par ces épisodes de grand froid avec « seulement » une demi-récolte à l’arrivée. « Mais honnêtement, le bilan de l’année est plutôt bon au final », se satisfait-il. Un constat que dresse aussi Thomas Burger, arboriculteur à Steinseltz, et référent de la filière « fruits » à l’Opaba. « Certains producteurs de fruits, dans le secteur de Traenheim notamment, ont enregistré plus de 50 % de dégâts à cause du gel. D’autres secteurs ont heureusement été plus épargnés. Globalement, les exploitations bios ont été bien plus touchées que les conventionnelles. Néanmoins, la récolte reste belle avec des fruits de qualité, bien calibrés et avec une qualité gustative exceptionnelle ! »      

Pages

Les vidéos