Bilan de campagne
La moisson est bien entamée
Bilan de campagne
Publié le 05/07/2018
Après l’orge et le colza, la moisson se poursuit avec le blé. En attendant le maïs, qui est très en avance. Tout va désormais dépendre de la météo.
L’orge est une culture qui est désormais quasiment moissonnée. « Les rendements sont moyens à bons selon les parcelles. Nous pouvons difficilement dresser un bilan dans la mesure où une grosse partie de l’orge récoltée va dans les fermes pour l’alimentation animale », explique Christian Jenn pour la coopérative agricole de céréales (CAC). Il se montre plus précis pour le colza dont la récolte est bien avancée dans la plaine, mais ne fait que démarrer dans le Sundgau. Si les rendements sont faibles (15 q/ha) sur les parcelles les plus touchées par les événements climatiques de ces derniers mois, la moyenne se situe aux alentours de 30 à 35 q/ha ou même 40 q/ha. « Les plus belles parcelles ne sont pas encore récoltées. Il y a donc tout lieu d’être optimiste pour cette culture », ajoute Christian Jenn. Pour le blé, ce sont également les parcelles les plus difficiles qui sont récoltées en premier. Elles se trouvent sur des sols séchants, caillouteux… S’il est encore prématuré de parler de moyenne de rendement, les PS apparaissent généralement plutôt corrects. Le maïs, lui, est en avance. « Nous avons huit à dix jours d’avance. Il y a eu des levées difficiles et assez hétérogènes. Et surtout, nous avons été confrontés à des attaques de taupins et d’oscinie un peu partout, même dans les sols de la Harth. Le problème, c’est que nous avons de moins de moins de produits pour protéger les maïs des taupins qui, du coup, se multiplient dans les sols. C’est un problème qui va prendre de l’ampleur à l’avenir », prévient Christian Jenn. Du jamais vu Le soja est également très en avance. « En plaine, de nombreuses parcelles atteignent déjà la fin de la floraison. C’est une culture qui marche bien. Mais nous n’en ferons pas davantage à l’avenir dans le Haut-Rhin car il y a un problème de débouché localement. La filière n’est pas en mesure d’en prendre davantage », constate François Burckel, chez Armbruster. Pour le maïs, il fait le même constat concernant l’état d’avancée de la plante : « C’est du jamais vu. Actuellement les maïs atteignent le stade floraison alors qu’en règle générale elle se passe vers le 14 juillet. À mon avis, cela peut s’expliquer par les chaleurs de ces dernières semaines. Le jour, mais également la nuit. Il va falloir faire attention car la plante reste fragile, notamment si des orages surviennent », prévient François Burckel.












