Cultures

Association pour la promotion de l’asperge d’Alsace

La saison est lancée !

Publié le 19/04/2018

Après des débuts timides, les asperges profitent de conditions météorologiques favorables pour pointer le bout de leur nez. La saison a officiellement été lancée mardi 17 avril par l’Association pour la promotion de l’asperge d’Alsace sur l’exploitation de la famille Merius à Horbourg-Wihr.

Sur les parcelles les plus précoces, les premières récoltes ont débuté vers le 10 avril. Mais, les asperges étaient encore peu nombreuses le 17 avril. « Avec ce soleil et ces températures estivales que l’on va avoir tout au long de la semaine, elles vont sortir pour ce week-end. Tout laisse à penser que les rendements vont être importants », constate Jean-Charles Jost, président de l’Association pour la promotion de l’asperge d’Alsace. Le léger retard observé en début de campagne sera vite oublié. Après une météorologie hivernale tardive favorable à l’asperge, les travaux dans les champs ont été retardés par l’arrivée d’un épisode de froid intense. Les buttages ont été réalisés dans des conditions très moyennes. « Une nouvelle fois, la météo n’était pas de notre côté au mois de mars. On a parfois été contraints de forcer la culture. Toutes les parcelles ont ensuite été bâchées », ajoute Jean-Claude Jost. Depuis, l’asperge se développe et sort petit à petit de terre. Seul problème : si dans la région, le calendrier est normal, ce n’est pas le cas dans le reste de l’hexagone. « Il va y avoir un télescopage avec les asperges des autres régions, notamment dans le sud de la France qui accuse beaucoup de retard, précisément à cause de la météo. Il risque donc d’y avoir sur le marché beaucoup de marchandise au même moment. Cela ne va pas favoriser les prix vente. Et nous savons que nous ne pourrons jamais rivaliser avec nos collègues des autres régions ou d’Allemagne. Ils n’ont pas les mêmes charges de travail, les mêmes structures, les mêmes exploitations. Quoi qu’il en soit, l’association a un message à faire passer. À vous les producteurs : valoriser vos asperges. Aux consommateurs : achetez-les à leur juste prix », insiste Jean-Claude Jost. Deux atouts Deux conditions d’autant plus nécessaires que les producteurs sont confrontés à la réalité économique et à la difficulté de trouver de la main-d’œuvre. Cette dernière se fait rare et implique d’investir dans un budget conséquent. Il faut pourtant être prêt au bon moment, sachant que la récolte des asperges doit durer jusqu’au 15 mai environ. « Nous avons deux atouts, nous producteurs alsaciens : un terroir idéal pour l’asperge et un bassin de consommation important », conclut Jean-Claude Jost. Présent lors de ce lancement officiel de l’asperge d’Alsace, Denis Digel, spécialiste des questions économiques et sociales à la FDSEA, complète ces propos en évoquant le poids des contraintes administratives en France. Pour l’emploi, il cite l’exemple de l’exonération de charges pour les entreprises sur les salariés saisonniers. « Avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), ces 6 % d’exonération de charges sont une réalité jusqu’en 2019. Après, on ne pourra plus y prétendre. On parle là, quand même de 6 à 7 points de charges nouvelles pour nos entreprises. » Pierre Lammert, président de l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) a, quant à lui, salué les producteurs, mais également les grossistes et les distributeurs présents pour le début de cette campagne sur l’asperge. « Ce produit est emblématique en Alsace. Il y a une bonne communication. Nous avons encore les capacités d’augmenter la production en accueillant de nouveaux producteurs », précise-t-il. Avant de rappeler que l’Ifla va organiser de nombreux événements dans les semaines à venir pour promouvoir les fruits et légumes d’Alsace : le « primeur tour » en mai pour lancer les produits de printemps, la « saga des fruits d’été » pour les cerises, framboises et myrtilles, mais également un salon professionnel, le 18 septembre à Sélestat, pour intégrer tous les professionnels agricoles en lien avec la Chambre régionale d’agriculture Grand Est. Ou encore une manifestation qui permettra aux chefs de rayon des grandes et moyennes surfaces de se rendre sur les exploitations pour rencontrer les producteurs. 4 hectares En attendant, producteurs, responsables professionnels agricoles, distributeurs et grossistes étaient tous présents, ce mardi sur l’exploitation de la famille Merius à Horbourg-Wihr. Cette dernière a, pendant longtemps, été exclusivement céréalière. La famille a d’ailleurs son siège et des terres à Brognon, près de Dijon, en Bourgogne. On y cultive du maïs, du blé, du colza, du soja, parfois du tournesol et, en libre-service, des fraises. À Horbourg-Wihr, Michel Merius exploite 45 hectares, longtemps essentiellement consacrés aux seules productions de maïs et de betteraves. C’est toujours le cas. Mais, la volonté est, d’une part de se diversifier, d’autre part de préparer l’avenir. « Nous avons planté des asperges il y a quatre ans. Nous avons fait notre première récolte l’année passée. C’est un retour aux sources puisque, par le passé, il y a toujours eu des producteurs d’asperges à Horbourg-Wihr. Nous avons aujourd’hui 4 ha qui y sont consacrés. 2 ha sont déjà en production, et 2 ha sont sur une parcelle encore jeune. Nous sommes sur des terres limoneuses qui s’y prêtent assez bien. Nous couvrons nos asperges avec des films plastiques qui permettent d’éviter la gadoue en cas de pluie, de favoriser la pousse et d’aller cueillir les asperges une fois par jour », explique Michel Merius. L’agriculteur reconnaît cependant qu’il n’est pas un spécialiste de la culture. Il a engagé cette diversification pour permettre l’installation de belle-fille, Anne-Sophie. Âgée de 25 ans, elle n’était pas intéressée par les céréales. L’asperge a été l’une de ses motivations. « Je m’occupe de la culture de l’asperge pendant la saison jusqu’au mois de mai, ensuite de la cabane « point de vente » au rond-point entre Horbourg-Wihr, Sundhoffen et l’autoroute où nous proposons des fruits et légumes jusqu’en octobre. En hiver, je fais un peu de comptabilité et en décembre, je suis occupée à la vente de sapins de Noël. Nous commercialisons toute notre production en direct. Cela favorise le contact avec la clientèle et nous permet de tenir un prix. C’est aussi pour cela que nous préférons ne pas agrandir les parcelles consacrées aux asperges », explique Anne-Sophie Merius. Outre ce point de vente, il y a également, devant l’exploitation à Horbourg-Wihr, un distributeur automatique où l’on retrouve ces asperges (et d’autres produits). « Nous y mettons les asperges récoltées le matin même. Pour le moment, cela marche bien, même si ce n’est que le début de la campagne », ajoute la jeune femme.

Pâtes d’Alsace Grand’Mère

Une nouvelle gamme, so locale

Publié le 06/04/2018

Mardi 20 mars, à Egast, Philippe Heimburger, PDG des Pâtes d’Alsace Grand’Mère, réalisait un rêve : il lançait officiellement la gamme « L’Alsacienne », composée d’ingrédients exclusivement produits en Alsace. Un produit d’exception réservé aux épiceries fines, à la restauration et aux enseignes de la grande distribution, sous forme d’éditions limitées.

La liste des ingrédients est d’une clarté limpide et rassurante : « Semoule de blé dur de qualité supérieure, 30 % d’œufs frais de poules élevées en plein air, soit 230 g par kg de semoule ». Point final. Du blé et des œufs. Ce sont les deux uniques ingrédients qui composent les pâtes de la nouvelle gamme « L’Alsacienne ». Mais pas n’importe quels œufs. Et surtout pas n’importe quel blé ! Des œufs il y en a en Alsace, mais seul le surplus est destiné aux casseries. Or ce sont ces œufs précassés qui entrent dans le process industriel de l’usine. « J’en trouve, mais je les paie cher », constate Philippe Heimburger. Le blé, c’est une autre histoire. Car jusqu’à il y a quatre ans, pas le moindre épi de blé dur ne poussait dans la région. La faute à la rigueur des hivers alsaciens. Car les variétés de blé dur sont sensibles au gel. Mais, peu à peu, le changement climatique tend à estomper cette rigueur et à rendre la culture de cette plante envisageable sous nos latitudes. C’est fort de ce constat que Philippe Heimburger est allé frapper à la porte de Jean-Paul Bastian, qui a répercuté sa requête au Comptoir agricole. C’était il y a quatre ans, en 2014. Des essais ont été mis en place. La récolte 2015 est encourageante. Celle de 2016 est catastrophique. « Mais, rappelle Alain Weissenberger, ça a été le cas pour toutes les céréales. » Pas de quoi refroidir les partenaires donc. Qui se sont lancés dans l’aventure à échelle industrielle en 2017. Les 17 hectares de blé dur ont produit quelque 100 tonnes de blé, qui a été transformé en quatre formats de pâtes : des nids fins, des nids plus épais, des nouilles bouclées et, bien évidemment, des spaetzle. De la qualité sinon rien Pour l’instant, l’expérience est un succès : « Nous avons obtenu du blé dur de bonne qualité, avec peu de fusariose et une bonne teneur en protéines », constate Alain Weissenberger. Une bonne qualité qui ne doit rien au hasard : « Nous sommes très vigilants sur le précédent. Afin de réduire le risque fusariose, nous préférons un précédent tournesol ou colza, à un précédent maïs. En outre, les producteurs doivent respecter un cahier des charges qui impose le fractionnement de la fertilisation azotée en au moins trois, voire quatre, apports afin d’obtenir la teneur en protéines souhaitée », précise Marc Muller, du Comptoir agricole. En contrepartie de cette qualité, Philippe Heimburger s’est engagé à garantir un revenu minimum à ses apporteurs, même en cas de mauvaise récolte. Et en cas de très mauvaise récolte ? « Eh bien nous ne produirons pas de pâtes de ce millésime », répond stoïquement le chef d’entreprise. Après la récolte, l’organisme stockeur est chargé de stocker la marchandise et de l’expédier au moulin. À ce stade, la vertu du produit s’écaille un peu, puisque ledit moulin se situe au Luxembourg. Mais Philippe Heimburger n’a pas l’embarras du choix. Blé dur et blé tendre nécessitent des calibrages de mouture différents. Ils sont donc moulus dans des moulins distincts. Et « il n’existe pas de moulin à blé dur indépendant en France. Ils appartiennent tous à la concurrence », précise Philippe Heimburger. Pour le millésime 2018, c’est une cinquantaine d’hectares qui va être cultivée par six agriculteurs entre Marlenheim et Ebersheim, où les parcelles sont irriguées. Et déjà, un second projet se profile : la production de blé dur bio. Avec toujours des difficultés liées à la sensibilité des variétés au froid et à la fusariose. « Il faut avoir des cartouches pour gérer ça en bio », constate Marc Muller. Premier essai cette année, sur 2 ha. De son côté, Philippe Heimburger annonce d’ores et déjà de nouvelles formes, notamment des pâtes à lasagnes.

Agriculture biologique en Alsace

Les bons chiffres de 2017

Publié le 22/03/2018

Le nombre de fermes engagées en agriculture biologique en Alsace a encore progressé en 2017 avec 80 nouvelles conversions. Si l’objectif de 1 000 fermes bios en 2020 n’est pas encore sûr d’être atteint, la dynamique reste « encourageante » pour l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace, notamment en productions animales et en céréales où « les choses bougent de plus en plus ».

La dynamique de conversion vers l’agriculture biologique est restée soutenue en 2017 dans la région Grand Est avec 309 fermes en plus, ce qui porte le total à 2 270 fermes bios de l’Alsace à la Champagne-Ardenne. L’Alsace, justement, reste l’ancienne région administrative la plus dynamique avec au total 7,2 % de SAU aujourd’hui exploitée en agriculture biologique. En Lorraine, 6,3 % de la SAU est consacrée à l’agriculture biologique, contre seulement 2,7 % en Champagne-Ardenne. En 2017, 733 fermes étaient engagées en bio en Alsace sur une surface de 24 360 ha. C’est 77 fermes de plus qu’en 2016 (80 nouvelles conversions et 3 arrêts). « C’est un nombre d’engagements qu’on n’avait pas vu depuis des années. On observe un regain depuis 2015 », constate Christophe Ringeisen, chargé de mission à l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba). Il y a aussi 435 producteurs qui sont actuellement au stade de la réflexion quant à une éventuelle conversion en agriculture biologique. De « nouvelles opportunités » en céréales L’arboriculture, avec 26 % de ses surfaces, est la production la plus importante dans l’agriculture biologique alsacienne. Derrière elle, il y a la vigne (16 %), les fourrages (15,4 %), les légumes (14,5 %), et enfin les céréales en queue de peloton avec 2,1 %. Mais même si ce chiffre reste faible comparé aux autres productions, il y a une dynamique de croissance qui est bien présente. « Des collecteurs comme la CAC, le Comptoir agricole et Armbruster se lancent sérieusement dans le bio. Les choses bougent », indique Francis Humann, coresponsable de la filière grandes cultures à l’Opaba. L’Alsace compte 185 (14 de plus en 2017) producteurs de céréales et oléoprotéagineux bios, dont 56 pour qui c’est l’orientation principale, le tout sur une surface de 4 000 ha. « Lors de la campagne 2017, de gros efforts ont été réalisés sur le terrain avec les producteurs afin de mieux répondre aux besoins de l’aval. Il est vraiment essentiel de mettre en place des engagements d’emblavements avec les opérateurs afin de s’assurer d’avoir des clients à l’arrivée. Il faut faire attention à semer quand c’est bon et non pas attendre la récolte pour vendre son produit », poursuit Francis Humann. Si l’épeautre a vu son marché s’effondrer avec une chute vertigineuse des prix, d’autres filières de céréales et oléoprotéagineux bios se développent en Alsace : l’orge brassicole qui regroupe huit producteurs, la lentille verte chez José Pfleiger, à Spechbach-le-Bas, et la production de sarrasin qui est en train de se construire avec le Comptoir agricole. Sans oublier le soja bio qui va probablement offrir de nouvelles opportunités dans les mois à venir. « L’usine Taifun nous a annoncé à l’automne vouloir recentrer ses approvisionnements autour de son usine située à Freiburg. Alors même si leur développement est plus mesuré qu’au cours des années précédentes, cela continue toujours, notamment pour les producteurs situés dans la zone rhénane », complète Dany Schmidt, trésorier de l’Opaba et responsable de la filière légumes. Objectifs presque atteints pour les productions animales Si la SAU consacrée au bio reste faible en grandes cultures, elle est dans les clous par rapport aux objectifs fixés en 2014 par l’Opaba pour le développement de l’agriculture biologique en Alsace à l’horizon 2020. En 2016, les grandes cultures étaient la seule production, avec les légumes, à avoir atteint et dépassé le seuil théorique de surface espéré. « Pour le moment, les fourrages, la viticulture, et l’arboriculture sont en retard. Il reste un peu moins de deux ans maintenant pour atteindre nos objectifs », explique Christophe Ringeisen. En 2020, l’Opaba souhaiterait voir 1 000 exploitations bios en Alsace sur 10 % de la SAU. Pour les productions animales en revanche, les objectifs seront tous probablement atteints dans deux ans. En 2016, seule la filière porcine n’avait pas atteint le seuil théorique espéré. La filière laitière bio compte à ce jour 96 fermes principalement situées en Alsace Bossue et dans la vallée de Lapoutroie, qui produisent au total 22 millions de litres de lait. Comme pour de nombreuses autres filières, le lait bio a été pénalisé par le gel de printemps. Celui-ci a réduit d’au moins un tiers la première coupe d’herbe. De ce fait, l’Opaba a décidé d’élargir la bourse aux fourrages à l’échelle du Grand Est afin de mettre en relation ceux qui en ont avec ceux qui en ont besoin. Concernant la filière viande bio, l’Alsace comptait 88 fermes de vaches allaitantes fin 2017. « Le marché est relativement dynamique en ce moment. La demande est assez forte, notamment en porcs, veaux gras et ovins », souligne Pierre Karcher. La filière volaille bio a connu un fort développement en 2017. Elle regroupe 27 éleveurs de poules pondeuses qui produisent 10 millions d’œufs, soit 5,7 % du cheptel alsacien, et 21 éleveurs de volaille de chair (+ 5 en 2017) qui élèvent 170 000 poulets, soit 3 250 poulets par semaine. En apiculture, la progression est moins spectaculaire puisqu’un seul engagement a été enregistré en 2017. « Est-ce que c’est dû aux trois mauvaises années qui se sont succédé ? Beaucoup de gens réfléchissent à s’engager, mais dans ces conditions, c’est difficile », fait remarquer Antoine Gueidan, responsable de la filière apiculture à l’Opaba. Au total, 3 100 ruches sont en mode de production bio en Alsace. Et il y a encore de la place étant donné la pénurie de miels bios qui touche le Haut-Rhin et le Bas-Rhin. « On pourrait aller plus vite » En maraîchage, 142 fermes (dont 68 en orientation principale) cultivent 528 ha de légumes (+ 35 ha en conversion) en agriculture biologique. Cela représente 14,5 % des surfaces de légumes frais en Alsace. Si le marché est toujours porteur, les producteurs alsaciens sont de plus en plus mis en concurrence avec des très gros producteurs français ne proposant qu’un seul type de légume à prix serrés. « D’où l’intérêt de mieux travailler la structuration de la filière de notre côté. C’est vrai que la gamme « marque repère » de certaines enseignes nous cause un peu de tort, mais l’identification locale portée par l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace nous permet tout de même de nous démarquer dans les grandes surfaces », note Dany Schmidt. Une identification locale dont bénéficient aussi les fruits bios. Ces derniers sont cultivés sur 311 ha par 138 exploitations (dont 26 en orientation principale). Comme l’ensemble des arboriculteurs d’Alsace, les producteurs bios ont payé un lourd tribut suite aux gels d’avril 2017. Des producteurs ayant perdu dans certains secteurs 100 % de leur récolte. « Forcément, la demande a été supérieure à l’offre, ce qui a permis de maintenir les prix et la rémunération. De plus, l’arrivée de volumes supplémentaires en fruits bios n’a pas déstructuré le marché local étant donné que la demande continue d’augmenter », témoigne Thomas Burger, responsable de la filière fruits à l’Opaba. Enfin, la viticulture biologique continue à gagner - légèrement - du terrain en Alsace. En 2017, 19 exploitations se sont engagées ce qui porte le total à 308 domaines bios cultivant 2 450 ha de vignes. « C’est bien, mais on pourrait mieux faire. Le vignoble alsacien est facile à conduire d’un point de vue technique. On pourrait aller plus vite », estime Jean-Jacques Muller, coresponsable de la filière viticulture à l’Opaba.

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